jeudi 18 avril 2024

UNE DEMIE N’EST PAS UN TROPHÉE !

 1 heure du mat’ dans ma cuisine, posé à la table au retour du stade après avoir mangé un yaourt et deux fraises achetées par ma femme au marché de St Barnabé ce matin.


Heureux de la qualification, dans la douleur comme on pouvait logiquement s’y attendre, mais c’est pour une demi-finale européenne dont l’OM détient pour longtemps encore dans l’hexagone

 le record de participations à ce stade de la compétition.


Bien sûr j’ai poussé, hurlé jusqu’à m’en péter la voix dans un Vélodrome volcanique, et croyez bien que je n’ai guère envie de faire la fine bouche, mais je suis quand même perplexe devant le niveau technique affiché par les deux équipes ce soir. Ma joie est gêné aux entournures par le fait que je vois bien mal comment nous pourrons aller plus loin dans cette compétition alors que nous avons lamentablement foiré dans les autres.


Je suis presque obligé de simplement rappeler sans chercher à rabattre la joie de quiconque, qu’une demi-finale n’a jamais constitué un trophée.


 Nous avons juste éliminé un adversaire à l’issue d’une séance de tirs aux buts qui commença somptueusement par l’échec d’un joueur que nous avons adoré détester quand il portait le maillot du Qatar.


Auparavant, nous aurons vu s’affronter deux équipes très limitées dans leur expression offensive, chose que je ne me souviens pas avoir souvent vu à ce niveau. J’imagine facilement que nous faisons tous ce constat.


Je ne retiendrai qu’un certain nombre de choses de ce match.


Nous avons vu un grand Balerdi. Son meilleur match depuis qu’il est chez nous. Et en réussissant son tir au but il a effacé son échec lamentable dans la séance qui avait éliminé l’OM contre Annecy la saison dernière (on a l’impression que c’était il y a trois ans).


Pau Lopez a été décisif dans le match et dans le final « penaltiesque ».


Aubameyang n’aura guère eu de réussite mais il fait passe décisive sur le but marseillais. Par sa présence combative, il donne de la force à son équipe et c’est déjà pas mal.


Vérétout a été exemplaire d’abnégation jusqu’a ses crampes qui le tétanisaient à la fin.


Ounahi et Harit, même quand ils donnent tout ce qu’ils ont n’apportent pas grand chose, quant à Kondogbia, j’ai l’impression qu’il joue avec des boulets aux chevilles.


Soglo m’a déçu après avoir donné l’impression de bien démarrer, on l’a vu refuser le jeu, d’utiliser son pied gauche, il a été dans l’évitement systématique de la prise de responsabilités.


Et n’oublions pas l’entrée transparente de Correa, alors que celle de Murillo fut au contraire tonique et rassurante.


J’allais oublier la belle rentrée de Luis Henrique en piston gauche, poste que je lui destinais avant qu’il ne reparte au Brésil. Il m’a même étonné dans son jeu long.


Gasset est le grand homme de ce match car on a bien vu que cet OM qui manquait de génie avait un cadre, une structure, qui lui a permis de ne pas se disperser malgré sa poussivité dans les trente derniers mètres. Et puis le vieux coach a quand même fait fort en finissant la rencontre avec deux jeunes de 17 et 19 ans sur le terrain, ce qui est peut-être dicté par les circonstances mais quand même fallait avoir les couilles de le faire.


Je retiens surtout la joie du peuple marseillais, de cette jeunesse en mal de grands soirs en restant calme par rapport à ce que j’ai vu de la confirmation de nos carences. Nous ne pouvons afficher que de maigres espoirs d’amélioration de nos qualités pour inquiéter un adversaire comme l’Atalanta de Bergame qui nous sera opposé au tour suivant.


Mais une demie…. ça fait plaisir quand même… mais c’est pas encore la victoire finale. Restons calmes ! Très calmes…


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

mercredi 17 avril 2024

TOUT UN PEUPLE DERRIÈRE !

 Jour de grand match !


Ce genre de rencontre couperet qui dégage une odeur de sang et de larmes. On adore.


Certes nous ne sommes pas sereins. Nous imaginons facilement que si qualification il y aura au bout du suspens (encore faudrait-il déjà qu’il y en ait), ce sera laborieux, à l’énergie, à l’arraché.


Déjà, nous avons un but de retard alors que nous ne sommes pas dans une phase où nous marquons beaucoup. Et puis les blessures incroyables qui ont touché la défense nous placent dans une crainte bien raisonnable.


Mais la raison a-t-elle sa place dans une soirée pareille au sein d’un Vélodrome bourré jusqu’à la gueule qui devrait vibrer et trembler comme il sait le faire, jusque parfois en intimidant les adversaires.


Reste à savoir comment cette équipe qui aura rarement réalisé un match parfait digne de l’histoire du club trouvera les ressources nécessaires pour atteindre l’objectif qualification. Elle a certes des circonstances atténuantes que rappelait Jean-Louis Gasset dans un interview à La Provence hier. Mais on restera tout de même sur l’idée que les joueurs seront trop souvent passés à côté, gâchant lamentablement leur saison.


Une qualification ce soir ne serait qu’une étape. Seule une nouvelle participation à une finale pourrait nous permettre de pardonner ce fiasco dans les autres compétitions, lequel nous placera très certainement dans une situation financière inconfortable.


En football, rien n’est impossible. Mais la réalité te rattrape toujours, finit par t’exploser à la gueule, vient te rappeler que tes projections ne sont que des petits rêves de supporter qui voit son club plus gros qu’il n’est vraiment.


Mais qui peut se résoudre, malgré les paramètres défavorables nous concernant, à reprendre le métro ou la voiture après le match après s’être lamentablement fait sortir de cette belle Europa League que nous mettrions bien dans la vitrine ?


Pas moi, ni personne, ni les joueurs (du moins je l’espère). Et il y aura dans nos voix cette rage de ceux qui veulent éperdument survivre face au sort qui ne nous a pas toujours été favorable. Rappelons-nous ce retour contre Panathinaïkos en début de saison (quoique, on s’arrête souvent à ce match mais il aurait fallu sortir Braga au tour d’après, ce qui était loin d’être fait).


Que la Bonne Mère nous vienne en aide parce qu’il ne faudra rien attendre des arbitres, pas plus que des adversaires qui ont eux aussi tout foiré cette saison et ont comme nous une revanche à prendre.


Pour ce qui est de la compo de départ, je laisse le coach se démerder. C’est un grand professionnel qui a toute ma confiance.


Tout un peuple sera au rendez-vous. C’est maintenant aux joueurs de remettre les pendules à l’heure.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert



mercredi 10 avril 2024

DE L’AMITIÉ DANS LE FOOTBALL…

 C’est quoi l’amitié ? Peut-être un lien très spontané ou s’étant construit sur la durée, qui ne s’éteint jamais malgré le temps et la distance, l’âge qui avance, une reconnaissance positive et mutuelle de l’autre. L’amitié n’a pas besoin d’être démonstrative, elle ne réclame pas forcément de preuve, elle s’impose à ceux entre lesquels elle circule.


Qu’est-ce que vient foutre cette interrogation sur l’amitié ? Je vais essayer de vous l’expliquer.


Hier matin, j’ai assisté aux funérailles d’un coéquipier de mes années junior passées à l’US Michelis, ce beau club d’une cité où je suis né, à l’est de Marseille, un club qui fête ses soixante-dix ans cette année.


Des figures du club étaient présentes, au premier chef le président emblématique, Antoine Eghikian, l’un d’entre nous, Erick Pons, est revenu spécialement de Corse où il vit aujourd’hui. Il y avait une évidence, comme si nous nous étions juste quittés hier. Nous étions là pour l’amitié, pour la fraternité, pour le souvenir de l’un des nôtres parti rejoindre sa dernière demeure. Trop tôt forcément.


Trop tôt parce que pour ma part, je n’avais quasiment plus revu le défunt (dieu que je n’aime pas ce mot puisque de toute façon il ne sera jamais mort à mes yeux) depuis nos années de jeunesse.


J’étais là par fidélité et amitié pour un jeune homme de 17-18 ans, puisque c’est ainsi qu’il est resté dans mon esprit malgré plus de 45 ans passés depuis.


Nous étions là pour les rires et les engueulades de vestiaires, pour nos luttes et nos courses ensemble contre l’adversité, pour nos victoires et nos défaites, pour nos chambrages. Tu partages beaucoup quand tu te vois les mardi, jeudi, vendredi soir pour les entrainements (parfois le samedi en boite) et le dimanche pour les matchs, les déplacements en car vers les villes de la Côte d’Azur, et cela toutes les semaines.


Nous étions là aussi pour soutenir sa famille.


Il était chambreur Gérard Mélis, puisque c’est lui qui nous réunissait ainsi dans cette triste circonstance. C’était notre avant-centre, un chambreur mais jamais méchant. Un excellent avant-centre souvent surclassé dans les catégories de jeunes, ce qui est toujours une marque de grande qualité. Il avait l’art de se démarquer, de faire le bon appel. Il pouvait prendre la profondeur mais il savait jouer dos au but et garder le ballon, il se retournait facilement. Il avait les deux pieds, un bon jeu de tête, du timing, de la détente. Il était toujours bien placé, et surtout il claquait des buts.


Pourquoi il n’est pas devenu professionnel alors ? Pas sûr que ça l’intéressait. Il avait décliné une invitation de monsieur Jean Robin, alors directeur sportif de l’OM, de jouer avec les juniors de l’Olympique de Marseille un tournoi en Yougoslavie. Ça nous avait rendu fous qu’il refuse un truc pareil, mais lui nous avait répondu tranquille avec son beau sourire qu’il était amoureux d’une jolie jeune femme et que c’était elle, sa priorité.


Il voulait prendre un boulot tranquille et fonder une famille, et c’est avec encore une autre qu’il le fît.


Faut dire qu’il était beau Gérard. Elles étaient toutes folles de lui. Il avait un truc, une assurance, une décontraction, une maturité qui donnait l’impression d’une vieille âme ayant décidé de s’amuser un peu sur terre.


Il n’a pas fait carrière dans le football, Gérard, mais l’église de Cassis, pourtant grande, était tellement pleine à craquer que nous sommes nombreux à ne pas avoir pu entrer. Preuve qu’il avait continué à promener sa bonhomie rigolarde autour de lui, à donner quelque chose de lui à beaucoup de gens. Il n’a pas été pro mais Marcel Dib était présent (normal, il jouait avec nous dans le temps), mais il y avait aussi Jean Tigana, Michel Platini, Andréas Köpke, Jean-Charles de Bono, que je n’ai pas vu.


L’amitié dans le football est une chose capitale. Les joueurs n’ont pas forcément besoin de partir en vacances ensemble, mais ils doivent se sentir bien ensemble, avoir envie de donner quelque chose à l’autre. Question… les joueurs de cet Olympique de Marseille qui jouera ce soir s’aiment-ils assez pour atteindre leurs objectifs et faire plaisir au peuple marseillais ?


Je ne le crois pas. Qu’ils se débrouillent au moins pour nous ménager un retour à suspens.


Je remercie en tout cas le QSG de m’avoir rendu le sourire hier en perdant sur son terrain contre le Barça, car je n’avais pas le moral.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


jeudi 4 avril 2024

OH L’OM, ÉTONNE-NOUS…

 Bonjour supporter, supportrice,

Ce qui est terrible cette saison et au moment où j’écris ces lignes, c’est que tu vas vers le match du soir en te préparant à perdre.

Celui qui pense que l’OM l’emportera ce soir à Lille est un fou, ou une folle. C'est mission impossible. Il y a de graves carences mentales dans ce groupe olympien, quelles que soient les compositions. Il est mal né. Il s’est fragilisé avec le choix contesté de Marcelino, ses options qui tranchaient avec celles de Tudor, et il n’a jamais su se reconfigurer.

Nous n’avons plus rien à espérer dans ce championnat 2023-2024 sinon de passer le tour contre Benfica en reportant sur cette double confrontation toutes nos forces. Que faire d’autres. Se battre pour une Ligue Conférence ? Non, merci.

Je salue le travail de Gasset et Printant qui n’ont apporté que du positif, déplore la cascade de blessures que ne cesse de subir l’effectif, et je sais que les miracles sont trop rares en matière de football. Certains peuvent faire leur retour, c’est vrai, mais à quel niveau de jeu se trouvent-ils, sans doute très loin de leur meilleur.

Lille est une équipe qui fait un beau championnat, ils sont à l’aise sur leur pelouse, nous pourrons encore faire illusion pendant un certain temps dans ce match, mais nous le perdrons quoi qu’il en soit.

Pardon pour ce pessimisme, ce dégoût, cette amertume. Il vient toujours un moment dans une saison où il faut se faire une raison, le moins qu’on puisse dire cette fois c’est qu’il est arrivé tôt. Ne m’en veuillez pas et je suis sûr que nombreux partagent mon point de vue.

Bien sûr je ne demande qu’à être étonné. Oh l’OM, étonne-nous !

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


dimanche 31 mars 2024

L’OM A FAIT ILLUSION !

 C’est une histoire qu’on ne connait que trop. Tu fais le match que tu dois faire, mais pas suffisamment sur la durée, tu fais illusion, tu essaies de montrer que tu vaux mieux que ton classement, que tu es digne de porter le maillot de l’OM… mais ce n’est pas assez.


Tu tournes autour du but, tu frappes à côté, tu n’as pas la maitrise technique suffisante dans la surface adverse et ta chance passe. Il aura fallu la sortie d’un M’Bemba jusque-là extraordinaire (50e) pour que sur leur première véritable attaque placée de la 2e mi-temps, les Qataris qui faisaient dans leurs culottes à fin de la 1re, n’ouvrent le score (53e), Vitinha jetant un gros coup de froid dans un Vélodrome pourtant  chaud-bouillant malgré la pluie. OM 0 - Qatar 1


L’OM jouait à 11 contre 10 mais n’était pas parvenu à marquer, et nous savions si bien en voyant les Olympiens attaquer plan-plan après la reprise que cette supériorité numérique ne serait peut-être pas exploitée.


Pourtant l’OM égalisait sur une grosse frappe de Vérétout quelques minutes après, mais l’arbitre considérait que Luis Henrique avait gêné Donnaruma.


Peu après l’heure de jeu, à la surprise générale, le coach espagnol du Qatar sortait conjointement Dembele et M’Bappé. Luis Enrique, le coach espagnol choisissait de contrôler la rencontre, considérant que nous n’aurions pas les arguments suffisants pour égaliser. Comment lui donner tort au regard de ce que nous savons de notre équipe et de ce qu’elle a montré par la suite… oui, tu tournes autour, tu vas même dans la surface, tu frappes mais tu foires surtout. Des mauvais choix, plein.


Alors arrive ce qui doit arriver. Il y a un nouveau contre et même à 11 contre 10 tu te fais planter par Ramos (85e).


Nous sommes intéressants mais trop légers. Il manque du monde c’est vrai mais face à un effectif pareil, certes inférieur à toutes les qataries précédentes, ça ne peut pas passer.


Des supporters sont partis dès le 2e but parisien, chose qui me dégoute toujours.


Il ne nous reste plus qu’à rentrer à la nage à la maison, les flaques causées par la pluie s’avérant supérieures à notre peine.


Vibe le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert




samedi 30 mars 2024

NOS CASTRATS CONTRE LE QATAR !

 Supporter, supportrice,

Sans doute considères-tu aussi avec beaucoup de nostalgie les matins où dès le réveil nous pensions à ce match du soir qu’on appelait Classico, non sans une certaine emphase ?


Ces temps sont malheureusement révolus en raison du système né de l’avidité des hommes, certains en tout cas, qui ont accepté qu’un petit état richissime, disposant de fonds sans limite, deviendrait le propriétaire du club de la capitale française, libéré de toute contrainte réglementaire.


Nous serons certes au rendez-vous.


Des hordes de supporters de l’OM venus de toute la France, profitant du week-end pascal, sont descendus à Marseille pour vivre l’évènement au Vélodrome, mais c’est juste pour faire semblant d’en être, un peu comme quand tu ne crois plus au Père Noël mais que tu attends quand même en famille qu’il te sorte un cadeau de derrière sa grande barbe blanche.


On le sait, on est pas couillons, on le voit bien que ce groupe olympien manque d’âme et de couilles, pardon de parler ainsi, appelons un castrat… des castrats.


S’il y avait la moindre moelle dans cette équipe, un taux suffisant d’hormones mâles, le moindre petit signe de puissance, nous n’aurions jamais perdu à Rennes contre une équipe prenable, fatigue ou pas fatigue. Alors, battre le leader du championnat de France quand tu as déjà donné ton cul à tous tes devanciers, faut pas se raconter d’histoires, c’est difficilement envisageable.


Par le passé, nous avons eu une équipe, certes très valeureuse, qui 3 jours après avoir détrôné le grand Milan en finale de la Ligue des Champions, des joueurs toujours à 3g ne comptabilisant que 5 heures de sommeil depuis leur triomphe, qui avait battu à plate couture un PSG (ça s’appelait encore comme ça) de très bonne valeur.


Nous avons aussi vu une équipe de minots envoyée au Parc des Princes en représailles contre une décision de la Ligue en défaveur de nos supporters. Et les jeunes avaient obtenu le point du nul contre une équipe avec Pauleta en pointe.


C’était au temps où l’OM fleurait bon l’identité marseillaise et qu’on craignait dégun.


Mais avec les joueurs que nous avons aujourd’hui, même avec le sérieux apport de Gasset et Printant, même reposés, c’est inenvisageable, sauf miracle…


Oh je dis pas qu’ils ne feront pas illusion plus ou moins longtemps.


Le problème des miracles c’est qu’on les attend toujours. Au point même que je ne peux m’empêcher d’y croire… j’y crois quand même un peu, et je me mettrais bien des claques pour cette espérance d’imbécile. Nous sommes incorrigibles.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

dimanche 17 mars 2024

ÇA SE COMPLIQUE !!!

 Rennes était-il vraiment au-dessus de l’OM. Pas tant que ça à mon avis, mais ils auront mieux géré certaines situations que nous et c’est surtout là-dessus que nous avons de quoi nous montrer encore plus déçus par le score et le résultat.


Il y a une erreur de marquage marseillaise qui à la 17e minute laisse du temps à Terrier trouvé dans la surface par Ghouiri pour contrôler et frapper.


À 1-0 les Rennais se sont contentés de reculer et d’empêcher en s’accrochant les joueurs de Gasset d’avancer. Ils avaient d’autant moins de mal que la construction olympienne semblait parfois un peu lente avec Harit et Kondogbia, quand ce n’était pas Gueye.


Dans ces conditions, il était difficile de trouver les attaquants pour les placer dans les meilleures conditions. Sauf à la 24e avec Merlin qui trouve Aubameyang à l’angle de la surface,´lequel s’enfonce et frappe mais Mandanda la sort.


La 2e mi-temps fut un festival de mauvaises transmissions, surtout sur des situations intéressantes de contres qui auraient pu faire mal comme quand Gueye alors qu’on arrive à 6 contre 4 dans les trente mètres des Bretons transmet directement à un défenseur rouge.


Si Aubameyang à la 70e sur coup-franc met au fond, le match aurait été différent mais Mandanda détourne le ballon sur le poteau et Mounbagna entré à la place de N’Diaye reprend à côté.


Par la suite, les Bretons vont obtenir un pénalty généreux qui va leur permettre de faire le break.


Dommage ! Les deux équipes sont très proches l’une de l’autre mais il manquait quelque chose à cette équipe olympienne au-delà de la fraîcheur. Un peu plus de conviction, d’esprit de rébellion, de pugnacité, de personnalité, des qualités qui lui font défaut depuis le début de la saison et que Gasset ne pourra pas forcément leur fournir.


Les cadres n’ont pas été à la hauteur. Et quand c’est ainsi c’est difficile. C’est pas fini… mais ça va être compliqué.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert