vendredi 26 octobre 2018

MÉPRIS DU CLUB, LA MÉSAVENTURE DE MON AMI D !!!

Aïoooli supporters d’une équipe qui a piétiné les valeurs olympiennes jeudi soir face à la Lazio.
Je reste profondément déçu face à l’inanité du jeu et de l’engagement proposés par les olympiens, néanmoins le sujet de ce billet porte sur un autre thème qui m’a aussi mis en colère.
Je vais vous parler d’un ami. Il s’appelle D, il travaille dans une des plus grosses librairies de Marseille, c’est un type honnête, droit, supporter de l’OM et abonné au Vélodrome, Virage Nord, MTP depuis plus de 20 ans. Un très bon pote avec lequel j’ai régulièrement des conversations professionnelles, nous travaillons dans la même branche, et aussi, et surtout, olympiennes.
L’autre jour, après la réception de Guingamp, D a perdu sa carte d’abonnement, ce qui l’a foutu en rage, on le comprend très bien. Illico presto, il consulte sur le site de l’OM les procédures qui permettent d’en récupérer une nouvelle. Il envoie donc une lettre recommandée au club signalant la perte, avec toutes ses coordonnées, celles que l’on nous réclame sur le site lors de l’inscription, accompagnée d’un chèque de 30€, oui, vous avez bien lu... 30€... demandés par l’OM pour les frais de dossier. L’´OM accuse réception de sa lettre le 1er octobre. À la suite de quoi il se met à attendre, très confiant.
Les jours passent, défilent, et il ne voit rien venir. Il appelle au club une première fois et il a d’abord la surprise de constater que personne ne peut le renseigner. Disons qu’il a l’impression de se faire balader, mais à force d’insister, quelqu’un va finir par lui dire que c’est bon, sa carte est prête, mais il doit venir la chercher à un guichet de la billetterie du stade, ce qui ne manque pas de l’étonner : « Comment ? Je vous ai transmis toutes mes coordonnées, je vous ai envoyé un chèque de 30€, et vous ne pouvez pas m’envoyer la carte à la maison ? », réponse par la négative du préposé du club à l’autre bout du fil. « Qu’à cela ne tienne » pense mon ami toutefois prêt de la résolution de son problème, il décide de se rendre au guichet pour faire d’une pierre deux coups. Récupérer sa carte, et s’acheter un billet pour OM-Lazio en Europa League au prix consenti par l’OM aux abonnés des virages suspendus pour l’occasion. Il se tape la queue, car bien entendu il y a du monde et un seul guichet d’ouvert... « oui, tant pis pour les couillons qui veulent leur ticket d’accès, ils attendent, de toute façon c’est sûrement des chômeurs qui n’ont rien d’autre à foutre de leur journée » doivent penser les gestionnaires du club, on va pas rémunérer 3 ou 4 guichetiers supplémentaires, faut pas déconner. Seulement, lorsqu’arrive son tour, D qui explique qu’il a d’abord une carte d’abonnement à récupérer s’entend répondre que non, il ne peut récupérer sa carte que dimanche à partir de 17 heures avant OM-QSG... résultat, n’ayant pas envie de payer plus cher, il décide de ne pas venir contre la Lazio, et il va devoir se pointer bien plus tôt qu’il ne le souhaite pour récupérer sa carte, tout en croisant les doigts qu’il ne se passe encore un coup d’engambie qui l’empêcherait d’assister à OM-Qatar Football Club.
Alors voilà le motif de ma colère. Les coordonnées que nous laissons au club lorsque nous achetons un abonnement ne sont donc là que pour être exploitées par des sociétés commerciales. Elles ne sont pas là pour l’administration. Il faut payer 30€ supplémentaire pour une opération de renouvellement de carte censée ne prendre que deux minutes, une carte dont le prix de doit pas excéder 50 centimes. Personne ne peut se charger de mettre cette carte à la poste en courrier suivi. Je pose la question, l’OM serait-il une coquille vide, une maison fantôme où ne seraient invités que les influenceurs fraîchement pubères ayant conquis des situations enviables aux yeux de leurs congénères ? Et peu importe qu’une personne très anciennement abonnée soit laissée sans information pendant des semaines, même pas un mail, encore moins un texto, et qu’elle doive appeler et rappeler pour faire avancer son dossier, qu’elle rate des matchs pour lesquels elle a payé.
Fait-on si peu de cas des gens à l’Olympique de Marseille ?
Le récit de mon ami m’a vraiment énervé. Le comportement du club est inacceptable. Cela ne laisse rien augurer de bon dans le futur si nous sommes sur ces bases de mépris et de désinvolture vis à vis des abonnés. Ce serait donc cela la fan expérience à la sauce Eyraud, prendre du pognon sans rien en échange ?
J’appelle les responsables du club, s’ils ont un peu de conscience, à se ressaisir et à faire le minimum que nous pouvons exiger, le respect de notre statut de client. Nous ne voulons pas être considérés comme des clients captifs qui n’ont pas leur mot à dire et dont les mécontentements ne compteraient que très peu.
Joueurs ou dirigeants, respectez-nous !
Vive le grand Roger Magnusson !


jeudi 25 octobre 2018

LE GRAND FLOP !!!

Aïoooli,
Allez, ciao l’Europa League pour cette année. Nul doute que si les intentions marseillaises pour la compétition européenne, où s’étaient illustrés les joueurs de Garcia la saison dernière, avaient été annoncées d’entrée, le Stade n’aurait pas été aussi rempli malgré la sanction de l’UEFA Maffia. J’ai d’ailleurs failli me faire surprendre. Sur Antibes dans l’après-midi, et pas sûr de pouvoir me libérer assez tôt pour avoir des chances de voir le coup d’envoi, j’avais attendu le dernier moment pour prendre ma place et découvrir qu’il n’y en avait plus à vendre. J’ai du mon salut à Twitter (et surtout à Julien, un grand merci à lui) qui avait une place à proposer juste au moment où j’y manifestais ma déception. Coup de cul, je me suis dit que la soirée commençait bien. Mais si j’avais su, je serai rentré à la maison direct où ma femme aurait été ravie de me retrouver, et moi aussi, après être parti deux jours. Quel match pourri !
Quelle première mi-temps décevante des marseillais ! Un jeu lent, avec une mobilité poussive, des difficultés encore une fois à aligner les passes. Était-ce la disposition des joueurs qui apparaissait aléatoire ? Cela ressemblait à un 4-4-2, avec tantôt Payet, tantôt Ocampos pour épauler Mitroglou, l’un ou l’autre s’intercalant au milieu avec Strootman, Gustavo et Sanson. Des marseillais statiques, qui multipliaient les touches de balle et progressaient avec lenteur vers les cages romaines sans jamais au bout du compte poser de problème au gardien de la Lazio. Pourtant, en face, c’était largement prenable, mais sur un corner Mandanda se faisait bêtement devancer et l’italien catapultait de la tête le ballon au fond des filets. Les italiens se montrèrent par la suite deux fois dangereux, un tir à côté, un autre sur le poteau droit du gardien de l’OM. Pour le reste, rien. À quoi servait de faire jouer Mitroglou si c’est pour ne pas faire de centre, ou alors des centres au 3e poteau. Il n’y avait aucune inspiration dans le jeu marseillais et c’était pénible, bilan, un tir de Gustavo, un autre de Sanson, particulièrement anodins. On espérait que la 2e mi-temps présenterait un autre profil.
La deuxième période ressembla à la première, à la différence que Sanson foirait sur une reprise l’occasion d’égaliser et Gustavo qui bénéficiait d’une belle passe de Payet croisait trop son tir du gauche, ignorant Ocampos aux 18 mètres, mieux placé que lui. Mais les italiens, spécialistes dans l’art du contre plantaient une deuxième banderille fatale qui signalait la sortie sans gloire des olympiens de cette compétition. Il n’y eut jamais de changement de rythme, un peu plus de dynamique à l’entrée de N’Jié et de Germain, mais fallait se forcer pour vraiment trouver du mieux. Même si Payet put réduire le score sur coup-franc (enfin un...) qui réveillait le stade mais les italiens refaisaient le coup du contre parfait et annihilaient toute possibilité de sauver les meubles. Adieu botte.
Vous ne me ferez pas croire que le vestiaire n’a pas clairement décidé de ne se consacrer qu’au championnat cette année pour se donner plus de chance d’atteindre le podium. Je ne peux pas croire qu’une équipe se présentant quasiment au complet mette si peu d’ingrédients dans une rencontre européenne, d’autant plus quand c’est la dernière chance de rester en vie. Vous ne me ferez pas croire que le destin de cet OM ne dépend que des performances de Florian Thauvin, grand absent ce soir.
Il est clair que cet Olympique de Marseille doit à ses supporters, aux dirigeants qui les payent, et à eux-mêmes enfin et surtout, une sacrée revanche. Ils seraient très inspirés d’être à la hauteur dimanche où s’ils jouent ainsi, ils vont manger grave, et nous avec.
Flop pour toute l’équipe, avec un petit coup de chapeau tout de même à Bouba Kamara.
Et mention spéciale au mec des Dodgers qui nous a gonflé pendant toute la première mi-temps avec son drapeau. Agite le quand l’adversaire attaque et dégage le champ quand c’est l’OM, respecte tes collègues, prends exemple sur Rachid Zeroual, placé juste un peu plus loin, qui avec un manche plus long et de plus grandes amplitudes de mouvement n’a lui emmerdé personne avec son drapeau UEFA MAFFIA.
Vive le grand Roger Magnusson !

dimanche 21 octobre 2018

NICE JOB !!!

Aïoooli supporters sans peur, supporters sûrs de leurs forces, supporters de conviction.
Pourquoi je commence ce billet ainsi ? Parce que cette semaine j’ai observé sur twitter les nouvelles critiques portées sur les capacités du coach à gérer, accompagner et accroître la montée en puissance de l’OM. Celui qui niera que Rudi a fait du bon boulot ne m’apparaît même pas digne d’entrer en discussion avec lui, comment repousser une telle évidence. J’ai vu aussi, les mêmes souvent, annoncer le prochain match comme une catastrophe à venir au regard des absents, Ocampos, Gustavo, Thauvin, et on apprenait juste avant le coup d’envoi le forfait de Sakaï. Cela faisait certes beaucoup, mais on pouvait espérer un résultat pour peu que ceux qui seraient alignés donnent le meilleur d’eux-mêmes. Pire que ça, je suis tombé sur des commentaires faisant état d’un match horrible, calamiteux, pourri de nos joueurs. Et bien, là encore, je ne suis pas d’accord.
Aborder le match avec autant d’absents nous préparait à un début difficile. Il convenait d’abord de ne pas laisser à ces niçois l’occasion de se mettre en route. Balotelli faisait planer une odeur de danger mais c’était sans conséquence, sinon Mandanda répondait présent. Sarr intervenait ric-rac dans les pieds de l’italien, lequel frappait souvent sans résultat.
Bien entendu, et on peut le déplorer, nous jouions mal les coups en perdant bêtement des ballons à l’approche des 30 mètres, de la part d’un joueur inhabituel : Payet... quand ce n’était pas Radonjic, et c’était agaçant. On ne passait jamais dans le un contre un, ce qui nous empêchait d’aller porter le danger sur les cages niçoises. Il fallait surtout ne pas laisser d’angle aux niçois. Amavi se faisait encore trop souvent prendre dans le dos pour le plus grand bonheur de St Maximin, le seul joueur de Vieira apparaissant inquiétant. Au milieu, ça travaillait bien, aussi bien dans la conversation du ballon, que dans le travail de récupération. On avait juste du mal à ressortir la balle mais ce fût progressivement corrigé. Et surtout, nous avions des problèmes à la perte de balle en position haute... ce qui disparut aussi en deuxième mi-temps.
Ce que je retenais pour ma part, c’était l’engagement, la volonté de bien faire, de rester solidaire. Tous ces ingrédients étaient là et la récompense arrivait juste avant la mi-temps, un bel échange côté droit entre Radonjic et Sarr, un bon centre de Bouna, un contrôle parfait de Sanson et la bonne frappe du gauche derrière. But.
Alors oui, une occasion, un but. Il fallait se rassurer. Se montrer inflexible, décourager l’adversaire. Nous avons su le faire, ainsi les niçois mettaient de moins en moins de conviction dans leurs gestes offensifs. Ce n’était pas de la maladresse, bien plus un vrai manque de conviction.
À la reprise, il convenait de rester en place et attentifs et surtout de mettre le deuxième but sur le premier contre. Malheureusement, ni Sanson, ni Amavi qui se retrouvaient en excellente position ne pouvaient convertir leur occasion.
La deuxième mi-temps fût donc un peu tendue, certes... Nous avions tous peur de la boulette ultime qui relancerait les niçois, mais les olympiens ne donnèrent pas une miette. Le ballon revenait car nous ne le tenions pas devant mais nous gérions plutôt pas mal jusque vers la 70e minute de jeu. À partir de là, les niçois poussaient sans véritablement nous inquiéter. Nos défenseurs ne s’affolaient jamais, tout le monde dégageait beaucoup de calme. Sanson baissait de pied, Payet également, Hubocan et Caleta Car entraient à leur place et amenaient leur pierre à l’édifice. Ça tenait grâce à un match de guerriers, une belle solidarité. On avait senti quelque chose se remettre en place lors du match contre Caen, et cela s’est confirmé. Cette équipe est taillée pour la générosité, elle ne peut se passer d’être à fond et physiquement elle commence à se mettre en place, les crampes de Sanson sont à mettre sur le compte d’une récente indisponibilité.
Si je dois sortir un joueur, ce sera Bouna Sarr qui n’a pas été loin d’être parfait. Bouna, il est meilleur que Pavard. Je ne vois pas comment Deschamps va s’éviter un essai si notre latéral droit continue ainsi. Son pendant à gauche, Amavi, s’est bien repris après un départ difficile. J’unis tout le monde dans la même bonne performance d’ensemble. Disons-le : Nice job les mecs !
Des joueurs vont revenir, on va récupérer, et il faudra battre la Lazio jeudi. Cela me semble plus important qu’une performance contre le QSG dont nous avons le temps de parler.
À jeudi tout le monde.
Vive le grand Roger Magnusson !


dimanche 7 octobre 2018

LES CANCANNEURS, BONSOIR !!! (Un billet dribblé par Thierry B Audibert)

Aïoooli,
Un dimanche comme on les aime. Au risque de me répéter, quand on a un horaire décent, qu’il fait beau, et qu’il y a plein de minots aux yeux qui brillent, c’est déjà presque gagné. Dans ma famille, c’était la première de Lola, la plus jeune de mes petites-nièces descendue de la Drôme, laquelle à presque huit ans a découvert la magie du foot avec la Coupe du Monde, et il m’a fallu batailler pour lui faire admettre que M’Bappé n’existe pas dans notre univers. « Oui, mais enfin tonton, il est français quand même... ! », il m’a fallu alors lui expliquer que l’attaquant des bleus était sans doute français, mais que par contre, nous ici, ne l’étions pas vraiment. Elle a cru me coincer la coquine en me faisant remarquer que Marseille c’est en France... à quoi il m’a fallu répondre avec un maximum de conviction que non, pas du tout, Marseille est à Marseille, Marseille est un pays. Putain de Coupe du Monde...
Bon, c’est bien beau les histoires de ta petite nièce, mais parle-nous du match.
Je vais pas faire long, les amis. Nous avons eu le plaisir de quasiment voir l’équipe-type face à Caen. Et disons le clairement, ça change beaucoup de choses, surtout quand tout le monde a décidé de remettre les pendules à l’heure.
Car les marseillais avaient décidé d’arrêter les errements coupables des matchs précédents. Je faisais partie de ceux qui reconnaissait des circonstances atténuantes aux manques affichés dans le jeu et dans l’investissement. Les hommes de Garcia ont mis le pied fermement sur le ballon pendant toute la première mi-temps. Si la première frappe fût caennaise, on ne vît que rarement les normands aux abords des cages de Mandanda. Pour autant, si le ballon circulait bien chez les olympiens, avec beaucoup de beaux mouvements aussi bien sûr les côtés que dans l’axe. Payet était magistralement aux commandes. Gustavo et Strootman faisaient la loi au milieu, Sakaï et Sarr saisissaient toutes les occasions pour proposer des solutions et se dédoubler sur leur couloir. Pour autant, cela manquait d’efficacité. Ocampos est beaucoup trop anodin depuis quelques matchs, Mitroglou gâchait une offrande de Sakaï, le seul ballon exploitable qu’il ait reçu. Mais comme depuis le début de la saison, quand l’OM piétine un peu c’est Thauvin qui sort du bois. Une première spéciale détournée au passage par Mitroglou qui prend Samba à contrepied, et quelques minutes plus tard, toujours dans cette position préférentielle dont il devient un véritable maître, en se recentrant à partir de son côté droit, une frappe croisée pied gauche au ras du poteau qui ne laissait aucune chance au gardien caennais.
La deuxième mi-temps fût beaucoup plus disputée. Les caennais montèrent leur niveau d’engagement semblant cibler Gustavo qui prit pas mal de coups, et au passage, un nouveau carton jaune. Il était plus difficile de faire circuler le ballon et de trouver la profondeur. Les caennais semblaient prendre du poil de la bête et se montrèrent dangereux au point qu’il fallut un arrêt décisif d’un Mandanda totalement retrouvé pour préserver le cleanshit. Et alors que l’on approchait de la fin, c’est le VAR qui annulait un but caennais pour une main (je pensais initialement qu’il s’agissait d’une faute sur Mandanda). Reconnaissons qu’au moins aujourd’hui nous n’avons pas été VARnaqués, sur trois décisions placées entre les mains de la vidéo, deux nous furent favorables.
Nous fûmes plus dans la gestion et dans le contrôle au cours de cette deuxième période. Pour autant, aucun marseillais ne laissa sa part au chien dans le travail de replacement, et c’est ce qu’il faut saluer au terme de cette rencontre. Certes, les caennais en mauvaise position désormais au classement n’ont pas constitué une opposition coriace dans le jeu, mais les olympiens ont fait le job consciencieusement et c’est la première chose qu’il faut relever. Les twittos qui commençaient à partir dans tous les sens ces derniers jours, certains, une fois encore réclamant le départ de Garcia, bavaient sur les uns ou les autres, Mandanda par exemple, se sont peut-être rassurés. C’est la première fois que nous apercevons l’équipe au plus près de ce qu’elle pouvait fournir de mieux la saison dernière. Il me semblait évident qu’en récupérant blessés et suspendus ce moment arriverait, mais je veux m’étonner qu’une fois encore des supporters assidus des réseaux sociaux, ou d’autres qui se voient régulièrement invités, à tort je trouve, sur certains plateaux, saisissent toutes les occasions pour tenter de mettre le feu en flattant la légendaire impatience du supporter marseillais. Qu’est-ce que ça cancannait ces derniers temps.
Le duo Strootman-Gustavo est prometteur même s’il doit encore se parfaire. Le néerlandais a prouvé qu’il pouvait apporter beaucoup plus que sur ses dernières sorties. Rami est totalement revenu, et je ne pense pas qu’on vienne encore le faire chier au sujet de Pamela. Sakaï vaut mieux qu’Amavi. Sarr a été énorme. Bouba Kamara a encore rendu une copie impeccable. Dans les duels, dans le placement, à la relance (sauf une fois), se payant même une transversale de toute beauté.
Payet a été un magnifique chef d’orchestre, Thauvin a été enfin à la hauteur dans tous les aspects du jeu. Mitro a marqué, mais se montre quand même moyen. Il n’y eut guère qu’Ocampos auquel, une fois encore, on ne peut rien reprocher dans le combat, mais se révèle malheureusement anodin sur toutes les phases offensives, et c’est un problème. Il est évident qu’il giclera au moment où Sanson pourra reprendre sa place. Et Mandanda, on en parle de Mandanda ? Pas la peine. Comme j’ai pu lu dire plus haut, il est de retour, à l’image de quelques-autres. Petit bémol toutefois, il sera pour la direction, je n’ai pas pu m’empêcher d’imaginer les dégâts qu’aurait pu faire un Balotelli en pleine forme à la pointe de cette équipe, pour quelques millions de plus...
Mais enfin, ne boudons pas notre plaisir, ce n’était que Caen, mais c’est prometteur pour la suite, alors qu’arrivent des matchs encore difficiles. On est sur le podium, à l’affût derrière Lille, qui fléchira quand son duo Pépé-Bamba va retrouver la terre ferme, ça viendra.
En attendant on a canné Caen, les cancanneurs bonsoir,

Vive le grand Roger Magnusson !

jeudi 4 octobre 2018

CHIANTS À CHYPRE !!!

Aïoooli amis Olympiens accablés...
Ça ne va pas bien du tout. Il se confirme que l’équipe marseillaise n’a pas retrouvé sa patte de la saison dernière. Elle est très clairement en manque de rythme, et de surcroît, elle a perdu une bonne partie des vertus défensives qui faisaient sa force avec des cleanshits qui s’enchaînaient souvent. Les arrières-centraux, le gardien, ont beau changer au gré des blessures et des suspensions, rien n’y fait, nous continuons d’encaisser des buts et ça devient préoccupant.
La première mi-temps fût horrible, jouée à une allure de sénateur avec des olympiens incapables de changer de rythme pour surprendre leurs adversaires. J’ai vu le match dans de mauvaises conditions, j’ai trouvé des périscopes de qualité moyenne, et il ne me semble pas que nous ayons su mettre leur gardien sous pression. À part une reprise de volée de Gustavo sur corner, que repoussait le gardien chypriote un peu comme il pouvait. Mais même les coups-de-pieds arrêtés de Payet ne produisaient rien et c’était agaçant. Pire, heureusement que Pelé intervint sur une tête, Kamara avait laissé partir son adversaire, à l’approche de la 40e minute pour nous garder dans le match, il fait un arrêt extraordinaire.
On pouvait encore craindre le pire en deuxième mi-temps avec un sauvetage in-extrémis de Sarr entré à la place de Sakaï blessé (espérons que ce ne sera pas grave, il ne manquerait plus que çà).
Il fallait que les personnalités de cette équipe olympienne prennent leurs responsabilités pour faire basculer le match, c’est à cela que servent les grands joueurs. C’est Dimitri Payet, à la conclusion d’une action d’éclat avec un grand pont incroyable dans la surface qui ouvrait le score. La marque était doublée derrière par Gustavo dans sa position préférentielle aux abords de la surface adverse, sa frappe du gauche transperçait tout. À 2-0, nous pouvions tous penser que les chypriotes ne reviendraient jamais, Rudi Garcia aussi qui allait commettre une erreur en sortant Gustavo au profit de Sertic... Voulait-il le ménager ? Sans doute. Mais il y eut de lourdes conséquences derrière, l’OM se mettant à flotter face à des joueurs de Limassol prêts à tout pour revenir et qui parvinrent au final à non seulement réduire le score d’une frappe incroyable aux 20 mètres, mais à égaliser à la dernière minute du temps règlementaire.
Il est facile de taper a posteriori sur Garcia au sujet de ce coaching perdant. Mais pourtant, on peut se demander si Luiz Gustavo qui retrouvait ses vertus de la saison dernière, avec son poste au milieu, avait atteint ses limites physiques avant de sortir. On est obligés de voir ce changement comme un fait du match, même si le premier but de Limassol m’apparait un peu heureux avec cette frappe d’un autre monde qui prit le chemin de la lucarne d’un Pelé impuissant.
Mais que dire de cette défense ? Le placement d’Amavi, la manière de défendre de Caleta Car qui m’a paru correct en première mi-temps mais qui a démontré aussi en deuxième qu’il devait encore largement parfaire son agressivité sur l’homme, ainsi que son marquage. Il a un façon dangereuse de courir en tournant parfois le dos à l’adversaire au lieu de lui faire face. Kamara a fait pas mal de fautes qui bêtement a la troisième ou quatrième intervention lui coûta un carton pour l’ensemble de son œuvre.
Devant Radonjic est toujours aussi timide. Strootman ne rayonne pas, c’est le moins qu’on puisse dire. Mitroglou n’a pas touché un ballon, remplacé par Germain qui amena un peu de vivacité.
On commence à compter un certain nombre de matchs maintenant, clairement nous n’avons pas le sentiment de nous être renforcés. J’ai peur que les joueurs qui composait déjà l’effectif la saison dernier n’ait déjà fait cet amer constat. Pourvu que les recrues nous enlèvent ce doute au plus tôt dans les matchs qui viennent. Cette équipe a du mal à croire en elle et si les choses se combinent mal bientôt, la crise risque d’être gratinée. Il faudra être à fond derrière elle dès dimanche contre Caen en championnat.
Pour l’Europa League, heureusement que Francfort a battu la Lazio et que les italiens se sont vus expulser deux joueurs qui ne pourront par conséquent nous affronter. Il faudra les battre pour passer. En est-on capable actuellement ? Les choses vont vite en football... dans les deux sens.
L’OM ce soir fût chiant à Chypre.

Vive le grand Roger Magnusson ! 

dimanche 30 septembre 2018

PLIÉS À LILLE !!!

Aïoooli à tous les amis Olympiens, à ceux qui me suivent, de plus en plus nombreux, ça monte doucement mais sûrement, le signe de la qualité, par Twitter (@TBAudibert) ou à partir de ma page Facebook (Vive le grand Roger Magnusson), et je veux remercier sincèrement tout le monde.
Qui a envie de commenter un match perdu 3 à 0 ? Je le fais quand même, mais il y a tellement d’insuffisances...
J’ai découvert la composition de Garcia à l’issue d’un super week-end, des amis, la plage, de bons repas, et ma foi, l’absence de Payet et la titularisation de Sertic plutôt que Lopez, m’a certes étonné, mais je me suis dit pourquoi pas ? Garcia voulait de la solidité avec Sertic, il le voit à l’entraînement tous les jours (je me souviens que l’ex-bordelais était plutôt pas mal en match de préparation avant de se blesser), c’était son choix et il fallait le respecter.
Il est difficile de donner un avis tranché sur la première mi-temps qui est apparu équilibrée et plutôt fermée, durant laquelle nous avons pu faire quelques constats : nous n’avons pas joué très haut. Le ballon revenait trop souvent quand les marseillais affichaient quelques maigres velléités offensives. Germain perdait la plupart de ses duels, ne permettant jamais à son bloc de remonter. Strootman et Sertic jouaient assez bas, alors que Thauvin, normalement dans le rôle de Payet, restait bien trop haut. Ocampos ne réussissait rien de bon, c’était timide côté Radonjic qui manquait un contrôle dans un raid et échouait sur le gardien. Les lillois plus entreprenants jouaient mal tous leurs coups, et quand ce n’était pas le cas, la défense marseillaise faisait bonne garde, avec Bouna Sarr qui réussissait tous ses gestes défensifs, dont un magnifique tacle dans la surface du bout du pied, tout comme Kamara qui affichait sa sérénité, Gustavo et Sakaï n’étaient pas en reste. Bref, on restait sereins, mais sans certitude sur ce qu’allait devenir ce match.
Mais les lillois ont attaqué leur deuxième mi-temps avec beaucoup de conviction et nous n’avons pas su répondre. Ils ont une grosse occasion dès la 47e, et 5 minutes plus tard une tête de Rémy passe de très peu à côté. On se laisse trop facilement embarquer dans le une-deux entre Pépé et son partenaire, je n’ai pas réussi à identifier qui de Strootman ou de Sertic se montre trop naïf en se laissant coincé entre les deux lillois. Mandanda ne me semble pas particulièrement bien jouer le coup. Il aura beau se défendre auprès de l’arbitre, il y a bien contact, son corps emporté par son élan touche Pépé. Pénalty accordé par l’arbitre, confirmé par le VAR. L’entrée de Payet à la place d’Ocampos va permettre d’améliorer les choses, nous ratons l’égalisation sur un centre de Strootman que Thauvin ne peut reprendre... et reconnaissons que nous n l’aurons pas d’autres occases. Bien entendu, en essayant d’égaliser nous allons donner des opportunités de contre, et il faut féliciter les lillois d’avoir su les exploiter. S’il y a une chose à regretter ce soir, c’est de n’avoir pas su rester hermétique, car nous n’avons jamais donné l’impression d’être en mesure de marquer un but. Nous n’avons pas su leur poser de problèmes. Nous n’avons jamais élevé le niveau d’intensité. Ocampos n’apporte absolument rien en ce moment. Thauvin n’a pas montré assez volonté de défendre, laissant bien trop souvent ses partenaires du milieu tous seuls face aux milieux lillois. Radonjic a été plus que moyen, mais comment lui en vouloir puisqu’il n’a que très peu joué. Je ne suis pas d’accord pour fracasser Sertic qui lui aussi est en manque de repère et de rythme. L’équipe était coupée en deux, nous n’avons pas su rester compact, ne serait-ce que pour empêcher Pépé, le joueur lillois le plus dangereux, de prendre de la vitesse.
Alors, le résultat est lourd, mais il est malheureusement mérité. On a entendu Payet déclarer que les olympiens avaient maintenant des choses à se dire... on va voir quels sont les constats qu’ils portent. L’absence de Sanson ne peut pas tout expliquer. Aux olympiens de prendre leurs responsabilités, il en est plus que temps car sinon les locomotives vont partir devant, prendre de la confiance, et nous allons nous énerver. L’OM à partir de maintenant n’a donc plus droit à l’erreur.
Kamara est un beau joueur.

Vive le grand Roger Magnusson !   

mercredi 26 septembre 2018

ENCORE DES SAUCISSES !!!

Aïoooli sur tous sauf pour les chapacans, les chiens des quais, gachempega, pébrons, mastres de la LFP qui programment des matchs de championnat à 19h, s’en foutent complet des gens qui bossent, qui ont des trajets, ou qui comme moi ont dû sortir de Marseille pour travailler... tra-vail-ler, vous savez ce que ça veut dire aréopage improbable de feignasses, de bras cassés, de vieux glands décatis... ???
Résultat, par leur connerie, nous étions des dizaines à cavaler pour tenter de rejoindre le stade à l’heure, après avoir affronté les embouteillages... et là quand tia mon âge et que tu fais plus qu’un peu de sport en chambre et que tu vois les jeunes qui te dépassent comme des bolides alors que toi tié à fond, tu maudis tout le monde, et bref, je suis arrivé alors que le compteur enregistrait 4mn36 de jeu, ce qui compte-tenu de la circulation que j’ai du affronter pour revenir chez moi prendre mon abo est un exploit digne des JO.
Mon ami Jacques, qui m’avait gardé la place, m’a aussitôt rassuré en me disant qu’il s’était rien passé et que l’OM n’avait pas encore touché un ballon. Si les olympiens ont ensuite essayé de le prendre, ce cuir, cet objet de tous les désirs, ils avaient du mal à l’amener vers les cages strasbourgeoises. On jouait sur toute la largeur, à défaut de prendre la profondeur, comme souvent l’adversaire bloquait bien les côtés et l’axe, bien compacts et organisés jusqu’à leur 35-40 mètres. Il y avait de notre côté une vraie difficulté à se mettre en route, tous ensemble, de manière coordonnée. Thauvin perdait pas mal de ballons. Lopez travaillait sur de la passe courte avec Sanson, Payet, Strootman, le 4-3-3 tenté d’entrée par le coach se cherchait. Comme on pouvait s’y attendre, Payet ne se contentait pas de rester sur le côté gauche, il semblait en jambes. Mais on jouait à la baballe. Cette équipe qui n’a pourtant que très peu bougé par rapport à la saison dernière donne l’impression d’avoir perdu son identité de jeu, ce qui faisait sa force la saison dernière après qu’elle ait pris son élan. On avait le sentiment en les regardant que les deux défaites de la semaine dernière les ont marqués, secoués. Ils ne manquent pas d’envie, nous allions le constater à la fin, mais ils ont du mal à se sublimer tant sur le plan individuel que dans l’expression collective.

Et puis à la 28e minute, arrivait ce qui devait arriver. Une perte de balle dans un échange Lopez-Thauvin, de là où je suis je pense que la faute est pour l’orléanais, il y a du champ pour les strasbourgeois tout heureux de récupérer le ballon, le contre va à 100 à l’heure et Mandanda ne peut s’interposer, 0-1 pour les strasbourgeois sur leur première occasion...
Il était temps de se mettre en route, de mettre un peu plus de conviction dans ses courses, ses passes, ses duels, l’OM était dos au mur. Il n’y eut pas particulièrement de situations positives derrière, mais l’agressivité montait d’un cran, si bien que 5 minutes avant la mi-temps, Thauvin était fauché dans la surface et l’arbitre indiquait le point de penalty. On ne s’affole plus désormais sur ce genre de situation, il fallut attendre les conclusions du VAR et fort heureusement, Payet pouvait transformer le penalty accordé. À 1-1 on pouvait de nouveau commencer à espérer. Et puis Sanson débloquait son compteur sur un ballon renvoyé, il enveloppait aux vingt mètres une merveille de tir qui allait raser le poteau, le gardien ne pouvait rien. Mérité pour ce joueur qui développe tant d’activités depuis le début de la saison, et encore sur ce match. À 2-1 on soufflait carrément. À noter que Mandanda, juste derrière se voyait obligé à un fort dégagement de toute urgence, ne se claqua pas, signe que tout va pour le mieux pour lui désormais (ok, je chambre).
La deuxième mi-temps reprenait plutôt bien avec Sanson qui s’enfonçait côté gauche, mais qui ratait sa tentative de piqué, le gardien strasbourgeois n’était pas tombé dans le piège.
Et puis, il y eut cette intervention à la Bruce Lee d’Amavi qui prenait rouge direct. N’ayant pas bien vu, je ne sais pas quels amis devant leurs télés je dois croire, certains assurant qu’il était mérité d’autres non.
Rudi devait se réorganiser et surprît pas mal de monde en sortant Payet qui restait précieux pour la construction. Sakaï entrait côté gauche. Plus tard c’est Lopez qui sortait au profit d’Ocampos. À 10, cela devenait un peu plus difficile. Les olympiens tentaient de contrôler le match, de gérer leur avantage, et on ne peut pas dire qu’ils se faisaient tellement peur, et sur la seule frappe strasbourgeoise, Mandanda intervenait avec autorité.
C’est alors que le temps semblait s’étirer que Strasbourg finissait par marquer alors qu’il ne restait plus qu’une minute dans le temps règlementaire. Franchement, les carottes semblaient cuites, mais c’était sans compter sur Sakaï qui en homme encore frais s’enfonçait côté gauche et centrait pour Germain au premier poteau, lequel expédiait le ballon au fond de la cage strasbourgeoise dans une véritable explosion libératrice. On revenait de loin, mais c’était mérité.
Tout le monde a été assez moyen ce soir, mais il faut sortir Gustavo et Sanson pour les bons points. Strootman à un degré moindre, et j’ai envie de donner un bel accessit à Germain qui non seulement nous apporte la victoire, mais qui s’est beaucoup déplacé et qui a beaucoup participé au jeu, occupant souvent le côté droit à la sortie d’Amavi.
Amavi sera indisponible à Lille, on est tenté de penser que c’est peut-être mieux ainsi, Rami ne reviendra pas encore, pas plus que Caleta Car. Gustavo a encore pris un jaune, j’ai peur que ce soit son 3e, mais je sais plus où il en est.
On est partagés ce soir entre l’idée que l’OM semblait encore souffrant aujourd’hui, et celle que d’avoir dû aller chercher très loin ce résultat a peut-être enclenché quelque chose, une envie de se révolter, de se fâcher comme le souhaitait Garcia cette semaine. Mais les vannes n’ont pas été fermées, on a malheureusement encore vu quelques saucisses... qu’on a fini par manger... restons positifs.
Lille nous attend de pied ferme. Il va falloir des combattants dimanche.

Vive le grand Roger Magnusson !