dimanche 7 octobre 2018

LES CANCANNEURS, BONSOIR !!! (Un billet dribblé par Thierry B Audibert)

Aïoooli,
Un dimanche comme on les aime. Au risque de me répéter, quand on a un horaire décent, qu’il fait beau, et qu’il y a plein de minots aux yeux qui brillent, c’est déjà presque gagné. Dans ma famille, c’était la première de Lola, la plus jeune de mes petites-nièces descendue de la Drôme, laquelle à presque huit ans a découvert la magie du foot avec la Coupe du Monde, et il m’a fallu batailler pour lui faire admettre que M’Bappé n’existe pas dans notre univers. « Oui, mais enfin tonton, il est français quand même... ! », il m’a fallu alors lui expliquer que l’attaquant des bleus était sans doute français, mais que par contre, nous ici, ne l’étions pas vraiment. Elle a cru me coincer la coquine en me faisant remarquer que Marseille c’est en France... à quoi il m’a fallu répondre avec un maximum de conviction que non, pas du tout, Marseille est à Marseille, Marseille est un pays. Putain de Coupe du Monde...
Bon, c’est bien beau les histoires de ta petite nièce, mais parle-nous du match.
Je vais pas faire long, les amis. Nous avons eu le plaisir de quasiment voir l’équipe-type face à Caen. Et disons le clairement, ça change beaucoup de choses, surtout quand tout le monde a décidé de remettre les pendules à l’heure.
Car les marseillais avaient décidé d’arrêter les errements coupables des matchs précédents. Je faisais partie de ceux qui reconnaissait des circonstances atténuantes aux manques affichés dans le jeu et dans l’investissement. Les hommes de Garcia ont mis le pied fermement sur le ballon pendant toute la première mi-temps. Si la première frappe fût caennaise, on ne vît que rarement les normands aux abords des cages de Mandanda. Pour autant, si le ballon circulait bien chez les olympiens, avec beaucoup de beaux mouvements aussi bien sûr les côtés que dans l’axe. Payet était magistralement aux commandes. Gustavo et Strootman faisaient la loi au milieu, Sakaï et Sarr saisissaient toutes les occasions pour proposer des solutions et se dédoubler sur leur couloir. Pour autant, cela manquait d’efficacité. Ocampos est beaucoup trop anodin depuis quelques matchs, Mitroglou gâchait une offrande de Sakaï, le seul ballon exploitable qu’il ait reçu. Mais comme depuis le début de la saison, quand l’OM piétine un peu c’est Thauvin qui sort du bois. Une première spéciale détournée au passage par Mitroglou qui prend Samba à contrepied, et quelques minutes plus tard, toujours dans cette position préférentielle dont il devient un véritable maître, en se recentrant à partir de son côté droit, une frappe croisée pied gauche au ras du poteau qui ne laissait aucune chance au gardien caennais.
La deuxième mi-temps fût beaucoup plus disputée. Les caennais montèrent leur niveau d’engagement semblant cibler Gustavo qui prit pas mal de coups, et au passage, un nouveau carton jaune. Il était plus difficile de faire circuler le ballon et de trouver la profondeur. Les caennais semblaient prendre du poil de la bête et se montrèrent dangereux au point qu’il fallut un arrêt décisif d’un Mandanda totalement retrouvé pour préserver le cleanshit. Et alors que l’on approchait de la fin, c’est le VAR qui annulait un but caennais pour une main (je pensais initialement qu’il s’agissait d’une faute sur Mandanda). Reconnaissons qu’au moins aujourd’hui nous n’avons pas été VARnaqués, sur trois décisions placées entre les mains de la vidéo, deux nous furent favorables.
Nous fûmes plus dans la gestion et dans le contrôle au cours de cette deuxième période. Pour autant, aucun marseillais ne laissa sa part au chien dans le travail de replacement, et c’est ce qu’il faut saluer au terme de cette rencontre. Certes, les caennais en mauvaise position désormais au classement n’ont pas constitué une opposition coriace dans le jeu, mais les olympiens ont fait le job consciencieusement et c’est la première chose qu’il faut relever. Les twittos qui commençaient à partir dans tous les sens ces derniers jours, certains, une fois encore réclamant le départ de Garcia, bavaient sur les uns ou les autres, Mandanda par exemple, se sont peut-être rassurés. C’est la première fois que nous apercevons l’équipe au plus près de ce qu’elle pouvait fournir de mieux la saison dernière. Il me semblait évident qu’en récupérant blessés et suspendus ce moment arriverait, mais je veux m’étonner qu’une fois encore des supporters assidus des réseaux sociaux, ou d’autres qui se voient régulièrement invités, à tort je trouve, sur certains plateaux, saisissent toutes les occasions pour tenter de mettre le feu en flattant la légendaire impatience du supporter marseillais. Qu’est-ce que ça cancannait ces derniers temps.
Le duo Strootman-Gustavo est prometteur même s’il doit encore se parfaire. Le néerlandais a prouvé qu’il pouvait apporter beaucoup plus que sur ses dernières sorties. Rami est totalement revenu, et je ne pense pas qu’on vienne encore le faire chier au sujet de Pamela. Sakaï vaut mieux qu’Amavi. Sarr a été énorme. Bouba Kamara a encore rendu une copie impeccable. Dans les duels, dans le placement, à la relance (sauf une fois), se payant même une transversale de toute beauté.
Payet a été un magnifique chef d’orchestre, Thauvin a été enfin à la hauteur dans tous les aspects du jeu. Mitro a marqué, mais se montre quand même moyen. Il n’y eut guère qu’Ocampos auquel, une fois encore, on ne peut rien reprocher dans le combat, mais se révèle malheureusement anodin sur toutes les phases offensives, et c’est un problème. Il est évident qu’il giclera au moment où Sanson pourra reprendre sa place. Et Mandanda, on en parle de Mandanda ? Pas la peine. Comme j’ai pu lu dire plus haut, il est de retour, à l’image de quelques-autres. Petit bémol toutefois, il sera pour la direction, je n’ai pas pu m’empêcher d’imaginer les dégâts qu’aurait pu faire un Balotelli en pleine forme à la pointe de cette équipe, pour quelques millions de plus...
Mais enfin, ne boudons pas notre plaisir, ce n’était que Caen, mais c’est prometteur pour la suite, alors qu’arrivent des matchs encore difficiles. On est sur le podium, à l’affût derrière Lille, qui fléchira quand son duo Pépé-Bamba va retrouver la terre ferme, ça viendra.
En attendant on a canné Caen, les cancanneurs bonsoir,

Vive le grand Roger Magnusson !

jeudi 4 octobre 2018

CHIANTS À CHYPRE !!!

Aïoooli amis Olympiens accablés...
Ça ne va pas bien du tout. Il se confirme que l’équipe marseillaise n’a pas retrouvé sa patte de la saison dernière. Elle est très clairement en manque de rythme, et de surcroît, elle a perdu une bonne partie des vertus défensives qui faisaient sa force avec des cleanshits qui s’enchaînaient souvent. Les arrières-centraux, le gardien, ont beau changer au gré des blessures et des suspensions, rien n’y fait, nous continuons d’encaisser des buts et ça devient préoccupant.
La première mi-temps fût horrible, jouée à une allure de sénateur avec des olympiens incapables de changer de rythme pour surprendre leurs adversaires. J’ai vu le match dans de mauvaises conditions, j’ai trouvé des périscopes de qualité moyenne, et il ne me semble pas que nous ayons su mettre leur gardien sous pression. À part une reprise de volée de Gustavo sur corner, que repoussait le gardien chypriote un peu comme il pouvait. Mais même les coups-de-pieds arrêtés de Payet ne produisaient rien et c’était agaçant. Pire, heureusement que Pelé intervint sur une tête, Kamara avait laissé partir son adversaire, à l’approche de la 40e minute pour nous garder dans le match, il fait un arrêt extraordinaire.
On pouvait encore craindre le pire en deuxième mi-temps avec un sauvetage in-extrémis de Sarr entré à la place de Sakaï blessé (espérons que ce ne sera pas grave, il ne manquerait plus que çà).
Il fallait que les personnalités de cette équipe olympienne prennent leurs responsabilités pour faire basculer le match, c’est à cela que servent les grands joueurs. C’est Dimitri Payet, à la conclusion d’une action d’éclat avec un grand pont incroyable dans la surface qui ouvrait le score. La marque était doublée derrière par Gustavo dans sa position préférentielle aux abords de la surface adverse, sa frappe du gauche transperçait tout. À 2-0, nous pouvions tous penser que les chypriotes ne reviendraient jamais, Rudi Garcia aussi qui allait commettre une erreur en sortant Gustavo au profit de Sertic... Voulait-il le ménager ? Sans doute. Mais il y eut de lourdes conséquences derrière, l’OM se mettant à flotter face à des joueurs de Limassol prêts à tout pour revenir et qui parvinrent au final à non seulement réduire le score d’une frappe incroyable aux 20 mètres, mais à égaliser à la dernière minute du temps règlementaire.
Il est facile de taper a posteriori sur Garcia au sujet de ce coaching perdant. Mais pourtant, on peut se demander si Luiz Gustavo qui retrouvait ses vertus de la saison dernière, avec son poste au milieu, avait atteint ses limites physiques avant de sortir. On est obligés de voir ce changement comme un fait du match, même si le premier but de Limassol m’apparait un peu heureux avec cette frappe d’un autre monde qui prit le chemin de la lucarne d’un Pelé impuissant.
Mais que dire de cette défense ? Le placement d’Amavi, la manière de défendre de Caleta Car qui m’a paru correct en première mi-temps mais qui a démontré aussi en deuxième qu’il devait encore largement parfaire son agressivité sur l’homme, ainsi que son marquage. Il a un façon dangereuse de courir en tournant parfois le dos à l’adversaire au lieu de lui faire face. Kamara a fait pas mal de fautes qui bêtement a la troisième ou quatrième intervention lui coûta un carton pour l’ensemble de son œuvre.
Devant Radonjic est toujours aussi timide. Strootman ne rayonne pas, c’est le moins qu’on puisse dire. Mitroglou n’a pas touché un ballon, remplacé par Germain qui amena un peu de vivacité.
On commence à compter un certain nombre de matchs maintenant, clairement nous n’avons pas le sentiment de nous être renforcés. J’ai peur que les joueurs qui composait déjà l’effectif la saison dernier n’ait déjà fait cet amer constat. Pourvu que les recrues nous enlèvent ce doute au plus tôt dans les matchs qui viennent. Cette équipe a du mal à croire en elle et si les choses se combinent mal bientôt, la crise risque d’être gratinée. Il faudra être à fond derrière elle dès dimanche contre Caen en championnat.
Pour l’Europa League, heureusement que Francfort a battu la Lazio et que les italiens se sont vus expulser deux joueurs qui ne pourront par conséquent nous affronter. Il faudra les battre pour passer. En est-on capable actuellement ? Les choses vont vite en football... dans les deux sens.
L’OM ce soir fût chiant à Chypre.

Vive le grand Roger Magnusson ! 

dimanche 30 septembre 2018

PLIÉS À LILLE !!!

Aïoooli à tous les amis Olympiens, à ceux qui me suivent, de plus en plus nombreux, ça monte doucement mais sûrement, le signe de la qualité, par Twitter (@TBAudibert) ou à partir de ma page Facebook (Vive le grand Roger Magnusson), et je veux remercier sincèrement tout le monde.
Qui a envie de commenter un match perdu 3 à 0 ? Je le fais quand même, mais il y a tellement d’insuffisances...
J’ai découvert la composition de Garcia à l’issue d’un super week-end, des amis, la plage, de bons repas, et ma foi, l’absence de Payet et la titularisation de Sertic plutôt que Lopez, m’a certes étonné, mais je me suis dit pourquoi pas ? Garcia voulait de la solidité avec Sertic, il le voit à l’entraînement tous les jours (je me souviens que l’ex-bordelais était plutôt pas mal en match de préparation avant de se blesser), c’était son choix et il fallait le respecter.
Il est difficile de donner un avis tranché sur la première mi-temps qui est apparu équilibrée et plutôt fermée, durant laquelle nous avons pu faire quelques constats : nous n’avons pas joué très haut. Le ballon revenait trop souvent quand les marseillais affichaient quelques maigres velléités offensives. Germain perdait la plupart de ses duels, ne permettant jamais à son bloc de remonter. Strootman et Sertic jouaient assez bas, alors que Thauvin, normalement dans le rôle de Payet, restait bien trop haut. Ocampos ne réussissait rien de bon, c’était timide côté Radonjic qui manquait un contrôle dans un raid et échouait sur le gardien. Les lillois plus entreprenants jouaient mal tous leurs coups, et quand ce n’était pas le cas, la défense marseillaise faisait bonne garde, avec Bouna Sarr qui réussissait tous ses gestes défensifs, dont un magnifique tacle dans la surface du bout du pied, tout comme Kamara qui affichait sa sérénité, Gustavo et Sakaï n’étaient pas en reste. Bref, on restait sereins, mais sans certitude sur ce qu’allait devenir ce match.
Mais les lillois ont attaqué leur deuxième mi-temps avec beaucoup de conviction et nous n’avons pas su répondre. Ils ont une grosse occasion dès la 47e, et 5 minutes plus tard une tête de Rémy passe de très peu à côté. On se laisse trop facilement embarquer dans le une-deux entre Pépé et son partenaire, je n’ai pas réussi à identifier qui de Strootman ou de Sertic se montre trop naïf en se laissant coincé entre les deux lillois. Mandanda ne me semble pas particulièrement bien jouer le coup. Il aura beau se défendre auprès de l’arbitre, il y a bien contact, son corps emporté par son élan touche Pépé. Pénalty accordé par l’arbitre, confirmé par le VAR. L’entrée de Payet à la place d’Ocampos va permettre d’améliorer les choses, nous ratons l’égalisation sur un centre de Strootman que Thauvin ne peut reprendre... et reconnaissons que nous n l’aurons pas d’autres occases. Bien entendu, en essayant d’égaliser nous allons donner des opportunités de contre, et il faut féliciter les lillois d’avoir su les exploiter. S’il y a une chose à regretter ce soir, c’est de n’avoir pas su rester hermétique, car nous n’avons jamais donné l’impression d’être en mesure de marquer un but. Nous n’avons pas su leur poser de problèmes. Nous n’avons jamais élevé le niveau d’intensité. Ocampos n’apporte absolument rien en ce moment. Thauvin n’a pas montré assez volonté de défendre, laissant bien trop souvent ses partenaires du milieu tous seuls face aux milieux lillois. Radonjic a été plus que moyen, mais comment lui en vouloir puisqu’il n’a que très peu joué. Je ne suis pas d’accord pour fracasser Sertic qui lui aussi est en manque de repère et de rythme. L’équipe était coupée en deux, nous n’avons pas su rester compact, ne serait-ce que pour empêcher Pépé, le joueur lillois le plus dangereux, de prendre de la vitesse.
Alors, le résultat est lourd, mais il est malheureusement mérité. On a entendu Payet déclarer que les olympiens avaient maintenant des choses à se dire... on va voir quels sont les constats qu’ils portent. L’absence de Sanson ne peut pas tout expliquer. Aux olympiens de prendre leurs responsabilités, il en est plus que temps car sinon les locomotives vont partir devant, prendre de la confiance, et nous allons nous énerver. L’OM à partir de maintenant n’a donc plus droit à l’erreur.
Kamara est un beau joueur.

Vive le grand Roger Magnusson !   

mercredi 26 septembre 2018

ENCORE DES SAUCISSES !!!

Aïoooli sur tous sauf pour les chapacans, les chiens des quais, gachempega, pébrons, mastres de la LFP qui programment des matchs de championnat à 19h, s’en foutent complet des gens qui bossent, qui ont des trajets, ou qui comme moi ont dû sortir de Marseille pour travailler... tra-vail-ler, vous savez ce que ça veut dire aréopage improbable de feignasses, de bras cassés, de vieux glands décatis... ???
Résultat, par leur connerie, nous étions des dizaines à cavaler pour tenter de rejoindre le stade à l’heure, après avoir affronté les embouteillages... et là quand tia mon âge et que tu fais plus qu’un peu de sport en chambre et que tu vois les jeunes qui te dépassent comme des bolides alors que toi tié à fond, tu maudis tout le monde, et bref, je suis arrivé alors que le compteur enregistrait 4mn36 de jeu, ce qui compte-tenu de la circulation que j’ai du affronter pour revenir chez moi prendre mon abo est un exploit digne des JO.
Mon ami Jacques, qui m’avait gardé la place, m’a aussitôt rassuré en me disant qu’il s’était rien passé et que l’OM n’avait pas encore touché un ballon. Si les olympiens ont ensuite essayé de le prendre, ce cuir, cet objet de tous les désirs, ils avaient du mal à l’amener vers les cages strasbourgeoises. On jouait sur toute la largeur, à défaut de prendre la profondeur, comme souvent l’adversaire bloquait bien les côtés et l’axe, bien compacts et organisés jusqu’à leur 35-40 mètres. Il y avait de notre côté une vraie difficulté à se mettre en route, tous ensemble, de manière coordonnée. Thauvin perdait pas mal de ballons. Lopez travaillait sur de la passe courte avec Sanson, Payet, Strootman, le 4-3-3 tenté d’entrée par le coach se cherchait. Comme on pouvait s’y attendre, Payet ne se contentait pas de rester sur le côté gauche, il semblait en jambes. Mais on jouait à la baballe. Cette équipe qui n’a pourtant que très peu bougé par rapport à la saison dernière donne l’impression d’avoir perdu son identité de jeu, ce qui faisait sa force la saison dernière après qu’elle ait pris son élan. On avait le sentiment en les regardant que les deux défaites de la semaine dernière les ont marqués, secoués. Ils ne manquent pas d’envie, nous allions le constater à la fin, mais ils ont du mal à se sublimer tant sur le plan individuel que dans l’expression collective.

Et puis à la 28e minute, arrivait ce qui devait arriver. Une perte de balle dans un échange Lopez-Thauvin, de là où je suis je pense que la faute est pour l’orléanais, il y a du champ pour les strasbourgeois tout heureux de récupérer le ballon, le contre va à 100 à l’heure et Mandanda ne peut s’interposer, 0-1 pour les strasbourgeois sur leur première occasion...
Il était temps de se mettre en route, de mettre un peu plus de conviction dans ses courses, ses passes, ses duels, l’OM était dos au mur. Il n’y eut pas particulièrement de situations positives derrière, mais l’agressivité montait d’un cran, si bien que 5 minutes avant la mi-temps, Thauvin était fauché dans la surface et l’arbitre indiquait le point de penalty. On ne s’affole plus désormais sur ce genre de situation, il fallut attendre les conclusions du VAR et fort heureusement, Payet pouvait transformer le penalty accordé. À 1-1 on pouvait de nouveau commencer à espérer. Et puis Sanson débloquait son compteur sur un ballon renvoyé, il enveloppait aux vingt mètres une merveille de tir qui allait raser le poteau, le gardien ne pouvait rien. Mérité pour ce joueur qui développe tant d’activités depuis le début de la saison, et encore sur ce match. À 2-1 on soufflait carrément. À noter que Mandanda, juste derrière se voyait obligé à un fort dégagement de toute urgence, ne se claqua pas, signe que tout va pour le mieux pour lui désormais (ok, je chambre).
La deuxième mi-temps reprenait plutôt bien avec Sanson qui s’enfonçait côté gauche, mais qui ratait sa tentative de piqué, le gardien strasbourgeois n’était pas tombé dans le piège.
Et puis, il y eut cette intervention à la Bruce Lee d’Amavi qui prenait rouge direct. N’ayant pas bien vu, je ne sais pas quels amis devant leurs télés je dois croire, certains assurant qu’il était mérité d’autres non.
Rudi devait se réorganiser et surprît pas mal de monde en sortant Payet qui restait précieux pour la construction. Sakaï entrait côté gauche. Plus tard c’est Lopez qui sortait au profit d’Ocampos. À 10, cela devenait un peu plus difficile. Les olympiens tentaient de contrôler le match, de gérer leur avantage, et on ne peut pas dire qu’ils se faisaient tellement peur, et sur la seule frappe strasbourgeoise, Mandanda intervenait avec autorité.
C’est alors que le temps semblait s’étirer que Strasbourg finissait par marquer alors qu’il ne restait plus qu’une minute dans le temps règlementaire. Franchement, les carottes semblaient cuites, mais c’était sans compter sur Sakaï qui en homme encore frais s’enfonçait côté gauche et centrait pour Germain au premier poteau, lequel expédiait le ballon au fond de la cage strasbourgeoise dans une véritable explosion libératrice. On revenait de loin, mais c’était mérité.
Tout le monde a été assez moyen ce soir, mais il faut sortir Gustavo et Sanson pour les bons points. Strootman à un degré moindre, et j’ai envie de donner un bel accessit à Germain qui non seulement nous apporte la victoire, mais qui s’est beaucoup déplacé et qui a beaucoup participé au jeu, occupant souvent le côté droit à la sortie d’Amavi.
Amavi sera indisponible à Lille, on est tenté de penser que c’est peut-être mieux ainsi, Rami ne reviendra pas encore, pas plus que Caleta Car. Gustavo a encore pris un jaune, j’ai peur que ce soit son 3e, mais je sais plus où il en est.
On est partagés ce soir entre l’idée que l’OM semblait encore souffrant aujourd’hui, et celle que d’avoir dû aller chercher très loin ce résultat a peut-être enclenché quelque chose, une envie de se révolter, de se fâcher comme le souhaitait Garcia cette semaine. Mais les vannes n’ont pas été fermées, on a malheureusement encore vu quelques saucisses... qu’on a fini par manger... restons positifs.
Lille nous attend de pied ferme. Il va falloir des combattants dimanche.

Vive le grand Roger Magnusson !

dimanche 23 septembre 2018

GROS CHANTIER POUR GARCIA !!!

Aïoooli et... patatras !
La défaite à domicile contre l’Eintracht Francfort n’annonçait finalement rien de bon.
Nous aurons fait illusion une mi-temps dans ce FC Lyon-Olympique de Marseille, ce qui nous caractérise plutôt depuis le début de la saison, il va falloir régler ce premier problème. Le second enseignement de cette soirée catastrophique est que nous nous sommes montrés bien trop friables défensivement. Nous avions échappé à la correctionnelle en première mi-temps avec cet échec incompréhensible de Memphis Depay. Avant cela, Gustavo s’était troué sur le premier but lyonnais et il n’était pas secondé par Caleta Car, puis en deuxième mi-temps la puissance de Traoré n’a pas trouvé de répondant. Il a certes de la réussite sur le troisième but avec sa frappe contrée par Gustavo. Mais il n’y a rien à dire sur le 2-1. Rien à dire sur le penalty ensuite.
On peut faire le meilleur jeu du monde mais si ça ne tient pas derrière c’est injouable. Et comme devant, Ocampos n’a pas la même puissance que Traoré, Thauvin n’a pas réussi grand chose en dehors de son but, certes splendide sur une belle passe de Payet. Nous devons bien porter le constat que malgré quelques velléités nous avons été trop inoffensifs dans nos attaques avec des deniers gestes bien approximatifs. Certains joueurs n’ont pas été au niveau. C’est évident derrière pour Amavi, Caleta Car, et même cette fois pour Luiz Gustavo. Au milieu c’est moyen moins pour Strootman, Sanson s’est donné à fond sans succès, Mitroglou n’a jamais été trouvé, et Payet a fait ce qu’il a pu mais il faut au moins reconnaître qu’il a essayé de combattre, ça n’a pas toujours été le cas. Ce qui est rageant, c’est que Pelé n’a rien eu à faire en dehors d’aller chercher 4 fois la balle au fond. Lopes n’a guère été mis sous pression non plus.
Il n’y a pas autre chose à dire que Lyon était plus fort, et que sur ce qu’ils ont montré, non seulement par une victoire à City, et ce soir, c’est qu’ils sont au-dessus de nous quand ils jouent avec leurs moyens.
La défaite de ce soir ne doit pas tout nous faire remettre en question, mais nous avons tous le droit de nous interroger sur notre défense. Nous avions perdu Rami sur blessure, c’est maintenant Caleta Car qui va être suspendu. Autant dire que Gustavo n’est pas prêt de revenir au milieu de terrain où il est passé dans les vingt dernières minutes, prenant un carton d’entrée, en retard sur une intervention. Rudi Garcia va donc devoir retrouver une assise défensive avant d’espérer mieux. Nous voulions un latéral gauche pour concurrencer Amavi, nous ne l’avons pas eu. Je me refuse encore à juger Caleta Car sur ce qu’il nous montre pour l’instant, mais il y a de quoi être inquiet. Je ne le condamne pas mais il va vite devoir s’adapter. Strootman doit aussi retrouver très vite ses marques. Et devant, que voulez-vous ? Il nous fallait un mec capable de se créer des occasions... et vous savez tous ce qu’il s’est passé. Certains voulaient Dembélé, s’il a impressionné quelqu’un en entrant, levez le doigt. Ce n’est pas mon cas. Par contre N’Jié n’a pas raté son entrée, lui.
Notre équipe est en miettes. Elle a perdu son ciment. Elle a perdu son liant. Et nous sommes au début d’un cycle infernal. Nous rejouerons dès mercredi en championnat et on peut se demander dans quel état nous serons. Garcia a du pain sur la planche, et tous les joueurs doivent décréter la mobilisation générale. Tous doivent maintenant se sortir les doigts du cul car nous allons au devant de grandes désillusions.
J’avais passé une super journée à la plage, nous pensions que c’était la dernière... j’espérais la finir fort, comme vous tous.
Être supporter de l’OM c’est çà. Tu montes et tu tombes. Puis tu te relèves et tu mets des claques, tu montes, tu tombes et ça recommence. C’est la vie que nous avons choisie. Demain elle sera belle. Demain ou après demain. Eyraud n’a qu’à se tourner vers ses petits chouchous de Twitter pour calmer le feu qui pourrait prendre si une défaite devait encore intervenir. Allez Jacques-Henri, lance vite tes invitations aux jeunots pour tes loges high-tech, avec leurs canapés apéros et PlayStation. Et continue de mépriser tes virages.

Vive le grand Roger Magnusson !

vendredi 21 septembre 2018

AINSI VA LA VIE OLYMPIENNE !!! (Un billet dribblé par Thierry B Audibert)

Aïoooli,
Les soirs et lendemains de défaite sont parfois marrants quand on est supporter de l’OM. Tout le monde part en vrille dans tous les sens, et il faut bien le dire, cela permet à celui qui sait prendre un peu ses distances de s’enlever une toute petite part de sa déception.
Alors zy-va qu’on tape sur Garcia pour sa composition qui est restée entre le zig et zag. Pourquoi ne pas avoir remis Mitroglou qui a besoin de rythme ? Et pourquoi aligner Rami qui n’a pas encore trouvé le sien, que forcément sa blessure était prévisible, si, j’ai entendu quelqu’un le dire sur une radio, et qu’elle a privé l’entraîneur d’un changement ? Pourquoi n’a-t-il pas fait une véritable équipe mixte, quitte à relancer N’Jié ?
Puis il y a les joueurs qui morflent. Germain, par exemple, il a pas le droit de louper une occasion, c’est tout de suite bim sur la tête. Lopez ne renverse pas le cours du match à lui tout seul ? Il est nul ! Thauvin échoue deux fois de la tête, il manque d’implication. Pour le président Eyraud, pas de traitement de faveur non plus. C’est un peu bien fait pour sa gueule. Quand on attaque en justice un jeune supporter qui tentait d’entrer un fumi dans un stade et qu’on se fend d’un communiqué ensuite en faveur des supporters, puis qu’on vient reprendre une spectatrice qui critique l’équipe pendant le huis-clos, comme si c’était sa faute si nos marseillais étaient en train de chier dans la colle et qu’on entende qu’elle, il est un peu normal que certains prennent cette intervention pour un numéro à destination des réseaux sociaux, mais surtout pointent une forme d’incohérence agaçante du patron du club. Ce qui est marrant ensuite est de voir sur Twitter un journaliste, visiblement aussi un influenceur (c’est ainsi que je l’ai entendu qualifié sur RMC qu’il avait appelé servilement pour intervenir) et un homme de cour (cela ne fait plus de doute pour personne), monter au créneau pour le défendre et fustiger les pourfendeurs qui sont libres de leurs propos. Il y a quoi encore ? Ah oui, très drôle, un jeune twittos idolâtre d’un joueur marseillais qui se fait interpeler à peine vertement en défendant Radonjic, coupable d’une relance hasardeuse en fin de match, renvoie son contradicteur à son âge (37 ans...) qui devrait le rendre honteux de sa présence sur Twitter, là on touche le fond, j’ai failli le rejoindre mais j’ai préféré rester en haut.
Il est clair que tout le monde va vite retrouver son calme et se remettre à croire dans les capacités de leurs joueurs à renverser la vapeur dimanche soir à Lyon.
Je voudrais juste rappeler que la saison dernière, si nous parvenons avec bonheur en finale de la Ligue Europa, on le doit un peu à un but miraculeux de N’Jié à Konya, que la réussite est un facteur déterminant en football, et que si notre équipe a failli hier au soir, ce n’est pas pour autant qu’on devrait d’ores et déjà la condamner.
Le soleil brille sur Marseille, nous serons nombreux à profiter du dernier week-end de plage avant que les plagistes remballent leur matériel. Ainsi va la vie olympienne. Et on craint dégun.

Vive le grand Roger Magnusson !

jeudi 20 septembre 2018

ON S’EN SOUVIENDRA !!!

Aïoli,
Mauvais soir ! On se souviendra que l’UEFA Maffia, préférant sanctionner des fumigènes festifs plutôt que des supporters nazis, aura privé le Vélodrome de son public. On se souviendra que non contente de faire sentir son emprise sur le Stade pendant cette compétition, elle aura même étendu ses interdictions stupides aux abords du Stade qui nous appartiennent. On se souviendra que des supporters marseillais auront placé à tous les endroits stratégiques de la ville de grandes banderoles dénonçant la politique répressive d’un organisme détaché de tout, et surtout des élus politiques de chaque pays.
On se souviendra aussi que pour aborder cette rencontre Rudi Garcia a choisi une composition qui maintenait sous pression ses principales pièces dans le souci de ne pas laisser de points en cours de route trop tôt, quitte à les fatiguer avant le choc de dimanche à Lyon. Malheureusement, les choses ont mal tourné alors qu’il y avait largement la place pour battre cette équipe allemande qui n’a pas montré grand chose ce soir.
Les olympiens s’étaient pourtant facilité le travail en marquant tôt, Sarr qui décalait Thauvin, l’ailier droit débordait, centrait, et Ocampos devançait au premier poteau le défenseur central et plaçait le ballon hors de portée de Trapp. Malheureusement Rami se blessait et se voyait remplacer trop tôt par Gustavo que Garcia avait choisi de faire reposer. Les allemands réagissaient vite mais ils jouaient mal le coup et c’était sans dommage pour Pelé qui n’eut pas grand chose à faire durant tout le match, en dehors d’une intervention où il dut s’étendre à l’horizontale et déployer son long bras gauche pour sortir un ballon sur un tir vicieux en deuxième mi-temps. Les allemands jouèrent mal tous leurs coups. Sauf deux, lesquels malheureusement pour nous leur permirent de repartir avec les trois points. Sarr laissait partir Torro vers un ballon frappé sur corner pour mettre une tête qui remettait les deux équipes à égalité à l’entrée de la deuxième mi-temps. L’OM était sans doute coupable d’avoir un peu trop géré au cours de la première période, pas assez d’engagement et de volonté d’aller de l’avant, trop d’imprécision dans les trente derniers mètres. Et Germain ratait un duel qui aurait pu être décisif devant Trapp. Alors il fallut mettre plus d’engagement pour reprendre l’avantage mais il y avait toujours un pied, une jambe qui se tendait. Il y avait peut-être un pénalty sur une main dans la surface, mais aussi sur Thauvin à la lutte épaule contre épaule dans la surface mais crocheté habilement. Ce même Thauvin qui échouait deux fois de la tête sur deux beaux centres de Payet resté pas mal sur le côté droit. Il fallait d’autant plus profiter qu’un joueur allemand s’était fait expulser. Les marseillais montèrent le niveau d’agressivité et le niveau technique mais c’était pas assez efficace à l’approche du but adverse. Alors à la fin, il y eut ce but assassin que je n’ai pas vu, la connexion du mec chez lequel je me trouvais en périscope venait de sauter juste avant d’entrer dans la fin du temps règlementaire. Quand on ne peut plus gagner un match, il faut éviter de le perdre... nicht...
Garcia semble être resté au milieu du gué. Quitte à faire une équipe mixte et être battu, il valait peut-être mieux savoir pourquoi et se présenter en forme à Lyon. Ce ne sera pas le cas. Nos meilleurs joueurs se sont fatigués ce soir et la défaite pèsera sur leur récupération. C’est donc une double mauvaise opération pour nous.
Rien n’est perdu toutefois. Le match de dimanche n’est pas encore joué. Les points perdus ce soir peuvent se retrouver ailleurs. Mais on s’en souviendra, car on enlèvera de l’idée à personne que si le public avait été présent, les joueurs auraient été un peu plus poussés à se dépasser, surtout en première période.
Pas d’autre choix que de se reconfigurer et repartir du bon pied. Il faut se serrer les coudes, monter tous les niveaux d’un cran, et la saison est encore longue. Les joueurs doivent prendre ça comme une alerte. Sans un engagement maximal de la première à la dernière minute il est difficile d’obtenir des résultats dans le foot moderne. Mais il est vrai que sans son public c’est toujours difficile. Je ne ferai pas de commentaire sur les joueurs, sur Périscope on voit le jeu et on a du mal à identifier les joueurs. Il semble que Bouba et Caleta-car n’aient pas été mauvais, mais cela ne nous consolera pas.
On se souviendra de l’UEFA Maffia.
Vive le grand Roger Magnusson !