samedi 2 septembre 2023

VOUS M’AVEZ GONFLÉ !

 Supporter olympien déprimé, mon frère, ma sœur, je te salue.

Comment pourrais-je te cacher que j’attendais mieux de cet OM en ce début de saison ? Même en intégrant les ratés prévisibles au commencement, même en me persuadant que de toute façon il est impossible de gagner tous les matchs.


J’attendais mieux parce que comme toi je rêve avant chaque rencontre qu’on en mette 4 à l’adversaire qui se propose au calendrier. Oui, moi aussi je veux faire la course devant. Mais il faut quand même garder un peu la tête froide en matière de football.


Marcelino a débarqué le 3 juillet, il y a tout juste deux mois. Il n’a pas fait des pieds et des mains pour venir quitte à piétiner l’entraîneur en place. Non, ce dernier a décidé de partir et le poste était vacant. Certains accusent avec culot Longoria d’avoir embauché un ami mais ils font mine d’ignorer que le coach n’est pas n’importe qui. Il a roulé sa bosse dans le championnat espagnol obtenant le respect de ses pairs et de ses joueurs, il a eu des résultats. Le condamner avec une telle violence comme je le vois depuis vendredi soir, parfois de la part de personnes auxquelles on prête un peu de crédit m’apparaît désolant.


Si j’en crois tous ceux qui s’expriment avec cet inexplicable fiel, l’entraîneur doit désormais, à l’issue de quelques semaines de préparation, livrer aux supporters olympiens une équipe plug and play. C’est un nouveau concept. Tu prends l’équipe, tu la disposes sur le terrain, tu branches, tu appuies sur start et bim, l’équipe marche toute seule, les joueurs savent ce qu’ils ont à faire et le font à la perfection. Il n’y a pas le moindre bug, mieux que Steve Jobs fada.


Pire encore, voilà que ceux qui sifflèrent Tudor avant même son premier match officiel, le considèrent aujourd’hui comme la référence absolu de ce qui serait l’ADN marseillais. Tudor qui laissa au Vélodrome un nombre jamais vu de points à l’adversaire. Pour lequel les joueurs n’avaient plus vraiment envie de faire les efforts en fin de saison.


Alors je vais vous confier que je n’ai aucune idée de ce qu’il se passe exactement.


Qu’est-ce qui fait que les joueurs s’arrêtent après un bon départ ? Bon départ qui démontre justement qu’ils ont bossé avec le coach.


On peut certes rappeler qu’une belle partie de l’effectif a été renouvelée, en plus de l’entraîneur, chose qui nous invite naturellement à la patience. Les recrues doivent déjà s’adapter à un nouvel environnement avec leur famille, ce n’est pas rien. Les anciens se confrontent à une philosophie différente par rapport à leur coach précédent. On ne presse plus de la même façon. On passe du marquage individuel à la défense en zone, on construit à partir des sorties de balle quand on essayait de récupérer haut et d’enfoncer. Et cela doit faire drôle de passer d’un coach qui limite te traitait de fils de pute, prêt à t’en coller une si tu lui répondais mal, à un type sûrement plus méthodique, réfléchi, pédagogue et sans doute plus respectueux, intelligent et plus calculateur.  Je ne dis pas que Marcelino est le meilleur entraîneur du monde mais qu’il mérite sûrement cette considération qui permet d’attendre encore avant de le mal juger. Rajoutons qu’il doit se passer d’un relais, certes pas encore très convaincant, en raison d’une blessure, je parle de Kondogbia.


Cela ne m’empêche pas d’être soucieux, je ne dirais pas inquiet, mais il y a suffisamment d’éléments pour penser qu’il n’y a pas le feu au lac en considérant que le championnat reste l’objectif numéro 1, et où nous occupons une place correcte. Sur 6 matchs, l’OM n’en a perdu qu’un. On s’est fait sortir de la LDC par une équipe moins bonne que la nôtre pour un ballon tombé sur le bras de Guendouzi à la dernière minute, on s’en remettra, on s’est fait voler par l’arbitrage à Metz, le groupe va pouvoir travailler pendant la trêve internationale… ma foi, on a connu pire. Tout juste peut-on penser que si l’entraîneur évalue encore les joueurs, les joueurs de leur côté testent aussi l’entraîneur. Ils apprennent encore à se connaitre. Le temps travaille pour tout ce petit monde. N’oublions pas la référence de la 1re mi-temps de la réception du Pana.


Alors, à tous ceux qui s’expriment systématiquement sans nuance, qui ne voient que les aspects négatifs et jouissent de les noircir dans l’espoir en plus qu’au bout du compte les évènements leur donnent raison, qui veulent siffler le coach au prochain match, ou inciter les autres à le faire, du mec qui n’a jamais tapé un ballon ailleurs que dans le jardin de sa grand-mère, à l’ex-pro consultant aux motivations improbables, en passant par ceux qui parlent de foot comme du tuning de la voiture de leur beau-frère ou du meilleur hameçon pour pêcher des truites, en incluant les opportunistes prêts à poser avec un maillot de merde pour une heure de gloriole, ceux qui n’ont jamais que placer des plots à un entrainement et coupé des citrons à la mi-temps, tous prêts à dire une chose aujourd’hui et sans vergogne le contraire la semaine prochaine, j’inclus aussi tous les fracassés du teston de la vente OM qui au lieu de se mettre dans un grand trou et de fermer leur gueule ne serait-ce que par dignité, ciblent Pablo Longoria et tous ses choix comme s’il avait empêché à lui seul les prétendues velléités d’achat du club par les saoudiens, à tous ceux-là j’ai envie de dire : vous m’avez gonflé !


Ni la Direction, ni le staff technique, ni les joueurs n’ont encore dit leur dernier mot et la saison ne fait que commencer. Il réside chez tous ces gens bien plus de compétences que dans tous nos cerveaux réunis, suffisamment en tout cas pour pointer les problèmes et les résoudre. Rendez-vous au prochain match… et prions un peu tous ensemble la Bonne Mère, ou qui vous voulez. Mon vié maintenant !


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

vendredi 1 septembre 2023

L’OM LAISSE 2 POINTS À NANTES !

 Avec un maillot sur les épaules qui est sans doute le plus laid porté par l’équipe olympienne depuis sa création, l’OM n’a pas été à la hauteur. C’était pourtant très bien parti avec la titularisation de Correa.


1re L’appel en profondeur de Vitinha puissant servi par Clauss, corner. Sur le corner, M’Bemba frappe une balle qui a été repoussée. Peu après c’est Vitinha qui bute sur le gardien nantais. Deux minutes plus tard (4e), Lodi pour Correa, l’argentin pour Vitinha qui frappe, le gardien nantais repousse dans les pieds de Sarr qui reprend la balle comme elle vient et expédie un bolide dans le but nantais. Nantes 0 - OM 1


9e Erreur de la défense nantaise, Sarr part tout seul et Meuppyou le déséquilibre en position de dernier défenseur… carton rouge, Nantes va jouer à 10.


19e Pau Lopez fait son 1er arrêt, assez facile. Mais cela signale une progressive remise dans le match des nantais qui prennent le ballon et attaquent crânement sans que les olympiens ne réagissent. La travail de récupération est laxiste, on ne met plus aucun entrain pour attaquer, on commence à faire des erreurs, et voilà que les nantais égalisent. Balle reçue dos au but, Mostafa se retourne à vitesse stratosphérique et frappe lourd. Égalisation. Nantes 1 - OM 1


L’OM s’est arrêté au bout de quelques minutes. Il va falloir chercher à comprendre les raisons psychologiques de ce phénomène car ce n’est pas la première fois. C’est désormais récurrent. Il n’y a aucune explication technique ou tactique, c’est dans la tête. Une défaillance de la volonté, collective, sans qu’aucun aboyeur ne rameute les troupes. C’est à Rongier et Veretout de secouer leurs coéquipiers mais ils se comportent comme de gentils garçons.


On aurait pu penser qu’au retour des vestiaires, les marseillais reprendraient le cours d’un match qu’ils semblaient avoir abandonné, la 2ième mi-temps fût une souffrance pour les supporters. Rien ne fonctionnait. Les hommes d’un Marcelino totalement impuissant ne réussissaient rien, empruntés, imprécis… perdus. Les vingt dernières minutes se déroulaient autour de la surface nantaise dans laquelle tous les jaunes étaient regroupés. N’Diaye avait remplacé Correa totalement à côté de ses pompes après un bon départ.


Marcelino ne procédait à aucun autre changement. Mughe, Ounahi auraient pu montrer quelque chose.


À la 93e la dernière occasion était pour Aubameyang. C’était terminé.


Seul Vitinha a montré quelque chose, et Iliman N’Diaye qui fait une rentrée tonique. L’OM laisse 2 points sur la pelouse de La Beaujoire, comme à Metz.


Vive le grand Roger Magnusson ! 

Thierry B. Audibert

jeudi 31 août 2023

AINSI VA LE FOOTBALL !

 Compagnes et compagnons de la cause olympienne, je vous salue.

J’aurais beaucoup de choses à dire ce matin mais je connais trop le peu d’envie pour la plupart de se coltiner un texte long. Si je survole chaque thème, le billet perdra de sa consistance à vos yeux mais je vais quand même tenter de trouver le bon équilibre. Et d’un autre côté, j’ai déjà perdu du temps avec ces premières lignes inutiles. Alors allez, bim… entrons dans la viande des sujets.


Ciao Guendouzi 


Guendouzi d’abord. J’ai déjà évoqué plusieurs fois ma sympathie à son égard, mon respect pour son tempérament et ses qualités de footballeur. Je veux juste pointer en revenant sur lui, la différence avec le foot d’avant. Autrefois, on composait et trouvait l’animation d’une équipe en fonction des joueurs dont on disposait. Aujourd’hui c'est le règne du système : on choisit et on vend les joueurs en fonction de leurs possibilités de s’y adapter. Guendouzi n’aurait pas trouvé toute la place qu’il mérite avec ce milieu de terrain à deux de Marcelino. Valait mieux qu’il parte.


Même pour Ounahi c’est chaud. Le coach espagnol l’a dit à demi-mot en conf’ de presse. Il a presque carrément affirmé qu’il jouerait peu. Et le milieu marocain, malgré toute sa classe, me semblait déjà résolu à une saison galère quand il a été essayé à gauche.


Si on veut des entraîneurs forts, on est obligés pour en avoir de cette trempe d’accepter leurs préceptes de jeu. Et c’est bien d’avoir une direction compétente qui essaie d’associer des profils cohérents en fonction du jeu prôné.


Que Corréa prenne ses marques


Dans cette ordre d’idée, mais côté entrée, si Correa a débarqué, c’est parce qu’on manque de vitesse et de puissance à gauche pour faire pendant à Sarr à droite. Il a été suivi, observé, scruté. Si le choix du duo Longoria-Ribalta s’est porté sur lui c’est sûrement plus crédible que les grands spécialistes du foot qui passent leur temps à se branler sur leur clavier. Laissons arriver l’argentin, qu’il prenne ses marques sans complexe.


Enfin la fin du Mercato


Quoi qu’il en soit, demain signera la fin du mercato et cela devrait faire du bien à tout l’effectif qui va enfin savoir qui reste et qui part, cela devrait stabiliser le groupe et renforcer sa cohésion interne. Pas facile d’avoir dans un vestiaire des joueurs sur le départ, dans le doute, encore plus quand on a soi-même le sentiment qu’on peut nous proposer de partir à tout moment.


Un meilleur équilibre espéré


Ce qu’on attend du match de ce soir, c’est un équilibre entre l’attaque et la défense. La disposition est annoncée en 4-4-2, mais dans l’animation, quand l’équipe a le ballon ce sont un ou deux latéraux qui montent à la hauteur des milieux, et les attaquants reculent en phase défensive. Ce qu’on ne veut pas voir, ce sont les deux milieux seuls avec une grosse zone à couvrir. Et en même temps on a besoin que ces milieux pèsent aussi efficacement sur le jeu d’attaque. Je pense que Marcelino a travaillé à resserrer ses lignes, ce qui devrait amener de plus nombreuses initiatives côté olympien.


À Nantes, On espère de meilleurs réglages sur la récupération du ballon et les transitions. Un véritable équilibre entre presser et attendre l’adversaire, ne jamais confondre attente et attentisme.


Le Third divise


Quelques mots sur le Third… allez, tout me débecte dans cette opération. Le maillot, la com’, et je n’aime définitivement pas la marque Puma. Je peste à l’avance de voir cette merde sur les épaules des joueurs ce soir à Nantes, ainsi que dans certains matchs d’Europa League.


Tirage Europa League


À propos d’Europa League, on connaitra les groupes aujourd’hui, surtout que personne ne commence à parler de tirage favorable, facile, pépère, si par hasard le sort donnait l’impression de nous ménager. Il n’y a jamais de groupe facile. Faut-il rappeler que nous n’avons pas su écarter le Panathinaïkos de notre route vers la LDC, merci par avance.


Mercato, stratégie de l’entraineur, ça parle dans tous les sens mais ainsi va le football et j’ai de plus en plus de mal à m’y faire.


Ah oui, j’oubliais, j’ai une grande confiance en Iliman N’Diaye. Les critiques dont il est l’objet m’exaspèrent. La versatilité n’est pas nouvelle à Marseille mais là encore, elle s’accélère. Ainsi va le football ai-je déjà dit et titré. C’est un footballeur magnifique ce petit. Laissez-le se rôder tranquille.


Vous êtes de plus en plus nombreux à me lire, pas question de terminer sans vous remercier. Du fond du coeur, ça fait plaisir surtout parce que je vis des moments difficiles.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

samedi 26 août 2023

L’OM SE REPLACE MAIS…

 Mes hommages du soir peuple de l’OM qui passe par ces lignes.


Victoire olympienne qui a mis du temps à se dessiner contre une équipe brestoise qui a constamment cherché à jouer au ballon. On ne peut pas dire que ce n’était que Brest car les joueurs d’Éric Roy ont crânement défendu leur peau obligeant Pau Lopez à la plus grande vigilance.


Compo sans trop de surprises, tombée dans un moment de début de pluie, disons quelques gouttes bienvenues, avec N’Diaye plutôt que Vitinha et Harit préféré à Ounahi côté gauche.

Stade plein comme d’habitude, avec juste quelques places livres autour de moi en Ganay.


Le match est bien parti avec dès la 3e minute un coup-franc de Veretout parfaitement tiré entre le gardien et la défense alignée, M’Bemba surgit de derrière et ajuste le gardien brestois. Le stade explose, cela semble annoncer le tonnerre pour Brest. OM 1 - Brest 0


Mais faut-il l’attribuer à la parfaite organisation bretonne, à un choix tactique du coach espagnol de l’OM, à une incapacité aujourd’hui d’accélérer des olympiens dans leur ensemble, mais on a eu l’impression que les marseillais laissaient le ballon en estimant que leur heure reviendrait.


L’essentiel de la première mi-temps s’est déroulée dans notre camp.


La relation milieu-attaque côté olympien se voyant fortement contrariée par de nombreuses pertes de balles d’Amine Harit voire de Iliman N’Diaye. Il est toutefois à souligner que Sarr et Aubameyang ne s’en tiraient pas beaucoup mieux quand il s’agissait de réussir une bonne transition. Il faut dire que les passes de ceux placés derrière ou au milieu manquaient quelquefois de la précision et de la justesse nécessaires.

Cela manquait de mouvement, de dynamique interne, les brestois en profitaient et Pau Lopez dut s’employer pour garder des cages vierges. Les alertes se multipliaient sans que les olympiens ne donnent l’impression de réagir.


14e Sur le 3e ballon que perd Harit dont le début est poussif sur le côté gauche, le contre brestois part à 100 à l’heure et se termine par une tête à bout portant que Pau Lopez est tout heureux de voir arriver dans ses bras.


22e N’Diaye pour Veretout qui transmet à Aubameyang, il s’en faut de peu pour que l’attaquant olympien parte tout seul au but.


27e Grosse frappe brestoise que Pau Lopez met en corner. Attention…


29e Nouveau ballon perdu par Harit et encore une fois ça contre à 200 à l’heure, heureusement Pau Lopez est encore là.


40e Frappe brestoise tendue, rasante qui transperce en biais les six-mètres olympiens très denses, par miracle personne ne touche le ballon qui file en sortie de but.


La deuxième mi-temps repartait sur le même tempo que la première. Les brestois étaient les premiers à l’offensive, ils obtenaient un corner au terme duquel un brestois plaçait une tête qui aurait pu faire très mal.


48e Le changement pour Harit, particulièrement mauvais aujourd’hui intervenait au profit de Mughe dont on espérait qu’il bougerait ses coéquipiers avec sa puissance et son entrain.


52e Occasion pour Aubameyang qui frappe à côté suite à un centre de Lodi.


56e Pau Lopez se déploie à l’horizontale pour écarter une tête très dangereuse à la sortie d’un énième centre brestois. Les bretons ne cessent de buter dans l’axe sur le tandem Gigot-M’Bemba, alors que Pau Lopez se montre beaucoup sur les corners qu’il dégage du poing.


64e Vitinha Time. Il entre à la place de N’Diaye. Dans la suite, centre parfait de Lodi que Vitinha tente de reprendre, c’est repoussé par le gardien brestois mais Sarr a suivi et met au fond. OM 2 - Brest 0. Le break est enfin réalisé.


67e Vitinha parti dans la profondeur transmet à Veretout lancé en pleine course qui malheureusement frappe à côté.


70e Aubameyang parfaitement décalé par Sarr dans la surface frappe au-dessus.


77e Nouvelle intervention payante de Lopez alors que sa défense s’était fait prendre à revers.


79e Vitinha voulait défoncer la cage brestoise mais il manquait lamentablement le cadre.

80e Guendouzi remplace Sarr sous une ovation incroyable du Vélodrome.


C’est la 2e victoire olympienne sur 3 matchs, les deux au Vélodrome. On peut se poser la question de ce qui est préférable entre avoir un jeu fringant conforme à la devise du club et laisser des points à domicile, ou bien avoir ce jeu mollasse, solide derrière, un peu à risque avec le ballon laissé à l’adversaire mais aussi des occasions dont certaines, peu malheureusement, converties pour une victoire. Il est encore trop tôt à mon avis pour chercher des réponses, tant que le mercato ne sera pas terminé, la saison ne pourra pas prendre son rythme de croisière.


Derrière, le trio M’Bemba-Gigot-Pau Lopez a assuré le cleansheet avec réussite. Clauss et Lodi ont bien assuré, surtout la recrue. Au milieu, Rongier et Veretout ont toujours cet impressionnant volume de jeu mais comme beaucoup de leurs coéquipiers ils multiplièrent les maladresses technique. Devant ce fût poussif sauf après l’entrée de Vitinha qui réveilla tout ce petit monde au point qu’il y eut de nombreuses occasions qui évitèrent à Brest une lourde défaite qui n’aurait pas correspondu à son match. Harit a du souci à se faire. Je suis moins inquiet pour N’Diaye.


On rentre à la maison apaisé avec 3 points. Avec 7 points en tout au compteur, l’OM s’est replacé en haut du championnat mais il va falloir régler les problèmes techniques et le placement des lignes. Convertir les occasions aussi, ce serait bien. Mais tout le monde mouille le maillot, c’est bien.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


vendredi 25 août 2023

BONNE MÈRE, AIDE-NOUS !

 Olympien(ne) de tribune ou de canapé je te salue avec dans le ventre les trois assiettes d’une soupe au pistou de haut niveau que je me suis envoyée hier au soir, concoctée avec génie provençal par l’épouse d’un ami.

Nous voici dans l’attente du 3e match de Ligue 1,à la fin d’une des semaines les plus chaudes que la ville ait connues. On nous dit qu’à partir de demain ça va aller mieux, il est temps.

C’est en co-leader du championnat que Brest nous rend visite, ce qui malgré le peu de signification de cette position à un stade si précoce de la saison nous oblige quand même à une forme de respect.

Les contours de l’équipe qu’alignera Marcelino à 19h et non 17h comme prévu sont à peu près connus. La seule incertitude concerne le choix en attaque. Qui évoluera à côté de Pierre-Emerick Aubameyang : N’Diaye ou Vitinha ?

Encore une fois, compte-tenu du peu de connaissance que nous avons de notre équipe, de sa vitesse de progression, de sa manière d’encaisser sa préparation, nous aborderons cette rencontre avec la prudence qui s’impose, c’est pas plus mal.

C’est pas plus mal car nous sommes sur nos gardes avec les arbitres dont les décisions contrarient les efforts fournis par les joueurs sur le terrain, ce qui devient insupportable.

Ainsi, personne n’a encore vu les fameuses images attestant la réalité de la faute de Sarr sur un messin qui a permis l’annulation d’un magnifique but de Rongier.

Cette semaine les yeux étaient tournés plutôt sur le mercato. On parle d’un départ de Guendouzi vers la Lazio, ce que je regretterais si cela se faisait car j’aime beaucoup ce petit.

Correa est en train d’arriver. Un attaquant argentin pouvant évoluer sur tous les fronts du secteur offensif que je suis pressé de voir évoluer car pas mal de twittos (Xos ?) l’ont déglingué avant même qu’il n’ait enfilé son premier maillot blanc.

On a eu des nouvelles de Sanchez, lequel a resigné à l’Inter d’où il était arrivé la saison dernière. L’occasion pour moi de dire que même si je ne regrette pas son passage car c’est un joueur admirable, je ne suis pas mécontent de son départ. Je trouve qu’il prenait beaucoup de place dans le jeu, appelant inlassablement tous les ballons sans être toujours efficace. Je salue le combattant, son jeu en mouvement, mais il me manquait quelque chose. Je n’ai pas de regret.

Ce que nous souhaitons ce soir c’est avant tout de la réussite car elle nous fuit clairement et il est temps que ça change. Offensivement et défensivement. C’est le moment de demander à la Bonne Mère de remettre un peu le nez dans les affaires olympiennes car elle nous a négligés ces derniers temps, nous avons besoin de toutes les forces possibles pour éviter la sortie de piste ou sortie de pistou pour raccorder avec ce délice d’hier.

Pas de pronostic, allez l’OM… et puis bon, on va quand même pas avoir peur de Brest ? Et puis quoi encore ?

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B Audibert

vendredi 18 août 2023

NOUS SOMMES DE GRANDS SUPPORTERS !

 Au fond, et je fais bien de commencer par ces deux mots, car nous y sommes bien, au fond, au fond du trou, au fond du cauchemarseille comme pourrait le dire Henri-Frédéric Blanc, au fond voulais-je dire, il vaut mieux en rigoler.

Après avoir été éliminés de la LDC par bien moins forts que nous, voici que nous avons abandonné nos deux premiers précieux points sur la pelouse de St Symphorien, chez un promu : le FC Metz.


Des occasions manqués, des poteaux, deux buts refusés, l’un parfaitement valable, dont l’annulation ne peut que confirmer qu’il y a une alliance arbitrale occulte qui continue de se liguer contre l’OM. Je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. Le Qatar a mal commencé, on ne va pas laisser partir un de ses concurrents trop vite. C’est terrible, terriblement scandaleux.


Alors nous sommes obligés de faire appel à nos capacités de raisonnement afin de limiter notre frustration.


Disons d’abord qu’il y a un projet de jeu et que Marcelino a finalement imposé sa patte assez vite.


Les ressorties de balles sont déjà d’excellentes factures. Il y a des occasions, on sent la qualité devant mais il va vite falloir plus d’efficacité face au but. Les joueurs ont du talent mais ils vont devoir serrer leur jeu, mettre plus de conviction et de vitesse d’exécution dans leurs gestes.


Au milieu, Kondogbia tarde à prendre ses marques mais on peut se montrer patients, d’autant que Rongier et Veretout sont là pour bien faire le job.


Là où nous avons des motifs d’inquiétude, c’est derrière, gardien compris. On est fébriles et trop peu décisifs même si Pau Lopez a fait 3 gros arrêts hier qui permettent à l’OM de rester dans le match. Mais on demeure perplexes, effrayés même quand on voit des frappes tentées à la desperados partir au fond de nos filets alors que nous dominons les débats de la tête et des épaules. Et c’était déjà le cas sous Sampaoli et Tudor. Nous, quand nous frappons au but, il y a toujours un pied, une jambe, un corps entier qui vient au sacrifice s’interposer. Mais si le tir vient de l’adversaire, ça rentre, inexorablement, inexplicablement comme si s’exerçait contre nous une terrible malédiction. Ce n’est plus du football, c’est de l’ésotérisme. Il va falloir faire brûler de l’oppoponax dans tous les locaux de la Commanderie, répandre partout du gros sel pour faire cesser cette dinguerie.


Mais surtout, les diables de la Ligue de Football Professionnel LFP, vont peut-être devoir s’arrêter de fausser le football en scrutant les actions victorieuse de l’OM. Il n’y a aucune faute de Sarr avant la magnifique action qui amène le but de Rongier. En annulant ce but, les arbitres ont envoyé aux messins le signal qu’ils étaient avec eux, qu’il était temps de se lâcher. En même temps qu’ils faisaient l’affaire de nos concurrents, ils abimaient les lois du jeu et c’est impardonnable.


Reste que nous avons une équipe avec beaucoup de qualités et c’est très bien. Mais Lopez commence vraiment à poser problème. Il doit se secouer au plus vite. Il me manque un élément devant capable de prendre des ballons de la tête. Plus si affinités. Je veux dire, un autre central bon relanceur, un latéral droit pour suppléer Clauss.


Continuons de rêver quoi qu’il en soit, restons à fond derrière notre club, plein de rage et de lucidité, quoi qu’en pensent les journalistes parisiens, nous sommes de très grands supporters et on les emmerde.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert  


Ci-dessous le lien vers mon billet à chaud 

https://homemarseille.blogspot.com/2023/08/encore-frustres.html?m=1


ENCORE FRUSTRÉS…

 Il est écrit que plus encore que dans les saisons précédentes, les matchs de l’OM ne seront pas comme les autres. Nous avons assisté à un match improbable qui n’aurait jamais dû échapper à l’OM. On ne manquera pas de pointer les responsabilités, mais c’est d’abord et une nouvelle fois la frustration et la déception qui l’emportent.

Les Olympiens pensaient avoir fait l’essentiel lorsque Soglo, déjà auteur d’un magnifique centre pour Sarr qui avait buté sur Oukidja (1re minute), Soglo se saisissait d’un centre et frappait angle fermé, trouvant un trou de souris entre le poteau et le gardien. Metz 0 - OM 1

Avant cela (6e) Sarr avait tenté une Thauvin (humour !) mais le gardien messin était encore là.

Les Marseillais affichaient une très nette supériorité dans le jeu et personne ne pouvait douter qu’ils sortiraient facilement vainqueurs de cette rencontre mais alors qu’on pensait que le break était fait avec Aubameyang juste avant la mi-temps, le but était refusé. Certes, Pau Lopez était allé chercher une frappe de Sabaly sous la barre mais on ne s’inquiétait pas.  

Le match allait devenir fou en deuxième période.

Dés la 47e Pau Lopez interceptait le tir d’un messin en bonne position dans la surface. Mais surtout, à la 54e, on refusait un très beau but de Rongier à la conclusion d’une magnifique action pour une faute pas évidente du tout de Kondogbia. Puis un messin se faisait expulser à la 58e pour une faute sur N’Diaye.

Alors qu’on pensait qu’à 10 les joueurs de Bologny allaient souffrir, c’est tout le contraire, il renversait le score en 5 minutes. Une première frappe de Sabaly contrée par Rongier lobait Pau Lopez (65e). Puis c’est Mikautadze qui mettait tout ce qu’il avait dans la chaussure, profitant que Veretout qui venait d’entrer s’était tourné comme ce que N’Doram citait à la mi-temps, ne pouvait imaginer que Pau Lopez allait se trouer. Metz 2 - OM 1

Heureusement que sur la fin, alors que dans un premier temps Harit butait encore sur Oukidja et que sur le contre Mikautadze échouait face à Lopez (80e), deux minutes plus tard, Harit glissait à Vitinha qui frappait avec beaucoup de conviction pour égaliser. Metz 2 - OM 2

Que se passe-t-il avec l’OM ? Nous sommes encore trop fébriles. Il y a déjà une patte Marcelino, le jeu commence à être en place. Mais la réussite offensive comme défensive fuit complètement cette équipe. Est-ce qu’il y a une raison à cela. Sûrement un poil de laxisme sur les tentatives de frappes adverses. Rongier qui ne peut que dévier la frappe de Sabaly, Veretout qui se tourne sur celle de Mikautadze alors que les messins se sont sacrifiés avec énergie sur chaque frappe marseillaise. Cela n’explique pas non plus le but refusé pour une faute inexistante pour moi de Kondogbia. Là, c’est un vol de la VAR et de l’arbitre. N’oublions pas deux poteaux que je suis presque tenté de qualifier d’anecdotique.

Faut-il rester optimiste ? Je le crois car il y a du bon. Mais il va falloir entrer sur le terrain avec beaucoup plus d’humilité. Il faut craindre tout le monde et ne laisser aucune miette.

On a vu des petites erreurs de M’Bemba et Balerdi en 1re mi-temps qui démontrent que la sérénité n’est pas encore installée dans cette défense.

Quant à Pau Lopez, il a fait 3 arrêts importants mais son erreur d’appréciation sur le 2e but messin jette le doute sur son futur.

Rongier a encore été énorme mais il va falloir que devant on veille à faire monter le taux d’efficacité au risque de revoir ce genre de scénario.

Ce soir nous sommes encore particulièrement frustrés.

La VAR, on en peut plus. Le football ne ressemble plus à rien.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert