dimanche 8 octobre 2023

ET SI ON DÉMARRAIT UNE SÉRIE ?

 Un horaire pourri qui a empêché les supporters olympiens de profiter de la plage dans cet été indien qui nous laisse la Méditerranée à une température excellente pour la période, je me suis baigné hier à La Ciotat et je me suis régalé.


La compo concoctée par Gattuso était celle attendue compte-tenu des absences. Le coach italien avait conservé Aubameyang dans le onze de départ contrairement aux attentes de la plupart des supporters, dont moi, et les événements lui ont donné raison.


L’OM a fait la différence en première mi-temps avant que Sarr ne mette définitivement son équipe à l’abri en fin de match. La deuxième période fut plutôt jouée en mode gestion et disons-le elle fût un peu longue alors que les Olympiens avaient la supériorité numérique.


Nous n’avons pas assisté au démarrage canon avec pressing haut de la part des olympiens comme contre Brighton. L’option choisie était de se mettre en jambes en assurant les passes et en faisant circuler le ballon. Il faut attendre la 12e minute pour voir un 1er tir à côté suite à un coup-franc obtenu par Harit à 30 mètre des buts havrais. Coup-franc qui ne donnera rien.



17e Suite à un pressing d’Aubameyang qui n’avait pu l’exploiter, le ballon revient dans les pieds d’Iliman N’Diaye qui prend l’initiative de dribbler et d’entrer dans la surface côté droit, centre parfait qu’un havrais détourne dans son but. Sans avoir été dangereux auparavant, l’OM ouvre la marque. OM 1 - Le Havre 0


20e Récupération haute marseillaise, le ballon arrive dans la profondeur sur Aubameyang qui n’est pas hors-jeu, il pique parfaitement son ballon pour lober le gardien havrais trop avancé.

OM 2 - Le Havre 0


Le break a été fait alors que les olympiens n’avaient pas cherché, le voulaient-ils ou le pouvaient-ils à mettre beaucoup de rythme ou d’intensité, mais ils s’efforçaient de jouer juste. Les havrais commettaient des fautes qui n’étaient pas toujours sanctionnées par l’arbitre, ils ne se montraient guère dangereux ou entreprenants, et derrière c’est en étant plutôt naïfs qu’ils se retrouvèrent menés.


32e Une bonne opportunité de contre se voit gâchée par Sarr.


36e Suite à une nouvelle initiative de N’Diaye, le ballon est travaillé par Sarr qui déborde côté droit et centre en retrait, la balle arrive sur Aubameyang aux 18 mètres, sa puissante reprise est déviée de peu en corner.


40e Expulsion du havrais Rassoul N’Diaye pour un 2e carton jaune. Les deux étaient justifiés.


45e Harit dans la surface foire une reprise du gauche qui pouvait donner le 3e but attendu. Puis c’est au tour d’Aubameyang qui voit son tir contré.


48e Alors que ce sont les normands qui ont obtenu le 1er corner de la deuxième période, dans la phase suivante N’Diaye hérite d’un excellent ballon mais sa frappe est repoussée par le gardien.


50e Balerdi gratte impeccablement un ballon dans sa surface.


52e C’est Aubameyang qui négocie un face à face avec le gardien, et encore ce dernier qui l’emporte. Attention…


56e M’Bemba intervient du bout des pieds dans ceux d’un havrais qui se retrouvait seul face à Lopez.


Le 1er Aux Armes est envoyé par les virages à la 70e.


73e Ounahi laisse sa place à Kondogbia.


77e Harit sort pour Vitinha


79e Un bon centre de Sarr passe devant la te sans que personne ne puisse reprendre.


84e Enfin le 3e but par Sarr qui catapulte le ballon au fond suite à une talonnade d’Aubameyang qui n’avait pu marquer.


L’OM prend enfin 3 points à la maison dans un match où Pau Lopez n’a pas eu grand chose à faire, ce qui montre la relative facilité avec laquelle cette victoire s’est procurée. Je n’ai pas envie de ressortir quelqu’un du lot. C’est une victoire collective d’une équipe qui semble sur le point de s’équilibrer mais on se gardera de tout jugement définitif compte-tenu de la faiblesse des havrais. Je ne dégoterai pas non plus un joueur qui n’aurait pas répondu aux attentes. Bravo l’OM. Et si on démarrait maintenant une série ?






Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

samedi 7 octobre 2023

PRESSION SUR UN OM AFFAIBLI !

 Toi qui poses tes yeux passionnés par l’OM sur ce billet, bonjour

OM-Le Havre un dimanche à 13h, alors que nos joueurs jouaient jeudi soir. Ce calendrier est géré par des chiens des quais.

Que se passera-t-il aujourd’hui face à une équipe qui compte le même nombre de points que nous ? Après un intense match d’Europa League ? Alors que nous n’avons pas un immense banc pour la rotation  ? Alors que la condition physique des joueurs est loin d’être à son meilleur niveau ? Il ne serait pas raisonnable d’être optimiste. J’irai tout à l’heure au stade avec la conviction que nous ferons, au mieux, un match nul.

On peut toujours envisager que le HAC craque trois fois dans la 1re demi-heure et se montre maladroit par la suite dans l’inévitable coup de mou des olympiens. On peut toujours y croire, mais le scénario apparaît un peu trop idéal.

Et pourtant, il faut gagner pour recoller à ceux qui partent devant comme Nice et Monaco qui l’ont emporté hier dans leurs matchs respectifs. Il y a une pression pour les joueurs de Gattuso.

Si Kondogbia doit encore être ménagé alors que Gueye reste suspendu, si Vérétout doit lui aussi sauter un match pour se remettre de sa blessure de jeudi, il va falloir bricoler un milieu. Ce sera peut-être l’occasion d’essayer Bamo Méïté à ce poste.

Derrière, Lodi suspendu laissera sa place au très convenable Murillo. 

Devant, la question que nous nous posons tourne autour de la présence ou non d’Aubameyang dont nous jugeons tous, ou presque, qu’il serait temps qu’il s’asseoit sur le banc et qu’on laisse la place à Vitinha le temps qu’il montre ce qu’il peut faire de mieux. Il n’aurait, pense-t-on, guère de mal pour se rendre plus utile que le Gabonais. Sarr sera peut-être titulaire.

Mais il commence à s’exercer une vraie pression sur cet OM affaibli. 

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

vendredi 6 octobre 2023

ENCORE INSUFFISANT MAIS DU MIEUX !

 Membre de la confrérie olympienne, un grand bonjour malgré la demi-déconvenue d’hier.

Par un devoir absurde, je m’impose pour aujourd’hui d’écrire un billet qui sera sans doute peu lu.


Nous sommes fatigués d’espérer, d’accumuler les déceptions depuis que cette saison a commencé, c’est encore le cas avec ce nul sur notre pelouse en coupe d’Europe, mais au fond, nous ne devrions pas nous montrer étonnés. C’était écrit.


Cette 3e place de la saison dernière nous coûte cher. Parce que l’éliminatoire et le tour préliminaire pour accéder à la rémunératrice Ligue des Champions perturbe presque systématiquement les préparations des clubs obligés d’en passer par là. Les coachs se voient contraints de ne pas trop forcer sur le foncier pour que l’équipe garde un peu de jus, mais elle finit par en manquer à un stade plus avancé par la suite.


Ce n’est pas Marcelino le coupable de l’incapacité de l’OM de persister dans l’intensité pendant plus de 40 minutes, c’est la 3e place de Tudor. Souvenez-vous de la 1re mi-temps de l’OM contre le Pana. N’était-elle pas de bonne facture comme celle d’hier face à ce Brighton très prenable ?


L’autre problème est que notre équipe n’est guère vernie.


Les anglais reviennent à 2-1 alors que nos joueurs sont en train de se remettre de la sortie sur blessure de Veretout très bon jusque-là, Harit est sur le point de quitter le terrain.


Il y avait eu ce ballon tombé sur le bras de Guendouzi en août, il y a ce manque de lucidité de Clauss qui laisse un poil trainer son pied pour contrer un anglais dans la surface dans les dernières minutes aussi. Deux bonnes première mi-temps, et ensuite il devient de plus en plus difficile de prendre haut l’adversaire, d’appuyer, de faire mal. Résultat, on recule, on subit, le bloc s’étire, perte de puissance… et de lucidité.


Ce n’est pas la qualité des joueurs qui pose problème mais leur disposition à répéter l’effort longtemps. N’allez pas chercher ailleurs la volonté de Marcelino de voir ses joueurs mieux gérer leur énergie. Mais c’est bon, je ne vous parlerai plus de l’entraineur espagnol.


Ce que nous devons retenir du match d’hier et de son résultat, c’est que nous sommes encore dans le coup pour une qualification. C’est déjà pas mal. La double confrontation contre l’AEK Athènes sera plus ou moins mortelle. Ils ont l’avantage de 2 points d’avance.


Pau Lopez a un peu relevé la tête. Chacun a joué correctement sa partition à part Aubameyang qui va devoir aller sur le banc. Correa a un peu plus travaillé que les dernières fois. Murillo c’est pas mal. Balerdi s’en est bien sorti. La rentrée d’Ounahi a été décevante. Harit, qui lui avait été préféré au coup d’envoi s’est montré à son avantage.


À noter que nous avons pris beaucoup de coups. Il faut apprendre nous aussi à devenir plus méchants, plus mordants. Parce que j’en ai un peu marre qu’on nous marche dessus.

Je veux rester sur une note positive. C’est encore insuffisant mais il y a du mieux malgré tout. Et tant qu’on est pas morts…


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

mercredi 4 octobre 2023

IL FAUT UN VÉLODROME À L’UNISSON !

 Supporter acharné, il faut l’être pour me lire, supporter d’élite, supporter exemplaire, je te salue fraternellement.

Jour d’Europe aujourd’hui, mais je t’avoue d’entrée que je ne vis pas le frisson de ce genre de journée car vois-tu, ce soir à l’heure du match, je serai à l’Opéra… pour madame.


Évidemment que si les olympiens avaient accédé à la Ligue des Champions, jamais le problème ne se serait posé, aucun match le jeudi. Je me ferai donc la 1re mi-temps vers le Vieux-Port sur mon tel, et la 2e en replay de retour à la maison. Pas de billet à chaud mais une publication sûrement demain matin.


Où en est notre pauvre équipe qui sort de deux défaites contre des cadors ? Si nous avons une certitude ce matin, c’est que Gattuso et son staff ont déjà analysé les forces et les faiblesses de leur formation. Auront-ils eu le temps de serrer tous les boulons, de regonfler le moral des troupes pour reconfigurer leur petit monde en vue du combat qui les attend ? Pas sûr.


Certes, ils auront sûrement optimisé quelques axes qui méritaient une intervention urgente, mais le coach italien de l’OM admet lui-même qu’il aura besoin de la prochaine trêve internationale pour remettre la plupart des circuits d’aplomb. Là-dessus il se fout le doigt dans l’œil, car le nombre de joueurs sélectionnés dans leurs équipes nationales reste un problème qui l’empêchera d’accomplir pleinement cette mission.


Que va faire Gattuso ? Sortir Pau Lopez et M’Bemba ? Sanctionner Correa pour son manque d’implication dans le jeu ? Nous allons attendre la composition, mais je serais étonné que pour Lopez il prenne une décision si vite, le gardien olympien est toutefois dans l’œil du cyclone.


Drôle de match à venir entre deux équipes cabossées dans leurs championnats respectifs, une note plus grave pour les hommes de De Zerbi qui ont perdu leur premier match à domicile contre l’AEK Athènes dans cette compétition. Deviner laquelle des deux saura se relever le plus vite ? Personne ne peut le dire même si l’OM est supposé avoir l’avantage du terrain. Cela en est-il vraiment un avec nos joueurs au faible caractère ?


Un élément du jeu m’intéresse. Cet Olympique de Marseille saura-t-il conquérir la maîtrise du ballon ? J’ai des doutes mais demande à être surpris. Ce sera une clé du match. Pressing, contre-pressing, prise haute sur l’adversaire, puissance et tranchant des attaques, et j’ajoute : efficacité. Sauf qu’en face, ils seront dans les mêmes attentes.


Ce sera aux supporters de faire un grand match pour aider leur équipe. En ne chantant pas « mouille le maillot ou casse-toi », un chant qu’ils vont finir par galvauder.


Je n’aime pas trop le monde des supporters en ce moment. Entre le dérapage de la réunion du 18 septembre, les Twittos qui nous ont gonflé depuis mardi soir avec la victoire lensoise. Achetez-vous un maillot Sang et Or si vous voulez, changez de crèmerie, des supporters comme ça on en veut pas. Cela n’empêche pas de respecter ce qu’ont fait les joueurs de Franck Haize. Nous avons besoin d’une grande équipe, mais les supporters doivent être en harmonie. On veut un Vélodrome à l’unisson. Le stade de Newcastle a montré l’exemple hier au soir, nous savons le faire aussi.


Pour ce qui est de la persistance de quelques-uns à colporter la rumeur d’une vente de l’OM aux saoudiens, elle me semble ne relever que du pathétique, du pathologique, voire de la misère intellectuelle et mentale.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


samedi 30 septembre 2023

DE QUOI FAIRE MIEUX…

 On attendait une réaction et même un véritable choc psychologique lié au changement de coach, on l’a eu. Un départ canon qui voit l’OM ouvrir la marque avec une magnifique ouverture de Murillo, qui prenait la place de Lodi blessé, pour Aubameyang côté gauche qui centrait pour N’Diaye qui marquait malgré une reprise foirée, on venait juste de commencer.

Malheureusement, Monaco compte avec Akliouche un nouveau très bon joueur qui trouvait un relais dans la surface, se recentrait et frappait spontanément au ras du poteau que n’avait pas permis de fermer le gardien marseillais. J’anticipe pour dire que le 3e but monégasque ressemblera au premier, car Monaco réussira 3 buts dans ce match et sur chacun, on peut penser qu’un très grand gardien aurait pu en éviter un ou deux. Pourtant, avec une double parade en 1re mi-temps face à Akliouche, et un arrêt en 2e face à Balogun, le gardien marseillais aura permis à son équipe de ne pas se faire distancer.


Si l’OM perd ce match ce soir, restant dans l’impossibilité de se relancer, c’est en raison de la lourdeur de sa défense souvent prise au duel, c’était flagrant sur le 3e but.


La 2e mi-temps fût moins intense que la première qui s’était terminée à 2-2 (Gigot reprenant de volée un excellent centre de N’Diaye), l’OM à chaque fois prenant le dessus avant d’être rejoint par leur adversaire du jour. Les monégasques ont  été les premiers à trouver la faille par Akliouche et les olympiens ne furent jamais en mesure de recoller au score, baissant de pied physiquement, se montrant maladroits dans les derniers gestes.


On pourrait penser que l’OM méritait le nul mais ce n’est pas totalement mon avis. Les monégasques étaient devant en terme d’occasions de buts, en tranchant, en puissance et avec une meilleure capacité défensive au fur et à mesure que le match se déroulait.


L’expérience de Gattuso ne fait que commencer. Nul doute qu’il aura constaté ce soir les possibilités et les limites de son groupe. Ce soir Ounahi, Gigot et N’Diaye se seront montrés à leur avantage, les autres ont bossé, mais pas Correa dont on peut se demander ce qu’il fout dans la peau d’un titulaire, ni Aubameyang qui n’aura pas montré grand chose mis à part son centre sur le premier but, M’Bemba devient vraiment inquiétant. Quant à Pau Lopez, à mon tour d’en avoir plein les c…


Ce n’est pas le moment de tout remettre en cause, il y a de quoi faire mieux, mais je préfère ne pas trop regarder le classement.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


vendredi 29 septembre 2023

ÇA PART DE LÀ ?

 Amis supporters divisés, je vous salue plein de grâce (oui, souvenir du passage du Pape, aimons-nous les uns les autres),


Un nouveau chapitre de la grande histoire de l’OM, ou disons plutôt un nouveau sous-chapitre, s’est ouvert cette semaine avec la nomination de Gennaro Gattuso au poste d’entraîneur en remplacement de Marcelino qui a jugé que ce club de malades n’était pas fait pour lui, jugement que partageait déjà bien avant pas mal d’entre vous. Exit Pancho, intérimaire contesté pour son approche tactique frileuse à Paris, que lui avait inspirée David Friio son supérieur hiérarchique… qui aurait pu fermer sa gueule et laisser faire le jeune professionnel.


L’équipe se rendra ce soir à Monaco avec pas mal d’ecchymoses sur la tronche car nous n’aurons pas de mal à convenir qu’elle s’est faite estramasser dimanche dernier à Paris. Il n’est jamais facile quand on est un joueur doté d’un minimum de fierté de se remettre d’une telle déconvenue mais sait-on jamais, si Rhingo comme ses amis italiens surnomment le nouveau coach, a su trouver les bons mots, la conviction nécessaire, pour faire entendre à ses hommes qu’ils ne sont pas si nuls, qu’il est temps de remettre leurs qualités à l’honneur en injectant un peu plus de cœur et de tripes, et si l’on tient compte du fait qu’il manquera du beau monde côté monégasque, rajoutons dans un Stade qui nous réussit, il n’est pas fou d’envisager que les marseillais reviennent de ce court déplacement avec les trois points.


Mais on est l’OM… et on ne sait jamais.


C’est donc l’incertitude qui domine encore pour ce soir à un moment où il est impératif que le club se remette la tête à l’endroit, alors qu’a commencé le grand nettoyage autour du groupe pro. Cinq personnes qui participent à l’organisation de la vie de l’équipe ont été écartés par Longoria et son staff, et il est fort possible que cela ne s’arrêtera pas de sitôt. C’est un grand chamboulement pour les joueurs qui sont là depuis au moins une saison, nous guetterons le moindre signe de perturbation chez eux dans leurs performances.


Je dois vous confier que je n’ai pas sauté d’émotion en apprenant l’arrivée de Gattuso, mais pour autant je me range complètement derrière lui. J’aurais voulu qu’on laisse du temps à Marcelino qui pour beaucoup ne parlait pas assez haut et fort pour être crédible au bord de la touche, c’est pas pour remettre Gattuso en question d’entrée y compris si les Monégasques devaient nous battre.


La première composition de l’ex-milanais donnera peut-être des indications sur sa manière d’analyser ses nouveaux joueurs. Il tentera peut-être des choses et ce sera intéressant. Notre seul souhait est que ça parte de là… pour le reste on a bien le temps de voir.


Voilà, je m’arrête ici ! J’éviterai de parler de la nouvelle rumeur Vente OM totalement ridicule. Cette fois c’est un journaliste de France Bleu Provence qui s’est fait avoir. Utiliser un conditionnel serait plus adapté, se serait fait avoir. Mais observons que c’est encore un second couteau qui tomberait au champ d’honneur de sa profession en relayant un marchand de saucisses.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

dimanche 24 septembre 2023

NE RÊVONS PLUS !

 Parmi les phrases qui ont été rapportées de la terrible réunion entre la direction de l’OM et les associations de supporters, il y a celle-ci : « On ne voit jamais le ballon… ». De toutes les outrances proférées ce soir-là, c’est sans doute la pire de toutes car elle était très exagérée, mais alors que Marcelino, entraîneur de l’OM jusque-là, a quitté sa place en raison même de cette réunion, nous n’avons vraiment pas vu le ballon ce soir à Paris contre l’équipe du Qatar. Quelle ironie !

Parce que je n’hésite pas à le dire, si l’équipe avait conservé son entraîneur, si elle avait été préservée de ce qu’on peut maintenant qualifier de folie du pouvoir de la part d’un président d’association qui a gravement dérapé, elle aurait peut-être mieux tenu son rang. Car elle serait arrivée sur la pelouse du Parc des Princes avec des repères et qu’il est évident qu’elle n’en a plus.

Car au XXIe siècle, on ne peut plus considérer qu’on peut entraîner comme au temps de Papy : « Voilà, toi tu vas là, toi quand tu as le ballon tu le donnes tout de suite à lui. Mettez-vous pas trop haut mais aussi pas trop bas, et jouer avec vos couilles à la main, je veux des hommes… ».

Une équipe de football aujourd’hui c’est comme une Formule 1. Un boulon invisible mal serré et il y a un problème. Il y a une structure, une architecture. Tout s’assemble patiemment avec le savoir-faire de l’artisan. Il faut du temps. Entraîner c’est un métier. Ça ne s’improvise pas.

Dans ces conditions, j’avais pronostiqué le 4-0 dès jeudi soir quand m’a sauté aux yeux le jeu déliquescent de l’OM, quand j’ai vu les joueurs pratiquer leur métier comme leurs grand-pères.

Il y a dans la défaite de ce soir une part pour l’écart de budget entre les deux équipes, une part dans le manque de caractère des joueurs, il faut accorder la sienne à Longoria mais la plus grosse part est pour les associations de supporters qui ont tout foutu par-terre, comme des minots gâtés cassent un jouet, ce qui était en train de se construire.

Ce soir, nous savons que nous n’avons plus aucune chance de voir repartir notre saison avant la trêve hivernale, à moins que Longoria ne mette la main sur un sorcier du football, mais ne rêvons pas.

Ne rêvons plus pour cette saison. 

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert