samedi 8 avril 2023

POUR CONTINUER D’ESPÉRER…

 Cette fois, ça rigole plus !

Non contents de nous avoir pris la 2e place à la faveur de la différence de buts lors de la dernière journée, voici que les lensois en battant Strasbourg vendredi soir nous devancent désormais de 3 points. 

Les olympiens qui avaient possédé une avance intéressante ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes d’avoir musardé en route de manière incompréhensible.

Savez-vous ce qui serait drôle et constituerait un paradoxe supplémentaire ? Ce serait de perdre le match de ce soir à Lorient après une impressionnante série de victoires à l’extérieur, contre la dernière équipe que nous avons battue au Vélodrome en Ligue 1. Nous sommes capables de tout.

Le match d’aujourd’hui sera un nouveau moment de vérité. La victoire est bien entendu impérative si nous voulons continuer à rêver alors que nous avons encore du consistant au menu dans les matchs qui viennent.

Je faisais part dans un billet précédant de mon optimisme mesuré pour l’atteinte de la 2e place. Nous avons beau être 3e ce matin, nous aurons toujours notre destin entre les pieds si nous franchissons l’obstacle lorientais comme la logique devrait le permettre. Mais chacun sait que football et logique ne font pas bon ménage, OM et logique jouent depuis longtemps aussi à Je t’aime, moi non plus. Il faudra à un moment donné battre les lensois chez eux dans une sorte de petite finale, ce qui ne serait pas arrivé si les joueurs de Tudor avaient su conserver leur avance, leur joker devant eux.

Les olympiens sont-ils toujours en possession de cette force et de cette détermination collective exemplaires qui ont fait l’admiration de tous avant qu’elles ne se dissolvent pour ne réapparaître que par bribes insuffisantes ? Avec l’OM, tout est possible et c’est insupportable, nos joueurs n’ont pas conscience des contrariétés qu’ils nous font vivre alors que nous plaçons tellement d’espoirs en eux.

Balerdi va peut-être faire sa rentrée au sein de l’arrière-garde, tout comme M’Bemba. Après le demi-échec de Vitinha au vélodrome contre Montpellier, Sanchez devrait retrouver sa position en pointe, reste à savoir si le coach croate sanctionnera ou non la médiocre performance de Malinovskyi lors de sa dernière sortie, auquel cas nous retrouverions Guendouzi et Ünder au soutien du Chilien, ce qui permettrait d’aligner le duo Vérétout-Rongier à la bascule défense-attaque. Autant dire que nous aurions alors tous les éléments de base de l’équipe-type, mais il ne faut jamais préjuger des idées d’un coach qui prépare un match toute la semaine, voit les joueurs à l’entraînement, et dispose de toutes les données physiologiques issues des appareils dont les joueurs ne se séparent jamais.

Ce soir, avant d’aller au lit, nous serons fixés sur les possibilités olympiennes de jouer un rôle intéressant dans ce sprint de fin de saison. Trois points de retard et un moins bon goal average mettraient l’équipe montée par Pablo Longoria sous une pression qu’il serait ensuite difficile de renverser. Gagner pour continuer d’espérer.

Bon match à toutes et tous.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert 


mardi 4 avril 2023

OM : OPTIMISME MESURÉ…

  Ceux qui me connaissent savent que je n’aime guère ce genre d’avis tranché que s’imposent les consultants sur un talk alors que la vérité d’une situation apparait toujours plus complexe. 

Mais n’hésitons pas à le dire, nous ne comprenons plus rien à l’OM.

Le comportement de l’équipe est tellement paradoxal, déstabilisant, inconfortable, qu’après avoir maronné, bisqué, roumégué, hurlé, tu as juste envie de rigoler.

Le plus fou, c’est que je ne parle pas que des supporters, on peut inclure le coach, les joueurs, le président et même le pauvre McCourt. Lui encore plus peuchère.

Plus personne ne comprend rien à l’OM. Et moi non plus ça va de soi.

Le pire, c’est qu’il y en a qui au regard des performances qataries se prennent à rêver de titre. Mais je ris aussi devant ceux qui nous voient déjà retrouver cette fameuse place du con que nous avons connue avec Bielsa… juste au pied du podium. Je rigole parce qu’on en sait rien. Et cela fait un moment que ça dure. Quelques coups en haut, quelques coups en bas, jamais quand on s’y attend, ou si peu. J’ai pas envie de me lancer dans des paris, faites-le si vous voulez.


Où se trouve l’explication de cette situation ?


Le physique ? On a loué le préparateur physique, difficile de penser que le mec se soit planté dans ses dosages, qu’il n’ait pas réussi à maintenir les capacités du groupe à courir jusqu’à la fin de la saison pour entretenir l’intensité dont Tudor a besoin pour que son jeu produise des résultats. Mais ce serait quoi alors ?


Une disparité de formes en raison des blessures alternées des uns et des autres ? Clauss, sans doute un peu trop mis en accusation à la sortie du match contre Montpellier, a été blessé à un moment. Gigot aussi, mais au contraire il carbure pas mal. Cela dit, la prestation olympienne vendredi soir était uniformément moyenne, donc le déséquilibre de la condition physique des uns et des autres ne peut être toute l’explication.

Certains auraient-ils déjà la tête ailleurs ? Le mercato aurait-il commencé, les premières tractations, des sommes qui circulent, des agents plus présents et pas forcément respectueux de l’avenir de l’OM ?


Les joueurs ressentiraient-ils cette fameuse fatigue mentale qu’avaient mis en avant leurs prédécesseurs sous ce maillot du temps de Bielsa ? Cette fatigue mentale qui nous avait tant énervé.


Longoria serait-il moins présent, laissant une impression d’ensemble qu’il serait moins mobilisé sur le projet OM ? Des fissures dans la belle homogénéité de club que nous avons connue jusqu’à la coupe du monde se sont-elles manifestées ? Est-ce Tudor qui laisserait traîner l’impression qu’il ne sera peut-être plus là en 2023-2024 ?


L’étrange comportement de l’équipe olympienne a sûrement des origines mutifactorielles. Peut-être est-ce tout simplement normal avec le football et un effectif qui n’est pas non plus particulièrement étoffé en nombre. Un coup de barre au moment d’un sprint qui sera long avec des rencontres importantes et même capitales à négocier. Lens a eu le sien et semble reparti en pleine bourre mais rien ne dit qu’ils ne recoinceront pas une fois encore.


Il va falloir bien sûr cravacher, se remettre vite la tête complètement à l’endroit, et nous ne devons pas oublier que nous avons trouvé ce groupe sain et volontaire. Je ne peux pas imaginer qu’ils n’adhèrent plus au projet de jeu du coach. Je ne crois pas qu’ils soient en train de lâcher. Mon intuition est qu’ils sont en train de se mobiliser, qu’ils regroupent leur force. Ils ont compris qu’il leur est interdit de gérer, cela se retourne systématiquement contre eux. Ils sont juste en train de mesurer l’obstacle des derniers matchs pour préparer leur effort avant de le libérer.


Alors, attention… je n’ignore pas qu’une équipe peut sombrer du jour au lendemain, qu’elle peut vite paniquer et perdre sa lucidité devant un enchaînement négatif. Nous ne sommes pas à l’abri d’un naufrage. Mais je n’y crois guère. Mon esprit penche vers un optimisme mesuré sans surinvestir dans la peur ou la fanfaronnade. Je doute comme nous tous, mais j’y crois, c’est tout ce que je voulais dire, mais peut-être que je dois avant tout me méfier de mon esprit de supporter qui pense toujours que c’est son équipe qui à la fin l’emportera.


Vive le grand Roger Magnusson !


Thierry B. Audibert

vendredi 31 mars 2023

ENCORE UNE SOIRÉE EN BOIS !!!


Cela aurait pu être une belle soirée… mais non… La compo était intéressante avec la tentative de faire jouer Sanchez derrière Vitinha… mais non.

Les olympiens ont particulièrement mal engagé les débats. Disons-le tout net, ils se sont fait bouger par une équipe de Montpellier agressive, tonique et remuante. Ce que les joueurs de Tudor proposaient en face apparaissait plutôt fade, insipide, lent, et peu inspiré. Aucune occasion en première mi-temps alors que les joueurs de Der Zakarian ont eu au moins trois situations chaudes. Ils ont même mené dès la 12e minute de jeu, Khazri avait remonté le terrain laissant sur place Guendouzi, il trouvait un relais que Gigot n’avait pas la bonne idée de laisser en position de hors-jeu en avançant d’un pas, le relais envoyait une flèche qui trompait l’inattendu Blanco (Pau Lopez était paraît-il malade).


Vers la 31e, les olympiens promènent le ballon autour de la surface, à l’intérieur aussi, aucun ne parvient à se mettre en position de tir, ou quand il y a tentative, elle est repoussée. Les marseillais n’arrivent pas à se trouver, à se coordonner, ils sont imprécis, à contretemps.


Il va falloir attendre la 41e pour un nouveau tournant du match. Action confuse dans la surface de Montpellier sur un centre à la réception duquel Sanchez ne peut reprendre il s’écroule, il y a eu quelque chose mais c’est pas clair. La VAR intervient et l’arbitre désigne le point de pénalty. Guendouzi se charge brillamment de la transformation, envoyant le ballon dans le seul endroit au ras du poteau, petit filet, où le gardien ne peut aller le chercher.


1-1 à la mi-temps, on pouvait espérer voir les olympiens hausser de manière sérieuse leur niveau de jeu par plus de vitesse de précision, presser plus haut ces joueurs de Montpellier pour mettre le feu dans leur camp. Ce ne fut pas le cas.


Disons-le très nettement nous n’avons jamais revu cette équipe pleine d’allant qui nous a souvent enchantés cette saison, qui nous rendait si fiers. Nous avons eu l’impression de retrouver ces années incertaines où ça ne tenait qu’à un exploit de Thauvin qui ne survenait pas toujours. L’équipe a perdu son football, ses idées directrices, sa sûreté technique, sa force.

Nous avons même failli voir les joueurs de Der Zakarian reprendre l’avantage par Khazri qui bouffait la feuille en manquant inexplicablement les cages à la réception d’un centre (65e).


À la 58e Vitinha était sorti, remplacé par Ünder. M’Bemba était entré à la place de Guendouzi.


66e Sanchez arrive devant Lecomte, il le crochète mais ne parvient pas à redresser le ballon.


À la 75e le stade se réveillait avec l’entrée de Payet à la place de Malinovskyi. Était-ce un aveu d’impuissance ? Une prise de conscience selon laquelle lui seul pouvait retrouver la clé ? Le joueur comme le coach avait tout à gagner. Quatre minutes plus tard, c’est Germain qui entrait pour les héraultais sous les huées terribles du public. On se mettait inconsciemment à craindre qu’il nous mette un coup de poignard sur la fin.

L’issue devenait de moins en moins incertaine. L’OM continuait de bafouiller son football alors que les montpelliérains défendaient ardemment le point du nul et donnaient sérieusement l’impression qu’ils allaient l’obtenir.

Notre équipe est malade. Dans ces conditions, la deuxième place va devenir difficile à conserver. Nous n’aurons pas toujours de la réussite à l’extérieur pour rattraper les conneries faites à domicile.

Nous avons vécu une nouvelle soirée décevante et nous regagnons nos domiciles la mine triste dans le vent et le froid. Nous avons le droit de commencer à afficher un pessimisme modéré… ce que nous nous interdisions jusqu’à présent.

Vitinha est intéressant en profondeur mais ça ne peut pas marcher du jour au lendemain. Encore un match à oublier, ça commence à faire beaucoup.


Vive le grand Roger Magnusson !


Thierry B. Audibert

jeudi 30 mars 2023

PROFITONS BIEN DE CES MOMENTS !

 Souvent je reprends le chemin du stade avec un vrai manque derrière une trêve internationale. Pas cette fois. Ça te fait ça aussi ?

Il y a eu tellement d’évènements incroyables ces derniers jours dans la vie politique de notre pays, tellement de faits choquants avec la violence de cet état policier qui nous a sauté à la figure, que l’OM est un peu passé au second plan.


Montpellier fera face ce soir aux olympiens dans un stade Vélodrome qui sera une nouvelle fois plein comme un œuf (certes à l’exception des Ultras, suspendus pour des raisons absurdes encore une fois). Le problème de la motivation supplémentaire qu’offre aux adversaires le fait de jouer dans une telle ambiance a été évoquée par Tudor cette semaine.


Le coach croate pense comme nous que nos adversaires haussent aussi leur niveau de jeu et de vigilance lorsqu’ils rentrent sur notre pelouse. Nous devons nous méfier de toutes les équipes, surtout après cette défaite aux tirs aux buts, ne le perdons pas de vue, contre Annecy.


Nous devrons d’autant plus nous méfier que Montpellier se comporte plutôt bien depuis que Der Zakarian a fait un retour à sa tête, et que ce dernier prend toujours un malin plaisir à pousser ses joueurs pour nous emmerder.


Si l’OM joue au niveau qu’on lui a vu atteindre cette saison, il ne devrait pas y avoir de problème. Oui mais voilà, dans quel état allons-nous retrouver l’équipe après cette trêve qui a permis à certains de jouer avec leurs sélections. Et ceux qui sont restés pour travailler à Marseille, auront-ils pu recharger les accus ? Car on avait trouvé sur les derniers matchs que le collectif n’avait plus vraiment le même élan. Ce n’est pas du reste la courte victoire olympienne obtenue à Reims, club qui était sur une très bonne dynamique, qui nous fera oublier qu’il a fallu un Pau Lopez des grands soirs pour revenir avec les trois points.


Ce qu’on a envie de demander à nos joueurs pour aujourd’hui, c’est qu’ils nous permettent de passer un bon week-end. Qu’ils se débrouillent pour que nous ne rentrions pas dans nos pénates avec l’amertume d’une nouvelle soirée gâchée au Vélodrome. Il ne faudrait pas que ça devienne une habitude. Je crois que c’est une question de volonté. Ils ont la capacité de dominer leur performance physique et technique, de marquer aux moments les plus opportuns et de veiller à ce que l’adversaire ne nous refasse pas le coup de Strasbourg. Si on mène, l’adversaire ne doit pas revenir.


Ne me demandez pas le score que j’entrevois ce soir. Je ne sais plus quoi penser ou projeter sur cette équipe. Tu me diras que ça rend la vie moins fade.


Il y a des choses qui peuvent nous tracasser. D’abord, on a les boules pour Ounahi qui avait fait une belle entrée à Reims et qui s’est blessé à un doigt de pied avec le Maroc. Cela nous prive d’une carte. D’autre part, il y a les incertitudes qui commencent à planer au sujet de Vitinha, lequel n’a toujours pas réussi à nous convaincre, mais Tudor ne lui a guère donné de temps de jeu par ailleurs. Le coach se prive-t-il du joueur parce qu’il le trouve mauvais ou bien le pense-t-il pas assez prêt pour la Ligue 1 ? Cela nous embêterait beaucoup que Pablo se soit trompé sur lui. Surtout qu’il y avait de la monnaie en jeu.


Mais ce qui commence à nous gêner le plus, c’est quand on entend parler d’un intérêt de la Juve, non seulement pour le coach Tudor, l’un de ses meilleurs anciens joueurs, mais aussi pour le duo présidentiel Longoria-Ribalta. On a envie de crier aux italiens de nous laisser un peu tomber et de chercher des solutions ailleurs.


Tous ces éléments finalement nous inclinent à penser que notre situation actuelle reste fragile et que nous devons profiter de ce que nous avons, du duo présidentiel, des joueurs et de Tudor. Pour le cas où cela ne durerait pas. Oui, profitons bien… en espérant que nous finirons cette saison en restant à la 2e place, avec un gros écart sur le 3e… et si possible un écart minime avec le Qatar. Voilà qui nous donnerait le sentiment d’avoir progressé.


Bon match à toutes et tous.


Vive le grand Roger Magnusson


Thierry B. Audibert   

dimanche 19 mars 2023

L’OM REMPORTE CE MATCH DE BOX TO BOX

 C’était un match très important avant une trêve internationale qui pourrait permettre aux joueurs de se régénérer. Les lensois et les monégasques avaient pris 3 points, il était impératif de gagner.

La composition était celle attendue avec Rongier redescendu derrière et Guendouzi retrouvant un poste plus conforme à ses compétences. C’était en tout cas celle que j’envisageais dans mon billet d’avant-match.

La rencontre est partie très vite sur un rythme élevé avec un box to box permanent dans lequel les olympiens ont tout de suite montré leur volonté de faire un grand match. Malheureusement, s’ils se procuraient deux ou trois intéressantes opportunités, nous pêchions encore une fois dans la finition.

C’était d’autant plus dommage que les rémois sur leur première véritable attaque ouvrait la marque par l’inévitable Balogun (12e). Heureusement, les marseillais n’eurent pas le temps de nourrir des remords. Il y avait une faute dans l’axe avec un jaune orangé. Sanchez se chargeait de la sanction d’un maître coup-franc sous la lucarne, poteau rentrant, imparable (16e).

À 1-1 On se disait qu’il allait falloir devenir plus concentré sur la prochaine occasion et nous n’avions pas longtemps à attendre pour voir Pau Lopez sur un long dégagement faire une véritable ouverture pour Sanchez qui profitait d’une erreur de jugement de son défenseur, le chilien prenait la balle et glissait le ballon au ras du poteau droit de Diouf. (28e) 1-2, c’était le score à la mi-temps et ce serait le score final avec une 2e mi-temps jouée à fond par les deux équipes.

Il fallait de la réussite, nous en avons eue avec deux poteaux pour les rémois. Il fallait un grand Pau Lopez, il a été ce soir décisif. Il fallait un peu de maladresse côté rémois, elle était là. Et puis il fallait que les hommes de devant soient à la hauteur de l’enjeu et Sanchez a pris les choses en main. Il a fait énormément d’efforts comme à son habitude, réalisant un match plein.

Sur un match aussi énorme, je n’ai pas envie de ressortir quelqu’un mais on est obligés de mettre en avant Gigot mais Verétout, Rongier, Guendouzi, Ünder, M’Bemba ont été costauds. On pourra reprocher à Tavares quelques mauvais choix mais dans l’engagement, il était là.

On pourrait déplorer de nombreuses pertes de balles au milieu mais le rythme était infernal.

On aimerait maintenant des victoires au Vélodrome pour décoller vraiment par rapport aux lensois auxquels nous faisons très mal. On reprend notre place sur le podium et c’est essentiel.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


samedi 18 mars 2023

NE PAS SE DÉSUNIR !!!

Je fais partie de ceux qui ont essayé d’oublier le football cette semaine. Ce qui s’est passé sur le plan politique nous y aura bien aidés. Le 2-2 obtenu dimanche dernier de manière fort légitime au Vélodrome par les strasbourgeois nous a fracassés. Difficile de repartir après cette 3e claque d’affilée au Stade Vélodrome.


Tout ne semble pas aller pour le mieux dans le vestiaire marseillais. Il y a de la fatigue, des décalages de forme, et l’équipe a perdu pas mal de force et de cohésion. Elle ne semble plus en mesure d’être ce rouleau compresseur qui inspirait le respect à tous.


Espérons qu’il s’agit d’une situation provisoire. La trêve internationale sera sans doute la bienvenue, d’autant qu’il y aura moins d’olympiens en Équipe de France, ce qui n’est pas sans nous arranger. Pour autant, il va falloir passer ce dimanche un obstacle coriace en allant à Reims défier une équipe en pleine possession de ses moyens.


Les rémois, comme l’a reconnu Tudor, sont la meilleure équipe du championnat depuis leur changement de coach. Il va falloir dérégler cette machine, ce qui ne sera pas une mince affaire dans le contexte actuel de la vie du groupe marseillais. Ce sera d’autant moins facile que les lensois nous remettent la pression après leur victoire hier au soir chez eux contre Angers. Il va falloir jouer très serré.

Tudor va réaménager sa défense en raison de la suspension de Balerdi et de l’indisponibilité de Kolasinac, ce qui devrait le conduire à replacer Rongier en défense pour aligner Guendouzi à son vrai poste aux côtés de Vérétout. À moins qu’il ne trouve une autre solution, pourquoi ne pas recentrer M’Bemba et replacer Rongier dans ce rôle hybride de défenseur droit/milieu selon que l’équipe ait ou non le ballon.

Paradoxalement, au regard du niveau de forme olympien actuel, et même si nous n’aurons pas toujours de la réussite à l’extérieur, j’ai l’impression que l’OM a largement les moyens de faire subir un coup d’arrêt à la formidable série rémoise. Toutes les séries ont une fin, pourquoi pas celle-là ?


Mais pour revenir avec les trois points de ce déplacement périlleux, il importera de voir un grand Pau Lopez et de se créer un peu plus d’occasions que lors des dernières sorties, et surtout de les transformer. On voudrait retrouver des joueurs de devant avec cette précision chirurgicale indispensable pour calmer efficacement les velléités adverses. Sanchez, Ünder, Malinovskyi doivent prendre les choses en main, auquel cas l’OM risque de fortement subir ce match et de perdre cohérence et cohésion. Ne reprenons pas après la trêve dans une situation inconfortable. On demande un gros effort olympien, le monde est suffisamment déprimant avec la tournure policière et répressive que prend le pays, remontez-nous le moral les gars. J’en profite pour passer aussi un message à tous nos concitoyens, ne pas nous désunir. C’est bon pour une équipe de football, ça vaut aussi pour une société face à un gouvernement qui cherche à la terroriser. C’est le moment pour tous d’être forts.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert   

dimanche 12 mars 2023

L’OM SE TIRE UNE BALLE DANS LE PIED !

 L’OM a presque grillé ce soir un Joker de manière fort bizarre dans un match un peu fada dans lequel ils ont mené 2-0 en infériorité numérique avant de se faire rejoindre dans les dernières minutes.

Que doit faire un défenseur qui voit partir un attaquant seul vers son gardien et risquant d’ouvrir la marque. Quel était le pourcentage de réussite de Diallo à ce moment précis, à cet endroit, d’ouvrir la marque. Balerdi n’avait-il pas la possibilité de revenir pour gêner le strasbourgeois, sans compter ce qu’aurait peut-être pu réaliser Pau Lopez derrière ? Et sachant que nous n’étions alors qu’à la 28e minute, vaut-il mieux prendre le risque d’encaisser un but et de rester à 11 pour se donner les meilleures chances de revenir, ou bien est-il préférable d’éviter le but par une faute en position de dernier défenseur ? Qu’auriez-vous fait ?

Alors bien sûr, la faute n’est pas énorme mais elle est tout de même caractérisée, fallait pas le touchéou parce qu’il est certain que Diallo allait s’écrouleou et que nous ne sommes pas le Qatar St Germain, il était clair que l’arbitre ne ferait pas semblant de n’avoir rien vu. Expulsion et tu joues à 10…

Pour le reste, et même l’essentiel, Tudor avait commencé avec une compo somme toute classique avec Matéo Guendouzi sur le banc. Le croate a le choix de faire jouer les plus en forme et ne s’en prive pas. Sinon, quelle est l’explication de ce manque d’intensité très notable au cours de la première mi-temps qui permit aux joueurs d’Antonetti de se créer les meilleures occasions quand les olympiens se montraient plutôt loin les uns des autres et souvent en retard sur l’homme. Ça manquait de dynamique, de volonté, on avait l’impression de retrouver ce rythme de sénateur coupable qui avait entrainé la prise de pouvoir des annéciens en coupe de France. Laine, Diallo, Sanson s’étaient créés de belles occasions sans que nos joueurs ne réussissent à s’en procurer une seule.

Il fallait remonter le niveau de deux crans à la mi-temps avec la difficulté de l’infériorité numérique, et le fait est que cela s’engageait mieux avec une frappe de Malinovskyi qui n’inquiétait pas le gardien strasbourgeois. C’était reculer pour mieux sauter, coup-franc de l’Ukrainien que le gardien repoussait dans les pieds de M’Bemba qui ouvrait la marque. Le Vélodrome explosait.

Il fallait maintenant tenir jusqu’au bout les trois points dans la gueule et ne pas les lâcher.

Il y eut du flottement parfois pour ressortir le ballon. Le strasbourgeois frappaient trois fois sans réussite. La défense au sein de laquelle Gigot avait remplacé Kolasinac restait vigilante et Pau Lopez ne laissait pas les miettes aux adversaires.

Le jeu se passait la plupart du temps dans le camp olympien et les plus longues séquences de possession semblaient strasbourgeoises, mais à la 75e suite à un corner exécuté par Ünder, Sanchez s’écroulait dans la surface bousculé par un défenseur. L’arbitre désignait le point de pénalty et la VAR le confirmait. Sanchez réussissait la transformation avec un beau contrepied.

On retrouvait Sanchez à la 78e qui faisait encore la misère aux centraux strasbourgeois les obligeant à le faucher aux 20 mètres. Le chilien foirait le coup-franc avant d’être remplacé par Bailly histoire de consolider derrière mais cela annonçait une fin genre Fort Chabrol.

À la 81e on frôlait la réduction du score, Pau Lopez se faisait devancer de la tête mais M’Bemba à un mètre de sa ligne raclait le ballon.

Malheureusement, lorsqu’on donne le message à l’adversaire qu’on va se contenter de l’attendre et que celui-ci a saisi le message et se sent frustré d’avoir vu le match lui échapper, il en profite. En deux coups de cuillère à pot, les hommes d’Antonetti revenait à 2-2 alors que le Vélodrome se voyait déjà reprendre du large par rapport aux lensois et aux monégasques.

Ne valait-il pas mieux se redonner de la profondeur en introduisant plutôt Vitinha que Bailly ? Ce sera le débat de la soirée sur les Live. Avec celui du comportement initial de Balerdi.

La victoire était-elle si méritée au regard du nombre d’occasions de Strasbourg ? Pour moi très clairement non. Les hommes de Tudor, bien qu’ayant su passer devant au moment opportun auront été globalement décevants, notamment en première mi-temps. On s’en était bien sorti à Rennes mais ce soir, le football a décidé de les sanctionner.  L’équipe semble fatiguée, empruntée. Elle joue par à-coups et donne quelques signes de suffisance. L’élan n’est plus le même. On reste tout de même deux points devant les lensois, et nous prenons un point aux monégasques, mais l’équipe semble piocher et ce n’est pas bon signe dans un sprint final.

Sans tout à fait griller un joker, ce soir l’OM s’est tiré une balle dans le pied.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert