jeudi 20 août 2026

AU BORD DU GOUFFRE !

Une nouvelle saison de la série Ligue 1 démarrera ce vendredi. Ce sera sans moi, cette fois. Sans regret. Je me contenterai peut-être même d’un visionnage en différé.

Loin de laisser tomber l’OM, ce que je n’ai pas fait lorsqu’il est tombé sportivement en deuxième division en 1980, ni lorsqu’il y a été relégué administrativement, et pour deux saisons, par la Ligue de l’autre faux-cul de Le Graët après VA-OM, je n’ai surtout pas envie de cautionner, par mon abonnement et mon argent, la politique de son actionnaire majoritaire.

C’est une différence essentielle : je ne tourne pas le dos à l’OM. Je refuse de valider ce que son propriétaire en fait.

À ceux qui me disent que l’Américain a déjà beaucoup dépensé et mérite, pour cela, notre reconnaissance et surtout notre indulgence, je répondrai qu’il a lui-même validé les choix qui ont conduit à la situation actuelle. Il a donc aussi validé les dépenses qu’il reproche aujourd’hui à Longoria, comme me le faisait remarquer l’autre jour Idriss, grand suiveur de l’OM. McCourt ne peut pas à la fois avoir donné son feu vert à une politique de recrutement et venir ensuite en dénoncer les conséquences. Longoria porte sa part de responsabilité, évidemment. Mais cet échec est aussi celui de son propriétaire.

Et l’argent qu’il a dépensé n’est pas notre problème.

On nous demande pourtant de considérer cet argent comme une sorte de dette morale qui nous imposerait aujourd’hui de lui être reconnaissants et indulgents. Mais McCourt n’est pas un mécène qui aurait fait don de sa fortune à l’OM. C’est un propriétaire qui a fait des choix d’investissement, certains bons, d’autres désastreux, et qui doit aujourd’hui en assumer les conséquences.

D’autant que les ressources financières existent lorsqu’il s’agit de financer d’autres projets. Il a ainsi trouvé les moyens de financer un circuit de compétition équestre. Il ne s’agit évidemment pas de dire que l’argent consacré à ce projet aurait mécaniquement dû être versé à l’OM. Il s’agit de constater qu’il y a des choix et des priorités d’investissement.

Et il n’a manifestement pas arbitré en faveur d’un club suivi par des millions de personnes et qui, pour reprendre les mots du grand Henri-Frédéric Blanc, fait « la fierté de la civilisation marseillaise ».

Il ne viendra à l’esprit de personne de critiquer Génésio, nouvel entraîneur olympien, pour avoir accepté de venir malgré sa connaissance de la situation. Il faut même saluer son courage. Nous entendons cependant qu’il n’imaginait pas à quel point cette situation se révélerait limitée, voire catastrophique.

Car comment projeter une saison positive et fructueuse avec un effectif dont tous les joueurs sont à vendre ? Comment construire une équipe ambitieuse quand les futures recrues devront composer avec des contraintes salariales qui n’ont guère cours dans les équipes du standing auquel l’OM est en droit de prétendre ?

Et comment faire semblant que tout va bien en reprenant un abonnement en Ganay, ou Jean-Bouin, devenu du même coup bien cher, en obligeant de surcroît ceux qui s’en acquitteraient à prendre en plus le pack Europa League ?

Nous serions apparemment plus de 9 000 à avoir dit stop.

Ce chiffre, au-delà de sa dimension comptable, dit quelque chose. Le supporter n’est pas seulement un consommateur à qui l’on demande de payer toujours davantage. Il est aussi celui qui peut décider de ne plus cautionner. Et tant pis si des fans en recherche seulement de spectacle et d’immersion peuvent ponctuellement nous remplacer comme pour la réception de Strasbourg.

Le club, l’entraîneur et son staff, les joueurs et les supporters, à l’exception du peuple desvirages, se retrouvent ainsi dans une situation impossible.

Bien sûr que je souhaite le meilleur à l’OM pour l’exercice qui commence. Bien sûr que je serai heureux de chaque victoire. Mais je ne peux, en posant sur la table les paramètres de cette saison, qu’envisager une saison noire.

Et si elle devait le devenir, McCourt sentirait très vite le vent du boulet malgré la distance qui le sépare de Marseille.

Il est temps de lui dire clairement qu’il faut passer la main, et vite.

Il a fait trop de mauvais choix avec ce club et avec son argent. Il a validé une politique dont il ne peut aujourd’hui se défausser sur ceux auxquels il en avait confié l’exécution.

Qu’il vende. Qu’il assume ses pertes. Et qu’il fasse enfin la place à de nouveaux investisseurs, de préférence autres que des fonds de pension.

Une victoire ce soir contre Strasbourg ne changerait rien à l’histoire. Trois points ne suffiraient pas à éloigner cet OM du gouffre au bord duquel il se trouve.

Mais ce gouffre n’est pas celui de l’OM lui-même.

L’OM, lui, était là avant McCourt. Il sera là après lui. Les propriétaires passent, les dirigeants passent, les joueurs passent. Le maillot demeure. Le Vélodrome demeure. Marseille demeure.

Et moi aussi.

Vive le grand Roger Magnusson !


samedi 16 mai 2026

PAS OTAGE DE MA PASSION !

 Le rideau va tomber sur la Ligue 1. Il arrive qu’au théâtre on parle de torchon et cette expression colle parfaitement à la production olympienne cette saison. Un torchon !

De mémoire de supporter, après bientôt 56 ans de fidélité, d’attachement, d’observation resserrée de notre club, je n’ai jamais connu une saison aussi mauvaise, décevante, triste. J’ai certes vécu la descente en 2e division en 1980, les sanctions de la FFF dans les suites de l’affaire VAOM, mais les espoirs fous que nous avions placés dans cet effectif et son management au début de ce dernier exercice nous font tomber de très haut. Nous sommes d’accord, il n’y a pas de descente en Ligue 2 telle que des gloires passées de notre championnat en connaissent mais ce qui se joue n’est rien de moins qu’une descente en Ligue 2 européenne.

J’entends certains penser que la Ligue Europa serait un moindre mal mais il faudra m’expliquer ce que nous y ferions avec une équipe entière à rebâtir et des moyens qui s’annoncent limités, alors que nous ne connaissons pas qui en prendra le volant. Il faudra beaucoup de pédagogie pour me faire comprendre comment nous serons compétitifs dans les grandes journées de championnat en guerroyant le jeudi soir avec un effectif limité en joueurs de qualité.

La responsabilité de ce fiasco repose sur les épaules des dirigeants au premier rang desquels je place Frank McCourt. On ne m’enlèvera pas de l’idée que la pression qu’il a mise sur les épaules de Longoria-Benatia-De Zerbi lorsqu’il les convoqua aux US avant le début de l’exercice aura été mortifère. Là où le trio demandait des moyens pour étoffer l’effectif il a opposé une sévère fin de non-recevoir, ce qui a entrainé l’affaire Rabiot, l’international français sacrifié pour le nombre. Et ne parlons pas des arrivées tardives qui ont plombé la préparation. Je précise que je rapporte ici une forte intuition, non une info sourcée.

Je ne peux pas m’empêcher non plus de pointer sévèrement Mehdi Benatia qui croyait bien faire en instaurant dans le club un climat néfaste à l’épanouissement mental d’un groupe, rendant l’ensemble de l’institution invivable dans tous les secteurs y compris administratifs et financiers.

Ce qu’il s’est passé avec Papin et Ravanelli et d’autres moins dans la lumière qui voulaient sincèrement servir le club est intolérable. Je veux rendre hommage ici à La Provence qui aura dénoncé les agissements du directeur sportif marseillais dans son zèle à placer des hommes à lui à tous les étages y compris quand ils n’entraient pas dans ses attributions.

Je n’ai pas non plus l’intention d’épargner Longoria pour ses fragilités, son incapacité à exercer une véritable autorité respectable. Sur ce plan-là nous sommes toujours orphelins de Pape Diouf.

Concernant De Zerbi je ne vois qu’un immense gâchis car le jeu pratiqué par l’OM dans la première partie de saison est peut-être le plus beau que j’ai vu depuis 56 ans. Il y a eu des moments-clés dans lesquels certains joueurs ont failli, quand ce n’était pas l’arbitrage, mais j’ai vu une patte, du travail tactique et beaucoup de buts. J’ai beaucoup aimé Roberto.

Pour la prochaine saison, je veux prévenir ici le futur président que sans une baisse significative des abonnements en Ganay je ne reprendrai pas ma place pour une énième année zéro, année de transition, promesse de galère.

Que McCourt le sache également. S’il ne veut plus mettre d’argent dans le club, pourquoi en mettrions-nous de notre côté. Je refuse de me laisser prendre en otage par ma passion.

Autant le dire tout de suite, je ne crois pas en des tarifs plus modestes. Alors ce sera sans moi. Je regarderai tranquille les matchs en replay, sans souffrir.

Aux joueurs, que je n’oublie pas, je dirais une chose qu’énormément de supporters ont déjà exprimé : vous m’avez dégoûté ! Vous avez été en dessous de tout. Vous n’êtes pas des hommes mais des portefeuilles sur pattes, des petits garçons sans couilles et sans caractère. J’espère que le jour où vous crèverez, ce sera avec le souvenir de vos lâchetés lors de cette saison 2025-2026.

Vive le grand Roger Magnusson !


Thierry B. Audibert

vendredi 10 janvier 2025

HEUREUSEMENT QU’ON A L’OM…

 Regardons la réalité en face.


Les cyniques, les incompétents, les incapables qui nous dirigent préparent en douce une 3ᵉ guerre mondiale, mijotée comme un plat toxique, pour masquer l’effondrement économique, écologique et moral d’un capitalisme à bout de souffle.

Le cirque médiatique ? Une farce sinistre qui réduit au silence toute voix osant exprimer une once de compassion pour le peuple palestinien.

Le climat ? Hors de contrôle, enchaînant les catastrophes à une cadence infernale.

Le football français ? Dévoré par le Qatar, qui transforme notre passion en business gazier.

Je pourrais continuer des pages entières, mais inutile de s’enfoncer davantage dans cette mélasse puante.


Heureusement, dans ce chaos, une lumière brille. L’OM


Oui, l’OM, ce rempart contre la morosité d’un monde en perdition. Ce projet De Zerbi, porté par le duo Longoria-Benatia, redonne espoir. On voit le boulot, la patte du coach, l’adhésion des joueurs. L’exigence commence à payer : du jeu, de l’efficacité, des résultats.


Et ce mercato d’hiver ? Bam, Luis Felipe Ramos débarque en express, preuve que ça bosse dans le Board. Le message est clair : on ne dort pas, on renforce, on vise haut. Si l’OM continue d’être impérial à l’extérieur et retrouve sa grinta au Vélodrome, la qualif’ pour la Ligue des Champions sera dans la poche.


Mais Marseille, c’est Marseille. Quand on commence à rêver, on sait qu’il faut garder un œil ouvert. Les deux prochains tests s’annoncent cruciaux : une victoire à Rennes, toujours en galère malgré Sampaoli, puis la voie vers la reconquête de la Coupe de France face aux Dogues de Lille. On peut le faire. Ou pas.


Ô l’OM, garde-nous encore ta belle lumière.


Je présente mes meilleurs vœux à tous. Certes, nous sommes quelques-uns à ne rien attendre de cette année 2025 mais chacun peut espérer de bonnes surprises.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


vendredi 22 novembre 2024

ON N’OSE PLUS ESPÉRER !

Soyons honnêtes : on est dans le flou total. Qui peut sérieusement livrer un pronostic fiable sur le match de ce soir à Lens ? Personne. Arrêtez avec vos certitudes.


Ah oui, je les connais vos arguments : L’OM gagnera, évidemment : meilleur à l’extérieur, envie de laver l’affront contre Auxerre, De Zerbi qui a remonté les bretelles et ne tolère plus rien, la défense des Sang et Or décimée, leur attaque en panne d’inspiration. Bien sûr. Mais moi ? Impossible d’imaginer le scénario de ce match. Flou artistique complet.


Cette équipe n’est pas sereine. Brassier ? Problème réglé, paraît-il, il serait resté à Marseille. Et Balerdi ? Toujours pas un modèle de fiabilité. On bricole encore en défense.


Et devant ? Une vraie question me désole : comment afficher une impression de force avec un Luis Henrique fantomatique ? Quelques buts en début de saison, certes, et encore, à part pour un seul d’entre eux il n’y avait qu’à mettre, mais aujourd’hui ? Il ne sert à rien. Combien de temps encore De Zerbi refusera-t-il d’associer Rongier à Højbjerg et Rabiot dans l’entrejeu ? Harit est out, Koné n’est pas convaincant. Ça urge.


On m’expliquera que De Zerbi préfère un duo au milieu, soutenu par Merlin en phase offensive. D’accord. Mais sa patte ? On peine à la voir, sauf sur quelques séquences. D’autant qu’avec Rongier et Højbjerg, les latéraux auraient plus de liberté tout en restant couverts. Ça s’impose, non ?


Et que dire de Greenwood et Wahy ? Pas grand-chose. Le premier est irrégulier, le second n’a rien prouvé pour l’instant. Peut-être se réveillera-t-il dans un stade qu’il connaît bien ? On n’ose plus espérer.


Et pendant ce temps, il faut déjà recoller à Monaco avant de les accueillir le week-end prochain.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

 

samedi 26 octobre 2024

JUSTE TROIS POINTS À PRENDRE…

Ami supporter olympien, ce billet ne devrait même pas exister. Il s’est invité sur un coup de tête au milieu de la nuit, après m’être endormi très tôt dans le but de profiter du changement d’heure.


Je n’avais aucune envie particulière de me manifester à la veille de ce match, une rencontre comme les autres désormais pour moi. L’engouement qu’elle suscite a même tendance à m’agacer. Savoir à l’avance que je serai entouré d’instagrameurs qui ont fait flamber la carte bleue m’enlève un peu de motivation.


Ce match constitue juste un gros test pour cette équipe version De Zerbi prometteuse mais encore naissante et balbutiante. L’échec à Strasbourg suivi du nul à domicile contre Angers sont venus rappeler que la construction de l’édifice était encore loin d’être aboutie, à moins qu’une préparation physique supplémentaire n’ait perturbé le rendement des joueurs sur ces deux matchs.


C’est ma grande interrogation pour ce soir et mon plus fol espoir. Est-ce qu’au-delà de l’organisation et de l’architecture particulière du jeu prônée par le coach italien, ne verrons-nous pas une performance physique collective de nos joueurs pour étouffer l’équipe du Qatar ?

C’est à cet aspect de la rencontre que je serai le plus attentif, d’autant plus que les joueurs d’Enrique ont joué cette semaine en LDC.


Il faudra rappeler durant toute la saison que nous n’en sommes qu’au début d’un projet et que des trous d’air sont à prévoir.


Le match de ce soir peut aboutir à n’importe quel résultat. Nous pouvons le gagner par 3-0 ou bien le perdre sur le même score. Ou bien ce peut-être un nul 3-3 ou 4-4. Tout peut arriver.


Reste à savoir jusqu’où l’arbitre osera avantager les protégés de Nasser El Khelaifi, émissaire d’un état corrupteur qui a mis la main sur les instances les plus éminentes de ce sport.


Les consignes ministérielles pour lutter contre la prétendue homophobie des virages n’annoncent rien de bon. Les centaines de CRS armés, bottés et casqués programmées pour encadrer les débats n’amèneront rien de positif au contexte. Elles ne font qu’annoncer la préparation d’un scandale arbitral comme c’est devenu l’habitude sur ces matchs.


La question de la victoire de prestige ne se pose d’ailleurs plus que pour le Qatar St Germain qui cherche, à travers ces classicos frelatés, à se faire pardonner ses insuccès dans la compétition européenne reine dans laquelle l’Olympique de Marseille reste le seul club français à avoir inscrit son nom.


À ce moment du championnat et compte-tenu de l’effectif olympien encore trop frais, le match de ce dimanche soir pluvieux ne vaut pas plus que trois points à prendre. Ou pas. Les obtenir ne déboucherait que sur de fragiles certitudes. 


Nous avons encore le temps de muscler le projet. Et en cela je me sens en décalage par rapport à la plupart des supporters.


N’oublions pas non plus le monde dans lequel nous vivons, avec un génocide sous nos yeux impuissants, les forces de l’argent qui essaient d’arracher le pouvoir au peuple, et la maladie qui frappe parfois nos proches.


Je dédie ce billet à Abdelaziz Barrada qui a quitté ce monde bien trop tôt.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


samedi 21 septembre 2024

Y A DE LA JOIE ET DE L’ENJEU !

Qu’est-ce qu’on peut dire d’intelligent en ce moment, au cœur de la vie olympienne ?

Tout semble parfaitement en place. Le recrutement a été plus que satisfaisant. Avec l’arrivée de Benatia et De Zerbi, on dispose d’éléments solides pour encadrer un effectif profondément renouvelé, et, surtout, amélioré par rapport à la saison passée. Les quatre premières journées de championnat se sont déroulées comme sur des roulettes, même si l’on peut regretter ces moments d’absence coupables au début de la seconde mi-temps contre Reims. Mais dans l’ensemble, tout roule !

Inutile de s’emballer.  Pas question de fanfaronner ou de tenir pour acquise la victoire à Lyon sous prétexte que notre début de saison est meilleur. Le football est imprévisible, et c’est précisément pour cela qu’il exige un respect de tous les instants.

Non, vraiment, que faire de plus en ce moment qu’attendre patiemment, sereinement, et espérer que l’équipe continue sur cette belle lancée ?

Et puis, il y a De Zerbi. L’homme fort de la situation. Un coach qui sait exactement où il va, et qui, à chaque sortie, semble nous rapprocher un peu plus du sommet. Un entraîneur capable d’attirer aussi bien les joueurs que les foules.

Bien sûr, il y a quelques zones d’ombre en défense. Balerdi revient, et on espère qu’il retrouvera immédiatement son meilleur niveau. La blessure de Merlin force à quelques ajustements : Kondogbia pourrait reculer en défense centrale, tandis que Brassier pourrait occuper le flanc gauche, un poste où il s’est dit capable de rendre service. De son côté, Rongier retrouverait enfin sa place au milieu, aux côtés d’Hojbjerg. Quant à Wahy, on espère qu’il renouera avec l’efficacité qu’il a souvent montrée dans ce stade. Il y aura sans doute quelques ajustements, mais c’est inévitable dans les circonstances actuelles.

Attention tout de même. Sur le papier, l’adversaire a des arguments solides, et ce club nous a souvent posé problème dans les confrontations directes. Il faudra aussi être vigilant à l’arbitrage, qui nous a rarement été favorable là-bas. Aulas n’est plus à la présidence, mais son influence dans les coulisses persiste.

Avec le nul du PSG à Reims hier, ce match devient le premier véritable choc à enjeu pour l’OM cette saison. Une victoire nous permettrait de rejoindre le club de la capitale en tête du classement et d’envoyer un signal fort à la Ligue 1. Sans compter l’arrivée imminente de Rabiot, qui continue de se remettre en forme depuis son arrivée en Provence.

Je ne m’aventurerai pas à faire un pronostic. Ce serait manquer de respect envers le football. Mais, je l’avoue, mon niveau d’espérance est au plus haut.

Bon match à toutes et tous ! Y a de la joie, et de l’enjeu.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

jeudi 22 août 2024

EN FEU !

 Alors les amis, vous tenez le coup avec cette chaleur ?


On le sent tous : ce n’est pas juste le climat qui flambe. L’actualité est en ébullition, et ceux qui sont censés nous gouverner semblent plus préoccupés par leurs petits calculs que par l’urgence de la situation météorologique. Tant pis pour nous si nous sommes trop divisés pour les faire bouger. Mais pendant que ça brûle de tous les côtés—Gaza, le blocage politique en France avec un Macron plus cynique que jamais, l'épineux duel Harris-Trump aux USA, l'incursion ukrainienne en Russie, et même les élections de la Ligue de Football Professionnel—il y a une chose qui reste notre bouffée d'air : l’OM.


Qui aurait cru, après une saison dernière si morose que même notre épopée en Europa League n’a pu sauver, qu’on se retrouverait aujourd’hui à espérer fébrilement un titre ?


L’arrivée de De Zerbi est un coup de génie signé Longoria-Benatia. Ça remet les pendules à l’heure, ou l’église, la mosquée, la synagogue—ce que vous voulez—le bistrot, au centre du village.


Les abonnements constituent un nouveau record. Des jeunes talents débarquent à la Commanderie, même sans coupe d'Europe à leur offrir. On nous parle d’un projet à trois ans, et on commence à se dire que, peut-être, le club ne va plus marcher sur la tête.


Avec De Zerbi, on accepte plus facilement cette nouvelle vague de recrutements, même si ça signifie voir certains joueurs relégués au loft. Les supporters s'enflamment. Je me suis tenu en retrait de la polémique. Oui, on peut avoir de la compassion pour ceux qui ont tout donné sur le terrain, mais à un moment… si t’es pas dans les plans, c’est ciao. Regarde Pau Lopez, il n’a fait d’histoires à personne et est reparti tranquillement. Et puis, il paraît que ces gars ont reçu des offres qu’ils ont refusées. Vérétout, lui, aurait pourtant eu la préférence de De Zerbi à son arrivée, me suis-je laisser dire… mais bon, ce n’est plus mon problème.


Ce qui est certain, c’est que dimanche, après un début de saison prometteur à Brest malgré quelques imperfections (dans la maitrise et la possession), on sera près de 65 000 en feu, comme pourrait le chanter Soprano au Vélodrome, dont 49 000 abonnés, pour recevoir le Stade de Reims.


Le temps où Marcel Maréchal, à la tête du Théâtre National de Marseille La Criée, se vantait d’avoir plus d’abonnés que l’OM, est loin derrière nous.


Des centaines de milliers d'autres feront chauffer l’IPTV pour voir ce match sur un écran, parce que là, on est tous d’accord, le prix des abonnements a franchi des limites inacceptables.


65 000 face à un OM taillé pour tuer, avec des jeunes comme Greenwood et Rowe, prêts à affronter n’importe qui en un contre un, et un Wahi, capable de plonger dans les espaces et de se créer des occasions tout seul. Derrière eux nous pourrons juger du tandem Hojbjerg-Koné, ainsi que la férocité de la prometteuse charnière Balerdi-Brassier. Et puis grande question. Harit sortira-t-il de l’équipe après son match en Bretagne le week-end dernier ? 


Nous en serions presque à nous demander si tous les éléments positifs autour de la construction de ce nouvel OM ne cachent pas une cagade quelque part. Un clash irréversible dans la direction, la mise aux arrêts de McCourt dans une geôle américaine  pour je ne sais quel forfait, ou autre, qui viendrait casser la belle dynamique en train de se déployer. Tout cela est presque trop beau. Et nous voulons tellement kiffer, je pense surtout aux jeunes supporters.


Vivement dimanche ! En feu, je vous dis !


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert