dimanche 17 septembre 2023

ENCOURAGE L’OM OU CASSE-TOI !

Ami.e.s supporter.trices olympien.ne.s énervé.e.s, bonjour.

Comme toi je suis rentré à la maison chargé d’une terrible frustration en voyant l’OM lâcher deux points sur sa pelouse alors que les prétendants aux places d’honneur s’étaient manqués auparavant.


Moi aussi, je pense que cette équipe marseillaise a encore beaucoup de progrès à faire dans tous les compartiments de jeu et qu’il faut se garder d’accepter trop facilement parfois que les joueurs n’en montrent pas plus quand il faut s’affirmer, mais ce n’est pas la première fois que nous voyons l’OM rater une marche pour basculer du bon côté, et cela quel que soit l’entraîneur à sa tête.


Moi aussi, malgré mon âge avancé, il m’arrive de m’irriter de voir un joueur pro rater des gestes faciles, ne pas prendre la bonne décision, de frapper ou de passer, alors qu’elle apparaît la plupart du temps évidente pour nous tous. Et je serais tellement heureux si l’OM se trouvait ce matin avec 15 points au compteur seul en tête du championnat et avec une grosse avance sur ses suivants.


Oui mais voilà, l’équipe a été fortement renouvelée à l’intersaison. Un nouvel entraîneur est arrivé qui tranche totalement par sa personnalité, son coaching, ses options stratégiques. Les nouveaux joueurs n’ont pas encore vraiment achevé leur phase d’intégration dans la région, la ville, le club et toutes ses composantes. Ce qui serait très étonnant dans ce contexte serait justement qu’ils soient tous dans une pleine réussite qui les verrait atteindre tous leurs objectifs.


Bien sûr tu vas me dire que tu sais ces choses-là aussi bien que moi et que malgré tout le tableau est à tes yeux beaucoup trop noir pour que tu te cantonnes à attendre que les choses aillent mieux petit à petit, parce qu’on est à Marseille et parce qu’on est l’OM.


Alors moi, ami supporter, j’ai juste envie de te dire que le football est une école de la patience. Créer une véritable osmose avec un groupe qui joue au football est une chose très difficile qui ne s’accomplira jamais en un tournemain. Les circonstances ont fait que deux entraîneurs plutôt estimés et performants ont abandonné en cours de route et il faut repartir avec quelqu’un d’autre, c’est ainsi. C’est mieux quand il y a de la continuité, mais faut faire avec le changement.


Tu fustiges, tu condamnes, tu fais descendre ta fureur puérile sur le coach parce qu’il a une gueule qui ne te revient pas et parce qu’il ne partage pas tes constats quand on lui tend le micro.


Lui, il voit l’équipe en progrès. Désolé de te dire mon ami que moi aussi. L’OM a fourni une prestation beaucoup plus dense hier contre Toulouse que contre Brest ici, ou à Nantes contre les canaris. Les joueurs se sont dépouillés pour forcer la décision, ils n’y sont pas parvenus, certes, mais en aucun cas ils ne méritent de se faire huer et d’entendre ce chant qui ne doit sortir que lorsque ça devient insupportable : « Mouille le maillot ou casse-toi ». Parce que là non seulement tu es injuste et je rajoute, pitoyable, mais en plus tu ne permets pas à ceux qui portent ton maillot d’évoluer avec toute la sérénité requise dans la semaine qui suit alors que se présentent des échéances importantes. Tu fragilises tout leur boulot ainsi que celui de l’entraîneur. Tu joues contre ton propre camp. Un comble.


Peut-être faut-il te rappeler que par la pression que tu mets sur les coachs par tes réactions quelquefois inappropriées, les deux précédents sont peut-être partis parce que ton poids était un peu lourd à porter.


Alors ami.e.s supporter.trice.s, j’ai juste envie de te contrecrier devant le triste spectacle de ta fureur d’hier face aux joueurs : « Encourage l’OM ou casse-toi ! ». L’OM a plus que jamais besoin de toi quand ça va pas, et ne te dépares jamais des trésors de patience qu’il faut garder au fond de soi pour traverser une saison. Nos amis de Lens et Lyon sont en train de plutôt nous envier à l’heure qu’il est.


Tu m’as énervé, vraiment.

D’une manière générale, j’ai de plus en plus de mal à constater la médiocrité des réactions de chacun dans les débats autour du football, sur les plateaux, dans les tweets, au stade. Personnellement j’ai de plus en plus de mal avec tout ça. J’ai vraiment l’impression que les supporters ont perdu leur fraîcheur et qu’en prenant les joueurs pour des machines, des personnages numériques de PlayStation, ils se sont éloignés des réalités du football, un jeu pratiqué par des humains malheureusement pas beaucoup plus parfaits qu’eux.

Et il arrive par ailleurs que l’adversaire se soit bien préparé pour déjouer tous tes plans, et faire une perf’ dans notre beau stade plein. Même quand il n’est guère porteur du prestige que tu t’attribues un peu trop facilement.

Toi aussi, reprends-toi, supporter.trice !


Ci-dessous, le lien vers mon billet à chaud sorti au coup de sifflet final :


https://homemarseille.blogspot.com/2023/09/lom-ne-tranche-pas.html?m=1


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert 

L’OM NE TRANCHE PAS !

 OM 0 - Toulouse 0


Il fallait gagner pour rejoindre Monaco, et il faut se contenter du nul.

Au moment où j’écris ces lignes, les olympiens se font copieusement siffler par le Virage sud qu’ils viennent pourtant saluer, on entonne même le « Mouille le maillot ou casse-toi », ce que je trouve très injuste et indigne de la part de supporters.


Ils étaient pourtant arrivés détendus au Vélodrome cet après-midi. Ils ne craignaient pas vraiment Toulouse, et les résultats de la journée enlevaient de la pression à leur équipe. Il faisait chaud mais avec un petit vent, de légers voiles nuageux dans le ciel freinaient les rayons du soleil, tranquilles je vous dis.


La composition ne comportait qu’une surprise, la titularisation de Balerdi à la place de Gigot qui avait ressenti une douleur qu’il était préférable d’écouter pour le staff en laissant l’Avignonnais au repos. En remplacement de Sarr blessé, Marcelino avait choisi de responsabiliser le jeune Mughe, Vitinha avait été préféré à N’Diaye pour jouer aux côtés d’Aubameyang.


Les Toulousains étaient venus avec l’idée de nous prendre assez haut, ils y mettaient beaucoup d’engagement et il a fallu attendre la 11e minute pour voir le 1er coup-franc intéressant, à 22 mètres. Il était foiré par Veretout.


L’OM avait la possession mais peinait à imposer son jeu au point qu’il fallait arriver à la 21e pour voir le 1er tir dans le jeu pour Mughe (auparavant Aubameyang s’était essayé mais contré), au-dessus. Les joueurs de la ville rose partaient devant à la moindre possibilité mais ils étaient contenus par des olympiens également agressifs et vigilants sauf à la 14e où Balerdi un peu lent et mou se faisait subtiliser le ballon, heureusement les toulousains n’exploitaient pas.


 À signaler aux 40e et 41e, deux demi-occasions toulousaines suite à des centres au 2e poteau. Sur la 1re Lopez intervient de justesse.


Malgré une meilleure possession, les Olympiens pêchaient souvent par des maladresses techniques, un pied une jambe toulousaines s’opposant aux moindres tentatives


44e Faute grossière sur Lodi du latéral droit toulousain, appelons-le Le Blond. Carton jaune et coup-franc qui ne donne rien.


45e Grosse frappe cadrée de Vitinha côté droit, le gardien repousse.


Quand l’arbitre siffla la mi-temps des sifflets descendent des tribunes. La prestation olympienne apparaissait très moyenne sans être médiocre. C’était appliqué, engagé, vigilant, volontaire, mais cela manquait de culot et de folie. On avait eu le sentiment néanmoins que les toulousains avaient commencé à baisser de pied à partir de la 30e ce qui pouvait laisser entrevoir une victoire marseillaise en 2e période.


55e N’Diaye entre à la place de Mughe sous une ovation pendant que Meïte va faire ses premiers pas sur la pelouse en remplacement de Balerdi.


56e On touche le poteau, et sur l’action qui suit il s’en faut de peu que nous ouvrions le score.


60e L’arbitre tarde à signaler un hors-jeu et on se fait peur, les toulousains ne parvenant pas à pousser la balle au fond.


66e Harit et Kondogbia en remplacement de Rongier et Corréa


70e À la suite d’un beau mouvement initié par N’Diaye, le ballon arrive sur Harit bien placé qui tire au-dessus.


78e Coup-franc bien enroulé de Clauss qui touche le haut de la transversale.


85e Énorme occasion pour Toulouse, on se demande comment le jouer la rate, on les a laissés s’approcher dangereusement. Il s’en procurait une autre incroyable derrière.


Les minutes s’écoulaient mais les olympiens n’ étalaient qu’une triste impuissance à trancher les fils de la défense toulousaine.

Le peuple marseillais poussait mais rien ne venait, tout foirait dans les avant-derniers gestes. On annonçait 8 minutes d’arrêto de jeu, ce qui galvanisait les supporters.


Mais il fallait se rendre à l’évidence qu’il manque encore beaucoup de choses à l’ensemble olympien malgré des statistiques sûrement bonnes en terme de possession, de tirs, de centres, de passes réussies, de dribbles. Mais on ne gagne pas avec des stats. On gagne avec du sang-froid, de la prise de décision spontanée, l’OM manque beaucoup de spontanéité.


On ne ressortira personne en particulier. Mais ce n’est pas d’un défaut d’engagement dont souffre pour l’instant cette équipe. Plutôt d’un manque de vitesse, de vitesse de décision et d’exécution, des choses qui se réglent. Mais si je dois choisir une merguez ce serait Aubameyang que je désignerais. Il va falloir que très vite il montre autre choses.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

samedi 16 septembre 2023

ÉCRASER LE TÉFÉCÉ 1-0…

 Qu’un beau dimanche soit sur toi qui supporte l’OM, rempli d’espoirs au milieu de ces catastrophes humaines qui nous accompagnent ces jours-ci.

Alors on fait quoi cet après-midi contre Toulouse ? Comment l’Olympique de Marseille concluera-t-il cette 5e journée de championnat qui a vu des prétendants aux premières places se vautrer hier. À l’heure où j’écris nous serions très heureux que Monaco se fasse à son tour cueillir à Lorient en début d’après-midi et que nos joueurs s’imposent derrière (attention, c’est à 17h) sans trembler pour prendre la tête de la compétition. Quoi que…


Quoique certains supporters, et un nombre pas si dérisoire, a tellement bavé sur Marcelino, sa personnalité qui soi-disant ne correspondrait ni au club ni à la ville, son système pourtant clairement annoncé dès le départ, en totale opposition à la marque de fabrique du précédent coach, « Et le 4-4-2 c’est pas bien, et je le sens pas, et ce n’est plus à la mode, et cela ne correspond pas à notre devise, et patin, et couffin… », que ceux-là toujours prêts à ne voir que les aspects négatifs ou se conformer aux apparences mises en avant par d’influents donneurs de leçon, ceux-là n’espèrent peut-être pas que les Phocéens sortent grands vainqueurs de cette journée.


Le grand scoop cette semaine des cyniques susmentionnés était le changement de système à venir pour Marcelino avec un passage au 4-3-3. La conf’ de presse a clairement démontré qu’il n’en serait rien, le coach de l’OM a choisi de rester droit dans ses bottes et je le respecte pour ça.


Car voyez-vous, ne vous fiez pas à la disposition affichée. Le 4-4-2 peut se transformer à la perte de la balle en 4-5-1 ou autre composition. Les deux milieux n’ont pas vocation à toujours rester seuls à gérer une grande zone, ils peuvent être rejoints soit par un défenseur ou par un attaquant. Il y a une discipline en fonction de la zone du terrain dans laquelle on se trouve, il y a un rythme différent et ce n’est pas forcément facile de tout assimiler tout de suite. Nous sommes face à un football plus subtil qui fait appel à l’intelligence des joueurs. Il ne faut pas se montrer pressé car même si Nantes s’est mal terminé pour nous, nous pouvons encore basculer du bon côté un peu plus tard, et cela même si devions nous louper contre Toulouse.


Qui remplacera Sarr à droite. Le coach bricolera-t-il une solution emmerdante ou pas ? Nous le saurons bientôt. Ce que nous attendons, c’est du progrès au moment où notre club entre dans une série de matchs de très haut niveau qui tranchent nettement avec la qualité des équipes que nous avons affrontées jusqu’ici, ceci dit sans leur manquer de respect.


Toulouse est plutôt une formation joueuse qui pourrait nous convenir à moins que leur entraîneur ne se dégonfle et ne dresse de terribles barrières devant ses cages. Ça m’étonnerait mais sait-on jamais.


Pour l’heure, il est temps de vous laisser. Vous constatez que je ne dispose d’aucune certitude sur ce qu’il va se passer. Je serais preneur même d’une courte victoire 1-0. Pour la manière on verra une autre fois.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


samedi 2 septembre 2023

VOUS M’AVEZ GONFLÉ !

 Supporter olympien déprimé, mon frère, ma sœur, je te salue.

Comment pourrais-je te cacher que j’attendais mieux de cet OM en ce début de saison ? Même en intégrant les ratés prévisibles au commencement, même en me persuadant que de toute façon il est impossible de gagner tous les matchs.


J’attendais mieux parce que comme toi je rêve avant chaque rencontre qu’on en mette 4 à l’adversaire qui se propose au calendrier. Oui, moi aussi je veux faire la course devant. Mais il faut quand même garder un peu la tête froide en matière de football.


Marcelino a débarqué le 3 juillet, il y a tout juste deux mois. Il n’a pas fait des pieds et des mains pour venir quitte à piétiner l’entraîneur en place. Non, ce dernier a décidé de partir et le poste était vacant. Certains accusent avec culot Longoria d’avoir embauché un ami mais ils font mine d’ignorer que le coach n’est pas n’importe qui. Il a roulé sa bosse dans le championnat espagnol obtenant le respect de ses pairs et de ses joueurs, il a eu des résultats. Le condamner avec une telle violence comme je le vois depuis vendredi soir, parfois de la part de personnes auxquelles on prête un peu de crédit m’apparaît désolant.


Si j’en crois tous ceux qui s’expriment avec cet inexplicable fiel, l’entraîneur doit désormais, à l’issue de quelques semaines de préparation, livrer aux supporters olympiens une équipe plug and play. C’est un nouveau concept. Tu prends l’équipe, tu la disposes sur le terrain, tu branches, tu appuies sur start et bim, l’équipe marche toute seule, les joueurs savent ce qu’ils ont à faire et le font à la perfection. Il n’y a pas le moindre bug, mieux que Steve Jobs fada.


Pire encore, voilà que ceux qui sifflèrent Tudor avant même son premier match officiel, le considèrent aujourd’hui comme la référence absolu de ce qui serait l’ADN marseillais. Tudor qui laissa au Vélodrome un nombre jamais vu de points à l’adversaire. Pour lequel les joueurs n’avaient plus vraiment envie de faire les efforts en fin de saison.


Alors je vais vous confier que je n’ai aucune idée de ce qu’il se passe exactement.


Qu’est-ce qui fait que les joueurs s’arrêtent après un bon départ ? Bon départ qui démontre justement qu’ils ont bossé avec le coach.


On peut certes rappeler qu’une belle partie de l’effectif a été renouvelée, en plus de l’entraîneur, chose qui nous invite naturellement à la patience. Les recrues doivent déjà s’adapter à un nouvel environnement avec leur famille, ce n’est pas rien. Les anciens se confrontent à une philosophie différente par rapport à leur coach précédent. On ne presse plus de la même façon. On passe du marquage individuel à la défense en zone, on construit à partir des sorties de balle quand on essayait de récupérer haut et d’enfoncer. Et cela doit faire drôle de passer d’un coach qui limite te traitait de fils de pute, prêt à t’en coller une si tu lui répondais mal, à un type sûrement plus méthodique, réfléchi, pédagogue et sans doute plus respectueux, intelligent et plus calculateur.  Je ne dis pas que Marcelino est le meilleur entraîneur du monde mais qu’il mérite sûrement cette considération qui permet d’attendre encore avant de le mal juger. Rajoutons qu’il doit se passer d’un relais, certes pas encore très convaincant, en raison d’une blessure, je parle de Kondogbia.


Cela ne m’empêche pas d’être soucieux, je ne dirais pas inquiet, mais il y a suffisamment d’éléments pour penser qu’il n’y a pas le feu au lac en considérant que le championnat reste l’objectif numéro 1, et où nous occupons une place correcte. Sur 6 matchs, l’OM n’en a perdu qu’un. On s’est fait sortir de la LDC par une équipe moins bonne que la nôtre pour un ballon tombé sur le bras de Guendouzi à la dernière minute, on s’en remettra, on s’est fait voler par l’arbitrage à Metz, le groupe va pouvoir travailler pendant la trêve internationale… ma foi, on a connu pire. Tout juste peut-on penser que si l’entraîneur évalue encore les joueurs, les joueurs de leur côté testent aussi l’entraîneur. Ils apprennent encore à se connaitre. Le temps travaille pour tout ce petit monde. N’oublions pas la référence de la 1re mi-temps de la réception du Pana.


Alors, à tous ceux qui s’expriment systématiquement sans nuance, qui ne voient que les aspects négatifs et jouissent de les noircir dans l’espoir en plus qu’au bout du compte les évènements leur donnent raison, qui veulent siffler le coach au prochain match, ou inciter les autres à le faire, du mec qui n’a jamais tapé un ballon ailleurs que dans le jardin de sa grand-mère, à l’ex-pro consultant aux motivations improbables, en passant par ceux qui parlent de foot comme du tuning de la voiture de leur beau-frère ou du meilleur hameçon pour pêcher des truites, en incluant les opportunistes prêts à poser avec un maillot de merde pour une heure de gloriole, ceux qui n’ont jamais que placer des plots à un entrainement et coupé des citrons à la mi-temps, tous prêts à dire une chose aujourd’hui et sans vergogne le contraire la semaine prochaine, j’inclus aussi tous les fracassés du teston de la vente OM qui au lieu de se mettre dans un grand trou et de fermer leur gueule ne serait-ce que par dignité, ciblent Pablo Longoria et tous ses choix comme s’il avait empêché à lui seul les prétendues velléités d’achat du club par les saoudiens, à tous ceux-là j’ai envie de dire : vous m’avez gonflé !


Ni la Direction, ni le staff technique, ni les joueurs n’ont encore dit leur dernier mot et la saison ne fait que commencer. Il réside chez tous ces gens bien plus de compétences que dans tous nos cerveaux réunis, suffisamment en tout cas pour pointer les problèmes et les résoudre. Rendez-vous au prochain match… et prions un peu tous ensemble la Bonne Mère, ou qui vous voulez. Mon vié maintenant !


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

vendredi 1 septembre 2023

L’OM LAISSE 2 POINTS À NANTES !

 Avec un maillot sur les épaules qui est sans doute le plus laid porté par l’équipe olympienne depuis sa création, l’OM n’a pas été à la hauteur. C’était pourtant très bien parti avec la titularisation de Correa.


1re L’appel en profondeur de Vitinha puissant servi par Clauss, corner. Sur le corner, M’Bemba frappe une balle qui a été repoussée. Peu après c’est Vitinha qui bute sur le gardien nantais. Deux minutes plus tard (4e), Lodi pour Correa, l’argentin pour Vitinha qui frappe, le gardien nantais repousse dans les pieds de Sarr qui reprend la balle comme elle vient et expédie un bolide dans le but nantais. Nantes 0 - OM 1


9e Erreur de la défense nantaise, Sarr part tout seul et Meuppyou le déséquilibre en position de dernier défenseur… carton rouge, Nantes va jouer à 10.


19e Pau Lopez fait son 1er arrêt, assez facile. Mais cela signale une progressive remise dans le match des nantais qui prennent le ballon et attaquent crânement sans que les olympiens ne réagissent. La travail de récupération est laxiste, on ne met plus aucun entrain pour attaquer, on commence à faire des erreurs, et voilà que les nantais égalisent. Balle reçue dos au but, Mostafa se retourne à vitesse stratosphérique et frappe lourd. Égalisation. Nantes 1 - OM 1


L’OM s’est arrêté au bout de quelques minutes. Il va falloir chercher à comprendre les raisons psychologiques de ce phénomène car ce n’est pas la première fois. C’est désormais récurrent. Il n’y a aucune explication technique ou tactique, c’est dans la tête. Une défaillance de la volonté, collective, sans qu’aucun aboyeur ne rameute les troupes. C’est à Rongier et Veretout de secouer leurs coéquipiers mais ils se comportent comme de gentils garçons.


On aurait pu penser qu’au retour des vestiaires, les marseillais reprendraient le cours d’un match qu’ils semblaient avoir abandonné, la 2ième mi-temps fût une souffrance pour les supporters. Rien ne fonctionnait. Les hommes d’un Marcelino totalement impuissant ne réussissaient rien, empruntés, imprécis… perdus. Les vingt dernières minutes se déroulaient autour de la surface nantaise dans laquelle tous les jaunes étaient regroupés. N’Diaye avait remplacé Correa totalement à côté de ses pompes après un bon départ.


Marcelino ne procédait à aucun autre changement. Mughe, Ounahi auraient pu montrer quelque chose.


À la 93e la dernière occasion était pour Aubameyang. C’était terminé.


Seul Vitinha a montré quelque chose, et Iliman N’Diaye qui fait une rentrée tonique. L’OM laisse 2 points sur la pelouse de La Beaujoire, comme à Metz.


Vive le grand Roger Magnusson ! 

Thierry B. Audibert

jeudi 31 août 2023

AINSI VA LE FOOTBALL !

 Compagnes et compagnons de la cause olympienne, je vous salue.

J’aurais beaucoup de choses à dire ce matin mais je connais trop le peu d’envie pour la plupart de se coltiner un texte long. Si je survole chaque thème, le billet perdra de sa consistance à vos yeux mais je vais quand même tenter de trouver le bon équilibre. Et d’un autre côté, j’ai déjà perdu du temps avec ces premières lignes inutiles. Alors allez, bim… entrons dans la viande des sujets.


Ciao Guendouzi 


Guendouzi d’abord. J’ai déjà évoqué plusieurs fois ma sympathie à son égard, mon respect pour son tempérament et ses qualités de footballeur. Je veux juste pointer en revenant sur lui, la différence avec le foot d’avant. Autrefois, on composait et trouvait l’animation d’une équipe en fonction des joueurs dont on disposait. Aujourd’hui c'est le règne du système : on choisit et on vend les joueurs en fonction de leurs possibilités de s’y adapter. Guendouzi n’aurait pas trouvé toute la place qu’il mérite avec ce milieu de terrain à deux de Marcelino. Valait mieux qu’il parte.


Même pour Ounahi c’est chaud. Le coach espagnol l’a dit à demi-mot en conf’ de presse. Il a presque carrément affirmé qu’il jouerait peu. Et le milieu marocain, malgré toute sa classe, me semblait déjà résolu à une saison galère quand il a été essayé à gauche.


Si on veut des entraîneurs forts, on est obligés pour en avoir de cette trempe d’accepter leurs préceptes de jeu. Et c’est bien d’avoir une direction compétente qui essaie d’associer des profils cohérents en fonction du jeu prôné.


Que Corréa prenne ses marques


Dans cette ordre d’idée, mais côté entrée, si Correa a débarqué, c’est parce qu’on manque de vitesse et de puissance à gauche pour faire pendant à Sarr à droite. Il a été suivi, observé, scruté. Si le choix du duo Longoria-Ribalta s’est porté sur lui c’est sûrement plus crédible que les grands spécialistes du foot qui passent leur temps à se branler sur leur clavier. Laissons arriver l’argentin, qu’il prenne ses marques sans complexe.


Enfin la fin du Mercato


Quoi qu’il en soit, demain signera la fin du mercato et cela devrait faire du bien à tout l’effectif qui va enfin savoir qui reste et qui part, cela devrait stabiliser le groupe et renforcer sa cohésion interne. Pas facile d’avoir dans un vestiaire des joueurs sur le départ, dans le doute, encore plus quand on a soi-même le sentiment qu’on peut nous proposer de partir à tout moment.


Un meilleur équilibre espéré


Ce qu’on attend du match de ce soir, c’est un équilibre entre l’attaque et la défense. La disposition est annoncée en 4-4-2, mais dans l’animation, quand l’équipe a le ballon ce sont un ou deux latéraux qui montent à la hauteur des milieux, et les attaquants reculent en phase défensive. Ce qu’on ne veut pas voir, ce sont les deux milieux seuls avec une grosse zone à couvrir. Et en même temps on a besoin que ces milieux pèsent aussi efficacement sur le jeu d’attaque. Je pense que Marcelino a travaillé à resserrer ses lignes, ce qui devrait amener de plus nombreuses initiatives côté olympien.


À Nantes, On espère de meilleurs réglages sur la récupération du ballon et les transitions. Un véritable équilibre entre presser et attendre l’adversaire, ne jamais confondre attente et attentisme.


Le Third divise


Quelques mots sur le Third… allez, tout me débecte dans cette opération. Le maillot, la com’, et je n’aime définitivement pas la marque Puma. Je peste à l’avance de voir cette merde sur les épaules des joueurs ce soir à Nantes, ainsi que dans certains matchs d’Europa League.


Tirage Europa League


À propos d’Europa League, on connaitra les groupes aujourd’hui, surtout que personne ne commence à parler de tirage favorable, facile, pépère, si par hasard le sort donnait l’impression de nous ménager. Il n’y a jamais de groupe facile. Faut-il rappeler que nous n’avons pas su écarter le Panathinaïkos de notre route vers la LDC, merci par avance.


Mercato, stratégie de l’entraineur, ça parle dans tous les sens mais ainsi va le football et j’ai de plus en plus de mal à m’y faire.


Ah oui, j’oubliais, j’ai une grande confiance en Iliman N’Diaye. Les critiques dont il est l’objet m’exaspèrent. La versatilité n’est pas nouvelle à Marseille mais là encore, elle s’accélère. Ainsi va le football ai-je déjà dit et titré. C’est un footballeur magnifique ce petit. Laissez-le se rôder tranquille.


Vous êtes de plus en plus nombreux à me lire, pas question de terminer sans vous remercier. Du fond du coeur, ça fait plaisir surtout parce que je vis des moments difficiles.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert