lundi 19 février 2024

ATTENDONS LA SUITE AVEC CURIOSITÉ !

 Je ne commencerai pas ce billet sans remercier une nouvelle fois les lectrices et lecteurs fidèles qui continuent régulièrement de passer par ces lignes. Je répète souvent que la lecture d’un texte un peu long se pratique de moins en moins par nos contemporains, je le déplore mais il m’arrive moi aussi de céder au déchiffrage compulsif de tweets lapidaires qui se chassent les un les autres, dont les auteurs peuvent aisément dire tout et son contraire à quelques heures de distance. Je mesure donc la chance d’avoir des gens qui me suivent à mon petit niveau. Vous suffisez à mon bonheur, merci encore.


Le match à Brest a donc été fatal à Gattuso. Je pense qu’il était temps, comme je le rappelais sur mes réseaux. Je doutais de lui depuis décembre, à une époque où pour certains il était encore incontestable.


C’est Jean-Louis Gasset qui va débarquer à la Commanderie dès aujourd’hui sans doute. Il serait secondé par Ghislain Printant. Deux vieux professionnels complices, deux excellents techniciens, meneurs d’hommes, doublés d’excellents psychologues, deux vieux fusils pour une dernière bataille. J’aime bien l’idée.


Ce sont avant tout des hommes vrais qui ne tricheront pas pour préserver leurs petits intérêts ou leur image. Ils n’ont plus rien à prouver. Ils sont juste là pour prendre leur pied à la tête du plus gros club qu’ils auront eu à coacher dans leur vie. Gasset a certes été l’adjoint de Laurent Blanc à Paris… mais Paris n’a jamais été à proprement parler un grand club, plutôt un magasin pris en gérance par un petit état gazier richissime qui a planté son drapeau sur le comptoir, en attendant de changer de stade. Mais Gasset, c’est aussi les meilleures aventures de Luis Fernandez entraineur puisqu’il fut aussi son adjoint.


Je n’ai pas aimé du tout ce que j’ai lu sur les réseaux sociaux au sujet de l’âge des capitaines. Comme si le poids des années était systématiquement une promesse d’échec, quand le seul trophée européen du club fut conquis par Raymond Goethals, un entraîneur de 72 ans rempli d’une telle passion de son métier qu’aucun jeune d’aujourd’hui ne saura jamais atteindre.


Les deux coachs identifieront peut-être très vite les encrassures perturbatrices qui se sont déposées sur le cerveau des joueurs. Il s’agit de repositionner, de reconnecter un groupe au plaisir du jeu, à l’envie de prendre des risques, à synchroniser et cimenter les intentions. Remettre tout ça en musique.


Le club tangue dangereusement. Qui le dirige ? La question vaut d’être posée.


McCourt joue à l’homme invisible comme le rappelle l’excellent 1899 de cette semaine. Longoria, le président sent peser sur lui le poids de choix qui se révèlent pour l’instant hasardeux. On se demande si le club n’est pas dirigé de fait par Tessier le directeur général. Quant à Benatia, il s’est suicidé médiatiquement avec ses déclarations de dimanche, non seulement au sujet de Clauss, sur lequel il aurait mieux fait de garder le silence, cela lui aurait évité de se faire brancher par l’UNFP, mais aussi au sujet de Gattuso qu’il envisageait à la tête d’un projet sur 3 ans.


Les jours qui viennent restent passionnants. Que va donner ce changement ? Deux vieux entraîneurs français au passé de joueur plutôt pâle en rapport de celui de leur prédécesseur, dameront-ils le pion à un mec qui a tout gagné avec le Milan AC et la Squadra Azzura ? Nous aurons une première réponse jeudi soir, en espérant assister à un nouveau départ.


Nous serons sûrement très nombreux au stade.


Henri-Frédéric Blanc écrit dans Le Livre de Jobi, l’un de ses livres-cultes : « Les marseillais sont des travailleurs amateurs mais des curieux professionnels ». C’est avec une grande curiosité que nous attendons désormais la suite. À jeudi.


Cet épisode n’est qu’une nouvelle péripétie pour le club, dans une histoire qui en compte d’innombrables autres. Rien de neuf donc sous le soleil de Marseille.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert 



dimanche 18 février 2024

CET OM EST UNE HONTE !

 Les matchs de l’OM sont une souffrance, nous avons encore eu l’occasion de l’éprouver ce soir dans ce match à Brest. C’était le moment qu’il fallait pour amorcer un redressement, se redonner de l’espoir… c’est raté.

Il y a certes eu un pénalty non sifflé sur N’Diaye vers la 15e minute que la VAR n’a pas jugé utile de ckecker, mais en dehors de cela, les joueurs de Gattuso ne se seront créés aucune occasion pendant tout le match. Pas un tir. Pas un centre réussi pouvant trouver quelqu’un dans la surface. Un néant total qui aura duré tout le match.

Si les Olympiens ont pu rester longtemps dans la rencontre c’est en raison de deux arrêts de Blanco aux 4e et 41e minute. La maladresse brestoise faisait le reste.

Les joueurs de Gattuso défendent comme ils peuvent, leur milieu s’est fait dominer par le seul Lees-Melou omniprésent à la récupération, à la passe et à la frappe. On ne sait pas attaquer, nous sommes même totalement inoffensifs, incapables de tenir le ballon au milieu ou dans n’importe quelle zone du terrain.


Cet OM est la pire équipe que nous ayons eue depuis très longtemps.


Mounié, l’attaquant brestois avait beau être expulsé, nous sentions tous que cet OM impuissant serait incapable de profiter de la situation et pourrait se faire planter en fin de match. Et c’est qu’il se passa par l’inévitable Lees-Melou.


Cette équipe est une honte. Une pure honte. Je n’ai jamais eu autant honte d’une équipe olympienne depuis très longtemps.


On ne peut pas continuer avec cet entraîneur.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


samedi 17 février 2024

LE MOMENT DE SE REDRESSER !

 Chers amis lectrices et lecteurs, je ne vous cache pas que je me pousse un peu pour écrire le présent billet.

Si tu me lis régulièrement tu sais déjà que cette équipe olympienne commence à me laisser froid. Je ne crois plus dans ses ressources telles que Gennaro Gattuso les exploite. Mais il n’y a pas que ça. N’ayant pu assister à la rencontre qui nous a opposés au Shaktar jeudi soir, j’étais à l’Opéra pour La Traviata, je me sens encore plus déconnecté pour donner un avis sur le match d’aujourd’hui. Je suis dans un rare moment de ma carrière de supporter où je ne sens pas l’équipe et pire encore… je m’en fous.


J’ai lu les déclarations du coach en conf’ de presse, le mec me gonfle.

Alors attention, je peux être excessif quand j’ai quelqu’un dans le nez, mais franchement, l’entendre nous dire que les contre-performances c’est pas vraiment de sa faute, c’est à cause de l’équipe, tout en reconnaissant que l’entraîneur est toujours considéré comme le premier responsable, mais que vraiment s’ils étaient plus attentifs. Et puis qu’on a surtout pris des buts sur coup de pied arrêté mais que personne ne nous a dominés. Ok, il n’a pas tort. J’ai pourtant envie de lui répondre que le manque de confiance des joueurs, en séquence défensive notamment, cette facilité incroyable à encaisser des buts, comme cette forme d’irrésolution au moment d’aller vers les cages adverses, illustrent des difficultés qui naissent dans le rapport de l’équipe avec l’entraineur.


L’équipe a quelque chose à dire au coach. Elle n’ose pas. Les joueurs sont polis et bien élevés, pas un rebelle dans ce groupe, pas un gangster qui déraille et fait basculer tout le monde dans la bonne dimension.


Éric Roy à Brest n’a pas ce genre de problème. Depuis qu’il est en poste, le comportement de son équipe est monté en flèche. Pour moi, il s’agit de quelqu’un qui mériterait peut-être de diriger l’OM. Je le sens capable de mettre des mecs en confiance. Ce qu’il a su faire à Brest.


Je n’en dis pas plus. Brest nous est supérieur même si c’est un peu dur pour eux depuis quatre matchs.


Je comptabilise une défaite en espérant mieux.


Pourtant, s’il y a bien un moment pour se redresser, c’est bel et bien ce soir qu’il faudrait le faire. Brest est à 7 points… une défaite et nous décrocherions inexorablement. Après, ce sera très compliqué.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

vendredi 9 février 2024

TOUJOURS AUSSI MÉDIOCRES !

 Ne nous cachons pas la vérité. Je serai bref. Ne perdons pas notre temps à ressasser l’arbitrage ou les maladresses ounahiennes.


Ce soir, nous avons encore vu une équipe marseillaise en errance malgré une belle débauche d’énergie. Ce que notre équipe paye ce soir ce sont des semaines de médiocrité qui se sont enchaînées inexorablement au point que la réussite t’abandonne.


On pourra toujours dire que si les olympiens avaient marqué sur leur première occasion, ils se seraient rendu les choses plus faciles. Que l’expulsion de Gigot est peut-être sévère parce qu’il n’était pas tout à fait en situation de dernier défenseur, mais elle n’est pas totalement illogique.


Cela dit, nous ne sommes pas sûrs que nous aurions fait mieux à 11.

Et pourquoi, c’est Harit qui sort ? Va chercher à comprendre.


La facilité avec laquelle Metz égalise alors que l’OM avait pris les devants.


Cet Olympique de Marseille n’a pas assez travaillé ses schémas de jeu. Il ne connaît pas le mot . Il est largué, à la remorque. Rien n’a été répété, les circuits préférentiels sont illisibles, le jeu est à l’emporte-pièce. Je ne veux pas revenir sur ce qui relève des incompétences de Gattuso, j’aurais trop l’impression de me répéter.


La seule chose que je sais c’est que le résultat n’étonnera personne et qu’on ne peut rien y faire. Gattuso, s’il avait un peu de fierté partirait de lui-même mais il ne fera pas.


La saison est plus que terminée. Dommage pour Moumbagna qui fait des débuts encourageants.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

jeudi 8 février 2024

LE SYNDROME DE LA TABLE APÉRITIF…

 Ça y est !

Cette fois, c’est bon. Ma parole. Fini les hésitations, les atermoiements, les turpitudes.

L’OM a fait la grande réunion où on s’est dit enfin les choses.


Les supporters qui se sont prêtés à cette mascarade, que dis-je, cette grande couillonnade, auront eu le privilège d’expliquer aux joueurs à quel point le club était important pour ceux des virages qui se saignent les finances pour les voir. Ils savaient pas, les joueurs peuchère. Ils croyaient que nous on venait au stade parce qu’on s’emmerde à la maison.


Et puis Gattuso, cet escroc a expliqué en conf’ qu’à partir de maintenant il ne rigolait plus. Il va sévir. Que trop c’est trop, que c’est terminé d’être gentil. Stop !


Ça me rappelle une famille d’amis, quand j’étais plus jeune, dans laquelle aller prendre l’apéro tournait chaque fois au cauchemar. Les enfants étaient d’abord priés de se tenir loin de la table basse sur laquelle les verres, les bouteilles et les amuse-gueule reposaient.


Dans un premier temps, les minots se tenaient à carreaux, puis ils s’approchaient lentement de nous, comme des petits chats mignons dans leurs pyjamas, s’enhardissaient en chipant malicieusement des gâteaux apéritifs. Et puis très vite, l’un d’entre eux commettait presqu’ouvertement une connerie, et c’était le début de la tragi-comédie.


Les parents criaient en jurant qu’il y aurait des morts, que tout ce petit monde allait vite retrouver sa chambre. Ça gueulait dans tous les sens, les petits chougnaient, s’éloignaient un bref temps puis ça recommençait. C’était n’importe quoi et l’OM maintenant c’est pareil, c’est le syndrome de la table apéritif.


Ils nous prennent vraiment pour des bites.

Tu le devines chère lectrice, cher lecteur, que je reste totalement insensible à ce nouvel OM dont il nous est annoncé la venue dès ce soir. Même contre les derniers, comme ce sera le cas de Metz ce soir, nous sommes capables de perdre. Gattuso est un vié pané qui s’abrite derrière un prétendu manque de mentalité des joueurs. Qu’il aille s’escoundre.


Vive le grand Roger Magnusson.

Thierry B. Audibert 

dimanche 4 février 2024

ÉQUIPE OLYMPIENNE FRELATÉE !

 Bon, soyons clair et concis !


Pas de surprise, l’Olympique de Marseille que nous avons vu ce soir est dans la droite ligne de ce que nous avons observé depuis le début de la saison.


Cette équipe ne sait pas se faire mal. Elle n’a aucune inspiration dans les zones d’attaque. Nous n’avons même pas su inquiéter les lyonnais mis à part la frappe qui s’écrase sur la transversale en début de rencontre. Nous n’avons quasiment pas tiré, ce qui est un scandale. Changements de rythmes, nous en sommes incapables. Faire un pressing haut et étouffer l’adversaire, nous ne savons pas le faire. Nous jouons sur un rythme de sénateur, nous sommes suffisants, nous sommes perdus sur le terrain car cette équipe ne travaille pas assez.


Je reviens encore une fois sur le dos de ce pauvre Gattuso qui n’y croit plus lui-même. Reste à savoir s’il n’est pas temps de le sortir de là car la production de ses hommes est bien trop insuffisante, une nouvelle fois. Quand on a aucune idée fondamentale de jeu on laisse les joueurs livrés à eux-mêmes. S’il a encore un peu de dignité il doit se dépêcher de laisser la place à quelqu’un qui saurait proposer des choses simples et efficaces.


J’arrête là. Je me suis traîné toute la journée avec 39-40 de fièvre, j’ai pas envie de me faire une entorse au cerveau en plus du sévère passage allergique que je traverse.


Pour moi, nous n’avons plus rien à espérer tant que les dirigeants ne prendront pas des décisions radicales.


J’écrivais ce matin que cet OM a un goût de bouchon. C’est pire. Cette équipe est frelatée. La saison est terminée. Ne me faites pas rigoler avec l’Europa League.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


samedi 3 février 2024

CET OM AU GOÛT DE BOUCHON !

 Confrérie, consoeurie olympienne, sois la bienvenue à travers ces lignes où tu es chez toi !


Que doit-on attendre de l’actuel Olympique de Marseille à Lyon où il affrontera ce soir le FC Lyon version John Textor qui ne fait plus peur à dégun ? Réponse : rien.


Les canistes sont revenus mais ils tirent la gueule. Nous étions moyens avec eux, ce n’est pas après leur retour prématuré à leurs yeux qu’on va faire un bond révolutionnaire dans le jeu. On a beau penser qu’avec le football il faut toujours se garder de toute prévision, rien à faire pour ma part, je ne place absolument plus ma confiance dans cet effectif, encore moins dans son entraîneur.


Je l’ai déjà écrit plusieurs fois, Gattuso n’est pas de ces coachs qui font progresser les joueurs, qui transcendent une équipe avec une idée forte du football. Il propose un mix de foot à papa et de modernité dans lequel il se perd tout seul, c’est illisible. Il s’agite sur le banc de touche comme un amateur dirigeant sans l’ombre d’une idée l’équipe première d’un village du fond des Bouches du Rhône. C’est juste un bon mec auquel les joueurs ont envie de faire plaisir, comme ils peuvent, mais il est bidon. Pour certains olympiens déjà là deux saisons auparavant, passer de Sampaoli-Tudor à Gattuso doit sembler une régression.


« Et les recrues ? » tu vas me dire. J’en sais rien. Nous allons les découvrir en principe sur ce match mais elles auront sûrement besoin d’un temps d’adaptation. Moumbagna rendra service, deviendra peut-être notre star, mais il va découvrir la Ligue 1 qui sans être le plus grand championnat européen se trouve tout de même qualitativement au-dessus de celui de Norvège, ça devrait lui faire drôle.


Tu comprends en me lisant, chère lectrice, cher lecteur, que mon enthousiasme footballistique est émoussé. Tu as bien raison. Je ne m’y retrouve pas dans le football qu’on nous sert. Je ne reconnais plus mon sport, ce jeu extraordinaire, sous la forme industrielle dans laquelle on l’a noyé. Ce qu’il s’est passé cette semaine autour de Clauss me dégoûte pas mal.


Je veux avoir tort, croire que je vieillis et que l’âge me pousse dans les couloirs froids de l’aigreur. Je veux me prendre un gros gadin. Que tous les trolls de la Team OM, ceux qui lisent à la recherche de la moindre erreur pour fracasser, saucer, humilier, me reprennent en chœurs, me trainent dans la boue à l’issue d’un grand match de l’OM ce soir. Mais j’y crois pas.


Puisque nous serons dans la capitale de la bonne bouffe et du pinard, disons que cette cuvée olympienne 2023-2024 a un goût de bouchon, on aura beau la chambrer, l’aérer, rien n’y fera, j’en ai bien peur


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert.