vendredi 31 mars 2023

ENCORE UNE SOIRÉE EN BOIS !!!


Cela aurait pu être une belle soirée… mais non… La compo était intéressante avec la tentative de faire jouer Sanchez derrière Vitinha… mais non.

Les olympiens ont particulièrement mal engagé les débats. Disons-le tout net, ils se sont fait bouger par une équipe de Montpellier agressive, tonique et remuante. Ce que les joueurs de Tudor proposaient en face apparaissait plutôt fade, insipide, lent, et peu inspiré. Aucune occasion en première mi-temps alors que les joueurs de Der Zakarian ont eu au moins trois situations chaudes. Ils ont même mené dès la 12e minute de jeu, Khazri avait remonté le terrain laissant sur place Guendouzi, il trouvait un relais que Gigot n’avait pas la bonne idée de laisser en position de hors-jeu en avançant d’un pas, le relais envoyait une flèche qui trompait l’inattendu Blanco (Pau Lopez était paraît-il malade).


Vers la 31e, les olympiens promènent le ballon autour de la surface, à l’intérieur aussi, aucun ne parvient à se mettre en position de tir, ou quand il y a tentative, elle est repoussée. Les marseillais n’arrivent pas à se trouver, à se coordonner, ils sont imprécis, à contretemps.


Il va falloir attendre la 41e pour un nouveau tournant du match. Action confuse dans la surface de Montpellier sur un centre à la réception duquel Sanchez ne peut reprendre il s’écroule, il y a eu quelque chose mais c’est pas clair. La VAR intervient et l’arbitre désigne le point de pénalty. Guendouzi se charge brillamment de la transformation, envoyant le ballon dans le seul endroit au ras du poteau, petit filet, où le gardien ne peut aller le chercher.


1-1 à la mi-temps, on pouvait espérer voir les olympiens hausser de manière sérieuse leur niveau de jeu par plus de vitesse de précision, presser plus haut ces joueurs de Montpellier pour mettre le feu dans leur camp. Ce ne fut pas le cas.


Disons-le très nettement nous n’avons jamais revu cette équipe pleine d’allant qui nous a souvent enchantés cette saison, qui nous rendait si fiers. Nous avons eu l’impression de retrouver ces années incertaines où ça ne tenait qu’à un exploit de Thauvin qui ne survenait pas toujours. L’équipe a perdu son football, ses idées directrices, sa sûreté technique, sa force.

Nous avons même failli voir les joueurs de Der Zakarian reprendre l’avantage par Khazri qui bouffait la feuille en manquant inexplicablement les cages à la réception d’un centre (65e).


À la 58e Vitinha était sorti, remplacé par Ünder. M’Bemba était entré à la place de Guendouzi.


66e Sanchez arrive devant Lecomte, il le crochète mais ne parvient pas à redresser le ballon.


À la 75e le stade se réveillait avec l’entrée de Payet à la place de Malinovskyi. Était-ce un aveu d’impuissance ? Une prise de conscience selon laquelle lui seul pouvait retrouver la clé ? Le joueur comme le coach avait tout à gagner. Quatre minutes plus tard, c’est Germain qui entrait pour les héraultais sous les huées terribles du public. On se mettait inconsciemment à craindre qu’il nous mette un coup de poignard sur la fin.

L’issue devenait de moins en moins incertaine. L’OM continuait de bafouiller son football alors que les montpelliérains défendaient ardemment le point du nul et donnaient sérieusement l’impression qu’ils allaient l’obtenir.

Notre équipe est malade. Dans ces conditions, la deuxième place va devenir difficile à conserver. Nous n’aurons pas toujours de la réussite à l’extérieur pour rattraper les conneries faites à domicile.

Nous avons vécu une nouvelle soirée décevante et nous regagnons nos domiciles la mine triste dans le vent et le froid. Nous avons le droit de commencer à afficher un pessimisme modéré… ce que nous nous interdisions jusqu’à présent.

Vitinha est intéressant en profondeur mais ça ne peut pas marcher du jour au lendemain. Encore un match à oublier, ça commence à faire beaucoup.


Vive le grand Roger Magnusson !


Thierry B. Audibert

jeudi 30 mars 2023

PROFITONS BIEN DE CES MOMENTS !

 Souvent je reprends le chemin du stade avec un vrai manque derrière une trêve internationale. Pas cette fois. Ça te fait ça aussi ?

Il y a eu tellement d’évènements incroyables ces derniers jours dans la vie politique de notre pays, tellement de faits choquants avec la violence de cet état policier qui nous a sauté à la figure, que l’OM est un peu passé au second plan.


Montpellier fera face ce soir aux olympiens dans un stade Vélodrome qui sera une nouvelle fois plein comme un œuf (certes à l’exception des Ultras, suspendus pour des raisons absurdes encore une fois). Le problème de la motivation supplémentaire qu’offre aux adversaires le fait de jouer dans une telle ambiance a été évoquée par Tudor cette semaine.


Le coach croate pense comme nous que nos adversaires haussent aussi leur niveau de jeu et de vigilance lorsqu’ils rentrent sur notre pelouse. Nous devons nous méfier de toutes les équipes, surtout après cette défaite aux tirs aux buts, ne le perdons pas de vue, contre Annecy.


Nous devrons d’autant plus nous méfier que Montpellier se comporte plutôt bien depuis que Der Zakarian a fait un retour à sa tête, et que ce dernier prend toujours un malin plaisir à pousser ses joueurs pour nous emmerder.


Si l’OM joue au niveau qu’on lui a vu atteindre cette saison, il ne devrait pas y avoir de problème. Oui mais voilà, dans quel état allons-nous retrouver l’équipe après cette trêve qui a permis à certains de jouer avec leurs sélections. Et ceux qui sont restés pour travailler à Marseille, auront-ils pu recharger les accus ? Car on avait trouvé sur les derniers matchs que le collectif n’avait plus vraiment le même élan. Ce n’est pas du reste la courte victoire olympienne obtenue à Reims, club qui était sur une très bonne dynamique, qui nous fera oublier qu’il a fallu un Pau Lopez des grands soirs pour revenir avec les trois points.


Ce qu’on a envie de demander à nos joueurs pour aujourd’hui, c’est qu’ils nous permettent de passer un bon week-end. Qu’ils se débrouillent pour que nous ne rentrions pas dans nos pénates avec l’amertume d’une nouvelle soirée gâchée au Vélodrome. Il ne faudrait pas que ça devienne une habitude. Je crois que c’est une question de volonté. Ils ont la capacité de dominer leur performance physique et technique, de marquer aux moments les plus opportuns et de veiller à ce que l’adversaire ne nous refasse pas le coup de Strasbourg. Si on mène, l’adversaire ne doit pas revenir.


Ne me demandez pas le score que j’entrevois ce soir. Je ne sais plus quoi penser ou projeter sur cette équipe. Tu me diras que ça rend la vie moins fade.


Il y a des choses qui peuvent nous tracasser. D’abord, on a les boules pour Ounahi qui avait fait une belle entrée à Reims et qui s’est blessé à un doigt de pied avec le Maroc. Cela nous prive d’une carte. D’autre part, il y a les incertitudes qui commencent à planer au sujet de Vitinha, lequel n’a toujours pas réussi à nous convaincre, mais Tudor ne lui a guère donné de temps de jeu par ailleurs. Le coach se prive-t-il du joueur parce qu’il le trouve mauvais ou bien le pense-t-il pas assez prêt pour la Ligue 1 ? Cela nous embêterait beaucoup que Pablo se soit trompé sur lui. Surtout qu’il y avait de la monnaie en jeu.


Mais ce qui commence à nous gêner le plus, c’est quand on entend parler d’un intérêt de la Juve, non seulement pour le coach Tudor, l’un de ses meilleurs anciens joueurs, mais aussi pour le duo présidentiel Longoria-Ribalta. On a envie de crier aux italiens de nous laisser un peu tomber et de chercher des solutions ailleurs.


Tous ces éléments finalement nous inclinent à penser que notre situation actuelle reste fragile et que nous devons profiter de ce que nous avons, du duo présidentiel, des joueurs et de Tudor. Pour le cas où cela ne durerait pas. Oui, profitons bien… en espérant que nous finirons cette saison en restant à la 2e place, avec un gros écart sur le 3e… et si possible un écart minime avec le Qatar. Voilà qui nous donnerait le sentiment d’avoir progressé.


Bon match à toutes et tous.


Vive le grand Roger Magnusson


Thierry B. Audibert   

dimanche 19 mars 2023

L’OM REMPORTE CE MATCH DE BOX TO BOX

 C’était un match très important avant une trêve internationale qui pourrait permettre aux joueurs de se régénérer. Les lensois et les monégasques avaient pris 3 points, il était impératif de gagner.

La composition était celle attendue avec Rongier redescendu derrière et Guendouzi retrouvant un poste plus conforme à ses compétences. C’était en tout cas celle que j’envisageais dans mon billet d’avant-match.

La rencontre est partie très vite sur un rythme élevé avec un box to box permanent dans lequel les olympiens ont tout de suite montré leur volonté de faire un grand match. Malheureusement, s’ils se procuraient deux ou trois intéressantes opportunités, nous pêchions encore une fois dans la finition.

C’était d’autant plus dommage que les rémois sur leur première véritable attaque ouvrait la marque par l’inévitable Balogun (12e). Heureusement, les marseillais n’eurent pas le temps de nourrir des remords. Il y avait une faute dans l’axe avec un jaune orangé. Sanchez se chargeait de la sanction d’un maître coup-franc sous la lucarne, poteau rentrant, imparable (16e).

À 1-1 On se disait qu’il allait falloir devenir plus concentré sur la prochaine occasion et nous n’avions pas longtemps à attendre pour voir Pau Lopez sur un long dégagement faire une véritable ouverture pour Sanchez qui profitait d’une erreur de jugement de son défenseur, le chilien prenait la balle et glissait le ballon au ras du poteau droit de Diouf. (28e) 1-2, c’était le score à la mi-temps et ce serait le score final avec une 2e mi-temps jouée à fond par les deux équipes.

Il fallait de la réussite, nous en avons eue avec deux poteaux pour les rémois. Il fallait un grand Pau Lopez, il a été ce soir décisif. Il fallait un peu de maladresse côté rémois, elle était là. Et puis il fallait que les hommes de devant soient à la hauteur de l’enjeu et Sanchez a pris les choses en main. Il a fait énormément d’efforts comme à son habitude, réalisant un match plein.

Sur un match aussi énorme, je n’ai pas envie de ressortir quelqu’un mais on est obligés de mettre en avant Gigot mais Verétout, Rongier, Guendouzi, Ünder, M’Bemba ont été costauds. On pourra reprocher à Tavares quelques mauvais choix mais dans l’engagement, il était là.

On pourrait déplorer de nombreuses pertes de balles au milieu mais le rythme était infernal.

On aimerait maintenant des victoires au Vélodrome pour décoller vraiment par rapport aux lensois auxquels nous faisons très mal. On reprend notre place sur le podium et c’est essentiel.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


samedi 18 mars 2023

NE PAS SE DÉSUNIR !!!

Je fais partie de ceux qui ont essayé d’oublier le football cette semaine. Ce qui s’est passé sur le plan politique nous y aura bien aidés. Le 2-2 obtenu dimanche dernier de manière fort légitime au Vélodrome par les strasbourgeois nous a fracassés. Difficile de repartir après cette 3e claque d’affilée au Stade Vélodrome.


Tout ne semble pas aller pour le mieux dans le vestiaire marseillais. Il y a de la fatigue, des décalages de forme, et l’équipe a perdu pas mal de force et de cohésion. Elle ne semble plus en mesure d’être ce rouleau compresseur qui inspirait le respect à tous.


Espérons qu’il s’agit d’une situation provisoire. La trêve internationale sera sans doute la bienvenue, d’autant qu’il y aura moins d’olympiens en Équipe de France, ce qui n’est pas sans nous arranger. Pour autant, il va falloir passer ce dimanche un obstacle coriace en allant à Reims défier une équipe en pleine possession de ses moyens.


Les rémois, comme l’a reconnu Tudor, sont la meilleure équipe du championnat depuis leur changement de coach. Il va falloir dérégler cette machine, ce qui ne sera pas une mince affaire dans le contexte actuel de la vie du groupe marseillais. Ce sera d’autant moins facile que les lensois nous remettent la pression après leur victoire hier au soir chez eux contre Angers. Il va falloir jouer très serré.

Tudor va réaménager sa défense en raison de la suspension de Balerdi et de l’indisponibilité de Kolasinac, ce qui devrait le conduire à replacer Rongier en défense pour aligner Guendouzi à son vrai poste aux côtés de Vérétout. À moins qu’il ne trouve une autre solution, pourquoi ne pas recentrer M’Bemba et replacer Rongier dans ce rôle hybride de défenseur droit/milieu selon que l’équipe ait ou non le ballon.

Paradoxalement, au regard du niveau de forme olympien actuel, et même si nous n’aurons pas toujours de la réussite à l’extérieur, j’ai l’impression que l’OM a largement les moyens de faire subir un coup d’arrêt à la formidable série rémoise. Toutes les séries ont une fin, pourquoi pas celle-là ?


Mais pour revenir avec les trois points de ce déplacement périlleux, il importera de voir un grand Pau Lopez et de se créer un peu plus d’occasions que lors des dernières sorties, et surtout de les transformer. On voudrait retrouver des joueurs de devant avec cette précision chirurgicale indispensable pour calmer efficacement les velléités adverses. Sanchez, Ünder, Malinovskyi doivent prendre les choses en main, auquel cas l’OM risque de fortement subir ce match et de perdre cohérence et cohésion. Ne reprenons pas après la trêve dans une situation inconfortable. On demande un gros effort olympien, le monde est suffisamment déprimant avec la tournure policière et répressive que prend le pays, remontez-nous le moral les gars. J’en profite pour passer aussi un message à tous nos concitoyens, ne pas nous désunir. C’est bon pour une équipe de football, ça vaut aussi pour une société face à un gouvernement qui cherche à la terroriser. C’est le moment pour tous d’être forts.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert   

dimanche 12 mars 2023

L’OM SE TIRE UNE BALLE DANS LE PIED !

 L’OM a presque grillé ce soir un Joker de manière fort bizarre dans un match un peu fada dans lequel ils ont mené 2-0 en infériorité numérique avant de se faire rejoindre dans les dernières minutes.

Que doit faire un défenseur qui voit partir un attaquant seul vers son gardien et risquant d’ouvrir la marque. Quel était le pourcentage de réussite de Diallo à ce moment précis, à cet endroit, d’ouvrir la marque. Balerdi n’avait-il pas la possibilité de revenir pour gêner le strasbourgeois, sans compter ce qu’aurait peut-être pu réaliser Pau Lopez derrière ? Et sachant que nous n’étions alors qu’à la 28e minute, vaut-il mieux prendre le risque d’encaisser un but et de rester à 11 pour se donner les meilleures chances de revenir, ou bien est-il préférable d’éviter le but par une faute en position de dernier défenseur ? Qu’auriez-vous fait ?

Alors bien sûr, la faute n’est pas énorme mais elle est tout de même caractérisée, fallait pas le touchéou parce qu’il est certain que Diallo allait s’écrouleou et que nous ne sommes pas le Qatar St Germain, il était clair que l’arbitre ne ferait pas semblant de n’avoir rien vu. Expulsion et tu joues à 10…

Pour le reste, et même l’essentiel, Tudor avait commencé avec une compo somme toute classique avec Matéo Guendouzi sur le banc. Le croate a le choix de faire jouer les plus en forme et ne s’en prive pas. Sinon, quelle est l’explication de ce manque d’intensité très notable au cours de la première mi-temps qui permit aux joueurs d’Antonetti de se créer les meilleures occasions quand les olympiens se montraient plutôt loin les uns des autres et souvent en retard sur l’homme. Ça manquait de dynamique, de volonté, on avait l’impression de retrouver ce rythme de sénateur coupable qui avait entrainé la prise de pouvoir des annéciens en coupe de France. Laine, Diallo, Sanson s’étaient créés de belles occasions sans que nos joueurs ne réussissent à s’en procurer une seule.

Il fallait remonter le niveau de deux crans à la mi-temps avec la difficulté de l’infériorité numérique, et le fait est que cela s’engageait mieux avec une frappe de Malinovskyi qui n’inquiétait pas le gardien strasbourgeois. C’était reculer pour mieux sauter, coup-franc de l’Ukrainien que le gardien repoussait dans les pieds de M’Bemba qui ouvrait la marque. Le Vélodrome explosait.

Il fallait maintenant tenir jusqu’au bout les trois points dans la gueule et ne pas les lâcher.

Il y eut du flottement parfois pour ressortir le ballon. Le strasbourgeois frappaient trois fois sans réussite. La défense au sein de laquelle Gigot avait remplacé Kolasinac restait vigilante et Pau Lopez ne laissait pas les miettes aux adversaires.

Le jeu se passait la plupart du temps dans le camp olympien et les plus longues séquences de possession semblaient strasbourgeoises, mais à la 75e suite à un corner exécuté par Ünder, Sanchez s’écroulait dans la surface bousculé par un défenseur. L’arbitre désignait le point de pénalty et la VAR le confirmait. Sanchez réussissait la transformation avec un beau contrepied.

On retrouvait Sanchez à la 78e qui faisait encore la misère aux centraux strasbourgeois les obligeant à le faucher aux 20 mètres. Le chilien foirait le coup-franc avant d’être remplacé par Bailly histoire de consolider derrière mais cela annonçait une fin genre Fort Chabrol.

À la 81e on frôlait la réduction du score, Pau Lopez se faisait devancer de la tête mais M’Bemba à un mètre de sa ligne raclait le ballon.

Malheureusement, lorsqu’on donne le message à l’adversaire qu’on va se contenter de l’attendre et que celui-ci a saisi le message et se sent frustré d’avoir vu le match lui échapper, il en profite. En deux coups de cuillère à pot, les hommes d’Antonetti revenait à 2-2 alors que le Vélodrome se voyait déjà reprendre du large par rapport aux lensois et aux monégasques.

Ne valait-il pas mieux se redonner de la profondeur en introduisant plutôt Vitinha que Bailly ? Ce sera le débat de la soirée sur les Live. Avec celui du comportement initial de Balerdi.

La victoire était-elle si méritée au regard du nombre d’occasions de Strasbourg ? Pour moi très clairement non. Les hommes de Tudor, bien qu’ayant su passer devant au moment opportun auront été globalement décevants, notamment en première mi-temps. On s’en était bien sorti à Rennes mais ce soir, le football a décidé de les sanctionner.  L’équipe semble fatiguée, empruntée. Elle joue par à-coups et donne quelques signes de suffisance. L’élan n’est plus le même. On reste tout de même deux points devant les lensois, et nous prenons un point aux monégasques, mais l’équipe semble piocher et ce n’est pas bon signe dans un sprint final.

Sans tout à fait griller un joker, ce soir l’OM s’est tiré une balle dans le pied.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


samedi 11 mars 2023

SOYONS DES FOUS-CALMES…

Avec l’OM, un vieux supporter ne sait jamais vraiment sur quel pied danser. Les plus jeunes ont des certitudes mais les plus anciens restent calmes.

Tu prends les strasbourgeois qui seront nos adversaires ce soir. Ils n’ont pas gagné chez nous depuis 1997, peuchère. Il y avait eu un but de Duguepeyroux alors que Köpke gardait la cage olympienne. 1997, Vraiment pas de quoi trembler, non ? Certes, en 2021, ils avaient failli faire un coup avec Thierry Laurey sur le banc, mais Benedetto avait lâché son barbecue pour égaliser. Mais là, ils sont en train de lutter pour ne pas revenir dans la terrible zone des relégables. Franchement…

Et puis tu te dis que tu as tout de même été le témoin cette saison de la victoire d’Ajaccio au Stade Vélodrome alors que l’équipe corse occupait la dernière place du championnat. Et puis tu sais très bien que l’OM reste sur trois échecs successifs dans son antre contre Niçois, Qataris et Annéciens. Bien sûr qu’il est permis d’espérer que la série funèbre soit définitivement close mais difficile de s’empêcher de penser « mèfi », juste parce qu’avec l’OM on ne doit jamais jurer de rien, je radote un discours mille fois exprimé, oui, et particulièrement contre un adversaire supposé plus faible, la défaite aux tirs aux buts contre Annecy en est un rappel douloureux.

Les trois points ramenés de Rennes nous ont rassurés même si nous n’avons pas retrouvé l’équipe de Tudor dans toutes ses caractéristiques. Génésio avait demandé à ses joueurs de répondre pied à pied à l’intensité marseillaise, bloquer les lignes de passe et les côtés. Son équipe a même réussi à se procurer plus d’occasions que la nôtre et il a fallu un petit coup de Trafalgar tout à fait légal du trio Veretout-Ünder-Kolasinac pour prendre l’avantage que la défense a su conserver, laissant les rennais à leur triste amertume, eux qui voulaient nous taper pour la 3e fois après Annecy et le Qatar.

Antonetti a l’intention de faire la même chose sans disposer du même effectif. Nous contenir avec l’apport de Sanson, et envoyer Gameiro dans la profondeur. Un Gameiro qui se sait attendu et se donnera plein gaz dans le moindre espace, même s’il n’est guère en réussite ces derniers temps, pourvu que ça dure.

J’observe des débats incroyables dans la communauté olympienne. À en entendre certains, la saison serait terminée. Si tu les écoutais, se contenter de finir deuxième reviendrait à manquer d’ambition, à rater la saison, ce serait l’échec de Longoria, de Tudor, de McCourt. Pourquoi McCourt, petite digression ? Parce que les jobastres de la VenteOM ont détourné leurs folles attentes du Prince Al Waleed Bin Tallal vers Rodolphe Saade patron de la CMA-CGM, décrété ainsi nouveau grand argentier du plus grand club français… avec les saoudiens au soutien souterrain. Tour de magie. Mais oui bien sûr, c’était donc ça, il y avait bien quelque chose, géniale clairvoyance, les fameuses sources lisaient dans le marc de café au lieu de juste ouvrir des containers. Il faudrait donc que McCourt dégage sans délai. Peuchère. Fin de la digression.

Je pense pour ma part que ce serait une belle progression pour le club de finir largement devant le 3e contrairement à la saison dernière où nous avions tremblé jusqu’à la fin du dernier match malgré une large victoire… contre Strasbourg. Non ? Je me contenterai de ce challenge car je n’imagine pas une seconde que le Qatar, même derrière leur traditionnelle élimination pré-printanière, s’écroulerait à ce point que nous pourrions le sauter sur le fil. Ils ont l’impunissable M’Bappé et les arbitres. Comment faire ?

J’attends par contre des olympiens qu’ils remportent tous les matchs qui restent jusqu’à la fin de la saison. Et pourquoi pas ? Avec un match nul au milieu, ou deux, allez. C’est un peu fou de leur demander cette chose mais ils nous doivent bien ça après la si décevante élimination en quart contre une station de ski (dixit Redouane Bougheraba). Ils en sont capables pour peu qu’ils se remettent à vouloir vaincre de toute leur âme.

Allez, soyons fous ! Fous, mais calmes… des fous-calmes. Ça existe ? On va dire que oui.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


mercredi 8 mars 2023

Avant de revenir au football…


 Bonjour, entrez sans vous gêner, vous pouvez garder vos chaussures, c’est un lieu provisoire. C’est petit mais il y a de la place pour tout le monde, vraiment merci d’être venu, ça fait plaisir, je peux pas vous offrir grand chose, j’ai pas eu le temps de faire les courses. Je suis un modeste BSSF désormais. Blogueur Sans Site Fixe.

C’est bon ? Tout le monde est installé ? Alors j’y vais.


Certains l’ont noté parce que je l’ai annoncé sur Twitter. J’ai décidé de sortir du FC Marseille sur le site duquel je déposais mes chroniques et où j’avais carte blanche. La séparation ne se fait pas sans douleur mais il en est ainsi tout le temps dans les ruptures et encore plus quand tout le monde s’aime bien, ce qui est le cas.


Je ne sais plus depuis combien de temps le FC Marseille publie mes billets, chose qui m’a valu d’être invité à ses émissions. Compte-tenu du nombre d’émissions hebdomadaires, pas énormément non plus.


Écrire un billet ne me pose pas trop de problème. Je le fais facilement la plupart du temps sans doute parce que je me livre à cet exercice depuis bientôt 13 ans. J’ai démarré tout seul dans un coin sur un petit blog et puis je suis allé ensuite sur de gros sites où on m’a repéré (Le Phocéen en premier). Tout mon plaisir est dans l’écriture et la publication mais j’aime aussi comme tout le monde que des gens me lisent et se sentent en proximité avec ce que je propose.


Quand je dis qu’écrire un billet ne me coûte rien, ce n’est pas tout à fait juste. Derrière, il y a des étapes pour la publication, des process techniques, de la relecture pendant laquelle les coquilles se dérobent, se planquent de manière inexplicable. Vous pouvez publier à 23h30, vous endormir avec le sentiment du devoir accompli, et vous réveiller une heure plus tard quand c’est pas au milieu de la nuit parce qu’une faute d’accord vient vous hanter, ou parce que vous avez oublié de dire ceci ou cela. Vous voulez que ce soit le mieux possible, fluide pour le lecteur. 


Un billet, c’est du temps, de la concentration, de l’attention, de l’amour. 


Je fais ça gratuitement. Et je vous parle pas de la galère d’écrire pendant les matchs et de sortir le binz peu après le coup de sifflet final.


J’ai conscience quand je publie que la chose écrite trouve de moins en moins de lecteurs. La vidéo a pris le dessus et je refuse encore de mettre ma ganache sur des débriefs, chose à mes yeux très narcissique. Sans doute ai-je tort mais c’est comme ça. Je vais par contre volontiers sur les émissions parce qu’il y a quelque chose à partager. On y approche collectivement de la vérité.


Trouvant à la fin de l’été que beaucoup de temps s’écoulait entre deux invitations, j’ai émis le souhait de passer dans une émission ou l’autre du FC Marseille au moins une fois par mois. Je n’aime pas demander, je respecte et me plie en principe aux contraintes du responsable, je suis toujours près à lui trouver les meilleures excuses mais il me semblait qu’il était légitime qu’on m’accorde ce principe d’un passage mensuel au regard de mes contributions, ce qui ne pouvait que les renforcer, surtout que dans le même temps, d’autres que ne dénigrerai pas mais qui ne valent pas mieux que moi étaient vus plus souvent. On ne s’est pas opposé à ma demande, on l’a trouvé parfaitement recevable et on m’a promis que ce serait dorénavant mis en place avec un calendrier. Or patatras…


Je constate avec tristesse qu’on a encore laissé passer deux mois avant de m’inviter quand d’autres ont doublé, triplé, quadruplé leur passage. Je ne vais pas aller me plaindre à la direction. Hors de question de lever le petit doigt pour me rappeler à qui décide qu’on m’a oublié. Je n’ai jamais léché le cul de personne pour obtenir quelque chose.


On est pas mariés, il n’y a pas de contrat, on ne m’apprécie pas plus que ça (on m’assure que ce n’est pas la vérité mais c’est ma perception) bè ciao ! Il en est des chroniqueurs comme des ministres, soit ils démissionnent, soit ils ferment leur gueule. J’ai choisi !


Ce n’est donc pas une question d’argent. Ce n’est pas non plus une question de ligne éditoriale, je ne m’en occupe pas et je connais les contraintes financières qui obligent parfois à aller vers la facilité.

Beaucoup de critiques sur ce plan à l’égard du site se sont manifestées sous mon tweet d’hier. Elles étaient dans l’air, ce n’est pas le tweet qui les a suscitées.


Le FC Marseille mérite d’être suivi parce que c’est un bon média marseillais au ton décontracté. Parce qu’il évoluera favorablement s’il sait se remettre en question. Et par-dessus tout parce que des garçons comme Nicolas Filhol, Mourad Aerts, et Rayane Benmokrane (la voix) sont des perles, des pépites, en tant que professionnels et en tant qu’hommes. Ils sont l’honneur de ce site, ils m’ont toujours accueilli avec le sourire et une sincère amitié. Leur présence mérite toute votre attention. Je n’ai pas eu de conflit avec Jean-Charles De Bono. On m’assure que Benjamin Courmes, pris par d’autres problèmes n’avait rien contre moi, soit… Mais le constat est là, on m’appelle à l’arrache toutes les St Glinglin, je ne veux plus me prendre la tête avec ça, ni la prendre à qui que ce soit d’autre. 


Certains penseront que je suis excessif, que je fais un caca nerveux pour pas grand chose, d’autres comprendront. Il n’est plus temps de se poser la question de savoir qui a raison, qui a tort. Le ressort chez moi était cassé après que j’ai alerté une première fois. On tourne la page et la vie est formidable. 

 

Vous savez tout, place au football et à l’OM désormais. Demain, plus personne ne pensera à tout ça. J’ignore combien de temps je vais rester ici et souhaite sincèrement une longue vie au FC Marseille.


Vive le grand Roger Magnusson !


Thierry B. Audibert