dimanche 19 mai 2024

NE NOUS PRENEZ PAS POUR DES CONS !

 L’OM finit donc ce championnat 2023-2024 dans le ventre mou et c’est fort logique au regard de ses prestations insipides à l’extérieur.


Nous aurons rarement vu de mémoire de supporter une équipe marseillaise aussi faible mentalement, aussi friable dans les grands rendez-vous, aussi peu inspirée dans les zones de vérité.


Il est fou de constater qu’après avoir couru derrière un grand attaquant pendant des années, c’est paradoxalement cette saison que nous en avions enfin un que la médiocrité nous a saisis. Il a certes été un peu long au démarrage.


Derrière, Balerdi a fait une merveilleuse deuxième partie d’exercice.


Pau Lopez a fait ce qu’il a pu pour sauver la barraque.


Vérétout sans Rongier a beaucoup travaillé mais en vain. Il lui a manqué beaucoup dans le domaine de la finition. Il n’a guère été aidé au milieu par Harit, Ounahi et Kondogbia. Pas plus que par Gueye ou Onana.


Clauss a joué avec le frein à main pour préserver son potentiel en vue de l’Euro pour lequel il a finalement réussi à se faire sélectionner.


Il a fallu changer deux fois de coach, je ne compte pas l’intermède Pancho. Le dernier a presque réussi le pari de sauver la saison. Il n’est pas responsable du fiasco.


Qui est responsable d’ailleurs ?


Les joueurs ? Quelques-uns… oui. Certains d’entre eux pourront toujours objecter que la préparation fut particulièrement ratée et qu’ils n’ont jamais pu redresser la barre.


Certains supporters tomberont un peu trop facilement sur Longoria qui n’aurait pas fait les bons choix. Celui de Vitinha constitue le pire du pire. Kondogbia également, avec son salaire. Le jeune président espagnol a fait des paris sur la jeunesse, l’avenir, et l’expérience. Il a raté son cocktail mais est-il condamnable au regard des moyens que McCourt lui donne ?


La cascade de blessures, le nombre record de tirs sur les poteaux et barres, les arnaques arbitrales, celles subies et celles ayant favorisé l’étrange remontée du FC Lyon sont-ils de son fait ?


Alors, oui, des clubs au budget plus modestes ont fait mieux que l’OM, et si le club a des comptes à rendre c’est bien de ce côté-là.


C’est maintenant aux dirigeants, actionnaire compris d’assumer, de faire une analyse rigoureuse et sans complaisance de ce qu’il s’est passé pour identifier les véritables points sombres et ce qu’il faudra changer.


Tous doivent des explications sérieuses et sincères aux supporters qui sont les seuls à être irréprochables, mis à part ceux qui ont grotesquement créé une mini-crise quand l’OM n’avait encore joué que quatre ou six matchs officiels.


Le seul message qu’on est tentés d’envoyer à McCourt et Longoria est de leur demander de ne pas nous prendre pour des cons. Il serait bon d’éviter de crier trop facilement demain eureka et qu’on va raser gratis.


Il ne faut pas chercher à faire un projet sur trois ans avec n’importe qui, sans un plan très précis et ajusté. Il va déjà falloir trouver le bon coach.


D’autre part, il faudra aussi revoir à la baisse les prix des abonnements. Il n’y aura pas de Coupe d’Europe, on ne jouera pas le podium et nous ne savons que trop que la Coupe de France ne reviendra que lorsque nous serons véritablement redevenus compétitifs.


Cher Franck, cher Pablo, cher Mehdi… on peut se planter une fois… mais pas deux. Mèfi !


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert 

mercredi 15 mai 2024

ÇA M’ÉNERVE !

 Ce pauvre Olympique de Marseille aura donc bien foiré complètement sa saison.


Nous voici à notre place. Celle d’un groupe fragile à tous les niveaux sur lesquels se juge une équipe.


Des limites physiques, techniques, tactiques, psychologiques et mentales. Une équipe sans leader, incapable de s’inventer un destin.


Je m’en veux d’être énervé. De toute façon en ce moment tout m’énerve. Ce naufrage était prévisible. Il était encodé dès le départ et contrairement à d’autres supporters, je n’en veux à personne. Tout le monde a cherché à bien faire dans cette histoire et personne n’a trouvé de voies durables d’amélioration.


Il n’y aura pas de coupe d’Europe ? Des joueurs ne voudront pas venir ? Débrouillons-nous avec ça. Pensons à reconstruire, c’est le moment.


L’OM m’a énervé toute la saison mais c’est fini. Depuis quelque temps je sais à quoi m’en tenir. Le club va entrer dans une longue nuit et nous devrons endurer cette situation. Rien à faire d’autre.


Voilà même que je me mets à rêver de retrouver une place en virage quand ceux qui collectionnent les cartes ne pourront plus spéculer. Car il est hors de question que je paye plus de 500 euros pour une place moyenne en Ganay pour le spectacle d’une Ligue 1 qui se dégrade, avec des joueurs si peu inspirés techniquement, ça suffit.


Puisque j’y suis et que ça fait un moment que je n’ai rien écrit, dans la série tout m’énerve il y eu l’arrivée de la flamme avec le point d’orgue de Jul en invité mystère pour allumer le chaudron.


Je n’arrête pas de rencontrer des vieux dans la région, la plupart sont plus jeunes que moi… qui m’interpèlent à ce sujet parce que je suis marseillais. N’étant pas le genre de mec qui dit aux gens ce qu’ils veulent entendre, je leur remets les yeux en face de la réalité.


C’est pas au citoyen accroché à l’image d’une France qui pourtant n’existe plus que les Jeux Olympiques s’adressent. La grande fête du sport est juste un formidable levier publicitaire pour Coca Cola et les marques de vêtements de sports, et ces boites ne font pas de sentiment, elles veulent s’adresser aux jeunes, les seuls à leurs yeux prêts à consommer leurs merdes. Et de ce point de vue, et ça sautait aux yeux face à leurs réactions, Jul était la bonne personne. Cela s’arrête là.


C’est emmerdant parce que le rappeur marseillais, je suis pas client. Sa musique me fait saigner les oreilles, les paroles me consternent. J’ai beau avoir entendu une jeune sociologue expliquer que chacune de ses chansons étaient une chronique de notre temps, je reste froid comme le cadavre que je suis peut-être déjà mais je m’incline devant l’enthousiasme débordant de la jeunesse à son égard, et je respecte le bonhomme qui a travaillé sans relâche avec foi devant son ordinateur sans faire chier personne. Il n’a demandé aucune subvention, pas vécu aux crochets de l’état, n’a jamais pleuré auprès des journaux pour qu’ils parlent de lui. Qu’on lui foute la paix. Et si les jeunes aiment sa musique, ma foi, tant qu’ils ne me l’imposent pas, chacun est libre.


Et pour finir, le spectacle devenu traditionnel des jobastres de la VenteOM, ceux qui pensent, ils ne pensent pas, ils savent, que les Saoudiens vont racheter, ont racheté l’OM se remet en place. Là où c’est consternant, c’est que cette secte d’allumés stimulée par des irresponsables en recherche de notoriété trouvera dans les résultats olympiens de cette saison des raisons de non seulement y croire encore plus, mais d’entrainer des sujets fragiles dans le sillage de leurs convictions très malsaines. Ça m’énerve mais plus trop. Il faut de tout pour faire un monde. Et après tout, il y a tant de personnes qui croient aux anges. 


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

mercredi 1 mai 2024

SOYONS TOUS DES FILS DE P… !

 Les jours de grand match ne sont pas des jours comme les autres. Ils ont une odeur de poudre et de cendres, le goût de la vérité sur le point d’advenir.


Jouer une demi-finale de Coupe d’Europe n’équivaudra jamais au gain d’un trophée mais représente toujours un moment très important dans la vie d’un club de haut niveau.


Le match qui opposera ce jeudi soir au Stade Vélodrome l’Olympique de Marseille à l’Atalanta de Bergame est encore plus capital pour une équipe qui a jusqu’à présent foiré sa saison mais pourrait la sauver en sortant vainqueur de la double-confrontation qui s’annonce.


Pour l’OM, le plus grand club du football français, ce sera la 9e demi-finale européenne de son histoire. Aucun autre club de l’hexagone ne peut s’enorgueillir d’un tel score, même le Qatar avec ses milliards en est loin.


Si Bergame est une équipe redoutable qui oblige au combat, un club qui travaille bien comme l’a reconnu Jean-Louis Gasset en conf’ de presse, ses supporters ne doivent pas perdre de vue que l’OM a déjà sorti d’autres clubs italiens à ce stade de la compétition ou en-dessous. Bologne (1999) et l’Inter de Milan (2004 et 2012) s’en souviennent, sans oublier le Milan AC éliminé en quarts par l’OM avec ce but mythique de Waddle au vélodrome en 1991.


Le décor est planté. Dans un Vélodrome qui va rugir, s’unifier comme jamais pour pousser les olympiens au-delà de leurs limites, il faudra que les hommes de Gasset se hissent à leur plus haut niveau, libèrent tout leur potentiel, aillent au bout d’eux-mêmes pour provoquer la réussite qui n’accompagne que les plus vaillants.


Il me semble que notre équipe est véritablement née à Benfica, après avoir réussi à réduire le score. Quelque chose du goût du combat que l’on entrevoyait difficilement jusqu’ici est alors apparu. Une partie de nos chances repose sur le renfort de cet état d’esprit, de cette cohésion, de cette envie de survivre.


Ce sera aux Olympiens de vouloir encore plus gagner que leurs adversaires. Il y aura une lutte physique et technique, tactique aussi, mais une lutte avant tout mentale de tous les instants. Ce jeudi soir, nous ne voulons pas voir des gentils garçons sur la pelouse, mais des tueurs de sang-froid, le couteau entre les dents, la bave aux lèvres.


J’ai été marqué il y a peu par un bout de briefing à ses joueurs par José Mourinho alors entraineur des Spurs : « En football, ce sont rarement les gentils garçons qui l’emportent, ceux qui gagnent, la plupart du temps, ce sont les fils de p… ».


Jeudi soir, pas de place aux sentiments, supporters, joueurs, ensemble et le temps d’un match, soyons tous des fils de p... pour mettre hors de compétition cet Atalanta de Bergame qui vient nous défier. Et je demanderai bien entendu à la Team Premier Degré de m’épargner ses remarques ineptes.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

vendredi 19 avril 2024

J’ARRÊTE !

 Les amis… j’arrête !


Stop !


Voici une décision mûrement réfléchie couvée depuis un moment.


J’arrête les billets d’avant-match… les billets d’après-match à chaud et je veux me décoller un peu de l’OM et de son quotidien tweetophage..


Je m’imaginais tenir jusqu’à la fin de la saison, histoire que ce soit… que ce soit rien du tout en fait… le plaisir n’est plus là, donc baraque.


J’ai commencé un blog au début de 2010 en pleine saison, en prenant conscience que cela faisait déjà 40 ans que je suivais ce club, je peux fermer boutique avant que la présente ne se termine bientôt et alors que l’OM ne jouera peut-être plus rien. Mais je me suis régalé pendant 14 ans.


Depuis des années, l’intérêt des internautes pour des textes qui dépassent les 240 caractères ne cesse de baisser. Ne restait plus que les anciens comme moi, prêts à passer deux minutes sur une forme qui excède les 30 lignes mais même chez eux la pratique diminue. Comment le leur reprocher ? Moi-même je ne lis désormais qu’en diagonale les articles de La Provence concernant l’OM… quand je les lis, et surtout je ne lis plus dégun non plus.


Nous sommes dans une époque où on ne parcourt plus que les titres, où les nuances sont évitées où un tweet tient lieu d’article. J’ai toujours dit que même pour deux lecteurs, je continuerai d’écrire tant que j’y trouverais du plaisir. Mais là je n’en ai plus un gramme. Il fallait bien que cela arrive.


Les choses seraient-elles différentes si l’OM marchait mieux ? Je ne le crois pas.


Est-ce que c’est ma passion pour l’OM qui a pris un coup sur la tête ? Pas sûr !


Est-que je me sens noyé, étourdi par le brouhaha autour de l’OM avec les vidéos, les space, les tweets, les groupes facebook que plein de sites et d’individus multiplient, et alors même que je ne leur prête que peu d’attention ? Je gère facilement tout ça ! Et je ne vais quand même pas me plaindre que soit advenu ce moment que par le passé j’ai appelé de tous mes voeux, que les supporters créent leurs propres médias pour discourir sur l’OM afin d’affaiblir ceux qui parlent à partir de Paris auxquels je n’ai jamais accordé la moindre légitimité et qu’il faut s’efforcer d’ignorer.


Je veux me placer un peu plus à distance, me sentir moins concerné, reprendre du temps, sans m’interdire non plus d’écrire si j’ai ponctuellement des choses pas trop redondantes à dire sur l’OM ou le foot.


J’arrête parce que je voudrais donner la priorité au théâtre où je placerai bientôt, si tout va bien, des enjeux ambitieux, à mon échelle, n’y voyez aucune mauvaise prétention. J’ai beaucoup de textes à apprendre, mais aussi une profession chronophage à exercer pendant quelque temps encore.


J’ai une maison à faire tourner intérieur et extérieur, une femme avec laquelle je ne passe pas assez de temps, des amis que je voudrais voir plus. Je veux avoir la tête disponible pour lire, me nourrir l’esprit, sortir au maximum des polémiques olympiennes dérisoires qui ne sont que des bulles de savon. J’ai pris un grand plaisir idiot à m’y vautrer mais ça commence à me gaver, puis je veux déconner autrement.


Et regarder un peu moins mon putain d’Iphone.


J’arrête aussi parce que je n’aime pas ce que devient le football depuis un certain temps.


La perte de qualité des joueurs me consterne. Le football d’inspiration est mort, celui qui t’éclaire un match sur un geste. J’ai même l’impression que les acteurs ne s’épanouissent plus eux-mêmes à jouer. Leur seul plaisir désormais est dans leurs coiffures, leurs tatouages, leurs fringues et leurs bagnoles. Ce sont des cagoles, des influenceuses, des trompettes la plupart du temps. Le foot, ils s’en carent. J’ai l’impression de payer pour les voir s’emmerder à bosser, ça rappelle trop le boulot. En plus, ça coûte bien cher maintenant par rapport à ce qu’on observe. La qualif’ contre Benfica ne changera pas mon regard. Les efforts des joueurs pendant ce match, c’est dans d’autres moments-clés de la saison que j’aurais voulu aussi les voir, dans la motivation et la concentration. 


La Ligue 1 est bidon, la Ligue des Champions se dégrade. Les dirigeants sont pourris, ne parlons même pas de l’arbitrage. Ce grand bazar, cette foire aux égos me filent un tournis agaçant. Je ne distingue aucune perspective d’amélioration à l’horizon.


Mais attention, j’arrête sans amertume, avec un état d’esprit positif concentré sur ce qui vient. J’ai le coeur léger au moment d’écrire.


À l’OM il n’y a plus qu’un projet : organiser le bizness pour nous conserver dans la liste des consommateurs, et l’augmenter. Ce sera désormais : demain on rase gratis. L’histoire, la culture du club passent progressivement à la trappe. Regardez cette bouffe infâme qu’on nous vend au stade, cela en dit long. La coquille olympienne sonne de plus en plus creux. Quand on approche l’oreille on entend seulement notre ferveur… qui maquille le vide.


Du côté des clubs de supporters, il y a des comportements que je ne supporte plus. Contexte marseillais ou pas. Les supporters qui cumulent les cartes en virage pour faire du bizness je les vomis. Les petits traffics autour des places également. Là aussi, on ne fait que maintenir le folklore pour en faire une marchandise à consommer.


Il n’y a plus grand monde de sain parlant avec ses tripes. Souvent du calcul, de la stratégie, du cinéma, du gain misérable à la petite ou à la grosse semaine. Je ne décèle plus grand chose d’authentique dans les expressions des uns ou des autres sinon des postures forcées et grotesques. Je veux me tenir loin de tout ça.


En tout cas, je tiens à remercier chaleureusement tous ceux qui m’ont suivi le plus régulièrement depuis parfois 14 ans, qui ont liké mes productions qui m’ont relayé, qui sont venus commenter sous les textes.


Merci pour votre confiance et pour votre adhésion, ainsi que l’amitié que vous m’avez ainsi manifestée. Vous m’avez souvent porté.


Je me suis régalé en commençant à publier tout seul, puis quand j’ai blogué sur le Phocéen (dans la partie qu’ils avaient aménagée pour ça), puissant site qui permettait des milliers d’affichage et c’était bien aussi par la suite avec la courte mais sympathique aventure de OLYMPIENS, puis avec le FC Marseille, et même quand j’ai publié de nouveau tout seul de mon côté ces derniers mois.


Merci mille fois à toutes et tous, et à très bientôt autrement. Je reste sur X en tout cas… pour l’instant, mais le pied sur le frein.


Jobastres, je vous aime.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

jeudi 18 avril 2024

UNE DEMIE N’EST PAS UN TROPHÉE !

 1 heure du mat’ dans ma cuisine, posé à la table au retour du stade après avoir mangé un yaourt et deux fraises achetées par ma femme au marché de St Barnabé ce matin.


Heureux de la qualification, dans la douleur comme on pouvait logiquement s’y attendre, mais c’est pour une demi-finale européenne dont l’OM détient pour longtemps encore dans l’hexagone

 le record de participations à ce stade de la compétition.


Bien sûr j’ai poussé, hurlé jusqu’à m’en péter la voix dans un Vélodrome volcanique, et croyez bien que je n’ai guère envie de faire la fine bouche, mais je suis quand même perplexe devant le niveau technique affiché par les deux équipes ce soir. Ma joie est gêné aux entournures par le fait que je vois bien mal comment nous pourrons aller plus loin dans cette compétition alors que nous avons lamentablement foiré dans les autres.


Je suis presque obligé de simplement rappeler sans chercher à rabattre la joie de quiconque, qu’une demi-finale n’a jamais constitué un trophée.


 Nous avons juste éliminé un adversaire à l’issue d’une séance de tirs aux buts qui commença somptueusement par l’échec d’un joueur que nous avons adoré détester quand il portait le maillot du Qatar.


Auparavant, nous aurons vu s’affronter deux équipes très limitées dans leur expression offensive, chose que je ne me souviens pas avoir souvent vu à ce niveau. J’imagine facilement que nous faisons tous ce constat.


Je ne retiendrai qu’un certain nombre de choses de ce match.


Nous avons vu un grand Balerdi. Son meilleur match depuis qu’il est chez nous. Et en réussissant son tir au but il a effacé son échec lamentable dans la séance qui avait éliminé l’OM contre Annecy la saison dernière (on a l’impression que c’était il y a trois ans).


Pau Lopez a été décisif dans le match et dans le final « penaltiesque ».


Aubameyang n’aura guère eu de réussite mais il fait passe décisive sur le but marseillais. Par sa présence combative, il donne de la force à son équipe et c’est déjà pas mal.


Vérétout a été exemplaire d’abnégation jusqu’a ses crampes qui le tétanisaient à la fin.


Ounahi et Harit, même quand ils donnent tout ce qu’ils ont n’apportent pas grand chose, quant à Kondogbia, j’ai l’impression qu’il joue avec des boulets aux chevilles.


Soglo m’a déçu après avoir donné l’impression de bien démarrer, on l’a vu refuser le jeu, d’utiliser son pied gauche, il a été dans l’évitement systématique de la prise de responsabilités.


Et n’oublions pas l’entrée transparente de Correa, alors que celle de Murillo fut au contraire tonique et rassurante.


J’allais oublier la belle rentrée de Luis Henrique en piston gauche, poste que je lui destinais avant qu’il ne reparte au Brésil. Il m’a même étonné dans son jeu long.


Gasset est le grand homme de ce match car on a bien vu que cet OM qui manquait de génie avait un cadre, une structure, qui lui a permis de ne pas se disperser malgré sa poussivité dans les trente derniers mètres. Et puis le vieux coach a quand même fait fort en finissant la rencontre avec deux jeunes de 17 et 19 ans sur le terrain, ce qui est peut-être dicté par les circonstances mais quand même fallait avoir les couilles de le faire.


Je retiens surtout la joie du peuple marseillais, de cette jeunesse en mal de grands soirs en restant calme par rapport à ce que j’ai vu de la confirmation de nos carences. Nous ne pouvons afficher que de maigres espoirs d’amélioration de nos qualités pour inquiéter un adversaire comme l’Atalanta de Bergame qui nous sera opposé au tour suivant.


Mais une demie…. ça fait plaisir quand même… mais c’est pas encore la victoire finale. Restons calmes ! Très calmes…


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert