samedi 3 février 2024

CET OM AU GOÛT DE BOUCHON !

 Confrérie, consoeurie olympienne, sois la bienvenue à travers ces lignes où tu es chez toi !


Que doit-on attendre de l’actuel Olympique de Marseille à Lyon où il affrontera ce soir le FC Lyon version John Textor qui ne fait plus peur à dégun ? Réponse : rien.


Les canistes sont revenus mais ils tirent la gueule. Nous étions moyens avec eux, ce n’est pas après leur retour prématuré à leurs yeux qu’on va faire un bond révolutionnaire dans le jeu. On a beau penser qu’avec le football il faut toujours se garder de toute prévision, rien à faire pour ma part, je ne place absolument plus ma confiance dans cet effectif, encore moins dans son entraîneur.


Je l’ai déjà écrit plusieurs fois, Gattuso n’est pas de ces coachs qui font progresser les joueurs, qui transcendent une équipe avec une idée forte du football. Il propose un mix de foot à papa et de modernité dans lequel il se perd tout seul, c’est illisible. Il s’agite sur le banc de touche comme un amateur dirigeant sans l’ombre d’une idée l’équipe première d’un village du fond des Bouches du Rhône. C’est juste un bon mec auquel les joueurs ont envie de faire plaisir, comme ils peuvent, mais il est bidon. Pour certains olympiens déjà là deux saisons auparavant, passer de Sampaoli-Tudor à Gattuso doit sembler une régression.


« Et les recrues ? » tu vas me dire. J’en sais rien. Nous allons les découvrir en principe sur ce match mais elles auront sûrement besoin d’un temps d’adaptation. Moumbagna rendra service, deviendra peut-être notre star, mais il va découvrir la Ligue 1 qui sans être le plus grand championnat européen se trouve tout de même qualitativement au-dessus de celui de Norvège, ça devrait lui faire drôle.


Tu comprends en me lisant, chère lectrice, cher lecteur, que mon enthousiasme footballistique est émoussé. Tu as bien raison. Je ne m’y retrouve pas dans le football qu’on nous sert. Je ne reconnais plus mon sport, ce jeu extraordinaire, sous la forme industrielle dans laquelle on l’a noyé. Ce qu’il s’est passé cette semaine autour de Clauss me dégoûte pas mal.


Je veux avoir tort, croire que je vieillis et que l’âge me pousse dans les couloirs froids de l’aigreur. Je veux me prendre un gros gadin. Que tous les trolls de la Team OM, ceux qui lisent à la recherche de la moindre erreur pour fracasser, saucer, humilier, me reprennent en chœurs, me trainent dans la boue à l’issue d’un grand match de l’OM ce soir. Mais j’y crois pas.


Puisque nous serons dans la capitale de la bonne bouffe et du pinard, disons que cette cuvée olympienne 2023-2024 a un goût de bouchon, on aura beau la chambrer, l’aérer, rien n’y fera, j’en ai bien peur


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert.


samedi 27 janvier 2024

AU BORD DU DÉSASTRE !

 Que faudra-t-il retenir de ce match décalqué qui aura opposé l’OM à l’un de ses devanciers au Vélodrome ce soir ?

Que nos joueurs se seront avérés incapables de se rapprocher de leur adversaire ? Que comme il était prévisible, cet OM 2023-2024 est bien trop bidon pour que nous puissions espérer quoi que ce soit de sa part ? Que même à 10, puis à 9… en raison de l’étonnante générosité de l’arbitrage… et de la VAR, les monégasques n’ont jamais été dépassés par cette pauvre équipe olympienne ? Que Gattuso est définitivement une pipe car il nous semble que même avec les absences liées à la CAN, la blessure de Rongier, la suspension de Gigot, il avait même encore ce soir assez de joueurs intéressants à aligner pour leur faire produire un football de meilleure qualité ? Que malgré l’atmosphère de crise qui planait avec les banderoles déroulées par les virages, le Vélodrome a tout fait pour pousser ses joueurs sans être dupe de la médiocrité de leur prestation ? Que cette fin de saison sera longue et sanglante ?

Dites-moi !

Non, il n’y a plus rien à espérer. Même quand l’adversaire se retrouve à 9, cet Olympique de Marseille est impuissant, pauvre, lamentable. N’attendez rien du retour des Canistes. La crise couvait, la crise est là et elle va s’installer durablement jusqu’à ce que McCourt trouve des moyens de frapper fort financièrement pour relancer le club. S’il en trouve.

Voilà ! Je n’ai pris aucune note, trop dégoûté par ce que j’ai vu. Nous prenons un point quand je pensais que nous n’en obtiendrions pas. Mais c’est un point tellement pauvre pour un pauvre OM.

Nous sommes au bord du désastre.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

samedi 20 janvier 2024

CE SOIR, ON SORT !

 Supportrice, supporter, pardon d’arriver si tard mais je profite d’un petit moment libre pour écrire un billet d’avant-match qui sera court.

Pourquoi il sera court ? Because la cause est entendue. Je ne projette rien de positif dans ce match. Rennes est meilleur que nous et mieux coaché. C’est très clair pour moi. Le groupe olympien manque de talent, de caractère et pire encore peut-être d’honneur.

Nous nous déplaçons en plus à Rennes pour ce match de Coupe de France sans un certain nombre de joueurs qui auraient pu jouer un rôle important, mais même avec eux mon opinion n’aurait pas changé. Certes nous avons battu les Rennais au Vélodrome 2-0, mais ils nous avaient enterrés dans le jeu.

Nous n’aurons pas toujours la chance de rencontrer une équipe maladroite.

Je ne crois pas en Gattuso. Je ne vois rien dans la tenue de l’OM qui me laisse penser que le coach italien porte une philosophie de jeu qu’il aurait su communiquer à ses joueurs. Il n’y a rien qui les transcende.

On ne joue plus au football avec la seule idée qu’on est une famille, qu’on gagne ensemble, qu’on doit se dire les choses et patin-couffin.

Tout est beaucoup trop moyen dans le jeu marseillais pour espérer quoi que ce soit ce soir. Bien entendu que j’espère de tout mon coeur avoir tort. Fracassez-moi après le match s’il tourne en notre faveur. Moi je suis prêt à sortir de cette Coupe. Et même tè vé… je suis déjà dehors.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

vendredi 12 janvier 2024

UN NUL ET DES NULS DANS LE NÉANT !

Froid de canard sur Marseille ce soir, même si on connaît tous des bretons ou des montagnards qui seraient en T-shirt par ces températures. Le stade était bien garni à l’exception du virage nord où exit MTP, Fanas et CAOM, seuls les Dodgers encore sous le coup d’un sursis subsistaient.

La composition était celle attendue, Nadir occupant une place au milieu de terrain aux côtés de Vérétout et Kondogbia.

Gattuso avait annoncé un jeu plus vertical pour profiter des joueurs à sa disposition suite à l’hémorragie de canistes subie par l’équipe, et de fait nous n’avons pas eu à attendre plus de 3 minutes pour assister à l’ouverture du score olympienne. Un centre rasant de Vérétout depuis le côté gauche, relevé par Vitinha dont la jambe trainait par là et Gigot qui reprenait de la tête aux six mètres. La VAR ne contestait pas le but.

Menant 1-0 les olympiens eurent une séquence pendant laquelle ils allèrent chercher les Strasbourgeois assez haut mais elle ne dura pas et le jeu s’équilibra. Un frisson parcourut le stade quand Gameiro se présentait seul devant Pau Lopez mais c’est le gardien de l’OM qui intervenait du bout des fesses pour mettre en corner.

Il fallait ensuite attendre la 24e minute pour voir un centre de Vitinha repris de la tête par Aubameyang au-dessus.

Le petit Nadir, qui est tout de même un bel athlète, après 20-25 minutes intéressantes fut ensuite moins en vue mais c’était un peu à l’image de toute l’équipe, le jeu jusqu’à la mi-temps que ce soit d’un côté ou de l’autre n’apparaissait guère croustillant.

Bref, la première période ne nous avait guère réchauffés mais que dire de la deuxième ? Un néant une nouvelle fois.

Une occasion à la 62e dont on se demande comment Vérétout a pu la foirer à la réception d’un centre de Gigot monté aux avant-postes… et c’est tout. Pour le reste ce fût un grand n’importe quoi footballistique à toutes les étapes du jeu. La défense est restée solide mais en face c’était pas non plus le grand Barcelone, c’était plus proche d’une PH des années 70 en Provence… et pourtant, l’impensable finissait par arriver : égalisation strasbourgeoise dans les arrêts de jeu. 

J’en reviens aux questions légitimes qu’il faut se poser sur Gattuso. Je continue de ne rien noter qui laisse entrevoir la moindre promesse dans ce que propose cette équipe où seuls ont surnagé Gigot et Méïté.

Ceux qui ont commencé à partir vers la 75e ont eu raison.

Je m’arrête là….

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

dimanche 7 janvier 2024

ÇA PASSE… MAIS BON…

 On va la faire courte, les amis.


Blanco à la place de Pau Lopez, Nadir au milieu avec Vérétout et Kondogbia, c’était la compo. Clauss sur le banc qui rentrera en 2e période pour amener un peu de dynamique.


Nous savions que ce match ne nous serait pas donné malgré l’écart théorique de niveau entre les 2 équipes. Pour autant, nous ne nous attendions pas à cette bouillie footballistique de la part des Olympiens. Très peu d’occases, un rythme de sénateur, la sensation durant toute une mi-temps que les hommes de Gattuso n’avaient pas commencé la rencontre.


Alors, oui ça passe grâce à Aubameyang bien lancé par Vérétout qui a marqué sur un but plein de maîtrise (62e), il aurait même pu doubler quelques minutes plus tard (70e) mais le ballon passait à côté.


L’OM se sera procuré deux ou trois occasions, aura scoré une fois mais ça suffit pour continuer le parcours, par contre dans la manière, c’est très insuffisant et inquiétant pour l’avenir. On va nous dire qu’en face c’était vaillant, qu’il faisait froid, que le travail foncier a été intense ces derniers jours, le manque de repère en raison de l’absence des Canistes… mais je n’ai pas envie d’entendre ce genre d’argument. J’attends toujours de voir la patte Gattuso… mais je vais encore attendre.


Ça passe… mais bon.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

samedi 6 janvier 2024

OH L’OM, DÉCONNE PAS…

 Supporter, supportrice du plus grand club de la galaxie marseillaise, bonjour


Je ne te re-souhaite pas la bonne année, ce serait un peu lourd, tout juste un bon dimanche se terminant par une qualification de l’OM dans cette Coupe de France qui nous échappe depuis 1989, ça fait trop longtemps. Bigue carrefoule à l’horaire, 14h30 sur France 3 ou BeIn, c’est comme tu veux tu choises.


C’est contre un club de Nationale 3 (5 divisions en-dessous, y a de la marge normalement) Thionville Lusitanos, mais ce ne sera pas forcément une formalité. D’abord, c’est du football et puis on est l’OM, un sport incertain et on est un club fantasque capable de battre tous les records négatifs.


Ça ne se jouera pas dans un champ de patates mais dans un stade de l’élite, enfin si on veut puisque ce sera St Symphorien à Metz.


On connaît tous l’histoire. Match de reprise au sortir de la trêve hivernale, froid polaire (il devrait faire 2 ou 3 degrés au moment de la rencontre, j’ai regardé la météo parce que je veux te donner une info complète, ici on respecte le lecteur), ambiance bon enfant, champêtre, avec des gens qui te badent parce qu’ils sont pas habitués à te voir jouer contre eux.


Et puis, tu as beau te dire que tu dois les respecter en te mettant à ton maximum, inconsciemment, il te manque un ou deux crans de ce stress qui normalement te rend vigilant, à l’affût, surtout que tu le sens dès les premiers ballons qu’ils n’ont pas ta classe. Sans compter que tu viens d’encaisser une remise en route foncière qui t’alourdit un peu les jambes, donc tu déroules moins.


Le groupe olympien qui est parti là-bas est particulièrement restreint, je vois pas bien comment on va faire en championnat. Faut espérer que les jeunes se montrent pour compléter les titulaires. Mèfi !!!


Le scénario, souvent, c’est que tu ne marques pas assez vite et ce sont les autres qui te plantent sur un coup de Trafalgar, tu restes couillon à t’époumoner pour revenir alors qu’en face, l’équipe de village devient Liverpool mélangé avec le Milan d'Hélénio Herrera.


Le pire, c’est que quand tu gagnes ce genre de match, tu as juste fait ton job. Rien à gagner d’autre que passer au tour suivant.


On ne souhaitera qu’une chose, c’est que les hommes de Gattuso prennent les choses en pied avec autorité, qu’ils marquent, plient vite le match et gèrent tranquille. Allez l’OM fais-nous commencer 2024 sans stress, déconne pas oh l’OM.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

mercredi 3 janvier 2024

POUR LE GRAND TCHOI !


 

Nous étions hier à l’église du quartier de Ste Marguerite pour dire un dernier adieu à François Bracci dit le grand Tchoi.

Nous étions là par fidélité, pour la Mémoire, pour l’idée que nous nous faisons de la Culture Olympienne à Marseille. Nous étions là pour la trace qu’il a laissée dans nos yeux sur le terrain avec le maillot blanc sur le dos, avec son allure étirée, légère, la longueur de ses foulées sur le côté gauche, son application sur les contrôles, sa pugnacité dans les duels aériens, sa vision du jeu, sa qualité de relance quand il fût placé en défense centrale.


Nous nous souvenions de sa présence dans le groupe champion de France en 1972, de la victoire en Coupe de France en 1976, la remontée capitale en D1 en 1984 qui préparait le terrain pour l’arrivée de Tapie.


Il y avait quelques membres de l’équipe des Minots, mais aussi Robert Buigues, Marius Trésor, également Jean Tigana, Manuel Amoros.


Pablo Longoria présent


La famille de François Bracci, les ex-joueurs et amis, les supporters ont fortement apprécié l’arrivée de Pablo Longoria sur le parvis de l’église. 


J’étais pas loin quand Pablo a remis un paquet à la fille aînée de Tchoi. Un paquet contenant un maillot de l’OM floqué à son nom et portant le numéro 343 correspondant au nombre de matchs où il porta la cape blanche, ce qui le met à la 3e place dans toute l’Histoire du club. Sa fille a expliqué au président de l’OM son plaisir de recevoir ce présent, lui confiant à quel point, jusqu’au bout, Bracci avait fait part de son amour pour le club et pour ses couleurs.


Les Minots autour du cercueil


Ce fût dans l’église un premier moment fort quand le curé a appelé les membres des Minots à venir poser ce maillot sur l’immense cercueil de Tchoi. Jean-Charles De Bono, Roland Gransart, Gérard Gili, Michel Flos, Marcel De Falco, Jeannot Francini sont alors venus se placer autour de leur ex-coéquipier et l’émotion nous a saisis.


Alain Pécheral, ancien journaliste du Provençal et grand historien de l’OM, a ensuite retracé tout le parcours de François avec lequel, il y a encore trois semaines, il rigolait en évoquant l’histoire rocambolesque des maillots du troisième match de l’Équipe de France, à la Coupe du Monde en Argentine, match dans lequel il était titulaire, ce qui nous avait rendu tous fiers à Marseille.


Honneur à la Vieille Garde du CU84


Les membres de la Vieille Garde, noyau fondateur du Commando Ultra 84, pionniers du mouvement Ultra en France, plus en charge du CU mais toujours attachés au respect de l’histoire et de la mémoire olympienne avaient déployé une grande banderole : Adieu Tchoi. Ils avaient également fait faire une couronne. Il faut saluer cette initiative car je n’ai vu personne d’autre de lié à une association de supporters, en dehors de Manitou, fondateur des Fanatics. Ils furent chaleureusement remerciés par la famille et les amis de Bracci.


Je me suis échappé pendant la lecture des épisodes bibliques qui terminent généralement une messe d’enterrement pour laisser quelques mots sur le Livre d’Or à l’entrée de l’église et sur lequel personne n’avait encore osé écrire. Un texte qui ressemble un peu à celui-ci, je sais plus trop, j’ai oublié de le photographier pour en garder une trace. J’y rappelle ce souvenir inoubliable de François Bracci finissant pieds nus et en slip sur la pelouse du Vélodrome pendant le tour d’honneur pour fêter la remontée en 1984, il avait envoyé aux supporters chaussures, chaussettes, short, maillot, preuve de son attachement. En capitaine qu’il était, il avait lancé le mouvement que seuls quelques coéquipiers avaient osé suivre. Inoubliable preuve de générosité !


Un grand souvenir personnel


Et j’ai profité de ce texte pour remercier Tchoi du grand moment d’extase qu’il m’avait permis de connaître alors que je n’avais pas 15 ans.


Venu au Vélodrome assister à un entraînement des pros en 1976, alors que je me tenais dans l’encadrement de la porte ouverte qui donnait sur le terrain, il avait repéré que je bavais d’aller sur la moitié sud de la pelouse pour récupérer tous les ballons sortis en touche au cours de l’opposition organisée par Jules Zvunka sur le côté nord, poli et timide je m’interdisais de le faire. Je revois encore le regard de Bracci se poser sur moi et j’entends sa voix me demander de ramener tous ces ballons et de les partager par moitié derrière chaque cage. Ma course sur la pelouse du Vélodrome, cette pelouse sacrée où j’avais si souvent vu les plus grands, Magnusson, Skoblar, et même Johan Cruyff un soir d’OM-Ajax, est gravée dans ma mémoire à vie.


Tchoi, merci pour l’éternité.


Vive la mémoire du grand François Bracci.


Thierry B. Audibert