lundi 6 novembre 2023

MAUVAISE FOI !

 Amie.e.s de la masse Olympienne bonjour,


Ces quelques lignes en passant après un week-end grosse flemme pour revenir sur le match de samedi que je n’ai pu voir en direct en raison d’une représentation à l’Opéra, pas évident de faire cohabiter deux abonnements différents, mais visionné en replay le lendemain.


Je vous épargnerai un retour complet, j’ai pas envie. Juste quelques observations pour ceux qui me suivent et que je ne prends pas assez le temps de remercier du fond du cœur, car vous êtes quelques-uns à me maintenir une fidélité qui me soutient et me touche.


Il est évident qu’on sort toujours frustrés d’un match au Vélodrome ne se concluant pas par le gain des trois points. Nous sommes chaque fois tentés de chercher des responsables, chez les joueurs, chez l’entraîneur, le président, et nous sommes capables d’une telle mauvaise foi que nous pourrions jeter l’opprobre sur le jardinier.


On ne peut pas dire que l’OM n’a pas joué, ou ne l’a fait qu’à moitié. Aucun joueur ayant foulé la pelouse samedi ne peut être soupçonné de ne se donner entièrement, de n’être pas concerné, de ne pas se mettre au service de l’équipe, bref de se planquer, même Aubameyang, c’est dire si je suis magnanime. Ça, c’est la première chose.


J’écrivais le matin du match ce que cette équipe m’inspirait. Je disais qu’elle était floue, vaporeuse, avec un équilibre quasi-parfait entre ses forces et ses faiblesses. Une équipe qui n’a pas cumulé assez de certitudes sur elle-même pour se libérer, prendre cette assurance et cette conviction qui suffisent parfois à écraser un peu psychologiquement l’adversaire du jour.


Pour valider mon observation, au-delà du jeu et du résultat, il y a cette phrase de Bentaleb, le milieu lillois à la mi-temps au micro de Paganelli : « Ils nous mettent la pression… enfin, ils nous mettent la pression et en même temps ils nous attendent, c’est bizarre en fait ». Et d’une certaine manière Rongier après la rencontre, en zone mixte, lâchera : « Peut-être qu’on aurait pu aller les chercher plus haut en 1re mi-temps mais on avait peur de se faire transpercer… ». Ainsi le capitaine olympien confirmait-il ce sentiment de doute sur elle-même que dégage cette équipe dans son expression, ses maladresses techniques indignes du véritable niveau des joueurs, son excès de précipitation parfois, le doute, la peur, ces freins véritables à la spontanéité et à l’inspiration.


En revanche, plus personne n’a peur de venir au Vélodrome en ce moment. Tu me diras, c’était aussi vrai sous Tudor et même déjà sous Sampaoli et la vie de l’OM va tellement vite que ce qui a précédé le petit coach argentin musclé et tatoué, relèverait presque de la Préhistoire.


Je ne pointerai pas pour expliquer nos problèmes les grosses difficultés rencontrées par Aubameyang à prendre sur ses épaules le travail offensif, car lui aussi, et ça crève les yeux est inhibé, d’autant plus que finalement le jeu déployé ne se marie pas forcément avec ses qualités, que celles-ci sont en régression en raison de son âge. Le garçon semble s’interroger, n’ignorant pas que se pose derrière ses contre-performances la question de son salaire. Je n’accablerai pas non plus Pau Lopez.


Un peu à contre-courant, une position que je ne prends pas par esprit de contradiction même si je suis très bien équipé pour la chose, j’ai envie de regarder le verre à moitié plein.


Comme le rappelait ce matin dans un tweet l’excellent @statsOmp, l’OM n’a encaissé qu’un seul but au cours de ses trois derniers matchs, soit 6 de moins que lors des 3 précédents. Pardon de me contenter de ça.


Je trouve que l’OM est en progrès. C’est très, très léger, et je n’ignore pas que des rechutes peuvent survenir. Mais une bonne équipe se construit sur sa solidité et peut-être que nous sommes sur le bon chemin. Je le dis d’autant plus volontiers que Lille est peut-être l’équipe la plus costaud que nous ayons rencontrée depuis le début de la saison (hors QSG).


En marge du jeu, quoique… une chose anodine m’a attiré. Ma surprise en découvrant la teinture blonde d’Amine Harit…


Je suis sûrement vieux-jeu, vieux con, hors du coup, couillon, ce que vous voulez. Mais alors que l’OM ne tourne pas fort et que tout le monde est inquiet. Alors qu’il y a des tueries sauvages à coups de bombes aveugles en des points du globe pas si lointains, des choses qui nous impactent fort, il me semble que la période que nous traversons n’est pas très propice à la frivolité.


La coquetterie d’Amine Harit dans ce contexte m’a surpris de sa part. Certes, il a le droit de faire ce qu’il veut. Mais en plus du fait que contrairement à d’autres je n’ai pas trouvé son match si terrible que ça, j’ai tendance à penser qu’avec un peu plus de concentration, une pleine conscience de lui-même, il n’aurait pas gâché la meilleure occasion olympienne du match. Vous avez le droit de penser que je suis de mauvaise foi mais il faut toujours l’être un peu quand on est supporter de l’OM. C’est même par là que nous nous distinguons des autres du reste de la France.


J’en profite pour dire que la vie de l’Olympique de Marseille est une route chargée de déceptions. Si tu ne veux pas souffrir d’un excès de kilomètres pour affronter les matchs moyens, réfléchis à réorienter l’occupation de ton temps. Souffrir fait partie du jeu, mais là encore je suis un peu de mauvaise foi.


Finalement, le responsable de la perte des 3 points ne sont ni les joueurs ou le coach, pas plus que le président ou le jardinier. C’est le coiffeur d’Amine.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

vendredi 3 novembre 2023

C’EST TOUJOURS PAS GAGNÉ !

 Ô followers, followeuses adoré.e.s, lectrice, lecteur qui découvre ce blog,

Je suis bien emmerdé pour trousser un billet d’avant-match ce matin après l’annulation dimanche dernier du OM-Lyon dans les conditions que tout le monde connaît. Pourquoi ? Parce que j’ai rien de neuf à dire les amis. Vous reprenez le billet que j’ai publié au matin de cette annulation catastrophique où nous aurions dû rencontrer la lanterne rouge du championnat, et c’est bon.


Alors ne te prends pas la tête pour retrouver le texte, je te fais un résumé, de tête, j’ai pas envie de perdre mon temps moi non plus à chercher et relire, même si c’est pas très professionnel, je m’en fous puisque personne ne me paye.


En gros, l’OM pour moi est une équipe qui ne s’est pas encore vraiment trouvée. Certitudes et inconnues s’équilibrent parfaitement dans toutes les lignes. L’OM est fragile. L’OM est flou. L’OM est vaporeux. Ça manque de consistance, quoi. Pour ces raisons, j’étais déjà circonspect avant OM-Lyon, vous imaginez bien que je ne vais pas changer d’optique pour la réception de Lille qui nous devance au classement de 6 points (avec un match de plus, forcément).


Alors on va espérer que les mecs ont profité de la semaine pour bien bosser sous la direction de Gattuso pour améliorer tous les mécanismes qui peuvent gripper derrière, au milieu, ou devant. Mais peut-être qu’au-delà de leurs limites et de leurs imperfections, j’attends que les joueurs olympiens affichent plus de conviction, de force, de tranchant. Parce que lorsque tu es décidé à t’affirmer, tu dépasses tout, tu fais exploser n’importe qui. Alors, allez L’OM, fais-nous plaisir parce que depuis le début de la saison, on ne peut pas dire que tu nous as beaucoup fait grimper au plafond.


Je m’arrête là, non sans demander aux conos qui s’inventent une mission une caillasse à la main de se tenir loin du bus des joueurs.


Dernière précision, je ne pourrai pas assister à la rencontre. Je n’aurais jamais cru que la Ligue programme ce match un samedi soir, j’avais donc dit à ma femme qu’elle pouvait prendre nos places pour Attila qui est donné en ce moment à l’Opéra de Marseille. Je suis baisé, quoi. Il n’y aura donc pas de billet d’après-match à chaud.


En tout cas, si déjà contre Lyon c’était pas gagné, pour le match de ce soir ça l’est encore moins…


Vive le grand Roger Magnusson !


Thierry B. Audibert


mercredi 1 novembre 2023

STOP THE CONOS !

 Ami.e supporter-trice,

Je voudrais écrire un grand texte, rassembler en peu de mots ce que je pense des tristes évènements du caillassage du bus lyonnais dimanche soir vers 19h près de l’Olympe. Je voudrais purger Purgette du nom de l’endroit où cette saloperie s’est déroulée. Même si je sais que tu es pressé de tourner la page, même si la lucidité me suggère que j’en suis incapable. Mais je veux au moins essayer de traduire ce qui repose au plus profond de mon coeur.


J’aime le football parce que c’est un magnifique pont qui relie les continents. Deux enfants d’origine sociales différentes, ou ne parlant pas la même langue, se passant une balle improbable pendant 1/2 heure deviennent plus vite des camarades que s’ils avaient passé 3 mois dans une même classe d’école. Le ballon n’est pas seulement rempli d’air, il est aussi plein d’un concentré de fraternité cosmique.


Apprivoiser un ballon rond avec ses pieds, se situer sur un terrain, réfléchir à la meilleure manière d’aller marquer un but dans la cage adverse la plus rudimentaire, ou empêcher par une saine lutte celui d’en face de le faire, est une des plus belles choses que nous ayons pu accomplir dans la vie pour beaucoup d’entre nous, et quels que soient nos âges aujourd’hui, ces moments nous ont laissé des traces éternelles.


Un footballeur professionnel est avant tout un jeune individu, un être humain qui mérite le même respect que n’importe lequel d’entre nous. Il est le fruit d’une sélection continue, rude, âpre, au cours de laquelle ne lui est fait aucun cadeau. Et cela, qu’il porte notre maillot ou celui du camp adverse.


Le football n’est pas la guerre même si symboliquement il peut donner l’impression de lui ressembler, c’est sans doute en partie pour ça qu’il est si populaire, et d’en épouser un langage qu’il m’arrive moi aussi d’utiliser.


Un footballeur est sacré.


Rien ne doit être fait pour le diminuer physiquement. Sans lui, il n’y a pas de sport, pas de spectacle, c’est la victoire du vide, le triomphe du néant.


La seule bataille se joue sur la pelouse, territoire également à protéger, et ce sont les joueurs seuls qui doivent la mener. Elle a pour seul objet la conquête du ballon. Notre seul rôle à nous tous autour consiste à animer, pousser, encourager ceux qui portent nos couleurs, et goûter aux plaisirs esthétiques de l’intelligence, de la gestuelle, de l’inspiration, mais aussi de la puissance, du courage et du panache.


Agresser des footballeurs et ceux qui les entourent, coachs et staff médical inclus, est un crime contre l’enfance et contre ce jeu qui reste une lutte pacifique, y compris quand on croit juste répliquer à la bêtise de ceux qui ailleurs, dans leurs villes respectives, ont essayé d’atteindre nos joueurs. Car on ne se venge pas ainsi, on vomit sa haine et son mal-être parce qu’on ne sait pas boire et tenir les effets de l’alcool, on expulse ce que l’on porte de plus noir au fond de l’esprit, dont l’autre n’est absolument pas responsable.


Ce qui a été commis par une poignée de connards dimanche ne doit plus jamais se reproduire à Marseille, ville-reine du football en France. Car c’est trahir notre passion et notre vocation. Je dis à Marseille parce que je veux essayer ici de m’adresser aux supporters de l’OM ou au moins toucher ceux qui prétendent l’être mais qui par ces actions abjectes ne font que pourrir la vie de leur club et de la ville qui l’a enfanté en se livrant à ces gestes dont même les primates des zones sauvages sont incapables.


Caillasser des bus c’est poignarder une civilisation née en l’an 600 avant JC, fière d’avoir survécu à tous les fléaux et jamais, jamais nous ne devons accepter l’idée sournoise qu’il ne s’agirait que d’un folklore rigolo.


Comme le disent si bien les MC du Massilia Sound System : Stop the conos ! Je suis tenté de rajouter : Stop the gros conos !


Il va de soi que mon discours concerne aussi les agressions des bus de supporters, même quand ils contiennent les franges les plus haineuses et rétrogrades de la population française, et dont il est temps que la justice s’occupe aussi de manière ferme et définitive. Stop the gros conos s’adressent aussi à leur misère morale et intellectuelle, la même qui déshonora la France pendant l’occupation allemande. 


Vive le grand Roger Magnusson

Thierry B. Audibert

samedi 28 octobre 2023

LOIN D’ÊTRE GAGNÉ…

 Frères supporters, sœurs supportrices, ce soir nous recevons la lanterne rouge du championnat.


Loin, très loin de moi l’idée d’ironiser sur la situation des lyonnais. Je ne vais d’ailleurs pas vous débiter le genre d’âneries qui me sont tombés sur l’écran du téléphone dès la victoire contre l’AEK Athènes atteinte. Oui, parce que tu écoutes certains, ce match sera une formalité, c’est du tout cuit, ils ont perdu contre tout le monde parce qu’ils sont bidons et ce soir on va les enterrer. Ça marche pas comme ça et je m’étonne qu’il s’en trouve une majorité pour souscrire à ce genre d’ineptie.


D’abord, s’il y a bien une chose que doit s’imposer un supporter averti, chevronné, je parle d’un vrai, d’un aficionado, de quelqu’un qui cultive un authentique goût pour le football, c’est le respect pour ce jeu, ce sport fabuleux. Il n’est pas prévisible. Les paramètres qui servent une analyse sont d’une infini subtilité et il convient de les manipuler avec une extrême prudence.


Personne ne peut décréter sans risque de se voir disqualifier que l’effectif du FC Lyon est mauvais et qu’il est positionné à sa juste place sur le paillasson du championnat. Ce match à Marseille constitue pour les hommes du Rhône une excellente occasion de redresser la tête alors que tous les amateurs de football seront devant leur télé pour les voir se faire fracasser.


Ce match, les joueurs de Grosso l’ont soigneusement préparé toute la semaine. Textor, désormais à la tête de ce club, n’a pas du se priver de mettre la pression au staff sportif. Personne n’a envie de se retrouver ridiculisé en direct à la télé dans un stade plein comme un œuf.


Et s’il y a bien une équipe qui est imprévisible, même quand elle est en forme, c’est l’Olympique de Marseille. Nous avons d’autant plus de raisons de nous méfier que l’équipe n’est pas encore stabilisée. Sa colonne vertébrale n’est pas complètement en place. C’est le gardien remplaçant qui devrait encore jouer. Balerdi plutôt pas mal ces derniers temps sera suspendu mais Gigot, le vice-capitaine, fera peut-être sa rentrée, à moins que ce ne soit Bamo Méïté qui bénéficie de sa première titularisation. Le milieu à trois avec en plus du binôme habituel Rongier-Vérétout la recrue dont on attend beaucoup mais qui a passé pas mal de temps à l’infirmerie, vient à peine d’entamer sa collaboration et nul ne sait si Kondogbia, car c’est de lui qu’il s’agit, peut aligner deux matchs rapprochés d’affilée. Rien ne dit que ce qui n’a pas trop mal marché jeudi soir se répète si facilement ce soir. Et devant, nous ne sommes pas sûrs que Gattuso maintiendra Vitinha, qu’il ne sera pas tenté s’il a repéré des failles à exploiter dans le dos des lyonnais de remettre en selle Aubameyang… dont les performances sont en dents de scie.


Et puis ne perdons pas de vue que nos joueurs ont fait un match plein jeudi, même si je suis loin de l’avoir trouvé abouti. C’est toujours difficile d’enchaîner coupe d’Europe et championnat. De plus l’OM, ainsi que je le disais dans mon billet à chaud suite à la rencontre face à Athènes, souffre d’un vrai manque d’autorité. C’est une équipe qui a du mal à s’affirmer et qui expose des fragilités derrière même face à des oppositions moyennasses. Elle manque d’un patron qui sait redonner de la force à ses coéquipiers dès qu’il pressent une faiblesse.


Il s’agira d’un match à enjeu. Pour les lyonnais qui doivent absolument enclencher la marche avant comme pour les marseillais qui ne doivent pas encore perdre du terrain par rapport à Nice qui est allé gagner à Clermont vendredi soir.


Et pour finir, n’oublions pas que Letexier qui officiera au sifflet ne compte pas parmi nos amis. Bref, nous avons beaucoup de raisons de penser que le match de ce soir est loin d’être gagné. Et ce qui est terrible, c’est qu’une victoire serait juste normale et qu’il conviendrait de ne pas en rajouter. Bien entendu, je serais ravi d’un scénario extrêmement favorable qui humilierait le FC Lyon, mais ma raison sera pour aujourd’hui supérieure à ma passion.


Ce soir, sur le coup de 23 heures, nous saurons. Bon match à tous.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


jeudi 26 octobre 2023

ET L’OM ÉTEIGNIT LES ATHÉNIENS !

 Aubameyang, Sarr et Ounahi sur la touche au coup d’envoi, était-ce pour la rotation ou pour sanctionner des joueurs qui avaient merdé à Nice ? Nous ne le saurons pas. Gattuso avait choisi d’aligner Rongier et Kondogbia au milieu, Vérétout étant appelé tourner côté gauche avec Harit, devant les clés de l’attaque avaient été confiées à Vitinha et N’Diaye. En défense pas de changement.


Nous avons assisté à une première mi-temps marseillais poussive. « Oui, mais nous avons eu 3 occases de N’Diaye » me direz-vous (5e, 19e et 23e). Malgré tout, mon impression d’ensemble était plutôt morne face au jeu déployé par les Olympiens sur leur pelouse, alors qu’en face nous n’avons jamais eu l’impression d’avoir affaire à des foudres de guerre. Et pourtant, ceux qui semblaient les plus en place et sûrs d’eux-mêmes étaient les grecs de l’AEK Athènes.


À la 29e, Clauss était envoyé dans la profondeur, il centrait à ras de terre pour Vitinha qui poussait la balle au fond. Un but checké par la VAR pour un possible hors-jeu jugé finalement inexistant. OM 1 - AEK 0


À partir du but, on a eu le sentiment de voir l’équipe se libérer un poil mais il y avait une certaine indulgence dans ce jugement. Un sentiment de fragilité persistait comme si les marseillais ne dégageaient pas assez de sérénité. On était même à moitié étonnés lorsque les Athéniens faillirent égaliser mais le but était annulé. On arrivait malgré tout à la mi-temps sur ce score de 1-0 sans que les joueurs de Gattuso ne dominent les débats de la tête et des épaules.


La fragilité n’avait pas disparu à la reprise quand l’AEK égalisait sur une belle attaque placée (53e). OM 1 - AEK 1


Bien heureusement, alors qu’on commençait à penser que les choses pouvaient se retourner, Stankovic le gardien des Grecs faisaient une grossière erreur de relance directement dans les pieds de Vitinha lequel filait balle au pied vers le but, le gardien se voyait obligé de le plaquer. Pénalty mais l’arbitre attendait le Check de la VAR pour l’expulser. Harit transformait le pénalty.

OM 2 - AEK 1


La question qui se posait alors était de savoir si l’OM allait enfin profiter de sa supériorité numérique, une position qui ne lui pas beaucoup réussi cette saison.


68e Suite à un mouvement initié par N’Diaye, le ballon parvenait à Kondogbia qui mettait dans la profondeur à Lodi qui se voyait renversé par un défenseur. L’arbitre donnait pénalty même si le Brésilien en avait un peu rajoûté. Cette fois c’est Vérétout qui s’y collait et il réussissait le break.

OM 3 - AEK 1


74e Harit et Vitinha sortaient sous les applaudissements, remplacés par Sarr et Aubameyang. Les MTP et les Fanas sortaient les fumis.


78e Sur un centre pied gauche de Clauss, Sarr voit sa reprise un peu foirée arrêtée parle gardien.


80e C’est encore le gardien qui repousse une grosse frappe pied gauche de N’Diaye.


85e N’Diaye dans son style particulier transmet à Sarr qui marque mais le but est justement refusé.


Alors, on me dira qu’une victoire de l’OM sur un score plutôt confortable est un gage de progression mais je ne suis pas pleinement convaincu par ce que j’ai vu ce soir au Vélodrome, dans une belle ambiance, certes, mais qui ne ressemblait pas pleinement aux grands soirs européens. Cette équipe de l’OM n’est absolument pas sûre d’elle.


Sans la faute inexplicable de relance de Stankovic qui entraîna un pénalty et son expulsion, je ne suis pas sûr que nos joueurs auraient trouvé les ressources pour se remettre à l’endroit.


Cet Olympique de Marseille n’a pas de patron. Chacun joue laborieusement une partition mais l’ensemble manque à mes yeux tout à la fois de liant, d’inspiration parfois, et de conviction, d’autorité. Cette victoire qui permet à l’OM de prendre la tête de son groupe d’Europa League lui donnera un peu plus de tonus et de force pour les prochains matchs.


Peut-être que cette équipe finira par se trouver, je le souhaite ardemment. Je n’ai pas envie de ressortir quelqu’un en particulier même si N’Diaye a souvent été dans les bons coups mais sa maladresse dans le dernier geste peut être agaçante. Vitinha a montré qu’il mérite plus de temps de jeu.


On retiendra qu’au bout du compte les Olympiens éteignirent les Athéniens.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert



mercredi 25 octobre 2023

DE L’ENVIE ET DE LA CONVICTION SVP !

 Bon, on va pas tourner autour du pot ami(e)s supporters et supportrices de l’OM.


Nous en avons tous marre, pour ne pas dire autre chose, de la trajectoire de victime de notre équipe depuis le début de cette saison, que ce soit en championnat ou en coupe d’Europe.


On en peut plus de voir une équipe sans caractère, qui a peur de jouer, qui nous donne plus que l’impression qu’elle doute de ses capacités quand elle a la situation en main. Nous commençons à être agacés d’observer des joueurs de Gattuso incapables de faire mal à leur adversaire, nous laissant le spectacle de leur pudeur de gazelle quand il faut le frapper.


Le nouveau coach italien de l’OM a beau transmettre généreusement de l’énergie à son effectif de fatigués, on ne peut pas dire que pour l’instant ses résultats soient assez encourageants pour nous laisser penser que la situation va s’améliorer. Je ne m’avance guère si j’affirme que peu d’entre nous apprécient le concept de défaite encourageante, une formule pour les loosers.


Ce sont donc les grecs de l’AEK Athènes qui viennent défendre leur peau de leader du groupe dans cette Europe League. C’est un contradicteur coriace qui débarquera assez diminué sur le plan offensif par au moins trois absences mais il ne faut jamais projeter un match sur ce genre d’argument. C’est dans cette double confrontation qu’il va falloir enfin non seulement afficher ses ambitions mais aussi les transformer. C’est la dernière chance. Après cela risque d’être trop tard.


Nous aurons des absences aussi mais on ne trouve pas de joueurs majeurs dans cette liste. Pau Lopez y figure, certes, mais faut-il le considérer comme un joueur majeur ? J’en doute et pourtant je l’aime bien. Vraiment ! Nos yeux seront braqués sur nos attaquants, Aubameyang, Sarr, N’Diaye et nous attendons d’eux qu’ils convertissent leurs occases en but. Mais on veut de l’envie et de l’efficacité.


Il faudra gagner la bataille du milieu, c’est un poncif mais cela reste la vérité. Avoir la possession est une clé du match, à condition de jouer juste et sans complexes pendant toute la durée de la rencontre, dominer la situation sur le plan technique en évitant des maladresses qui redonnent le ballon à l’adversaire. Blanco suppléera Pau Lopez et nous verrons bien si lui aussi sera à la hauteur de l’évènement.


Pour ce qui est des supporters, je suis assez vieux pour savoir que les nôtres, le CU84 notamment, le premier groupe Ultra de tout le pays, a de très forts liens d’amitié avec ceux d’Athènes. Débarquant dans un resort de Rhodes voilà peu, cela me fut rappelé par le concierge de l'hôtel parlant français, son visage s’éclairant lorsque, me demandant de quelle ville française nous venions, mon épouse et moi, et que nous répondîmes : Marseille. Je suis supporter de l’AEK d’Athènes nous lança t-il enflammé, nous sommes amis.


Il est temps de conclure, les billets les plus courts sont souvent les meilleurs. Nous demandons de l’envie et de la conviction à nos joueurs. Deux ingrédients indispensables pour gagner des matches.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert