mercredi 26 septembre 2018

ENCORE DES SAUCISSES !!!

Aïoooli sur tous sauf pour les chapacans, les chiens des quais, gachempega, pébrons, mastres de la LFP qui programment des matchs de championnat à 19h, s’en foutent complet des gens qui bossent, qui ont des trajets, ou qui comme moi ont dû sortir de Marseille pour travailler... tra-vail-ler, vous savez ce que ça veut dire aréopage improbable de feignasses, de bras cassés, de vieux glands décatis... ???
Résultat, par leur connerie, nous étions des dizaines à cavaler pour tenter de rejoindre le stade à l’heure, après avoir affronté les embouteillages... et là quand tia mon âge et que tu fais plus qu’un peu de sport en chambre et que tu vois les jeunes qui te dépassent comme des bolides alors que toi tié à fond, tu maudis tout le monde, et bref, je suis arrivé alors que le compteur enregistrait 4mn36 de jeu, ce qui compte-tenu de la circulation que j’ai du affronter pour revenir chez moi prendre mon abo est un exploit digne des JO.
Mon ami Jacques, qui m’avait gardé la place, m’a aussitôt rassuré en me disant qu’il s’était rien passé et que l’OM n’avait pas encore touché un ballon. Si les olympiens ont ensuite essayé de le prendre, ce cuir, cet objet de tous les désirs, ils avaient du mal à l’amener vers les cages strasbourgeoises. On jouait sur toute la largeur, à défaut de prendre la profondeur, comme souvent l’adversaire bloquait bien les côtés et l’axe, bien compacts et organisés jusqu’à leur 35-40 mètres. Il y avait de notre côté une vraie difficulté à se mettre en route, tous ensemble, de manière coordonnée. Thauvin perdait pas mal de ballons. Lopez travaillait sur de la passe courte avec Sanson, Payet, Strootman, le 4-3-3 tenté d’entrée par le coach se cherchait. Comme on pouvait s’y attendre, Payet ne se contentait pas de rester sur le côté gauche, il semblait en jambes. Mais on jouait à la baballe. Cette équipe qui n’a pourtant que très peu bougé par rapport à la saison dernière donne l’impression d’avoir perdu son identité de jeu, ce qui faisait sa force la saison dernière après qu’elle ait pris son élan. On avait le sentiment en les regardant que les deux défaites de la semaine dernière les ont marqués, secoués. Ils ne manquent pas d’envie, nous allions le constater à la fin, mais ils ont du mal à se sublimer tant sur le plan individuel que dans l’expression collective.

Et puis à la 28e minute, arrivait ce qui devait arriver. Une perte de balle dans un échange Lopez-Thauvin, de là où je suis je pense que la faute est pour l’orléanais, il y a du champ pour les strasbourgeois tout heureux de récupérer le ballon, le contre va à 100 à l’heure et Mandanda ne peut s’interposer, 0-1 pour les strasbourgeois sur leur première occasion...
Il était temps de se mettre en route, de mettre un peu plus de conviction dans ses courses, ses passes, ses duels, l’OM était dos au mur. Il n’y eut pas particulièrement de situations positives derrière, mais l’agressivité montait d’un cran, si bien que 5 minutes avant la mi-temps, Thauvin était fauché dans la surface et l’arbitre indiquait le point de penalty. On ne s’affole plus désormais sur ce genre de situation, il fallut attendre les conclusions du VAR et fort heureusement, Payet pouvait transformer le penalty accordé. À 1-1 on pouvait de nouveau commencer à espérer. Et puis Sanson débloquait son compteur sur un ballon renvoyé, il enveloppait aux vingt mètres une merveille de tir qui allait raser le poteau, le gardien ne pouvait rien. Mérité pour ce joueur qui développe tant d’activités depuis le début de la saison, et encore sur ce match. À 2-1 on soufflait carrément. À noter que Mandanda, juste derrière se voyait obligé à un fort dégagement de toute urgence, ne se claqua pas, signe que tout va pour le mieux pour lui désormais (ok, je chambre).
La deuxième mi-temps reprenait plutôt bien avec Sanson qui s’enfonçait côté gauche, mais qui ratait sa tentative de piqué, le gardien strasbourgeois n’était pas tombé dans le piège.
Et puis, il y eut cette intervention à la Bruce Lee d’Amavi qui prenait rouge direct. N’ayant pas bien vu, je ne sais pas quels amis devant leurs télés je dois croire, certains assurant qu’il était mérité d’autres non.
Rudi devait se réorganiser et surprît pas mal de monde en sortant Payet qui restait précieux pour la construction. Sakaï entrait côté gauche. Plus tard c’est Lopez qui sortait au profit d’Ocampos. À 10, cela devenait un peu plus difficile. Les olympiens tentaient de contrôler le match, de gérer leur avantage, et on ne peut pas dire qu’ils se faisaient tellement peur, et sur la seule frappe strasbourgeoise, Mandanda intervenait avec autorité.
C’est alors que le temps semblait s’étirer que Strasbourg finissait par marquer alors qu’il ne restait plus qu’une minute dans le temps règlementaire. Franchement, les carottes semblaient cuites, mais c’était sans compter sur Sakaï qui en homme encore frais s’enfonçait côté gauche et centrait pour Germain au premier poteau, lequel expédiait le ballon au fond de la cage strasbourgeoise dans une véritable explosion libératrice. On revenait de loin, mais c’était mérité.
Tout le monde a été assez moyen ce soir, mais il faut sortir Gustavo et Sanson pour les bons points. Strootman à un degré moindre, et j’ai envie de donner un bel accessit à Germain qui non seulement nous apporte la victoire, mais qui s’est beaucoup déplacé et qui a beaucoup participé au jeu, occupant souvent le côté droit à la sortie d’Amavi.
Amavi sera indisponible à Lille, on est tenté de penser que c’est peut-être mieux ainsi, Rami ne reviendra pas encore, pas plus que Caleta Car. Gustavo a encore pris un jaune, j’ai peur que ce soit son 3e, mais je sais plus où il en est.
On est partagés ce soir entre l’idée que l’OM semblait encore souffrant aujourd’hui, et celle que d’avoir dû aller chercher très loin ce résultat a peut-être enclenché quelque chose, une envie de se révolter, de se fâcher comme le souhaitait Garcia cette semaine. Mais les vannes n’ont pas été fermées, on a malheureusement encore vu quelques saucisses... qu’on a fini par manger... restons positifs.
Lille nous attend de pied ferme. Il va falloir des combattants dimanche.

Vive le grand Roger Magnusson !

dimanche 23 septembre 2018

GROS CHANTIER POUR GARCIA !!!

Aïoooli et... patatras !
La défaite à domicile contre l’Eintracht Francfort n’annonçait finalement rien de bon.
Nous aurons fait illusion une mi-temps dans ce FC Lyon-Olympique de Marseille, ce qui nous caractérise plutôt depuis le début de la saison, il va falloir régler ce premier problème. Le second enseignement de cette soirée catastrophique est que nous nous sommes montrés bien trop friables défensivement. Nous avions échappé à la correctionnelle en première mi-temps avec cet échec incompréhensible de Memphis Depay. Avant cela, Gustavo s’était troué sur le premier but lyonnais et il n’était pas secondé par Caleta Car, puis en deuxième mi-temps la puissance de Traoré n’a pas trouvé de répondant. Il a certes de la réussite sur le troisième but avec sa frappe contrée par Gustavo. Mais il n’y a rien à dire sur le 2-1. Rien à dire sur le penalty ensuite.
On peut faire le meilleur jeu du monde mais si ça ne tient pas derrière c’est injouable. Et comme devant, Ocampos n’a pas la même puissance que Traoré, Thauvin n’a pas réussi grand chose en dehors de son but, certes splendide sur une belle passe de Payet. Nous devons bien porter le constat que malgré quelques velléités nous avons été trop inoffensifs dans nos attaques avec des deniers gestes bien approximatifs. Certains joueurs n’ont pas été au niveau. C’est évident derrière pour Amavi, Caleta Car, et même cette fois pour Luiz Gustavo. Au milieu c’est moyen moins pour Strootman, Sanson s’est donné à fond sans succès, Mitroglou n’a jamais été trouvé, et Payet a fait ce qu’il a pu mais il faut au moins reconnaître qu’il a essayé de combattre, ça n’a pas toujours été le cas. Ce qui est rageant, c’est que Pelé n’a rien eu à faire en dehors d’aller chercher 4 fois la balle au fond. Lopes n’a guère été mis sous pression non plus.
Il n’y a pas autre chose à dire que Lyon était plus fort, et que sur ce qu’ils ont montré, non seulement par une victoire à City, et ce soir, c’est qu’ils sont au-dessus de nous quand ils jouent avec leurs moyens.
La défaite de ce soir ne doit pas tout nous faire remettre en question, mais nous avons tous le droit de nous interroger sur notre défense. Nous avions perdu Rami sur blessure, c’est maintenant Caleta Car qui va être suspendu. Autant dire que Gustavo n’est pas prêt de revenir au milieu de terrain où il est passé dans les vingt dernières minutes, prenant un carton d’entrée, en retard sur une intervention. Rudi Garcia va donc devoir retrouver une assise défensive avant d’espérer mieux. Nous voulions un latéral gauche pour concurrencer Amavi, nous ne l’avons pas eu. Je me refuse encore à juger Caleta Car sur ce qu’il nous montre pour l’instant, mais il y a de quoi être inquiet. Je ne le condamne pas mais il va vite devoir s’adapter. Strootman doit aussi retrouver très vite ses marques. Et devant, que voulez-vous ? Il nous fallait un mec capable de se créer des occasions... et vous savez tous ce qu’il s’est passé. Certains voulaient Dembélé, s’il a impressionné quelqu’un en entrant, levez le doigt. Ce n’est pas mon cas. Par contre N’Jié n’a pas raté son entrée, lui.
Notre équipe est en miettes. Elle a perdu son ciment. Elle a perdu son liant. Et nous sommes au début d’un cycle infernal. Nous rejouerons dès mercredi en championnat et on peut se demander dans quel état nous serons. Garcia a du pain sur la planche, et tous les joueurs doivent décréter la mobilisation générale. Tous doivent maintenant se sortir les doigts du cul car nous allons au devant de grandes désillusions.
J’avais passé une super journée à la plage, nous pensions que c’était la dernière... j’espérais la finir fort, comme vous tous.
Être supporter de l’OM c’est çà. Tu montes et tu tombes. Puis tu te relèves et tu mets des claques, tu montes, tu tombes et ça recommence. C’est la vie que nous avons choisie. Demain elle sera belle. Demain ou après demain. Eyraud n’a qu’à se tourner vers ses petits chouchous de Twitter pour calmer le feu qui pourrait prendre si une défaite devait encore intervenir. Allez Jacques-Henri, lance vite tes invitations aux jeunots pour tes loges high-tech, avec leurs canapés apéros et PlayStation. Et continue de mépriser tes virages.

Vive le grand Roger Magnusson !

vendredi 21 septembre 2018

AINSI VA LA VIE OLYMPIENNE !!! (Un billet dribblé par Thierry B Audibert)

Aïoooli,
Les soirs et lendemains de défaite sont parfois marrants quand on est supporter de l’OM. Tout le monde part en vrille dans tous les sens, et il faut bien le dire, cela permet à celui qui sait prendre un peu ses distances de s’enlever une toute petite part de sa déception.
Alors zy-va qu’on tape sur Garcia pour sa composition qui est restée entre le zig et zag. Pourquoi ne pas avoir remis Mitroglou qui a besoin de rythme ? Et pourquoi aligner Rami qui n’a pas encore trouvé le sien, que forcément sa blessure était prévisible, si, j’ai entendu quelqu’un le dire sur une radio, et qu’elle a privé l’entraîneur d’un changement ? Pourquoi n’a-t-il pas fait une véritable équipe mixte, quitte à relancer N’Jié ?
Puis il y a les joueurs qui morflent. Germain, par exemple, il a pas le droit de louper une occasion, c’est tout de suite bim sur la tête. Lopez ne renverse pas le cours du match à lui tout seul ? Il est nul ! Thauvin échoue deux fois de la tête, il manque d’implication. Pour le président Eyraud, pas de traitement de faveur non plus. C’est un peu bien fait pour sa gueule. Quand on attaque en justice un jeune supporter qui tentait d’entrer un fumi dans un stade et qu’on se fend d’un communiqué ensuite en faveur des supporters, puis qu’on vient reprendre une spectatrice qui critique l’équipe pendant le huis-clos, comme si c’était sa faute si nos marseillais étaient en train de chier dans la colle et qu’on entende qu’elle, il est un peu normal que certains prennent cette intervention pour un numéro à destination des réseaux sociaux, mais surtout pointent une forme d’incohérence agaçante du patron du club. Ce qui est marrant ensuite est de voir sur Twitter un journaliste, visiblement aussi un influenceur (c’est ainsi que je l’ai entendu qualifié sur RMC qu’il avait appelé servilement pour intervenir) et un homme de cour (cela ne fait plus de doute pour personne), monter au créneau pour le défendre et fustiger les pourfendeurs qui sont libres de leurs propos. Il y a quoi encore ? Ah oui, très drôle, un jeune twittos idolâtre d’un joueur marseillais qui se fait interpeler à peine vertement en défendant Radonjic, coupable d’une relance hasardeuse en fin de match, renvoie son contradicteur à son âge (37 ans...) qui devrait le rendre honteux de sa présence sur Twitter, là on touche le fond, j’ai failli le rejoindre mais j’ai préféré rester en haut.
Il est clair que tout le monde va vite retrouver son calme et se remettre à croire dans les capacités de leurs joueurs à renverser la vapeur dimanche soir à Lyon.
Je voudrais juste rappeler que la saison dernière, si nous parvenons avec bonheur en finale de la Ligue Europa, on le doit un peu à un but miraculeux de N’Jié à Konya, que la réussite est un facteur déterminant en football, et que si notre équipe a failli hier au soir, ce n’est pas pour autant qu’on devrait d’ores et déjà la condamner.
Le soleil brille sur Marseille, nous serons nombreux à profiter du dernier week-end de plage avant que les plagistes remballent leur matériel. Ainsi va la vie olympienne. Et on craint dégun.

Vive le grand Roger Magnusson !

jeudi 20 septembre 2018

ON S’EN SOUVIENDRA !!!

Aïoli,
Mauvais soir ! On se souviendra que l’UEFA Maffia, préférant sanctionner des fumigènes festifs plutôt que des supporters nazis, aura privé le Vélodrome de son public. On se souviendra que non contente de faire sentir son emprise sur le Stade pendant cette compétition, elle aura même étendu ses interdictions stupides aux abords du Stade qui nous appartiennent. On se souviendra que des supporters marseillais auront placé à tous les endroits stratégiques de la ville de grandes banderoles dénonçant la politique répressive d’un organisme détaché de tout, et surtout des élus politiques de chaque pays.
On se souviendra aussi que pour aborder cette rencontre Rudi Garcia a choisi une composition qui maintenait sous pression ses principales pièces dans le souci de ne pas laisser de points en cours de route trop tôt, quitte à les fatiguer avant le choc de dimanche à Lyon. Malheureusement, les choses ont mal tourné alors qu’il y avait largement la place pour battre cette équipe allemande qui n’a pas montré grand chose ce soir.
Les olympiens s’étaient pourtant facilité le travail en marquant tôt, Sarr qui décalait Thauvin, l’ailier droit débordait, centrait, et Ocampos devançait au premier poteau le défenseur central et plaçait le ballon hors de portée de Trapp. Malheureusement Rami se blessait et se voyait remplacer trop tôt par Gustavo que Garcia avait choisi de faire reposer. Les allemands réagissaient vite mais ils jouaient mal le coup et c’était sans dommage pour Pelé qui n’eut pas grand chose à faire durant tout le match, en dehors d’une intervention où il dut s’étendre à l’horizontale et déployer son long bras gauche pour sortir un ballon sur un tir vicieux en deuxième mi-temps. Les allemands jouèrent mal tous leurs coups. Sauf deux, lesquels malheureusement pour nous leur permirent de repartir avec les trois points. Sarr laissait partir Torro vers un ballon frappé sur corner pour mettre une tête qui remettait les deux équipes à égalité à l’entrée de la deuxième mi-temps. L’OM était sans doute coupable d’avoir un peu trop géré au cours de la première période, pas assez d’engagement et de volonté d’aller de l’avant, trop d’imprécision dans les trente derniers mètres. Et Germain ratait un duel qui aurait pu être décisif devant Trapp. Alors il fallut mettre plus d’engagement pour reprendre l’avantage mais il y avait toujours un pied, une jambe qui se tendait. Il y avait peut-être un pénalty sur une main dans la surface, mais aussi sur Thauvin à la lutte épaule contre épaule dans la surface mais crocheté habilement. Ce même Thauvin qui échouait deux fois de la tête sur deux beaux centres de Payet resté pas mal sur le côté droit. Il fallait d’autant plus profiter qu’un joueur allemand s’était fait expulser. Les marseillais montèrent le niveau d’agressivité et le niveau technique mais c’était pas assez efficace à l’approche du but adverse. Alors à la fin, il y eut ce but assassin que je n’ai pas vu, la connexion du mec chez lequel je me trouvais en périscope venait de sauter juste avant d’entrer dans la fin du temps règlementaire. Quand on ne peut plus gagner un match, il faut éviter de le perdre... nicht...
Garcia semble être resté au milieu du gué. Quitte à faire une équipe mixte et être battu, il valait peut-être mieux savoir pourquoi et se présenter en forme à Lyon. Ce ne sera pas le cas. Nos meilleurs joueurs se sont fatigués ce soir et la défaite pèsera sur leur récupération. C’est donc une double mauvaise opération pour nous.
Rien n’est perdu toutefois. Le match de dimanche n’est pas encore joué. Les points perdus ce soir peuvent se retrouver ailleurs. Mais on s’en souviendra, car on enlèvera de l’idée à personne que si le public avait été présent, les joueurs auraient été un peu plus poussés à se dépasser, surtout en première période.
Pas d’autre choix que de se reconfigurer et repartir du bon pied. Il faut se serrer les coudes, monter tous les niveaux d’un cran, et la saison est encore longue. Les joueurs doivent prendre ça comme une alerte. Sans un engagement maximal de la première à la dernière minute il est difficile d’obtenir des résultats dans le foot moderne. Mais il est vrai que sans son public c’est toujours difficile. Je ne ferai pas de commentaire sur les joueurs, sur Périscope on voit le jeu et on a du mal à identifier les joueurs. Il semble que Bouba et Caleta-car n’aient pas été mauvais, mais cela ne nous consolera pas.
On se souviendra de l’UEFA Maffia.
Vive le grand Roger Magnusson !

mardi 18 septembre 2018

UN TITRE POUR THAUVIN !!!


Aïooooli Olympiennes zé Olympiens,

On en parle de Thauvin ?

En vérité je n’attends pas votre réponse car j’ai besoin de revenir sur ce joueur qui nous fait plaisir depuis plusieurs mois. Non que je prétende avoir quelque chose d’original à développer, c’est juste personnel, et comme je le rappelais sur notre Talk (Olympiens, le compte Twitter @OlympiensLeSite), j’avais écrit un billet sur le joueur en mars 2017, titré « L’énigme Thauvin ». Je mets le lien du billet en bas de celui-ci. J’y déroulais l’idée qu’il m’était encore difficile à cette époque, alors qu’il se trouvait aux portes de l’équipe de France, qu’il intégra finalement 15 jours ou 3 semaines après, que je ne pouvais dire si ce joueur allait devenir un grand ou bien rester coincé dans la catégorie plus commune des simples bons. Il me décevait dans son retard à traduire pleinement son potentiel. Je lui reprochais des mauvais choix au moment de s’embarquer dans un raid, un manque de tranchant et de vélocité, une forme de nonchalance difficile à cerner. Il y avait bien quelques coups d’éclat, mais c’était trop peu à mon goût, je trouvais même que sa prise de balle manquait d’autorité. Il a plutôt bien fini la saison 2016-2017, puis enchaîné sur une pleine saison où il a affolé les statistiques en 2017-2018, et tout le monde sait quel début du présent exercice il est en train de faire. Alors je voulais lui rendre hommage. Dire que j’ai beaucoup moins de doutes qu’il y a plusieurs mois, que j’ai plaisir à le voir de plus en plus donner la pleine mesure de son potentiel, dont il n’a pas encore atteint le sommet. Car il a eu l’intelligence et la force de caractère d’identifier tous les axes d’amélioration de son jeu, il a continué à travailler physiquement et il a confié avoir pris un préparateur mental, ce qui est un signe de maturité à mes yeux, et tout cela doit être salué. Je veux même aller plus loin. Je pense que s’il parvient à conquérir un titre, quel qu’il soit, je ne verrais pas d’inconvénient à le faire entrer dans le club fermé des grands joueurs de l’histoire de l’OM, il lui reste un peu de chemin, mais désormais je crois en ce joueur et dans ses capacités à aller encore plus loin. Ne me parlez pas du titre de Champion du Monde... je m’en fous. Mieux encore, j’observe comme tous les supporters marseillais l’absence de temps de jeu qui est la sienne en équipe de France, et malgré tout le respect que j’ai pour Dédé, même s’il n’a jamais été mon idole, en tant que joueur ou entraîneur, je me demande quelle considération le sélectionneur porte à l’OM pour faire si peu de cas du joueur qui n’a au-dessus de lui que le seul M’Bappé dans le groupe France. Il serait temps que Thauvin passe moins de temps sur le banc des bleus et puisse montrer à tous l’étendue de ses progrès.
Voilà ! Il me tenait à cœur de faire une rectification méritée. Merci à tous d’avoir passé du temps sur ce billet. L’ancien est ci-dessous :
Vous trouverez également ci-dessous le lien vers le Talk avec mes amis @OlympiensLeSite, n’hésitez pas à nous y rejoindre :
https://youtu.be/18QySWa93tA
Vive le grand Roger Magnusson !

dimanche 16 septembre 2018

ET GUINGAMP PÈTE (Un billet dribblé par Thierry B Audibert)

Aïoooli,
Soirée magique comme on les aime au Vélodrome même s’il fallut attendre la deuxième partie du match pour voir vraiment du spectacle... mais quel spectacle ! La première attaque dés la 1 re minute par Sakaï envoyé côté droit et centrant pour Mitroglou qui mettait à côté annonçait pourtant quelque chose de prometteur, mais la première mi-temps s’avéra difficile avec des bretons bien organisés qui bloquaient les côtés, empêchaient les dédoublements habituels entre Sakaï et Thauvin à droite, et Ocampos-Amavi à gauche. Il y eut même des pertes de balle inhabituelles par Sanson ou Strootman, des imprécisions, des lenteurs, pas grand chose de méchant car on sentait la volonté marseillaise de bien faire. Les hommes de Kombouaré étaient non seulement emmerdants mais ils saisissaient chaque possibilité d’incartade dans le camp marseillais. Bien heureusement, quand ils ne jouaient pas bien le coup, c’est Luiz Gustavo qui faisait bonne garde pour les manger au sprint, au tacle ou de la tête, du grand Gustavo très vite dans son match. Au milieu, Strootman donnait l’impression d’être en manque de repère, Thauvin tardait à démarrer son match. On ne trouvait pas Mitroglou, même si le grec réussissait une belle remise en talonnade vers la 11e, sans doute pas académique pour l’autre truffasse de Stéphane Guy, qui ne pouvait être exploitée. Il y avait aussi à la 18ème ce magnifique corner de Payet qui envoyait tendu vers Sanson en embuscade aux 20 mètres dont la reprise de volée parfaite se voyait contrée alors qu’elle prenait le chemin de la lucarne. Dix minutes après, Mitroglou à la réception d’un centre ne parvenait pas à cadrer de la tête, sans doute voulait-Il croiser. C’était tout pour des demi-occasions. D’un autre côté, Pelé n’avait guère à s’employer, il n’eut rien à faire de tout le match d’ailleurs, et on ne sentait pas vraiment de danger pour l’OM en dehors de celui de se montrer trop patient.
Ce fût un tout autre visage après la reprise.
Ça démarrait fort dès la 50e avec un corner de Payet prolongé de la tête par Sanson et que Mitroglou plongeant au 2e poteau mettait sur la transversale. Reconnaissons qu’elle n’était pas facile malgré que le but soit totalement ouvert. Mais l’ouverture du score finissait par arriver à la 57e par Thauvin qui lobait de la tête le gardien de Guingamp après un prolongement premier poteau de Rami suivi de celui d’un guingampais sous la pression de Mitro. Un Thauvin moyennasse jusque-là qui nous montrait qu’il avait bien l’intention de renouveler ses performances de la saison dernière au classement des buteurs. Le plus important était fait avec cet avantage au score, il y aurait maintenant plus de possibilités car Guingamp devait se découvrir. Ce fût le cas.
Il y eut d’abord cette tête de Strootman au 2e poteau qui passait de justesse à côté, mais c’est un festival qui devait suivre. Cette magnifique reprise plat du pied de Payet sur un renvoi aux 20 mètres qui lobait le gardien, un but de grande classe du maestro. Puis c’était cette magnifique sortie de balle de Strootman qui remontait le terrain avant d’ouvrir sur Thauvin, lequel réussissait d’abord un super contrôle en pleine course avant de se mettre sur son pied gauche pour enrouler sa spéciale qui allait sous la lucarne. Et on finissait avec Payet qui, pourtant en situation de tirer pour le doublé, préférait décaler Mitro au 2e poteau, le grec s’autorisait un contrôle et ajustait au ras du poteau pour le 4e et dernier but. Ajoutons qu’un débordement de Payet, qui était passé à gauche à la place d’Ocampos, dont le centre avait trouvé en retrait Sanson aurait pu faire un but supplémentaire si le gardien n’avait pas sorti une grosse parade sur la reprise de l’ex-montpelliérain, encore u grand bonhomme de ce match avec Payet et Gustavo.
Il faut saluer le coaching de Garcia. En faisant rentrer Lopez au milieu, c’est Ocampos inexistant auparavant qui en faisait les frais, il réussit à installer plus de liant et de possibilités de décalage ce qui fit monter le niveau technique général d’un cran.
Voilà l’OM à la 2e place avant d’aller à Lyon dimanche pour un premier match à 6 points. Il faudra jouer Francfort à huis-clos jeudi, mais avec ces dispositions nous ne serions pas étonnés par une performance chez la grosse pétasse à laquelle les virages envoyaient dès la fin du match sa célèbre chanson, certains la chantèrent jusqu’au métro.
Bref, l’OM mît du temps à faire tourner les gambettes, mais à la fin Guingamp pète. Ils repartent avec zéro point au championnat, tiens Le Graët, c’est pour ta gueule.

Vive le grand Roger Magnusson !

vendredi 14 septembre 2018

ÉNERVÉ !!! (Un billet dribblé par Thierry B Audibert)

Aïoooli à tous les amis Olympiens,
Hèèè bè puuutain, la Ligue 1 reprend enfin ses droits ce week-end ! Je dis la Ligue 1... mais ce qui nous fait vibrer surtout c’est la possibilité de revoir l’OM, perso je me fous un peu de ce que font les autres clubs, et Anal Plus aussi qui nous programme encore un dimanche à 21h pour booster son audience, ce qui d’une part a faussé l’organisation de pas mal de gens venant de loin et c’est regrettable, mais aussi nous impose le verbe merdeux de Stéphane Guy et Pierre Menes.
Il ne s’est pas passé grand chose pendant cette trêve énervante à part les matchs internationaux sans vraiment d’importance pour nos joueurs. Mitroglou s’est un peu blessé après avoir donné une belle passe décisive de la tête dans la surface, encore un geste peu académique (ta mère !), mais sans gravité.
Qu’est-ce qu’on a eu d’autre ?  Rien... ah si, un envoyé spécial permanent à Marseille du torchon national de sport a commis, avec d’autres, un livre dans lequel on apprend que des footballeurs fréquentent des voyous... bababa, c’est nouveau çà, tiens. Et vous savez pourquoi ? Parce qu’il y a des sous à prendre sur leur dos. Alors on sait que ce joueur bien connu fréquente Titin de la cité de Mékouil parce qu’il a joué dans le même club que son cousin, lequel fréquente avec d’autres bras cassés le snack d’Habibitenbois que les policiers soupçonnent d’appartenir au gang de la Ficelle... bref un truc bien passionnant qui te fait adorer le jeu de football, du journalisme d’éboueur (métier bien utile celui-là). Le torchon national de sport en question nous a fait aussi sa une sur la soi-disant toute puissance de Garcia suite à l’interview plus mesuré, et bien plus noble, de l’entraîneur marseillais par le toujours excellent Mario Albano (une référence, lui !) dans La Provence (où les pages sur l’OM respectent les lecteurs-supporters). On voudrait mettre un peu de zizanie entre Rudi et Zubi en titillant l’égo du second mais heureusement que le basque a plus de cervelle que ses grossiers provocateurs. C’est tout de même bien gavant cette façon de vouloir animer l’actualité de l’OM et Dieu merci, les supporters dans leur grande majorité ne se laissent plus embarquer dans ce genre de couillonnade.
Sinon, on reçoit Guingamp, club historique de l’abominable Le Graët qui se présentera avec zéro point dans la banaste, et nous espérons tous que les bretons repartiront chez eux avec ce total en forme de rondelle pour l’offrir au patron du foot français. Nous attendons avec curiosité, si Garcia titularise Caleta-Car, de voir l’association Gustavo-Strootman, avec à leurs côtés Morgan Sanson qui nous fait un magnifique début de saison. Dans cette hypothèse, on pourrait envisager que Garcia présente l’OM en 4-3-3 s’il décale Payet sur la gauche, au moins au moment du replacement, mais il peut faire d’autres choix et il nous tarde de les connaître.
La victoire à Monaco, sur laquelle nous sommes restés, a fait naître de belles promesses qu’il appartient aux joueurs, au groupe, de prolonger et même d’améliorer. Non seulement il est temps de faire une première belle série de résultats, mais en plus, on va entrer dans la compétition européenne avec une adversité bien plus relevée que la saison dernière. On a donc largement de quoi saliver à l’avance et nous n’avons pas besoin, me semble-t-il de la comm du club qui aligne depuis pas mal de temps les messages promotionnels agaçants. Franchement, je ne pense pas que je vais m’y faire et je compte bien continuer de fustiger à mon petit (très petit !) niveau, toutes ces façons de s’adresser aux supporters comme s’ils étaient des nigauds. Nous n’attendons qu’une chose de la direction, c’est qu’elle construise, favorise, pousse, se démène, pour que l’équipe soit la plus performante possible. Le bizness vient tout seul derrière, t’inquiète pas Jacques-Henri.
Certains me disent déjà que j’exagère à toujours pourrir le moindre truc qui se fait, se dit, s’écrit, et ils n’ont pas tort. À la vérité, cette trêve m’a encore énervé, tout comme me déçoit ce petit côté sinistrement délateur dans lequel l’institution OM commence à verser en dénonçant et attaquant un jeune supporter intercepté avec un fumi dans le pantalon. Il est rageant de voir la direction jouer ce jeu sans remettre en question, elle en a le droit, cette loi scélérate qui interdit les fumis dans les stades pour le seul confort des chaînes de télévision. Donc, quand on interdit pas leur déplacement, on laisse des heures les ultras dans des zones sinistres sans commodités dignes de ce nom, et bientôt on les enverra en cabane sans qu’ils aient attenté à la vie de quelqu’un, belle société. Il faut dire que les groupes ultras solidaires et organisés, ça leur fait peur là-haut.
Allez vaï, si on gagne dimanche ça ira mieux... peut-être.

Vive le grand Roger Magnusson !