mercredi 6 décembre 2023

L’OM ENFONCE LE FC LYON !

Et nous repartons une nouvelle fois à la maison avec la banane, prêts pour une bonne nuit avec des étoiles dans les yeux.

Le stade n’était pas plein en raison d’une tarification trop lourde pour un match en semaine opposant le 9e au dernier du championnat. Cela n’a pas empêché les supporters de se montrer d’entrée bien plus chauds que dimanche contre Rennes, la volonté d’enfoncer un club lyonnais aux abois était trop forte.


S’il a fallu attendre la 6e minute pour voir une première grosse frappe de Vérétout servi en retrait, juste au-dessus, ce fût ensuite un régal de retrouver une équipe marseillaise avec des morts de faim qui voulaient manger tous les ballons, ne laissant même pas les miettes à leurs adversaires.


La première mi-temps fût de loin la meilleure réalisée par l’OM depuis le début de la saison et laissa supporters du stade où personne ne sentait le froid, et du canapé sur un petit nuage.

Deux buts sanctionnèrent la domination olympienne suite à deux déboulés d’Aubameyang côté gauche, le premier pour Vitinha, le second pour Murillo (21e) et (25e).


Les lyonnais qui portaient un de ces maillots que personne n’oserait mettre même dans une soirée déguisée, n’exerçaient pas de pressing, ne contentant d’attendre les Olympiens en position médiane. Leurs contre-attaques (ils prirent beaucoup de seconds ballons aux marseillais, et c’est dommage), n’allaient jamais très loin, Pau Lopez bien couvert par ses défenseurs n’avait finalement pas grand chose à faire, contrairement à son vis-à-vis portugais qui dut s’employer sur une reprise de Vérétout sur une remise d’Aubameyang que tout le stade voyait déjà au fond (35e).

OM 3 - Lyon 0.


À la reprise, un frisson parcourait le Vélodrome quand Nuamah s’infiltrait impunément dans la surface manquant de très peu réduire le score. Mais le chef d’œuvre du match intervenait à la 55e quand Vitinha allait disputer un ballon en pointe, bousculé, il parvenait à se relever et s’arracher pour récupérer le ballon, et centrer en retrait pour Aubameyang qui profitait d’un léger rebond pour expédier une mine dans les cages de Lopes pris à contrepied.


On croyait au 4e but par Vitinha à la 67e mais il était refusé pour une main pas évidente de Gigot à la lutte pour la conquête du ballon.


Difficile de dire face à la faiblesse lyonnaise, le plus mauvais Lyon de ces 20 dernières années, ce qui peut expliquer un tel changement dans le comportement des joueurs de Gattuso entre les ambitions lyonnaises perdues et le 3-5-2 organisé par le coach italien que certains réclamaient à corps et à cris. 


Il faut ce soir néanmoins unir l’équipe sous ce compliment que nous n’aurons jamais eu l’occasion de lui adresser cette saison : celui que l’on doit à son envie, sa volonté sans faille de faire vivre le ballon, de mettre de la conviction dans tous ses gestes. Personne ne s’est planqué, c’est une victoire collective, avec de la maîtrise, des gestes justes, bref, de la moëlle… enfin.


Ce soir, et c’est une bonne surprise, les marseillais ont enfoncé les lyonnais, leur mettant sans pitié la tête sous l’eau en espérant qu’ils se nèguent. Nouveau cleansheet. Nous voilà à 7 points de la 3e place monégasque. On peut espérer un déclic après ce match-référence que nous attendions tous



Vive le grand Roger Magnusson

Thierry B. Audibert

mardi 5 décembre 2023

OM, ENCORE 3 POINTS STP !

 Bonjour supportrice, supporter, amateurs de lecture olympienne qui aiment aller un peu plus loin que la lecture de tweets lapidaires et souvent agressifs. Bienvenue une fois encore dans l’océan calme du rythme lent et profond de la pensée qui se déroule comme un tapis doux et moelleux.


Cette saison, on ne peut pas dire qu’on attend les matchs de l’OM avec gourmandise. Je le constate à mon envie moins intense d’écrire avant une rencontre. Ça commence à un peu plus prendre le goût sucré-salé de la routine, voilà qui ne me plait guère.


Est-ce que je vieillis et que mon enthousiasme naturel se tasse ? Ou bien est-ce le niveau de l’équipe qui ne m’incline pas à l’attente fébrile qui était encore la mienne la saison dernière. Je ne suis pas le seul dans cette situation. Cette saison, on est juste en train de la subir plutôt que de la savourer.


Ce soir se jouera enfin le fameux OM-FC Lyon qui fit l’objet d’un report après ce douloureux événement des bus lyonnais caillassés, particulièrement celui des joueurs et la blessure subie par leur entraîneur de l’époque (ça va vite le football).


C’est quand même fou que je me dise que je suis loin de penser que nous allons remporter ce match. C’était déjà le cas avant celui qui fût reporté mais là c’est pire. Ils seront plus frais que nous, ils ont un entraîneur transitoire, ou pas… qui semble apprécié par les joueurs, ils ont besoin de points et disons-le, je n’arrive pas à penser qu’ils sont si mauvais que cela, en témoigne leur rencontre à Lens le week-end dernier.


Il nous manque du monde. Outre Rongier qui en a pour longtemps et que je cite pour ne pas l’oublier, N’Diaye sera suspendu, Corréa est blessé mais on s’en fout un peu, Kondogbia est incertain. Mais nous récupérons enfin Pape Gueye, lequel n’a pas joué en compétition depuis fort longtemps, ce qui pose question par rapport à une titularisation d’entrée si jamais Kondogbia qui s’impose progressivement en patron de l’équipe est obligé de renoncer.


On veut toujours que l’OM gagne mais là plus que jamais. D’abord parce que ce serait un plaisir supplémentaire de laisser le FC Lyon dans la merde où ses performances sportives l’ont mis, mais aussi parce que nous avons besoin d’une 3e victoire consécutive après Ajax et Rennes, ce qui ne nous est jamais arrivé depuis le début de cet exercice 2023-2024.


Dans quel état seront les troupes qui ont joué dimanche soir. Les joueurs sauront-ils se faire mal pour arracher le gain des trois points avec les dents ? C’est ce que nous sommes curieux de voir.


Devant, ça déroule et il n’est plus possible de laisser encore filer ce petit monde si nous voulons entretenir encore un peu l’espoir de les radaguer en 2e partie de saison.


C’est tout ce que j’avais à dire. On ne sait pas qui sera placé sur le côté gauche, Gattuso a fait des cachoteries en conf’, mais ce sera au moins la surprise.


Alors, tu vas me dire, Thierry tu es bien gentil mais tout ce que tu viens d’écrire on le savait. Et je te dirais que tu as raison, mais l’OM sans doute par ce qu’il dégage cette année ne m’inspire rien d’autre. Et puis c’est l’hiver, Noël qui n’est pas si agréable que ça parce que ça te fait penser encore plus à ceux qui ne sont plus là (les anciens comme moi sommes plus victimes de ce syndrome). Et puis l’actualité est démoralisante. Voilà…


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

dimanche 3 décembre 2023

UN OM MÉDIOCRE PREND 3 POINTS

 Allez, nous allons passer une bonne nuit.

C’est tellement con un supporter que même quand tu sais que ton équipe ne tourne pas, qu’il lui manque cette capacité à se faire respecter et craindre par l’adversaire, tu vas quand même au stade en espérant que cette fois ça va le faire… et que dalle, parfois.


La 1re mi-temps a été à sens unique mais ce sont les rennais qui obtinrent les meilleures stats, aussi bien dans la possession, le nombre de passes réussies, les centres, les corners (aucun pour l’OM, 4 pour le Stade Rennais). Et pourtant ce sont les Olympiens qui étaient devant au score au moment où l’arbitre renvoyait les deux équipes aux vestiaires.


L’OM avait ouvert la marque suite à un pénalty obtenu par N’Diaye après un échange avec Harit, le petit Sénégalais se voyait touché dans la surface, certes légèrement mais de façon suffisante à se voir déséquilibré. Encore chaud suite à ses 2 réussites ici-même contre l’Ajax, Aubameyang ne laissait aucune chance à Mandanda furieux de se faire prendre. (8e) OM 1 - Rennes 0


Malheureusement, il fallut attendre la 20e minute ensuite pour voir l’OM dans la surface adverse et comme je le laissais supposer en évoquant les statistiques, les hommes de Gattuso, incapables d’aligner 3 passes, passèrent leur temps dans leurs trente mètres, les rennais heureusement maladroits les pressant très haut.


La deuxième mi-temps semblait repartir sur les mêmes bases mais elle devint un peu plus folle à partir de la 61e quand un rennais se faisait expulser directement après un coup sur Kondogbia. Quelques secondes plus tard, Ounahi se souvenait enfin de comment il s’appelle, prenant le ballon à 50 mètres du but de Mandanda, il se lançait dans un raid ondoyant plein de conviction avant d’expédier un bolide sous la transversale du gardien rennais. OM 2 - Rennes 0


Las, Iliman N’Diaye se lançant à son tour dans un raid pour ne pas être en reste, poussait un peu trop son ballon et commettait une semelle considérée comme dangereuse par l’arbitre qui expulsait le petit attaquant. On respirait, à 10 contre 10 c’était peut-être mieux pour nous compte-tenu de notre incapacité à gérer la supériorité numérique.


78e Harit inscrit un but à la suite d’un beau mouvement mais l’arbitre annule suite à l’intervention de la VAR.


S’ensuivront une ou deux situations chaudes sur le but de Lopez mais sans conséquences. Les rennais ont baissé de pied à partir de la fin de la 1re mi-temps. Il y eut beaucoup de déchets techniques mais il ne faut pas perdre de vue que les deux équipes ont joué en Coupe d’Europe il y a 3 jours.


C’était pas beau mais ça passe. On est mauvais comme on a rarement vu une équipe olympienne l’être mais on prend 3 points dans ce presque marasme qui est le nôtre en championnat. On va pas se plaindre. Ça valait le coup de braver le froid. Vivement la trêve hivernale pour qu’il se passe quelque chose, des retouches adroites, une vraie préparation foncière… quelque chose, merde.

 

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

samedi 2 décembre 2023

OH L’OM, REDRESSE LA BARRE, VITE !

 Cher.e.s ami.e.s supporters.trices, on y retourne dès ce soir.

Après cette victoire-qualification en Europa League contre une équipe d’Ajax emmerdante mais à notre portée, retour vers cette situation pour l’instant plus caca que cata qui est la nôtre en championnat et dont il faut s’inquiéter.


Celle-ci est d’autant plus préoccupante que nous recevrons le Stade Rennais qui vient de changer d’entraîneur en récupérant Julien Stephan, lequel semble avoir déjà fait du bien à son ex-nouveau club. Un Rennes plutôt mal parti lui aussi dans cet exercice 2023-2024 mais qui se trouve juste un point devant nous (nous avons certes un match en retard) alors qu’il est à chaque début de saison annoncé dans le top 5.


Verra-t-on sur la pelouse du Vélodrome des effets bénéfiques et euphorisants de la victoire à l’arrache de jeudi soir contre Ajax ? Nous ne pouvons que nous le souhaiter alors qu’on devrait se peler les appareils reproducteurs sur les gradins d’un stade qui, fort heureusement, nous protège un peu mieux des météos cruelles que ses versions précédentes.


On a perdu Correa, et c’est bien embêtant (si tu rigoles tu as raison, c’est fait exprès), sans doute que Gattuso nous mettra N’Diaye à gauche, à moins qu’il ne tente autre chose, nous verrons bien. Je ne me prends plus la tête avec les choix potentiels de l’entraîneur. Alerte toutefois sur Veretout dont La Provence nous apprend ce matin dans l’article de Jean-Claude Leblois qu’il n’a pas pris part à la séance collective hier.


Cette équipe olympienne ne nous surprend plus dans sa médiocrité. Je sais que je suis dur mais comme vous tous j’en ai marre de la voir sans idée directrice forte, cette désagréable sensation qu’elle attaque au petit bonheur la chance et qu’elle peut se faire trouer par la première action tranchante du camp d’en face.


Il est évident que si nous sommes incapables rapidement de retourner la situation en faisant une série de 3 ou 4 victoires d’affilée, alors la saison sera longue en attendant une élimination en Europa League et d’hypothétiques matchs de Coupe de France, si encore nous avions la bonne idée de passer le 1er tour.


Ce que nous avons vu de notre équipe jeudi soir n’est en aucune manière susceptible de nous rassurer, de nous permettre d’envisager remonter vers nos ambitions initiales.

 

Les joueurs ne manquent pourtant pas de volonté. Ils ne sont pas dénués de talent, mais une chose proche de la peur commence à se faire sentir dans certaines prises de balles, certaines courses, il y a des micro retards dans les décisions, des appels mous, des touches en trop qui ralentissent (sans Correa ça ira mieux de ce côté-là).

Il est temps que l’OM se débarrasse de ses complexes, de cette culpabilité qu’il traîne (peut-être… j’imagine bêtement qu’ils portent une certaine conscience professionnelle) de leur élimination prématurée en Ligue des Champions.


Le football se joue en partie avec la tête. C’est aux joueurs de remettre la leur à l’endroit. Ils ont joué jeudi mais leurs adversaires aussi.


Il y a de bonnes nouvelles : Sarr et Aubameyang sont peut-être en regain de forme, et si Harit pouvait sortir une partie digne des grands soirs, on pourrait espérer. À condition que ça tienne derrière et que Pau Lopez soit encore décisif. Nous ne sommes malheureusement sûrs de rien avec cette équipe… enfin… si… on va encore souffrir. J’écris cela bien entendu en souhaitant de tout mon cœur que les joueurs me donnent tort. Qu’ils redressent la barre, maintenant !


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


jeudi 30 novembre 2023

ON REVIENT DE LOIN !

 Les matchs se suivent et se ressemblent par l’amertume qu’ils dégagent par leur contenu et leurs résultats même si ce soir l’affaire s’est bien terminée dans le temps réglementaire alors qu’on se résolvait à rentrer encore une fois la tête basse à la maison.

Si les supporters olympiens se sont rendus de bonne humeur au stade ce soir, parce que c’est dans leur nature, on ne notait pas la même ferveur, la même exubérance que d’habitude. Jeudi soir oblige, beaucoup arrivèrent au dernier moment au point que si les rangs semblaient clairesemés à quelques minutes du coup d’envoi, ils finirent par se garnir.


Malheureusement, si le stade était prêt à se faire soulever, on ne peut guère compter sur l’OM de cette saison pour nous envoyer au paradis.

Trois fois les Olympiens prirent logiquement l’avantage au score, trois fois ils se firent rejoindre suite à des placements hasardeux d’une défense aux abois.


Pourtant, après avoir inscrit leur 3e but suite à un superbe retourné d’Aubameyang sur un centre d’Harit, les Phocéens se retrouvaient en supériorité numérique, et malgré cela ils se firent rejoindre à nouveau.


Il y avait du mieux ce soir dans la volonté mais les carences moultes fois constatées dans les matchs précédents se sont retrouvées. Je ne les énoncerai pas.


Cette sensation étrange que cette équipe construit son animation offensive au petit bonheur la chance sans savoir elle-même où elle va. Quelques fulgurances mais trop peu et souvent inabouties.

Quant à la défense, elle a failli porter ce soir le poids d’une nouvelle contreperformance contre une équipe moyenne largement à la portée de nos joueurs, mais il y eut ce petit miracle comme contre Athènes, de cette faute de main du gardien de but l’obligeant à commettre une faute. L’arbitre sifflait penalty, Aubameyang le transformait, signant un hat-trick par la même occasion.


Tout est bien qui finit bien. Je voudrais ressortir Pau Lopez qui fit deux arrêts importants même s’il ne sort pas assez vite sur Brobbey pour le premier but hollandais (9e). Aubameyang est l’autre grand homme du match. Pour les autres, à l’exception de Corréa encore insuffisant, on accordera une note moyenne d’ensemble. Sarr est sur le chemin du retour.


On revient de loin néanmoins, car laisser le ballon comme on l’a fait encore une fois contre une équipe réduite à dix, c’est impardonnable. Le stade chante mais nos problèmes sont très loin d’être réglés.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


mercredi 29 novembre 2023

COMBLER LA DENT ABSENTE ?

 Mes amitiés, supporter, supportrice qui passe régulièrement sur ce blog

De quoi souffre l’OM ? C’était encore la grande question cette semaine après le très insuffisant match nul des Olympiens à Strasbourg, une équipe qui paraissait encore une fois largement à leur portée. Il va de soi que chacun y est allé de la sienne.


On a parlé d’erreurs de recrutement avec des recrues qui peinent à se mettre à la hauteur des espoirs qu’elles ont toutes suscités à leur signature. On a soulevé le problème du changement de jeu de Tudor à Marcelino qui aurait perturbé la machine. On reproche maintenant à Gattuso de ne pas faire évoluer son système vers un un 3-5-2 qui serait une panacée pour certains. Le coach italien évoque non sans raison des faiblesses foncières qui empêcheraient les joueurs de se livrer pendant 90 minutes. On cible aussi des faiblesses mentales, un manque de leader, d’aboyeur et ce sont les impitoyables guerriers que furent Bernard Pardo et Marcel Dib qui sont venus sur La Provence cette semaine confirmer ce que nous pouvions déjà constater tous seuls.


Il me semble que chaque joueur de cette équipe pourrait être très satisfaisant dans un collectif qui tourne bien.


Nous le savons, une équipe de football tient son équilibre et sa pleine expression à partir de notions très fragiles, infra-humaines oserais-je dire, tant nous sommes les un.e.s et les autres toujours à la recherche du meilleur pour le nôtre afin d’exprimer nos pleins potentiels. C’est encore plus difficile pour une équipe et c’est tout le sel, l’intérêt du football, ce mystère, cette chose impalpable de la part mentale inconsciente dans la production de la performance.


Nos difficultés pourraient être ailleurs, aussi… après tout.


Avez-vous déjà fait cette expérience très connue en kinésiologie ? Alors attention, je ne vous vends pas ici cette discipline que je ne maîtrise pas et à laquelle je ne fais jamais appel, je vois un ostéopathe régulièrement et ça s’arrête là, ce dont je vous parle est une chose plutôt répandue. Une chiropractrice que je voyais à une époque me demande un jour s’il me manquait une dent. Je lui réponds par l’affirmative, dans le fond, côté gauche. Elle me demande de tendre le bras, pose le sien sous mon poignet et me demande de l’abaisser. Impossible. Elle prend un bout de gaze et le place à l’endroit de la dent absente, je retends le bras, et là aucun problème à le baisser malgré qu’elle exerce une force contraire pour m’en empêcher. Les sportifs de haut niveau vont régulièrement voir le dentiste car il se passe dans la bouche des choses fondamentales pour la production de l’énergie. Cela m’entraîne la réflexion suivante.


En loupant la marche pour la qualif’ en Ligue des Champions, ce qui au-delà de la déception sportive a entraîné de grosses conséquences financières en terme de salaires et primes pour les joueurs, et pour l’équilibre budgétaire, est-ce que les joueurs n’ont pas fait perdre une dent au club ? On apprenait hier que la masse salariale va passer sous le contrôle de la DNCG, ce qui n’est pas catastrophique, mais pas anodin non plus.


Les joueurs sont-ils seulement payés en temps et en heure ?


Est-ce qu’ainsi, les joueurs, le board, le staff, ne vivent pas avec un manque qui aujourd’hui, et depuis le départ de la saison altère nettement la qualité de leurs productions.


Peut-être que s’il manque une dent, qu’il faut s’empresser de repérer où et de combler le vide par quelque moyen que ce soit, au risque d’en perdre d’autres avant la trêve hivernale, ce qui serait encore plus difficile à rattraper.


Sinon ce soir, on ira se cailler devant OM-Ajax… sans trop d’espoir que cela s’améliore vite.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


vendredi 24 novembre 2023

VERS L’ESPOIR OU LE CALVAIRE ?

 Alors supporter, supportrice, tu vas bien j’espère ?

Moi ça va pas trop. Comme pour tout le monde, il y a le froid, l’actualité, des choses que je ne confierai pas ici, mais peut-être plus tard, et puis l’OM… il faut se forcer pour avoir envie. La trêve internationale, c’est la première fois que j’ai l’impression qu’elle est passée très vite. L’OM ne m’a absolument pas manqué. Pour te dire, je ne me souviens pas spontanément du lieu de notre dernier match et surtout de notre dernière défaite. Si, Lens… c’est ça ? Oui, Lens à la fin du temps réglementaire.

 

Alors j’ai conscience que je vends très mal ce billet, et qu’il faut que je me reprenne.


J’avais pris des notes l’autre jour pour mémoriser ce que je voulais écrire ici mais ça vieillit vite parfois, les notes. Il y avait l’agent de joueur qui m’avait énervé, Yvan Le Mée. Il dit pas que des conneries mais tu sentais qu’il voulait se faire Longoria, alors je me suis pensé que le jeune président espagnol avait peut-refusé de lui prendre le nouvel Alessandrini. Quand on fût l’agent d’Alessandrini on fait pas le mac, va commenter le mercato de Clermont ou de Rennes où ce dernier brilla et ça va. Bon ça c’est fait, mais c’est un peu dérisoire.


Après la défaite à Lens, une intervention de Longoria s’avérait nécessaire. Elle n’a pas tardé, c’est bien. Le jeune président olympien a concédé un mea culpa tactique à propos du changement d’option de jeu imposé aux joueurs. C’est passé tout juste. À chaque nouvelle défaite, les supporters vont en grande partie se tourner vers lui. Que se passera-t-il ce soir à Strasbourg ? Où en sont les olympiens ?


Au delà de la faiblesse offensive marseillaise, j’ai été frappé par l’impuissance lensoise. Il y a une problématique spécifique pour les joueurs de Gattuso, mais on peut se dire aussi que même sans avoir changé d’entraîneur ni renouvelé l’équipe, les nordistes, peut-être pas encore tout à fait remis de la course au podium n’ont pas repris tous leurs repères non plus. En fait, je m’essaie à nourrir une forme d’indulgence pour nos joueurs.


Je n’arrive pas à bien comprendre de quoi nous souffrons exactement qui nous empêche de commencer enfin une série. Manque de condition physique en raison d’une préparation tronquée à cause des éliminatoires de Ligue des Champions ? Manque de talent, de caractère, d’unité avec des personnalités qui ne matcheraient pas ensemble ? Sans doute un peu de tout ça.


Le coach italien de l’OM a travaillé cette semaine avec un effectif réduit, il a essayé de faire répéter leurs gammes aux attaquants, nous espérons que cela aura des répercussions positives sur le match. Nous n’entretenons pas trop l’espoir de voir l’OM revenir avec les 3 points de ce déplacement toujours difficile. Il vaut mieux se mettre dans cet état d’esprit pour éviter les déceptions. Ce qui se passe est tellement bizarre.


Il y a par exemple un écart certain entre le N’Diaye du début de saison et celui d’aujourd’hui. On voit le jeune sénégalais de plus en plus timide. Est-ce une question de positionnement ou est-ce psychologique ? Tu prends Sarr et Ounahi, entre ce qu’ils font et ce qu’ils sont capable de produire il y a un écart. Quid d’Aubameyang qui a tellement prouvé par le passé et dont on nous dit que la vitesse de course n’a pas faibli ?


Pourquoi, quand ils arrivent à l’OM, des joueurs très efficaces et productifs ailleurs se retrouvent à la peine dès qu’ils enfilent notre maillot ? Mystère ! Il y en a eu tellement à travers l’histoire.


Je titrais à chaud après le match à Lens qu’il ne fallait rien espérer avant la trêve hivernale qui permettra si Medhi Benatia se met vite en place et pour peu que Mc Court rallonge un peu de faire des retouches. Cette trêve donnera aussi la possibilité de remettre du foncier dans les poumons et les jambes. Je continue à le penser.


La question pour le match de ce soir concerne surtout ce qui en sortira : l’espoir ou le calvaire ?


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B Audibert