mercredi 31 juillet 2024

CARTE POSTALE

 Bonjour à toi qui lis encore des textes dans une époque incroyable où les jobastres de toutes religions ou idéologies passent leur temps à s’envoyer des ânes à thèmes (c’est encore du Henri-Frédéric Blanc).

 Oh je n’échappe pas à la tendance, moi aussi je crie au milieu de cette mare de merde dans laquelle nous marigotons tous (néologiser fait passer le temps).


Dans ma première semaine de congés, voici une première carte postale histoire de ne pas perdre la main, profitant de ce moment pour me poser un peu. Je me pose très peu, du reste, ma femme m’a établi une liste impressionnante de choses à faire dont je suis sûr de n’avoir pas le temps même en 3 semaines d’aller au bout.


Je vais pas parler des JO, de la cérémonie d’ouverture, encore moins de la politique, ceux qui me suivent sur les réseaux connaissent mes positions et parfois me les reprochent.

Non, je viens juste pour l’OM qui est la seule chose qui m’incite à écrire, histoire de ne pas perdre la main aussi, et juste pour dire que si j’en parle pas il n’en demeure pas moins que j’observe ce qu’il se passe.


Depuis que De Zerbi a débarqué je dors sur mes deux oreilles. Comment douter de Benatia et Longoria, auxquels il est difficile de contester leurs compétences, quelques fadas se le permettent mais c’est leur droit de nous faire rire.


J’exprime le même regret que vous tous avec le départ d’Aubameyang, mais on ne peut pas le reprocher aux dirigeants qui n’y sont pour rien.

Je n’ai rien contre la création du loft. C’est un peu devenu la règle. Un nouvel entraineur fait toujours sa propre sélection et dresse la liste des joueurs qui lui sont nécessaires pour mettre son jeu en place au meilleur des possibilités financières du club, et souhaite le départ des autres.


Je vois qu’il y a des joueurs de qualité qui arrivent même si je sais très peu de choses d’eux. De toute façon, le maillot marseillais quand il est sur les épaules des recrues agit comme un révélateur. Il y a ceux qui le supportent et se subliment, et il y a ceux qui se désagrègent, comme un château de sable à la moindre vague.


Ça parle sur Carboni qui arriverait sans option d’achat, ou alors si haute qu’il sera difficile de s’aligner, avec le risque qu’il reparte à l’Inter s’il donnait pleine satisfaction, comme ce fut le cas de Saliba avec Arsenal. Mon avis est que je suis bien content d’avoir vu Saliba porter notre maillot et que si Carboni s’illustre à son poste comme celui qui est devenu par la suite titulaire en équipe de France au sien, ça m’ira complètement. La performance sportive avant tout, même avant les opérations financières.


J’ai des inquiétudes sur le futur gardien de buts. C’est un poste ultra-important qui ne supporte pas l’improvisation. Là encore je fais confiance dans nos dirigeants mais je ne suis pas complètement rassuré sur ce coup.


Je m’apprête en tout cas à vivre une drôle de saison. Hors de question que je donne des sous à Bein, chaine qui appartient à un état scélérat, je n’ai pas encore pris de décision pour l’IPTV, et je risque donc de voir tous les matchs à l’extérieur en différé. On va voir.


Bref, je n’étais pas très optimiste pour le club à la fin du dernier championnat, j’aborde le prochain avec beaucoup d’espoirs.


C’est tout ! J’espère que chacun d’entre vous passe un bel été.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thieery B. Audibert

jeudi 18 juillet 2024

CHACUN DANS LA VIE…

 Les réseaux sociaux, c’est boulegan et fatigant.

La politique, la géopolitique, l’OM, chocolatine ou pain au chocolat, plage ou rochers à l’ancienne, aïoli ou couscous, pétanque ou jeu provençal, tout est sujet à débat… ça te fait un tel boucan dans la tête que des fois tu voudrais juste entendre une mouche y voler. Zeubi la mouche.


Là, c’est l’arrivée de Mason Greenwood. Ça s’ambiançait déjà quand le transfert n’était qu’une simple rumeur. Mais maintenant zyva que tout le monde s’écharpe : « J’ai honte pour ma ville » ou alors « m’en bats les couilles tant qu’il marque des buts ». Et ça se tape la poitrine en s’envoyant des « mon club, mon club, mon club ». Même le maire Benoit Payan s’y est mis, lequel a pourtant rendu de multiples hommages à son prédécesseur, de droite, dont la négligence aura entrainé la mort de huit innocents à Noailles, ce qui plomba son camp aux Municipales qui suivirent.


Calmons-nous les enfants.


Je ne veux certainement pas me mettre au-dessus de la mêlée, « je ne joue pas les esprits forts par-dessus le bien et le mal » pour reprendre un vers du grand Henri-Frédéric Blanc. Pour autant, de la même façon que les photos de la compagne de Greenwood et l’enregistrement d’une envie de viol par le footballeur m’ont fait froid dans le dos, je veux faire les observations suivantes, et vous en ferez ce que vous voudrez.


C’est la compagne de Greenwood elle-même qui a révélé ce qu’il s’était passé entre les murs de leur foyer. Elle a montré ainsi beaucoup de caractère, et doit être respectée pour cela.

La justice anglaise, jamais tendre, s’est par contre arrêtée dès lors que la victime, non pas présumée selon la formule consacrée, mais avérée, réelle, a retiré toute plainte et a demandé l’arrêt des poursuites. C’était sa décision, de la même façon qu’elle avait déclenché elle-même l’affaire après le traitement odieux que lui avait fait subir l’homme qu’elle avait choisi d’aimer.


Personne n’a vraiment le droit de penser et d’agir à sa place. Mais chacun peut s’identifier. J’en entends qui disent que les victimes de féminicide tombent sous les coups de récidivistes et que dès lors, il y a des fortes chances que Greenwood recommence. Ce qui apparait tout aussi bête que des propos d’électeurs basiques d’extrême-droite selon lesquels tous les noirs et les arabes sont des délinquants en puissance. On respire s’il vous plait. Il n’y a que des cas particuliers.


À ceux qui pensent que le jeune attaquant (21 ans au moment des faits…) a évité toute sanction je voudrais dire ceci. Ne croyez-vous pas qu’il a tout de même été sanctionné, ne serait-ce que par l’ampleur qu’a prise cette affaire et le déclassement qui s’en est suivi ? Le mec jouait dans l’un des trois plus grands clubs du monde. Il faisait partie de l’équipe nationale, on l’en a chassé. Vous croyez quoi ? Que venir à l’OM constitue une promotion pour lui ? Sans déconner… et dieu si j’aime MON CLUB…


Mais, il a réalisé aussi qu’il a failli perdre sa compagne sur un coup de folie, un état d’esprit, une attitude mentale totalement désajustée, méprisable, terrorisante et mortifère. Il a sûrement donné de sacrés gages de changement d’attitude à celle qui est devenue sa femme par la suite pour continuer avec elle. Vous avez le droit de penser qu’il n’a pas consulté de personnes compétentes pour opérer une évolution si rapide, tout comme je l’ai de croire le contraire.


En continuant leur chemin ensemble malgré cet évènement atroce entre eux, Greenwood et sa compagne nous disent qu’ils croient encore l’un à l’autre et que leur amour était plus fort que tous les conditionnements du passé ayant entrainé ces séquences horribles. Ils ont même fait un enfant.


Nous pouvons nous méfier, observer prudemment, rester sur la réserve avec grande pudeur et inquiétude… mais condamner définitivement Greenwood à un exil footballistique éternel dans des clubs de 3e zone… allez-y, ne vous en privez pas en bon normopathe que vous êtes. Perso, je n’en aurai pas le coeur.


La cause des femmes n’est pas en danger. Il n’y a aucun message d’impunité envoyé à des hommes irresponsables dans cette arrivée à Marseille du joueur et de son couple. Les jobastres qui tapent leur femme n’ont pas besoin de ça pour passer à l’acte.


Nous sommes tous saisis devant la monstruosité. Parce qu’elle nous hante. Toujours Henri-Frédéric Blanc : « Il s’approchera de votre véhicule ce frère qui vous fait peur parce qu’il vous ressemble trop, c’est vous redevenu vous-même, c’est vous retourné à l’état sauvage… ».


« Chacun dans la vie a sa façon de faire le singe et de se tromper » dit-il aussi à peine plus loin. Je crois que notre compassion doit s’exercer à l’égard de chacun de nos semblables, y compris ceux qui ont pu se livrer à ce genre d’acte criminel.


Et puis ce serait considérer les dirigeants marseillais comme des hommes sans morale ni conviction, ni respect du club, que de croire qu’ils n’auraient que l’appât du gain à l’esprit, les yeux vissés sur les plus-values à réaliser sur un joueur à la valeur revue à la baisse. Nous n’avons pas affaire au monde des bisounours, certes, mais le nouveau coach, Longoria et Benatia sont à jugeables à priori comme des gens qui mesurent les risques d’une telle opération. La Provence nous confirmait mercredi matin qu’ils avaient pris tous les renseignements nécessaires, et c’est tout à fait normal.


Je me rends compte en terminant ce texte qu’il ne dit rien de plus que quelques tweets mais tant pis. Je voulais rajouter ceci.


Nous savons de toute façon trop peu de choses des gens que nous allons voir et encourager au stade. Méfions-nous toujours alors. Et à cet égard j’ai une pensée pour les supporters du club de rugby de Bourgoin-Jallieu. En 2004, le joueur le plus prestigieux de leur histoire, capitaine à une époque du XV de France dont il fut un vaillant soldat, après sa carrière a tué sa femme de 4 coups de fusil au cours d’une fête familiale sur un accès de jalousie. Il s’appelle Marc Cécillon. Il est sorti pour bonne conduite en 2011… 7 ans de taule, c’est peu non ? Mais comme il est dit dans la bible, l’oeil était dans la tombe et regardait Caïn.


Ils en ont fait quoi de leur admiration et de leurs encouragements passés ces pauvres supporters ?


Chacun dans la vie…


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

vendredi 31 mai 2024

ON VOUS REGARDE !

 Maman ce bordel !

Déjà qu’on sort d’une saison à moitié pourrie. Je dis à moitié car tu fais quand même une demi-finale d’Europa League parallèlement à de grosses contre-performances à l’extérieur qui ont plombé le championnat.

En plus, tu ne connais pas l’entraineur qui conduira le groupe à la reprise, alors que son choix conditionnera les mouvements olympiens au mercato, lesquels devraient améliorer la qualité de l’effectif.

Et maintenant, c’est un vent de division qui souffle sur les supporters à travers les réseaux sociaux, c’est à dire une partie seulement de la totalité.

On fustige Zéroual qui attend désormais la direction olympienne au tournant. Je voudrais juste dire que je ne vois rien là de méchant dans la volonté du leader des Winners. Mon dernier billet était titré : Ne nous prenez pas pour des cons. Il s’adressait aussi à McCourt et Longoria.

Oui, c’est à eux de redresser la barre et de tenir un langage de vérité à tous. Du reste, je n’ai pas noté de forfanterie dans les interviews de l’actionnaire américain. On a entendu qu’il assumerait tout pour préserver le club sans se lancer dans des dépenses inconsidérées. Il a surtout réaffirmé son absence d’intentions de vendre. C’est à partir de cette donnée que Zéroual a choqué les marseillais.

Qu’on veuille le meilleur pour l’OM est une chose, mais accréditer les thèses de mythomanes notoires qui affirment depuis des lustres que le club est vendu et que McCourt n’est plus qu’un pantin qui traine à l’annoncer apparait très suspect.

Lâcher comme il l’a fait, corroborant ainsi des thèses délirantes que l’Américain aurait refusé de grosses offres émanant de conglomérats occultes qui mêleraient des saoudiens, des indiens, la CMA-CGM et son boss Jacques Saadé, disons-le tendrait plutôt à discréditer un peu plus le chef des Orange et surtout à nous faire mourir de rire. Mais quelle mouche l’a piqué.

Dans la position de Zéroual, la seule conduite qui mériterait le respect, serait de déserter le virage marseillais si jamais la refondation sportive de l’OM au mercato ne lui convenait pas. J’imagine assez bien d’avance qu’il ne le fera pas. Bizness is bizness. Cela vaut d’ailleurs pour tous les groupes de supporters. Si vous voulez que Longoria ou McCourt dégage, ne rentrez plus dans le Stade. Pour le reste, tout ce que vous pourrez faire ou dire ne sera d’aucun intérêt. Allez-y on vous regarde, comme on regarde la direction dans son action de reprendre l’initiative, malgré son bon point après le redressement du centre de formation (pourtant fustigé par Zéroual)…

On prend sa place dans le stade pour se mettre derrière le club et l’équipe. Avec McCourt et Longoria à sa tête ou non.

Maintenant, s’il y a d’autres enjeux financiers qui disparaissent du fait de recadrages de la direction, et qu’il s’agit de les lui faire payer, on sort du supportérisme et on entre dans un bien mauvais bizness qui nuirait à tous. Je dis bien tous. Et là, les groupes de supporters ne doivent jamais perdre de vue qu’ils ne tiennent leur existence qu’à la décision de leur maintenir ou non le privilège de vendre des cartes d’abonnement pour l’accès en virages. On a vu avec la disparition des Yankees du stade que l’influence a des limites…

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

dimanche 19 mai 2024

NE NOUS PRENEZ PAS POUR DES CONS !

 L’OM finit donc ce championnat 2023-2024 dans le ventre mou et c’est fort logique au regard de ses prestations insipides à l’extérieur.


Nous aurons rarement vu de mémoire de supporter une équipe marseillaise aussi faible mentalement, aussi friable dans les grands rendez-vous, aussi peu inspirée dans les zones de vérité.


Il est fou de constater qu’après avoir couru derrière un grand attaquant pendant des années, c’est paradoxalement cette saison que nous en avions enfin un que la médiocrité nous a saisis. Il a certes été un peu long au démarrage.


Derrière, Balerdi a fait une merveilleuse deuxième partie d’exercice.


Pau Lopez a fait ce qu’il a pu pour sauver la barraque.


Vérétout sans Rongier a beaucoup travaillé mais en vain. Il lui a manqué beaucoup dans le domaine de la finition. Il n’a guère été aidé au milieu par Harit, Ounahi et Kondogbia. Pas plus que par Gueye ou Onana.


Clauss a joué avec le frein à main pour préserver son potentiel en vue de l’Euro pour lequel il a finalement réussi à se faire sélectionner.


Il a fallu changer deux fois de coach, je ne compte pas l’intermède Pancho. Le dernier a presque réussi le pari de sauver la saison. Il n’est pas responsable du fiasco.


Qui est responsable d’ailleurs ?


Les joueurs ? Quelques-uns… oui. Certains d’entre eux pourront toujours objecter que la préparation fut particulièrement ratée et qu’ils n’ont jamais pu redresser la barre.


Certains supporters tomberont un peu trop facilement sur Longoria qui n’aurait pas fait les bons choix. Celui de Vitinha constitue le pire du pire. Kondogbia également, avec son salaire. Le jeune président espagnol a fait des paris sur la jeunesse, l’avenir, et l’expérience. Il a raté son cocktail mais est-il condamnable au regard des moyens que McCourt lui donne ?


La cascade de blessures, le nombre record de tirs sur les poteaux et barres, les arnaques arbitrales, celles subies et celles ayant favorisé l’étrange remontée du FC Lyon sont-ils de son fait ?


Alors, oui, des clubs au budget plus modestes ont fait mieux que l’OM, et si le club a des comptes à rendre c’est bien de ce côté-là.


C’est maintenant aux dirigeants, actionnaire compris d’assumer, de faire une analyse rigoureuse et sans complaisance de ce qu’il s’est passé pour identifier les véritables points sombres et ce qu’il faudra changer.


Tous doivent des explications sérieuses et sincères aux supporters qui sont les seuls à être irréprochables, mis à part ceux qui ont grotesquement créé une mini-crise quand l’OM n’avait encore joué que quatre ou six matchs officiels.


Le seul message qu’on est tentés d’envoyer à McCourt et Longoria est de leur demander de ne pas nous prendre pour des cons. Il serait bon d’éviter de crier trop facilement demain eureka et qu’on va raser gratis.


Il ne faut pas chercher à faire un projet sur trois ans avec n’importe qui, sans un plan très précis et ajusté. Il va déjà falloir trouver le bon coach.


D’autre part, il faudra aussi revoir à la baisse les prix des abonnements. Il n’y aura pas de Coupe d’Europe, on ne jouera pas le podium et nous ne savons que trop que la Coupe de France ne reviendra que lorsque nous serons véritablement redevenus compétitifs.


Cher Franck, cher Pablo, cher Mehdi… on peut se planter une fois… mais pas deux. Mèfi !


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert 

mercredi 15 mai 2024

ÇA M’ÉNERVE !

 Ce pauvre Olympique de Marseille aura donc bien foiré complètement sa saison.


Nous voici à notre place. Celle d’un groupe fragile à tous les niveaux sur lesquels se juge une équipe.


Des limites physiques, techniques, tactiques, psychologiques et mentales. Une équipe sans leader, incapable de s’inventer un destin.


Je m’en veux d’être énervé. De toute façon en ce moment tout m’énerve. Ce naufrage était prévisible. Il était encodé dès le départ et contrairement à d’autres supporters, je n’en veux à personne. Tout le monde a cherché à bien faire dans cette histoire et personne n’a trouvé de voies durables d’amélioration.


Il n’y aura pas de coupe d’Europe ? Des joueurs ne voudront pas venir ? Débrouillons-nous avec ça. Pensons à reconstruire, c’est le moment.


L’OM m’a énervé toute la saison mais c’est fini. Depuis quelque temps je sais à quoi m’en tenir. Le club va entrer dans une longue nuit et nous devrons endurer cette situation. Rien à faire d’autre.


Voilà même que je me mets à rêver de retrouver une place en virage quand ceux qui collectionnent les cartes ne pourront plus spéculer. Car il est hors de question que je paye plus de 500 euros pour une place moyenne en Ganay pour le spectacle d’une Ligue 1 qui se dégrade, avec des joueurs si peu inspirés techniquement, ça suffit.


Puisque j’y suis et que ça fait un moment que je n’ai rien écrit, dans la série tout m’énerve il y eu l’arrivée de la flamme avec le point d’orgue de Jul en invité mystère pour allumer le chaudron.


Je n’arrête pas de rencontrer des vieux dans la région, la plupart sont plus jeunes que moi… qui m’interpèlent à ce sujet parce que je suis marseillais. N’étant pas le genre de mec qui dit aux gens ce qu’ils veulent entendre, je leur remets les yeux en face de la réalité.


C’est pas au citoyen accroché à l’image d’une France qui pourtant n’existe plus que les Jeux Olympiques s’adressent. La grande fête du sport est juste un formidable levier publicitaire pour Coca Cola et les marques de vêtements de sports, et ces boites ne font pas de sentiment, elles veulent s’adresser aux jeunes, les seuls à leurs yeux prêts à consommer leurs merdes. Et de ce point de vue, et ça sautait aux yeux face à leurs réactions, Jul était la bonne personne. Cela s’arrête là.


C’est emmerdant parce que le rappeur marseillais, je suis pas client. Sa musique me fait saigner les oreilles, les paroles me consternent. J’ai beau avoir entendu une jeune sociologue expliquer que chacune de ses chansons étaient une chronique de notre temps, je reste froid comme le cadavre que je suis peut-être déjà mais je m’incline devant l’enthousiasme débordant de la jeunesse à son égard, et je respecte le bonhomme qui a travaillé sans relâche avec foi devant son ordinateur sans faire chier personne. Il n’a demandé aucune subvention, pas vécu aux crochets de l’état, n’a jamais pleuré auprès des journaux pour qu’ils parlent de lui. Qu’on lui foute la paix. Et si les jeunes aiment sa musique, ma foi, tant qu’ils ne me l’imposent pas, chacun est libre.


Et pour finir, le spectacle devenu traditionnel des jobastres de la VenteOM, ceux qui pensent, ils ne pensent pas, ils savent, que les Saoudiens vont racheter, ont racheté l’OM se remet en place. Là où c’est consternant, c’est que cette secte d’allumés stimulée par des irresponsables en recherche de notoriété trouvera dans les résultats olympiens de cette saison des raisons de non seulement y croire encore plus, mais d’entrainer des sujets fragiles dans le sillage de leurs convictions très malsaines. Ça m’énerve mais plus trop. Il faut de tout pour faire un monde. Et après tout, il y a tant de personnes qui croient aux anges. 


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

mercredi 1 mai 2024

SOYONS TOUS DES FILS DE P… !

 Les jours de grand match ne sont pas des jours comme les autres. Ils ont une odeur de poudre et de cendres, le goût de la vérité sur le point d’advenir.


Jouer une demi-finale de Coupe d’Europe n’équivaudra jamais au gain d’un trophée mais représente toujours un moment très important dans la vie d’un club de haut niveau.


Le match qui opposera ce jeudi soir au Stade Vélodrome l’Olympique de Marseille à l’Atalanta de Bergame est encore plus capital pour une équipe qui a jusqu’à présent foiré sa saison mais pourrait la sauver en sortant vainqueur de la double-confrontation qui s’annonce.


Pour l’OM, le plus grand club du football français, ce sera la 9e demi-finale européenne de son histoire. Aucun autre club de l’hexagone ne peut s’enorgueillir d’un tel score, même le Qatar avec ses milliards en est loin.


Si Bergame est une équipe redoutable qui oblige au combat, un club qui travaille bien comme l’a reconnu Jean-Louis Gasset en conf’ de presse, ses supporters ne doivent pas perdre de vue que l’OM a déjà sorti d’autres clubs italiens à ce stade de la compétition ou en-dessous. Bologne (1999) et l’Inter de Milan (2004 et 2012) s’en souviennent, sans oublier le Milan AC éliminé en quarts par l’OM avec ce but mythique de Waddle au vélodrome en 1991.


Le décor est planté. Dans un Vélodrome qui va rugir, s’unifier comme jamais pour pousser les olympiens au-delà de leurs limites, il faudra que les hommes de Gasset se hissent à leur plus haut niveau, libèrent tout leur potentiel, aillent au bout d’eux-mêmes pour provoquer la réussite qui n’accompagne que les plus vaillants.


Il me semble que notre équipe est véritablement née à Benfica, après avoir réussi à réduire le score. Quelque chose du goût du combat que l’on entrevoyait difficilement jusqu’ici est alors apparu. Une partie de nos chances repose sur le renfort de cet état d’esprit, de cette cohésion, de cette envie de survivre.


Ce sera aux Olympiens de vouloir encore plus gagner que leurs adversaires. Il y aura une lutte physique et technique, tactique aussi, mais une lutte avant tout mentale de tous les instants. Ce jeudi soir, nous ne voulons pas voir des gentils garçons sur la pelouse, mais des tueurs de sang-froid, le couteau entre les dents, la bave aux lèvres.


J’ai été marqué il y a peu par un bout de briefing à ses joueurs par José Mourinho alors entraineur des Spurs : « En football, ce sont rarement les gentils garçons qui l’emportent, ceux qui gagnent, la plupart du temps, ce sont les fils de p… ».


Jeudi soir, pas de place aux sentiments, supporters, joueurs, ensemble et le temps d’un match, soyons tous des fils de p... pour mettre hors de compétition cet Atalanta de Bergame qui vient nous défier. Et je demanderai bien entendu à la Team Premier Degré de m’épargner ses remarques ineptes.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert