dimanche 10 mars 2024

L’OM BOIT ENCORE DU JAUNE

On savait que toutes les rencontre ne se clôtureraient pas toujours par un score large en faveur de l’OM. Nous n’ignorions pas non plus que non seulement c’est toujours difficile derrière une soirée européenne de devancer un adversaire, et qu’en plus ceux-là désormais se méfient amplement. Et puis Nantes s’était montré jusqu’à présent plutôt solide à l’extérieur. 

Nous avons donc assisté à une partie plus difficile pour l’OM avec en face des jaunes accrocheurs mais la victoire est au bout avec les trois points qu’il fallait.

2e minute Perte de balle olympienne dans le camp nantais, ça contre à 200 à l’heure côté gauche pour la 1re occasion du match, le ballon passe heureusement à côté.

Il aura fallu attendre la 17e minute pour la 1re occasion olympienne et en même temps l’ouverture du score. Débordement de Sarr qu’on sent très en jambes depuis le début, son centre à ras de terre trouve Aubameyang qui devance Lafont au 1er poteau. OM 1 - Nantes 0

35e Ulysses Garcia tente une reprise de volée sur un centre de Sarr. Contré.

38e On note un très beau repli défensif de Sarr sur une ouverture en profondeur, il subtilise de la tête le ballon in extremis â un attaquant nantais. Ce genre d’action où on ne pouvait pas compter sur lui avant.

42e Magnifique prise d’initiative de M’Bemba dans les 30 derniers mètres, il y a un relais avant que le ballon n’arrive à Sarr qui frappe au-dessus. Ça méritait mieux.

44e Pau Lopez va chercher sous la transversale une grosse frappe de Sissoko.

49e Énorme cafouillage dans la surface marseillaise, on croit à la possibilité d’une main olympienne mais la Var ne signale rien.

53e Magnifique action avec N’Diaye à l’origine qui décale sur sa gauche, un marseillais laisse filer jusqu’à Vérétout qui frappe pied droit, Lafont se déploie et met en corner.

À partir de là, nous allons avoir l’impression que l’OM n’avance plus. On en touche plus une. Des pertes de balles suite à de petites imprécisions et une vraie volonté nantaise de revenir. On plonge progressivement, et on a nettement le sentiment qu’il n’y plus rien sous les pédales.

58e Gasset sent que l’équipe est en train de baisser de rythme, il effectue trois changements : entrées de Kondogbia, Onana, Merlin en remplacement de Gueye, N’Diaye et Ulysses Garcia.

67e Grosse frayeur sur une attaque nantaise, Balerdi contre opportunément une belle frappe à bout portant.

78e Un ballon nantais est récupéré en position basse par Sarr, le contre part à 200 â l’heure avec un relais de Vérétout, Kondogbia envoie une sublime longue oblique dans la course d’Aubameyang qui prend le ballon avant Lafont mais le gardien nantais le contre, Aubame reprend du droit et glisse le ballon dans un trou de souris. OM 2 - Nantes 0.

Derrière Mounbagna remplace le double buteur olympien du soir Aubameyang. Le Camerounais se met vite en évidence par deux fois mais sans succès.

La défense a été solide. Bamo Meïté impeccable aux côtés de M’Bemba et Balerdi. Sarr a été énorme, Aubameyang a scoré deux fois quand il le fallait, c’est tout ce qu’on lui demande mais il est généreux en plus dans le replacement.

Cleanshit, 3 points. Que demander de plus à un groupe où chacun est concerné, fantastiquement coaché ? De continuer parce qu’il nous régale par sa volonté et son talent montant. Car ce collectif peut encore monter d’un cran.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

samedi 9 mars 2024

ENVOYEZ ENCORE DU JAUNE !

 Quatre à zéro, fada. Quatre…… à……. zéro….. Je te demande pardon lectrice ou lecteur de la communauté olympienne, mais je ne suis toujours pas descendu du petit nuage où nous ont mis les joueurs jeudi soir.


Jean-Louis Gasset s’est empressé de le dire en conf’, réjouissons-nous, restons confiants sans tomber dans l’euphorie. Chaque match propose une histoire différente. Personne ne peut appliquer les mêmes recettes d’une rencontre à l’autre. Il y a toujours une adaptation à trouver en fonction de l’adversaire, un rythme à réimposer, retrouver sa fraîcheur en cours de route, car les jambes sont lourdes trois jours après un match de coupe d’Europe.


Après avoir pulvérisé le sous-marin jaune de Villareal et son fade pilote Marcelino, les joueurs marseillais trouveront Nantes sur leur chemin dès ce soir sur la pelouse du Vélodrome. Un club qui nous a souvent emmerdé ici, sachons le reconnaître, et cela quelle que soit sa position au classement, raison pour laquelle il ne faut pas s’attacher à celle qu’il occupe en ce moment.


Alors, on a beau se dire que la joie qui est la nôtre depuis jeudi ne doit pas s’arrêter. Nous avons trop souffert depuis le début de la saison pour repartir à la maison la queue entre les jambes après un nul ou une défaite. Nous avons trop musardé en chemin et il y a des points à remonter, des places à grappiller pour nous replacer dans la course au podium. Je ne pense pas me tromper en disant que les joueurs sont sur la même longueur d’ondes que nous.


On voit du ballon, une équipe qui va de l’avant, qui construit son match et qui claque des buts, on se régale, envoyez encore : Après les jaune de Villareal, pulvérisez les jaune de Nantes. Envoyez du jaune. Celui du soleil et celui du pastis et de la convivialité, du partage et de la rigolade. Remettez-nous ça, messieurs, on veut kiffer jusqu’au bout.


Preuve que tout va bien, tu te préoccupes de la compo pour ce soir ? Moi, non. Ce n’est pas de la confiance aveugle ni de l’euphorie, juste le sentiment que le train est sur les bons rails.

Pourvu que ça dure.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

jeudi 7 mars 2024

MARCELINO PREND 4 TAQUETS DANS LA BOUCHE !

Il fallait être au stade ce soir pour vivre cette formidable soirée. L’une de celles dont on se souviendra, qui sonne le renouveau de l’OM. Car on est là désormais, de retour, c’est un fait.

 La première mi-temps s’est déroulée comme dans un rêve, c’est vrai, mais les hommes de Marcelino ont fait illusion avant le 1er but olympien. Ils avaient moins souvent le ballon que les nôtres mais on sentait bien que dans l’utilisation, les espagnols avaient de la qualité technique, de la coordination dans les mouvements, sans compter qu’ils n’hésitaient pas à mettre des coups, faire des fautes intelligentes, se traîner au sol au moindre contact, ou perdre du temps dans les remises en jeu. Je pense que nous sommes un certain nombre à nous être dits qu’ils seraient coriaces à sortir. Et puis l’OM a frappé.

23e M’Bemba trouve N’Diaye dans la profondeur. Le petit sénégalais se met à tricoter avec le ballon, semble tourner le dos au jeu mais décale Clauss sur sa droite qui centre, Vérétout reprend de la tête… but… le stade explose. OM 1 - Villareal 0

28e Merlin et Harit combinent côté gauche, Harit tente le centre, le ballon est contré mais le ballon revient vers le but, un défenseur espagnol s’affole et commet un opportun CSC.

OM 2 - Villareal 0

34e N’Diaye qui a du feu dans les jambes prend le ballon va vers le but, arme pied droit… sa frappe est mise en corner.

38e Sur un corner on a peur que M’Bemba n’ait contré un ballon de la main mais il a mis la tête en opposition. Le contre va à 2000 avec Sarr très en jambe qui part en profondeur, il est fauché dans la surface. L’arbitre ne donne pas pénalty tout de suite, c’est la VAR qui signale. Après visionnage il l’accorde. Aubameyang transforme. OM 3 - Villareal 0

À la mi-temps Marcelino fait 3 changements. Son équipe semble vouloir prendre les choses en main mais derrière M’Bemba et Balerdi ferment tout depuis le début du match. Mais c’est à la 53e qu’à la suite d’un nouveau beau mouvement, N’Diaye face au but met à côté alors qu’il était idéalement placé.

59e Harit attend le bon moment pour lancer Aubameyang côté gauche entre deux défenseurs, le buteur olympien semble centrer, on croit tous que c’est foiré mais il trouve le petit filet opposé. Au vu du ralenti au stade il est manifeste qu’il a parfaitement réussi ce qu’il voulait faire. OM 4 - Villareal 0

On vient juste de reprendre que Moreno, sans doute humilié par la tournure des évènements se rend coupable d’une grosse faute sur Sarr. Carton rouge. 

72e Gros cafouillage sur le but de Reina. Les espagnols arrivent à se dégager.

80e Alors que ça tourne autour de la surface espagnole, le ballon arrive sur Merlin qui tente la frappe. au-dessus.

Comment détacher un joueur, des joueurs, de la performance collective produite ce soir. On est heureux d’avoir retrouvé le N’Diaye que nous attendions en début de saison, le Sarr que nous avions connu ailleurs, un Balerdi impérial mais indissociable de son partenaire M’Bemba. Et rendez-vous compte, Pau Lopez n’a rien eu à faire. Et pourtant il y avait de la qualité en face, mais l’OM en voulait plus et surtout aura montré plus de puissance et de tranchant.

L’OM a mis ce soir 4 taquets dans la bouche de Marcelino qui regrettera longtemps ses propos malgré ses dénégations.

Attention à la remontada au retour. On est qu’à la mi-temps. Oui, je sais je déconne… quoi que.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

mercredi 6 mars 2024

CE PARFUM SPÉCIAL…

 C’est un jour spécial !

Quand tu es supporter de l’OM et que tu es au matin d’un jour de Coupe d’Europe, l’odeur n’est pas la même.


Ce soir, l’OM nous donnera des informations très précieuses sur la consistance des progrès affichés au cours de ses trois derniers matchs depuis l’arrivée du nouveau coach. En faisant un résultat positif, le groupe entrouvrirait une sérieuse porte vers une belle fin de saison qui mobiliserait tous les joueurs.


Villareal est un test d’un autre calibre que les 3 derniers clubs rencontrés. Pour autant, nous voulons croire qu’il s’agit d’une équipe à notre portée, pour peu que nous confirmions notre niveau. Le groupe s’élargit avec le retour progressif des blessés. Vérétout et Kondogbia qui ont été volontairement préservés par exemple auront un rôle important à jouer ce soir au milieu du terrain. Ils ne seront pas les seuls, certes, car tous les autres joueurs, quels que soient leur poste, devront se mettre à 120% de leurs possibilités s’ils veulent se donner des chances de passer ce tour. Oui, c’est possible.


Gasset, après avoir rafraîchi les têtes, replacé un certain nombre de principes de jeu a sûrement remonté ses exigences d’un cran. Il y encore de beaux axes de progression et il le sait car nous avons la chance d’avoir un coach très solide, un fin technicien capable de passer des messages et de mettre une architecture de jeu complexe en place.


Ce n’est pas tant l’utilisation du 4-3-3 qu’il fallait reprocher à Gattuso, c’est que son application par les joueurs le figeait dans une animation engoncée, lisible et laborieuse. Il faut s’attendre à éprouver quelques difficultés chez les tacticiens pour lire le dispositif mis en place par Gasset car en fonction de la zone où se trouvera le ballon, selon que nous l’ayons ou pas, il y aura des modulations passionnantes à suivre.


Le football, c’est le mouvement, des appels, des compensations, des décalages, des propositions au porteur du ballon et l’envie d’aller de l’avant ensemble dans un système compris par tous. Encore faut-il les joueurs capables d’interpréter la partition technique de la meilleure manière. C’est sur ce point-là qu’il faut se montrer curieux de ce match.


Nous allons jauger vraiment la qualité de l’effectif. Nous avons trop entendu les plus démoralisés d’entre nous signaler que les joueurs n’étaient tout simplement pas au niveau, que le recrutement estival avait été foiré. Ceux-là ne se sont pas encore tout à fait tus. Ils attendent que la concurrence s’élève.


Il faudra se montrer d’autant plus fort qu’en face ça joue bien au ballon. Ça te laisse la maîtrise du jeu, ça sait résister derrière, et il y a ce qu’il faut au milieu pour aller très vite te planter au moment opportun où tu t’es déséquilibré. Villareal est une équipe intelligente dont il faudra se méfier.


 Bref, rendez-vous ce soir au Vélodrome pour porter l’OM vers les quarts. Les espagnols sont bons, ils ont remporté l’Europa League, mais on craint dégun.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


samedi 2 mars 2024

3 points, 5 buts, 12 en 3 matchs…

 On attendait une 3e victoire d’affilée depuis l’arrivée de Jean-Louis Gasset, c’est fait. Un score lourd qui reflète assez bien la physionomie du score tellement l’OM aura dominé cette rencontre sauf dans un petit temps faible après la reprise pendant lequel les Clermontois revinrent à un partout.


La compo était sans surprise. Les joueurs évoluaient dans un système mouvant qui alternait 4-4-2 losange, 3-5-2 ou même 3-4-3.


L’OM a mis sa patte sur le match très vite et n’a finalement que peu relâché son étreinte même s’il a fallu attendre au-delà du quart d’heure pour voir la 1re occase olympienne. 


18e Sarr lancé par Clauss déborde à droite mais il préfère une frappe angle fermé qui passe lamentablement à côté plutôt que de redresser le ballon. Harit était tout seul.


23e Gueye glisse impeccablement à Clauss qui centre vers Aubameyang trop court mais qui perturbe le gardien, N’Diaye voit la balle traîner et malgré une reprise ripée ouvre tout de même le score. Clermont 0 - OM 1


On pensait que le plus dur était fait à la mi-temps mais les hommes de Gastien égalisèrent juste après que N’Diaye et Aubameyang aient échoué coup sur coup à doubler la marque.


46e Gueye puis Aubameyang s’essaient par 2 fois à tirer dans la surface à la suite d’un beau mouvement parti de l’arrière, la densité défensive clermontoise protège bien le but.


49e Beau centre d’Ounahi, reprise acrobatique d’Aubameyang mais c’est sur le gardien.


53e Merlin en voulant dégager fait une Gigot, le ballon revient sur Boutoba qui met au fond. Boutoba bababa. Clermont 1 - OM 1


59e Centre de Merlin un peu fort qui va jusqu’à Clauss de l’autre côté, l’ex-lensois glisse à Ounahi qui soulève un petit centre repris de la tête par Aubameyang, le fg Adrien repousse mais le Gabonais a suivi et met au fond. Clermont 1 - OM 2….. ouf.


Encore un beau mouvement marseillais, le ballon arrive sur Sarr qui pivôte bien pour servir Clauss lancé, petit contrôle et frappe sous la barre. Clermont 1 - OM 3.


71e Centre de Clauss effleuré de la tête, des cheveux par N’Diaye… il s’en est fallu de quelques centimètres.


Contre olympien avec un ballon qui parvient à Mounbagna qui part à tout berzingue vers le but alors que les Clermontois ne peuvent plus revenir, il glisse à Luis Henrique qui met au fond. Clermont 1 - OM 4.


90e Mounbagna, encore à la suite d’un beau mouvement déclenche à 20 mètres une grosse frappe du gauche qui va au fond. Clermont 1 - OM 5.


Alors on pourrait dire que ce n’était que Clermont, mais non… nous savons très bien que si nous étions restés les deux pieds dans le même sabot avec Gattuso comme coach, nous n’aurions même pas ramené les 3 points à l’arrache tellement nous étions nuls. Donc, il nous est interdit de minimiser cette belle victoire.


Tous les joueurs sont à féliciter ce soir. Les entrants également. Gasset a vraiment transformé les joueurs, c’est du très beau travail. Les marseillais ont parfaitement préparé le match de jeudi, et ça me fait vraiment chier pour tous les potes du virage nord, car on verra un grand match au vélodrome.


Le week-end va être extraordinaire. 12 buts en 3 matchs, ma foi. Merci Gasset.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

  

OH L’OM, RAMÈNE LES 3 POINTS !

 Une grand bonjour à toutes et tous,

Je me manifeste ce matin avec un peu de décalage, j’ai fini tard de bosser et je n’avais pas la tête fraiche hier au soir.

L’OM sera à Clermont à 21h chez un futur relégué pour commencer à redresser sa trajectoire de mauvais élève à l’extérieur. Que dire d’autre sinon qu’il serait formidable d'aligner une 3e victoire consécutive avant la reception du Villareal de Marcelino, ne serait-ce que pour reprendre deux points aux monégasques qui ont fait match nul chez eux contre le Qatar.

S’il reste un mince espoir d’accrocher un podium, ça passe par arrêter de perdre des points là où il serait impératif de les prendre.

Gigot sera absent, mais il y a le matos pour bien le remplacer, l'absence de Vérétout est plus emmerdante, mais il vaut mieux qu’il soit opérationnel jeudi en Europa League.

Je constate cette semaine que plus personne n’évoque désormais les âges de Gasset et Printant. Si l’OM l’emporte ce soir, ils auront définitivement fait fermer les bouches de tout le monde. J’en suis d’autant plus heureux que je me suis réjoui de leur arrivée et que j’avais annoncé d’entrée ce qui allait se passer.

Sinon, dans le tiroir « trucs qui m’énervent », il y a cette suspension du virage De Peretti pour le match de jeudi. Oui, l’UEFA MAFFIA a eu la main lourde contre le club et les supporters, mais il serait peut-être temps d’être raisonnable et d’arrêter de se mettre à la faute avec les fumis. Voilà ce qu’il en coûte avec tout un côté du stade qui sonnera creux et laissera le champ libre aux supporters basques espagnols. Il y a un moment donné ou il faut choisir entre le délire et l’efficacité. Et c’est toujours la majorité qui paye pour le petit plaisir de quelques uns. Et ne me racontez pas que les fumis font gagner des matchs. Certes, ils illustrent la ferveur d’une tribune mais il y a d’autres moyens de le faire. Se battre par des chemins légaux contre la répression qui frappe serait plus long et plus efficace que les provocations improductives qui n’entrainent que ces sanctions déplorables.

Et puis, je voulais remercier encore une fois le site Le Phocéen pour son Livetext des conférences bien commodes pour les séances de rattrapage quand on a pas le temps de les écouter.

Je vous souhaite à toutes et tous le meilleur week-end possible. Sortez aujourd’hui car il parait que demain tombera la chavanne à Marseille.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

dimanche 25 février 2024

ÇA VA MIEUX DOCTEUR GASSET !

 On voulait que les choses s’arrangent. On l’espérait, on y est. L’OM a enfin gagné en championnat et c’est un grand bonheur.

On est arrivé sous une pluie battante, je parle pour ceux qui ont rejoint le Stade au dernier moment, se frayant un chemin comme ils pouvaient entre les flaques d’eau, certaines tenant plus de la mare ou de l’étang que de la petite flaquette qu’adorent les enfants.

J’étais encore en voiture quand j’entends sur RMC Resseguié s’étonner de la présence d’Ismaïla Sarr en piston droit. Les mecs se disent spécialistes du football et du championnat de France et en sont encore à penser qu’un piston doit être plus défenseur qu’attaquant, ça me fait toujours rigoler. Attends de voir ce que ça donne, couillon de la lune.

Il a fallu moins de 5 minutes de jeu pour voir les montpelliérains ouvrir la marque suite à un premier renvoi de la défense avec un ballon remis aussitôt dans la surface, Gigot voulant dégager se livrait à une terrible virgule de gros bourrin que Al-Tamari mettait au fond des cages de Lopez. OM 0 - Montpellier 1.

On se faisait un gros frisson à la suite d’un cafouillage sur les buts de Lopez qui se terminait par un bolide sur le poteau, le ballon rebondissant sur le gardien marseillais qui mettait malgré lui en corner.

Sous la pression du score, les Olympiens tentent de s’organiser mais c’est pas beau. C’est imprécis ou à contretemps. Kondogbia et Veretout sont à la manœuvre mais la défense montpelliéraine fait bonne garde jusqu’à la 20e minute avec une frappe de Merlin que le gardien héraultais a du mal à contrôler.

31e Alors que les Marseillais ont du mal à entrer dans le lard, n’obtenant au mieux que des corners, le ballon arrive enfin dans la surface dans les pieds de N’Diaye qui se met en position et ajuste au ras du poteau droit de Lecomte. OM 1 - Montpellier 1

Dans la minute qui suit, grosse frappe de Kondogbia qui passe à gauche de la cage de Montpellier.

38e Beau mouvement amorcé par N’Diaye en feu qui donne à Merlin lequel décale Harit dont la frappe part malheureusement au-dessus.

41e C’est encore N’Diaye qui se met en position de frapper du gauche, son enroulé passe à côté.

43e Sarr descend côté droit et donne dans la surface M’Bemba qui a suivi, le Congolais centre et trouve Aubameyang seul au 2e poteau qui n’a plus qu’à mettre au fond. OM 2 - Montpellier 1.

45e Gros cafouillage suite à un corner montpelliérain au bout duquel c’est encore le poteau qui sauve Lopez. On pousse tous un grand ouf de soulagement.

Ce n’est pas du grand OM, ça ne ressemble pas au football de Guardiola, mais rapporté au cadavre d’équipe qui se traînait lamentablement sous nos yeux contre Metz ou à Brest, disons que c’est beaucoup mieux et au terme de la première mi-temps nous étions disposés à nous en contenter. On ne pouvait encore ressortir personne mais chacun avait apporté sa contribution au renversement de situation. Seul Gigot, avec son dégagement raté qui avait débouché sur l’ouverture du score précoce de des Montpelliérains sur leur première attaque, se faisait pointer par les supporters. Du stade nous trouvions que N’Diaye s’était montré plutôt convaincant.

49e L’arbitre oublie de siffler un coup-franc pour N’Diaye qui prend une semelle à la hanche à la limite de la surface.

51e Bon arrêt de Pau Lopez sur une reprise de la tête.

60e N’Diaye est envoyé dans la profondeur par Aubameyang, le petit sénégalais est fauché par une double lame en entrant dans la surface. Le pénalty est évident mais l’arbitre attend le visionnaire de la VAR et finit par l’accorder. Aubameyang le transforme, le break est fait. OM 3 - Montpellier 1.

Unisses Garcia et Pape Gueye remplacent Merlin et Kondogbia.

72e Aubameyang démarre plein axe et tente la frappe du gauche, à côté.

82e Belle descente de Sarr côté droit qui cherche à centrer mais un défenseur détourne le ballon dans son but. OM 4 - Montpellier 1. Le stade explose. Ça fait du bien.

L’OM a enfin montré pour la première fois de la saison une envie de gagner que nous lui ne lui avons pas vu cette année sauf en de rares occasions, la réception du Pana notamment. Les joueurs sont en train de se soigner, de se libérer, de se découvrir des possibilités qu’on avait du mal à entrevoir. Comment ne pas penser que l’arrivée de Gasset et de Printant ne leur a pas fait du bien ? Leur rôle a été capital. J’ai envie de tous les unir dans la performance mais je suis tenté de ressortir Aubameyang qui a beaucoup donné, y compris au pressing sur l’arrière-garde de Montpellier. N’Dizye a aussi enfin brisé sa coquille. Il fut un véritable poison pour les hommes de Der Zakarian. Pau Lopez n’a pas eu grand chose à faire mais il fait un arrêt à un moment capital. On est encore loin du podium mais on peut espérer pour peu que ça rigole avec une série. Les marseillais commencent aussi à préparer la réception de Villareal et de son entraîneur honni. Bref, on a du bon devant nous.

La vie est belle les enfants, allez l’OM.

Les clubs de supporters avec leurs banderoles se retrouvent encore comme des couillons. Oui, des couillons, désolè.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert