dimanche 30 juillet 2023

FAIM D’OM !

 Mesdames et Messieurs de la grande Cause Olympienne, bonjour,

Est-ce le moment de renouer avec l’écriture de billets (au fait, billets, chroniques, articles, appelez ça comme vous voulez), croyez-moi ou pas, je n’en sais rien, j’observe juste qu’aucune envie d’écrire ne se manifestait jusqu’à présent et ces lignes ne sont peut-être qu’un test pour vérifier si je suis encore capable de l’exercice, mais j’obéis à un petit quelque chose au fond de l’esprit qui pousse à revenir au clavier maintenant.

Je dois vous confesser que j’ai pourtant failli lâcher l’OM cette fois, en plein milieu d’un épisode dépressif, lié à mon boulot, duquel je ne suis pas encore vraiment sorti, mais j’ai finalement repris un abo.

Rendez-vous compte, je n’ai même pas écrit sur Marcelino, ni avant ni après son arrivée. Par contre, je me suis encore bien marré en lisant les saucisses que certains continuent de nous refourguer en période de mercato, pour le coach comme pour les joueurs ou la fameuse VenteOM. Il y a de plus en plus de mythos sur les réseaux sociaux du monde de l’OM.

Je publie ce matin au moment où devrait être annoncé l’arrivée du très attendu Iliman N’Diaye.

Je trouve sans originalité que le recrutement du jeune sénégalais boucle une belle histoire que peu de clubs finalement peuvent s’offrir. Je n’ai même pas envie de faire de mise en garde du style : « Attention, il semble tellement amoureux du club que le maillot pourrait se révéler plus lourd à porter pour ce jeune ». Je ne suis ni hypé ni en train de faire la fine bouche, l’histoire est belle mais il en est de N’Diaye comme des autres, c’est sur le terrain qu’on observera son apport, ce qui ne nous empêchera pas de lui souhaiter la bienvenue avec amitié et ferveur.

La grande question pour moi dans cette intersaison qui va toucher à sa fin bientôt est de savoir si nous sommes dans un projet qui tiendra la route, ou dans un nouveau one shot à la sauce Longoria, destiné certes à nous placer sur le podium mais aussi à se voir déchiré à la fin de l’année pour repartir sur du neuf avec un nouveau coach et un effectif profondément rafraichi ?

J’ai déjà exprimé ici mon envie de voir à l’OM un projet de continuité et non pas cette révolution permanente qui aura vu se succéder en peu de temps Vilas-Boas, Sampaoli et Tudor.

L’idée de changer jusqu’à 50 voire 60% de l’effectif chaque année comme le préconise Longoria me laisse interrogateur, même si cette fois on peut supposer que l’amitié réelle entre Pablo et Marcelino sera peut-être de nature à fonder un socle solide pour vraiment construire quelque chose de performant et durable.

Nous n’avons de toute façon pas d’autre choix que d’observer avec la passion qui est la nôtre ce qui est en train de se mitonner dans la cuisine olympienne.

Et nous avons tous hâte de passer à table. Certains sont même déjà assis en train de taper les couverts sur les assiettes.

Nous avons faim d’OM.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


lundi 5 juin 2023

INTÉRESSÉ, PAS EMBALLÉ !

 Aïoooli sur toutes et tous,

Je réutilise cette vieille formule, aïoli, en hommage à DJ Fanafood, inventeur de ce mot lancé comme pour dire bonjour, pour convoquer la bonne humeur et la convivialité marseillo-provençale. Il nous a malheureusement quittés ce week-end. C’est un aïoli-hommage donc.


Retour sur la conférence de Pablo Longoria hier en début d’après-midi pour juste signaler et commenter ce que j’en ai retenu.


D’abord, il faut remercier notre jeune président pour la vitesse avec laquelle il est venu devant nous, sitôt le championnat bouclé. C’est respectueux pour les supporters et courageux parce que la saison ne s’est pas particulièrement bien terminée et il y en a eu par le passé qui ont pris plus de temps pour communiquer. Rajoutons qu’ainsi qu’il en a pris l’habitude et dans un souci de transparence, il a signalé qu’il donnerait le temps à chacun de poser toutes les questions nécessaires, ce qui donna une conférence d’une durée exceptionnelle, il a asséché les journalistes.


Cette fin de saison, il ne l’a pas aimée, et s’il peut comprendre une déception des joueurs après Lens, il ne peut admettre les prestations contre Brest et Ajaccio. C’est bien de le dire, et il nous a montré son caractère en avouant que cela l’aiderait à prendre des décisions.


Ce que nous avons appris : D’abord, qu’il envisageait plutôt de s’engager sur deux ou trois saisons pour un projet cohérent avec le futur entraîneur, regrettant au passage que les deux précédents aient renoncé à la continuité prévue et souhaitée. Il est apparu que de Tudor et Sampaoli, c’est plutôt l’argentin et sa grinta de gagneur qui lui auraient laissé le meilleur souvenir, limitant les qualités du Croate à la mise en place de choses très professionnelles vues dans de grands clubs. Lesquelles, on a oublié de lui faire détailler, c’est dommage mais il aurait peut-être été embêté pour les énumérer.

Mais dans le cadre de ce projet, il serait pour un renouvellement de l’équipe chaque année de l’ordre de 40 à 60% ce qui m’apparaît un pourcentage excessif pour que la continuité se mette en place.


On sait donc que les discussions avec les potentiels futurs coachs ont commencé comme je l’avais annoncé dans mon dernier billet, et qu’on pourrait revenir à des schémas plus traditionnels en jouant à 4 derrière, avec l’abandon du marquage individuel et un jeu plutôt de transition plus assumé. Il a globalement donné l’impression qu’il était pour subordonner le coach.


On a senti, j’espère que ne suis pas le seul, que je ne me plante pas, qu’il voudrait intervenir plus et c’est ce que personnellement j’attends de lui mais il faut être patient, cet homme est encore jeune dans sa fonction. Au passage, la présence de Karim Diouf pour le Phocéen, posant deux questions au président avec ce timbre de voix si proche de celui de Pape fut un moment troublant.


La question de Karim Diouf portait sur la formation, Longoria a fustigé le travail exécuté par les éducateurs avec des jeunes incapables selon lui de tenir le coup à l’entrainement au milieu des pros. Constat très sévère ! Confirmation que le Campus serait inadapté. J’ai l’intuition qu’installer l’OM à l’hippodrome Borély est une option qui fait son chemin.


Il a bien entendu eu la sagesse de ne lâcher aucun nom. Tant côté joueurs, qu’en tant qu’entraîneur.


Au total, il a plutôt désamorcé les points de tension, s’est redonné du temps pour travailler sereinement si tant est que cela soit possible pour un président de l’OM. Il est jeune mais avec une maturité impressionnante. Mais je n’ai pas senti non plus d’intention particulière de viser plus haut, de passer à une autre étape, axée sur la conquête, une volonté farouche affichée de gagner, de mettre cette chose au sein de chaque moment de la vie du club. Bref, il m’a intéressé mais pas emballé. On pourrait dire qu’il est juste réaliste et raisonnable et c’est honnête. Mais je voudrais qu’il ait aussi des rêves, comme nous tous, et qu’il les exprime fortement pour les communiquer aux joueurs et au coach.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


jeudi 1 juin 2023

FAUX CLUB VRAIS TIFOS ?

 Nous y voilà mes chers amis.

La rumeur était bonne. Elle se devinait en filigrane ces derniers temps dans le comportement des joueurs, à de petits signes imperceptibles qui annonçaient un changement futur. Si par exemple vous vous demandiez pourquoi McCourt ne venait pas, la nouvelle d’hier pourrait constituer une réponse. Tudor arrête.


On nous a présenté cette décision comme unilatérale mais rien ne nous empêche d’imaginer que c’est le duo Longoria-Ribalta qui aurait mis fin à l’expérience, ce que je ne crois pas, ou bien qu’il était conclu dès le départ de la collaboration entre le Croate et l’OM un accord pour qu’elle s’arrêtât dès la fin de la saison. Au fond, rien ne sert de se prendre la tête avec ça puisque nous n’y pouvons rien et que nous sommes assez divisés au moment d’apprécier la saison de notre club et particulièrement celle du coach.


L’OM est sur le podium mais à une place inférieure à celle de la saison passée, une place non qualificative directement pour la Ligue des Champions telle que l’avait atteinte Sampaoli pourtant gêné aux entournures par les rencontres du jeudi de la Ligue Conférence où il avait amené l’OM aux portes de la finale. Une 3e place qui posera des problèmes d’organisation pour préparer l’équipe et pour recruter.


« Je laisse le club dans un meilleur état… »


Celui qui est encore l’entraîneur jusqu’à la fin du prochain et dernier match qui attend les olympiens à Ajaccio, s’est fendu d’une formule qui nous a surpris : « Je laisse le club dans un meilleur état que quand je suis arrivé… ». Nous pouvons penser qu’elle ne s’adressait pas à nous mais plutôt au monde du football et aux potentiels employeurs de Tudor qui se montreront moins à cheval que nous sur les faits.

Il est complexe d’évaluer le passage de l’ex-défenseur de la Juve car il a fait atteindre par séquence à ses joueurs une sorte de football total qui nous a séduits, certes, mais qui ne s’est pas assez vu à domicile, ne s’est pas maintenu de manière assez constante sur la durée, et qui s’est délité dans des moments-clés qu’il convenait de mieux négocier.


À la décharge de Tudor, je relève que ce football d’aujourd’hui basé sur le physique, la multiplicité des courses à haute intensité, la puissance et l’organisation, n’ont de chances de s’imposer dans la durée qu’à la condition d’un groupe réellement étoffé sur les plans qualitatifs et quantitatifs, doté d’un niveau technique et créatif très relevé. N’est pas Manchester City et Guardiola qui veut.

Je fais partie de ceux qui admettent le départ du coach mais je dois m’avouer tracassé par la situation de l’Olympique de Marseille.

Nous repartons dès aujourd’hui d’une page blanche.


Déjà des pistes ?


Longoria et Ribalta n’ont annoncé personne mais on se doute bien qu’ils ont déjà envoyé quelques hameçons, cerné des profils. Ils ne manqueront pas de candidats, mais ils ont la capacité à désigner le plus apte à remplir leurs critères, lesquels sont-ils précisément, c’est toute la question. Il n’échappe à personne que la composition du futur groupe sera conditionnée par le nom du nouvel entraîneur et surtout par sa philosophie de jeu, ce qui nécessite de le choisir vite.


La situation actuelle semble meilleure que celle de la saison dernière avec un départ de Sampaoli annoncé juste avant la reprise et alors que la campagne d’abonnement était terminée. Le duo qui préside aux destinées de l’OM aura un peu plus de temps pour arrêter son choix mais à supposer que l’hypothèse émise plus haut selon laquelle la collaboration de Tudor était prévue pour un an dès le départ soit réelle, on pourrait logiquement supposer qu’ils sont assez avancés dans leurs travaux.


Un drôle de projet !


Reste qu’en tant que supporter, je serais pour une stratégie classique à moyen terme, soit la mise au point d’une équipe par un coach chargé d’un vrai projet, renouvelée et améliorée par tiers chaque saison avec une progression constante dans les résultats et de vraies ambitions, plutôt que pour cette vision à caractère surtout financier, sans autre but qu’engranger les subsides de la Ligue des Champions chaque saison, avec de nombreux mouvements de joueurs en fin d’exercice jusqu’à l’obtention de la bonne martingale, une sorte de combinaison magique de la St Glinglin. Cette deuxième façon de gérer qui prend les supporters pour des couillons ne me convient guère, j’ai du mal à admettre qu’on n’y vise ni atteigne ainsi aucun titre.


Devant la valse des joueurs qui s’annonce je veux avouer ici toute ma perplexité pour définir ma conduite. Est-ce que j’ai vraiment envie d’envoyer plus de 425€ d’abo à Ganay s’il n’y a pas d’autre objectif pour le club que viser éternellement au mieux la 2e place. Dois-je m’investir comme je le fais depuis des années si l’OM n’est plus qu’une forme de Disneyland, une sorte de paradis du supporter où les prestations les plus réussies sont les tifos du Vélodrome.


Je demande solennellement à Frank McCourt et à Pablo Longoria de ne pas s’amuser à faire de l’Olympique de Marseille un faux club aux vrais tifos où seuls les agents empocheraient les meilleurs subsides. Ce qui valait pour Jacques-Henri Eyraud vaut pour Longoria. L’OM doit être autre chose qu’une simple entreprise de divertissement.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

dimanche 28 mai 2023

GRANDEUR ET MÉDIOCRITÉ

 Cela fait plus de 52 ans que je viens au Stade Vélodrome. Jamais, je dis bien jamais, je n’ai eu envie de partir à la mi-temps d’un match. Si je ne l’ai pas fait hier, alors que j’annonçais que l’OM allait perdre cette rencontre (0-0 à la mi-temps) c’est parce que je me suis amusé à laisser le choix à mes amis de Twitter de décider si je restais ou pas. 42 votants sur les 5 minutes que j’avais programmées, une forte majorité pour prolonger ma présence dégoûtée, mais je n’ai pas été au-delà de l’ouverture du score par les Brestois, j’étais dehors bien avant l’égalisation par l’OM et je n’étais pas le seul.

Je ne suis jamais parti avant, sauf peut-être une fois parce que ma femme avait un gros problème (je sais plus lequel), même pas pour arriver plus vite au métro ou à la voiture, même pas parce qu’on perdait. Jamais.


Il ne faut pas faire semblant d’être supporter quand ta propre équipe s’emmerde sur le terrain.


Les Olympiens n’y sont plus. Le collectif s’est littéralement disloqué. Un peu de jeu autour du ballon mais plus l’ombre d’une idée, d’une inspiration. Nous n’avons eu que la médiocre récitation d’un morne football par des cancres de fin d’année dont la cohésion faisait presque peine à voir. Et il ne faut pas se voiler la face, ce que nous avons un peu fait les uns et les autres, ça commençait à sentir le moisi depuis un moment.


Contraste choquant avec la fête aux héros de 93, ces seigneurs qui en leur temps remportèrent toutes les guerres, notamment avec ce tifo géant extraordinairement beau et puissant, les images sont saisissantes, auquel c’est une fierté d’avoir participé, d’être un parmi cette multitude graphique.

Je serais joueur, j’aurais honte. Je donnerais la moitié de mon salaire aux associations de supporters pour me faire pardonner. Je me mettrais au fond d’un grand trou pendant trois jours.


Vous comprendrez bien qu’après ça je ne commente pas plus ce que j’ai vu.

Moi aussi je commence à m’inquiéter au sujet de Vitinha. Je me demande si Pablo ne s’est pas fait enfler gravement pour la première fois de sa vie. Si c’est la timidité qui inhibe ce jeune joueur, il va falloir qu’il trouve le chemin du caractère et qu’il s’impose vite aussi bien sur le plan physique que technique parce qu’il pèche dans les deux domaines en plus de sa faiblesse mentale. De quoi désorienter ses coéquipiers, lesquels hier au soir ne valaient guère mieux.


Nos regards se tournent désormais vers la Direction de l’Olympique de Marseille. Qu’est-ce qu’on fait Pablo ? Qu’est-ce qu’on fait McCourt ? C’est quoi le projet ? S’améliorer encore et toujours ou bien faire juste ce qu’il faut pour sauver les apparences, juste pour que tourne le binz, le club comme une usine à couillons que nous sommes ?


Si le cas Tudor semble réglé, à mon avis ce sera un départ, et ce n’est pas plus mal, il va falloir très vite énoncer clairement les prochaines étapes en vue de repartir. Et si on devait juste se focaliser sur ce qu’on a vu sur le terrain hier au soir, on ne retiendrait pas grand monde. J’ai peur pour l’avenir immédiat.


Bien sûr que je jette le bébé avec l’eau du bain et qu’il va falloir laisser refroidir tout ça pour l’examiner à tête reposée, ce moment va venir. S’il ne faut pas s’interdire d’étaler sa frustration, il faut s’efforcer par contre d’en faire quelque chose,


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

 


vendredi 26 mai 2023

C’EST QUOI LE PROJET, MAINTENANT ?

 La fête des 30 ans du 26 mai 93 est finie. Elle fût magnifique au vu des images qui ont fait le tour des réseaux de la Terre. J’ai choisi de rester tranquilou à la maison mais fus ravi de voir comment la jeunesse marseillaise avec les clubs de supporters et la complicité de la mairie s’est appropriée l’événement. C’était beau, joyeux, sincère, plein de cœur, de bleu et blanc et surtout, de feu. Cela restera un moment mémorable dans l’histoire du supporterisme.

Les supporters à défaut des joueurs actuels ont fait une nouvelle fois la preuve, s’il en était encore besoin, que Marseille est une des places fortes du football mondial.


Le championnat français de Ligue 1 2022-2023 se poursuit quant à lui ce soir mais il a pour l’OM ce goût amer des plats un peu ratés. Je le confiais à l’issue de l’antépénultième journée, cette défaite à Lille m’a beaucoup affecté et j’ai très envie de bouder cet ensemble olympien qui avait largement les moyens de faire mieux. Pas sûr que je me rende au stade ce soir, pas le coeur à ça.


Nous sommes forcément partagés sur le jugement définitif à porter sur la saison et sur la performance globale de Tudor et de ses hommes. Finir sur le podium, convenons-en, est un objectif que le club est loin d'avoir souvent atteint depuis 30 ans. Mais nous ne devons jamais nous départir non plus de l’exigence qu’il affiche des progrès constants de saison en saison jusqu’à l’atteinte d’un titre ou d’une épopée. Or, de cela nous n’avons rien eu, à part des espoirs déçus.


Certains émettaient de fortes critiques vis à vis de Sampaoli en raison de son jeu trop axé sur la possession, mais il avait fini à la 2e place, ce qui a peu de chance de se produire pour Tudor. La probabilité de voir Ajaccio répéter à Lens l’exploit qu’il sut accomplir au Vélodrome est quasi-nulle, même si en football… ok, on connaît la chanson. Les Lensois sont plus consciencieux que nos joueurs. Mais Sampaoli qui avait fini sur le fil lors de la dernière journée dans cette position qui ouvre un accès direct à la Ligue des Champions, avait aussi eu la Ligue Conférence à gérer jusqu’à la demi-finale, ce qui n’est pas rien. Tudor délesté avant les fêtes de la Ligue des Champions et de toute coupe européenne ne pourra pas se plaindre de la fatigue et d’un effectif limité pour pallier à toutes les échéances.


Certains évoqueront le nombre record de points. Oui, bravo Tudor et les joueurs, mais c’est au moins la 2e place qu’on voulait, ou bien la Coupe de France ou une épopée continentale. Au lieu de cela, ce sera une préparation tronquée pour jouer le tour préliminaire et le barrage, puis un recrutement plus délicat. Alors, oui… cet effectif pouvait mieux faire mais il a raté des moments-clés. Je suis arrivé à la conclusion que si Tudor avait mieux appréhendé le championnat de France, s’il y avait eu dans son staff un français compétent pour le briefer nous aurions connu un meilleur sort.


Le jeu de Tudor n’a plus de secret pour nous désormais. Il a montré parfois son efficacité et nous n’ignorons pas que le stade a souvent été plein grâce à lui, ce sera encore le cas ce soir pour la dernière à la maison, devant des brestois assurés de garder leur place dans l’élite et prêts pour un match de gala, mais cela me gave quand même qu’on se focalise trop sur les fameux 120 kilomètres que doit parcourir une équipe pour être performante. C’est bien beau une équipe qui court, mais c’est mieux quand elle maîtrise le ballon et qu’elle maintient un haut niveau d’inspiration et de créativité. C’est cet équilibre que je voudrais retrouver. Qu’on parle autant de ballon que de performance athlétique avec le croate.


Mais aux dernières nouvelles, Tudor serait sur le départ, dans l’attente d’une proposition de la Juve qu’il ne laisserait pas passer. Nous verrons bien. Nous ne serions pas de toute façon assurés s’il restait de le voir amener l’équipe un cran au-dessus de celle-ci. Des entraîneurs, il y en a et je ne doute pas que Pablo Longoria saura en dénicher un inattendu. Mais du coup, j’ai envie de me tourner vers le jeune président espagnol de l’OM pour lui demander : Mais enfin, c’est quoi le projet maintenant ?


La folle soirée d’hier pour fêter le 30e anniversaire d’un titre majeur indique à quel point nous sommes frustrés, et notre jeunesse particulièrement, devant l’absence de titres. Nous voulons voir l’OM franchir allègrement quatre à quatre les marches de la hiérarchie européenne. Ce qu’il s’est passé hier sur le Vieux-Port démontre à quel point nous méritons mieux. Tapie, lui, savait renouveler une équipe pour à chaque fois l’améliorer sur le papier et dans ses performances. Certes, les temps ont changé, mais Longoria, Ribalta, McCourt… va falloir vite monter le niveau. Bougez-vous, sinon ce sera la régression.


En parlant de régression, j’ai passé une excellente nuit en pensant à la grande et terrible souffrance des supporters de Bordeaux qui ont vu hier leur équipe rester en Ligue 2.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

samedi 20 mai 2023

TROP LES GLANDES !

 J’ai rarement commencé un billet en étant aussi dégoûté. Peut-être parce que je sentais que ce serait compliqué.


Que disais-je dans mon billet d’avant-match ce matin ? Que j’attendais l’OM sur le caractère. Que l’équipe maîtrise le ballon et le match de bout en bout. Qu’on se crée des occasions sans les vendanger. Et que l’on voit un grand Pau Lopez.


Qu’avons-nous vu ? Rien de tout cela.


Nous n’avons jamais été capables de jouer au ballon sur ce match sauf pour le contre qui débouche sur le but de Clauss, une interception de Malinovskyi qui échange avec Ünder avant de lancer l’ex-lensois en profondeur (28e). Il y a aussi cette belle contre-attaque juste avant la mi-temps avec des échanges en 2 touches de balle, et cette fois Clauss frappe au-dessus… vendange totale. On se met alors à espérer que nous n’aurons pas à regretter cette occasion et malheureusement c’est bel et bien le cas dès la reprise avec une mésentente entre Kabore et M’Bemba qui oblige Pau Lopez à prendre le risque de plonger dans les pieds d’un lillois et comme bien souvent dans ce cas le gardien accroche l’attaquant, c’est le pénalty que transforme David. 1-1.


Malgré cela l’OM ne parvient pas à réagir comme il le faudrait. Au contraire, ce sont les lillois qui sont dopés par cette égalisation. L’arbitre alerté par la VAR annule logiquement un but de Sanchez hors-jeu. Et puis rien et comme on le pressentait, centre de Cabella entré en jeu auparavant, tête et but, M’Bemba étant resté à chercher des fraises dans la surface, ma foi, c’est la saison.


La 1re mi-temps fût très serrée. Densité au milieu, intensité des deux côtés ce qui entraînait de multiples erreurs techniques. La 2e mi-temps fût totalement lilloise. Nous n’avons pas existé, ou trop peu ce qui revient au même quand on est l’OM.

Nous finirons 3e je ne me fais plus aucune illusion et toi qui me lis partage sûrement ce point de vue. La saison est terminée. Nous sommes à notre place.


Les olympiens se sont flagellés tout seul alors qu’ils avaient plusieurs fois laissé passer l’occasion de prendre des points. Ajaccio, Strasbourg deux, Montpellier, Lens. C’est un échec.

C’est l’échec des joueurs qui ont souvent mal négocié des moments importants, c’est aussi celui du coach malgré son record de points.


Puisqu’il faut parler de Payet laissé à Marseille par le coach parce qu’il n’aurait pas assez mis d’enthousiasme à l’idée d’être dans l’équipe des remplaçants, oui… Tudor est responsable de ne pas l’avoir utilisé dans des moments-clés, on pense à Lens où lui et Guendouzi arrivent trop tard. Perdre Matéo Guendouzi comme l’a fait le coach lui appartient totalement alors que nous savons tous quel guerrier il est et à quel point il est capable de motiver les autres. Oui, Tudor est mort avec ses idées. Il est 3e, avec un record de points mais il fait moins bien que Sampaoli, et il n’a pas su garder l’appui de tous ses joueurs. Sans doute est-il d’ailleurs sur le départ pour la Juve.

Je n’ai pas envie d’en dire plus. Je suis même pas sûr que j’irai voir le dernier match au Vélodrome, je me demande même si je ne vais pas arrêter de me passionner pour ce club comme je le fais. « Trop les glandes » c’est une chanson du groupe Quartiers Nord que Rock le leader peu intéressé par le ballon met malicieusement sur sa page facebook les soirs de défaite pour nous faire maronner mais c’est tout à fait mon état d’esprit ce soir.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

vendredi 19 mai 2023

LA VICTOIRE OU LA MORT

 Je le disais dans le billet à chaud dès le coup de sifflet final d’OM-Angers, cette 36e journée risque d’être sanglante dans la lutte pour la 2e place. Tous les scénarios sont envisageables au regard des opposants qui attendent l’OM et Lens chez eux, prêts à jouer les arbitres.


Avec le LOSC, c’est l’OM qui aura l’adversaire le plus coriace à affronter puisqu’il est situé 8 points au-dessus du FC Lorient dans ce championnat de Ligue 1. Ce sera d’autant plus difficile pour les olympiens que les dogues lillois jouent une qualif’ directe pour l’Europa League au coude à coude avec Monaco. On a beau se dire qu’ils seront peut-être gênés par l’absence de trois titulaires habituels alors que le groupe olympien est au complet, à l’exception bien entendu des marocains Harit et Ounahi, ils seront organisés comme toutes les équipes qui nous affrontent, pour nous prendre dans le dos au premier déséquilibre un peu trop prononcé.


Les joueurs de Tudor n’ont plus le choix. Une seule alternative : la victoire ou la mort. À 3 matchs de la fin et avec 1 point de retard sur Lens, s’ils veulent mettre la pression sur Les Sang et Or il leur faut impérativement revenir avec les trois points. Cela suppose comme à l’habitude qu’ils prennent la possession du cuir, qu’ils se créent des occasions et surtout qu’ils ne les vendangent pas. Et d’un autre côté, il faudra un grand Pau Lopez car l’adversaire le sollicitera sûrement bien plus que ceux des derniers matchs.


Réussite offensive, réussite défensive sont les paramètres principaux d’une victoire. On ne peut pas dire que nous démarrerons ce soir la rencontre avec beaucoup de certitudes dans ces domaines tellement notre équipe, comme on l’a vue à Lens, peut se fragiliser assez facilement face aux éléments contraires. C’est dans le domaine du caractère que nous l’attendrons encore une fois. Dans l’idée de caractère on entend surtout la volonté de faire mal, de remporter les duels, de maîtriser la rencontre d’un bout à l’autre et d’avoir le sang froid nécessaire au moment de l’estocade. Il faut frapper un grand coup si on veut se donner les moyens de finir devant les Lensois.


Tudor me dérange un peu avec son autosatisfaction sur la saison olympienne. Il aura beau battre le record de points, si l’OM finit 3e ce sera un échec. Si c’est 2e à la différence de buts, l’objectif sera atteint mais pour autant cela ne marquera pas une nette différence avec la saison de Sampaoli. Pour que la saison soit réussie, un peu plus que la précédente, j’attendais personnellement une nette différence de points avec le 3e tout en ayant un écart minimum avec le 1er. C’est mal parti !


Qui sera aligné au départ ? On est sûrs pour Pau Lopez, Kolasinac, Clauss, Vérétout, Rongier, Ünder, Sanchez. Si Gigot est pleinement opérationnel il a de bonnes chances d’être là. M’Bemba a un peu disparu, son retour est possible mais Balerdi est tout de même un chouchou du coach croate. On peut supposer que Malinovskyi, l’autre chouchou, et c’est inexplicable au regard des performances, sera aussi dans le onze de départ même si je continue de lui préférer Guendouzi. Tavares va-t-il retrouver un statut de titulaire ou est-ce qu’Ünder sera repositionné en piston droit, ce qui replacerait Clauss à gauche ? Vitinha devrait être sur le banc… mais sait-on jamais…


Réponses à toutes ces questions ce soir.


Au fait, avez-vous lu mon billet sur le 26 mai 93 ? Je vous mets le lien ci-dessous :


https://homemarseille.blogspot.com/2023/05/la-victoire-ou-la-mort.html?m=1


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert