samedi 30 mars 2024

NOS CASTRATS CONTRE LE QATAR !

 Supporter, supportrice,

Sans doute considères-tu aussi avec beaucoup de nostalgie les matins où dès le réveil nous pensions à ce match du soir qu’on appelait Classico, non sans une certaine emphase ?


Ces temps sont malheureusement révolus en raison du système né de l’avidité des hommes, certains en tout cas, qui ont accepté qu’un petit état richissime, disposant de fonds sans limite, deviendrait le propriétaire du club de la capitale française, libéré de toute contrainte réglementaire.


Nous serons certes au rendez-vous.


Des hordes de supporters de l’OM venus de toute la France, profitant du week-end pascal, sont descendus à Marseille pour vivre l’évènement au Vélodrome, mais c’est juste pour faire semblant d’en être, un peu comme quand tu ne crois plus au Père Noël mais que tu attends quand même en famille qu’il te sorte un cadeau de derrière sa grande barbe blanche.


On le sait, on est pas couillons, on le voit bien que ce groupe olympien manque d’âme et de couilles, pardon de parler ainsi, appelons un castrat… des castrats.


S’il y avait la moindre moelle dans cette équipe, un taux suffisant d’hormones mâles, le moindre petit signe de puissance, nous n’aurions jamais perdu à Rennes contre une équipe prenable, fatigue ou pas fatigue. Alors, battre le leader du championnat de France quand tu as déjà donné ton cul à tous tes devanciers, faut pas se raconter d’histoires, c’est difficilement envisageable.


Par le passé, nous avons eu une équipe, certes très valeureuse, qui 3 jours après avoir détrôné le grand Milan en finale de la Ligue des Champions, des joueurs toujours à 3g ne comptabilisant que 5 heures de sommeil depuis leur triomphe, qui avait battu à plate couture un PSG (ça s’appelait encore comme ça) de très bonne valeur.


Nous avons aussi vu une équipe de minots envoyée au Parc des Princes en représailles contre une décision de la Ligue en défaveur de nos supporters. Et les jeunes avaient obtenu le point du nul contre une équipe avec Pauleta en pointe.


C’était au temps où l’OM fleurait bon l’identité marseillaise et qu’on craignait dégun.


Mais avec les joueurs que nous avons aujourd’hui, même avec le sérieux apport de Gasset et Printant, même reposés, c’est inenvisageable, sauf miracle…


Oh je dis pas qu’ils ne feront pas illusion plus ou moins longtemps.


Le problème des miracles c’est qu’on les attend toujours. Au point même que je ne peux m’empêcher d’y croire… j’y crois quand même un peu, et je me mettrais bien des claques pour cette espérance d’imbécile. Nous sommes incorrigibles.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

dimanche 17 mars 2024

ÇA SE COMPLIQUE !!!

 Rennes était-il vraiment au-dessus de l’OM. Pas tant que ça à mon avis, mais ils auront mieux géré certaines situations que nous et c’est surtout là-dessus que nous avons de quoi nous montrer encore plus déçus par le score et le résultat.


Il y a une erreur de marquage marseillaise qui à la 17e minute laisse du temps à Terrier trouvé dans la surface par Ghouiri pour contrôler et frapper.


À 1-0 les Rennais se sont contentés de reculer et d’empêcher en s’accrochant les joueurs de Gasset d’avancer. Ils avaient d’autant moins de mal que la construction olympienne semblait parfois un peu lente avec Harit et Kondogbia, quand ce n’était pas Gueye.


Dans ces conditions, il était difficile de trouver les attaquants pour les placer dans les meilleures conditions. Sauf à la 24e avec Merlin qui trouve Aubameyang à l’angle de la surface,´lequel s’enfonce et frappe mais Mandanda la sort.


La 2e mi-temps fut un festival de mauvaises transmissions, surtout sur des situations intéressantes de contres qui auraient pu faire mal comme quand Gueye alors qu’on arrive à 6 contre 4 dans les trente mètres des Bretons transmet directement à un défenseur rouge.


Si Aubameyang à la 70e sur coup-franc met au fond, le match aurait été différent mais Mandanda détourne le ballon sur le poteau et Mounbagna entré à la place de N’Diaye reprend à côté.


Par la suite, les Bretons vont obtenir un pénalty généreux qui va leur permettre de faire le break.


Dommage ! Les deux équipes sont très proches l’une de l’autre mais il manquait quelque chose à cette équipe olympienne au-delà de la fraîcheur. Un peu plus de conviction, d’esprit de rébellion, de pugnacité, de personnalité, des qualités qui lui font défaut depuis le début de la saison et que Gasset ne pourra pas forcément leur fournir.


Les cadres n’ont pas été à la hauteur. Et quand c’est ainsi c’est difficile. C’est pas fini… mais ça va être compliqué.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


samedi 16 mars 2024

UN DERNIER COUP DE REIN À RENNES STP

 Bonjour fidèles lectrices et lecteurs, merci encore et toujours de toujours passer par ces lignes, vraiment.


Donc, ça se tend.


La 2e mi-temps face à Nantes dimanche dernier, la prestation à Villareal qui a tout de même débouché sur une qualif’, tout ce que nous attendions, c’était compliqué, poussif, laborieux, à l’opposé du football champagne des matchs précédents.


Il y a le calendrier chargé à mort, du gros qui se profile, les organismes qui se fatiguent, mais la rencontre de ce soir sera la dernière avant une trêve internationale au cours de laquelle certains vont pouvoir récupérer. Gasset a parlé d’un dernier coup de collier à donner avant un peu de relâche. Reste à savoir si les joueurs sont toujours mobilisés.


Il est certain que bien calé en arrière dans mon fauteuil Stressless avec les pieds sur le pouf, il m’est facile de vouloir que les acteurs qui portent ce beau maillot blanc trouvent les ressources et de les en juger capables. Mais le football mon pauvre, ma belle, et l’OM… je ne connais rien de plus incertain sauf peut-être les arbitres qui officient dans les camions de la VAR.


Les Rennais se sont inclinés chez nous alors qu’ils avaient produit plus de jeu, puis ils nous ont sortis de la Coupe de France au bout d’une interminable série de tirs aux buts. C’est pas eux qui vont nous faire peur, non ? Sans déconner… ?!? Ils sont à 3 points derrière, ils doivent être à 6 ce soir. Par contre, les Niçois, en l’emportant à Lens nous devanceront même en cas de victoire olympienne. Pas grave, nous les recevrons bientôt, après la trêve, et ce sera chaud, nous les reprendrons.


Bien sûr que je fais de beaux rêves, mais regarde bien cet OM version Gasset, le coach rappelait d’ailleurs en conf’ qu’il n’était là que depuis un mois, on a la sensation d’un groupe soudé qui a envie de faire quelque chose dans les deux compétitions qui lui restent. C’est une intuition, un sentiment, une impression qui se fracasseront peut-être sur le mur de la réalité, pourtant ils ont toute ma confiance.


Pour la composition, Gasset saura opérer les bons choix en incorporant ceux qui ne peuvent jouer la Ligue Europa, en prenant la bonne option tactique dans laquelle on pourrait retrouver Mounbagna pour bouger l’arrière-garde rennaise, pour essayer de sauter le milieu où se déroulera l’essentiel de la bataille selon le coach de l’OM.


Au fait, si le forfait de Theat et Lefée devait se confirmer, ce serait une excellente chose pour nous.


Allez l’OM, donne un dernier coup de rein à Rennes.


Au fait, j’étais beaucoup occupé dans la semaine pour trouver le temps d’écrire un billet d’avant-match pour Villareal, et je n’avais pas grand chose à dire. Et puis j’ai regardé le match d’un œil en roulant sur le chemin du retour d’une tournée dans la Drôme. Voilà voilà…


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

dimanche 10 mars 2024

L’OM BOIT ENCORE DU JAUNE

On savait que toutes les rencontre ne se clôtureraient pas toujours par un score large en faveur de l’OM. Nous n’ignorions pas non plus que non seulement c’est toujours difficile derrière une soirée européenne de devancer un adversaire, et qu’en plus ceux-là désormais se méfient amplement. Et puis Nantes s’était montré jusqu’à présent plutôt solide à l’extérieur. 

Nous avons donc assisté à une partie plus difficile pour l’OM avec en face des jaunes accrocheurs mais la victoire est au bout avec les trois points qu’il fallait.

2e minute Perte de balle olympienne dans le camp nantais, ça contre à 200 à l’heure côté gauche pour la 1re occasion du match, le ballon passe heureusement à côté.

Il aura fallu attendre la 17e minute pour la 1re occasion olympienne et en même temps l’ouverture du score. Débordement de Sarr qu’on sent très en jambes depuis le début, son centre à ras de terre trouve Aubameyang qui devance Lafont au 1er poteau. OM 1 - Nantes 0

35e Ulysses Garcia tente une reprise de volée sur un centre de Sarr. Contré.

38e On note un très beau repli défensif de Sarr sur une ouverture en profondeur, il subtilise de la tête le ballon in extremis â un attaquant nantais. Ce genre d’action où on ne pouvait pas compter sur lui avant.

42e Magnifique prise d’initiative de M’Bemba dans les 30 derniers mètres, il y a un relais avant que le ballon n’arrive à Sarr qui frappe au-dessus. Ça méritait mieux.

44e Pau Lopez va chercher sous la transversale une grosse frappe de Sissoko.

49e Énorme cafouillage dans la surface marseillaise, on croit à la possibilité d’une main olympienne mais la Var ne signale rien.

53e Magnifique action avec N’Diaye à l’origine qui décale sur sa gauche, un marseillais laisse filer jusqu’à Vérétout qui frappe pied droit, Lafont se déploie et met en corner.

À partir de là, nous allons avoir l’impression que l’OM n’avance plus. On en touche plus une. Des pertes de balles suite à de petites imprécisions et une vraie volonté nantaise de revenir. On plonge progressivement, et on a nettement le sentiment qu’il n’y plus rien sous les pédales.

58e Gasset sent que l’équipe est en train de baisser de rythme, il effectue trois changements : entrées de Kondogbia, Onana, Merlin en remplacement de Gueye, N’Diaye et Ulysses Garcia.

67e Grosse frayeur sur une attaque nantaise, Balerdi contre opportunément une belle frappe à bout portant.

78e Un ballon nantais est récupéré en position basse par Sarr, le contre part à 200 â l’heure avec un relais de Vérétout, Kondogbia envoie une sublime longue oblique dans la course d’Aubameyang qui prend le ballon avant Lafont mais le gardien nantais le contre, Aubame reprend du droit et glisse le ballon dans un trou de souris. OM 2 - Nantes 0.

Derrière Mounbagna remplace le double buteur olympien du soir Aubameyang. Le Camerounais se met vite en évidence par deux fois mais sans succès.

La défense a été solide. Bamo Meïté impeccable aux côtés de M’Bemba et Balerdi. Sarr a été énorme, Aubameyang a scoré deux fois quand il le fallait, c’est tout ce qu’on lui demande mais il est généreux en plus dans le replacement.

Cleanshit, 3 points. Que demander de plus à un groupe où chacun est concerné, fantastiquement coaché ? De continuer parce qu’il nous régale par sa volonté et son talent montant. Car ce collectif peut encore monter d’un cran.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

samedi 9 mars 2024

ENVOYEZ ENCORE DU JAUNE !

 Quatre à zéro, fada. Quatre…… à……. zéro….. Je te demande pardon lectrice ou lecteur de la communauté olympienne, mais je ne suis toujours pas descendu du petit nuage où nous ont mis les joueurs jeudi soir.


Jean-Louis Gasset s’est empressé de le dire en conf’, réjouissons-nous, restons confiants sans tomber dans l’euphorie. Chaque match propose une histoire différente. Personne ne peut appliquer les mêmes recettes d’une rencontre à l’autre. Il y a toujours une adaptation à trouver en fonction de l’adversaire, un rythme à réimposer, retrouver sa fraîcheur en cours de route, car les jambes sont lourdes trois jours après un match de coupe d’Europe.


Après avoir pulvérisé le sous-marin jaune de Villareal et son fade pilote Marcelino, les joueurs marseillais trouveront Nantes sur leur chemin dès ce soir sur la pelouse du Vélodrome. Un club qui nous a souvent emmerdé ici, sachons le reconnaître, et cela quelle que soit sa position au classement, raison pour laquelle il ne faut pas s’attacher à celle qu’il occupe en ce moment.


Alors, on a beau se dire que la joie qui est la nôtre depuis jeudi ne doit pas s’arrêter. Nous avons trop souffert depuis le début de la saison pour repartir à la maison la queue entre les jambes après un nul ou une défaite. Nous avons trop musardé en chemin et il y a des points à remonter, des places à grappiller pour nous replacer dans la course au podium. Je ne pense pas me tromper en disant que les joueurs sont sur la même longueur d’ondes que nous.


On voit du ballon, une équipe qui va de l’avant, qui construit son match et qui claque des buts, on se régale, envoyez encore : Après les jaune de Villareal, pulvérisez les jaune de Nantes. Envoyez du jaune. Celui du soleil et celui du pastis et de la convivialité, du partage et de la rigolade. Remettez-nous ça, messieurs, on veut kiffer jusqu’au bout.


Preuve que tout va bien, tu te préoccupes de la compo pour ce soir ? Moi, non. Ce n’est pas de la confiance aveugle ni de l’euphorie, juste le sentiment que le train est sur les bons rails.

Pourvu que ça dure.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

jeudi 7 mars 2024

MARCELINO PREND 4 TAQUETS DANS LA BOUCHE !

Il fallait être au stade ce soir pour vivre cette formidable soirée. L’une de celles dont on se souviendra, qui sonne le renouveau de l’OM. Car on est là désormais, de retour, c’est un fait.

 La première mi-temps s’est déroulée comme dans un rêve, c’est vrai, mais les hommes de Marcelino ont fait illusion avant le 1er but olympien. Ils avaient moins souvent le ballon que les nôtres mais on sentait bien que dans l’utilisation, les espagnols avaient de la qualité technique, de la coordination dans les mouvements, sans compter qu’ils n’hésitaient pas à mettre des coups, faire des fautes intelligentes, se traîner au sol au moindre contact, ou perdre du temps dans les remises en jeu. Je pense que nous sommes un certain nombre à nous être dits qu’ils seraient coriaces à sortir. Et puis l’OM a frappé.

23e M’Bemba trouve N’Diaye dans la profondeur. Le petit sénégalais se met à tricoter avec le ballon, semble tourner le dos au jeu mais décale Clauss sur sa droite qui centre, Vérétout reprend de la tête… but… le stade explose. OM 1 - Villareal 0

28e Merlin et Harit combinent côté gauche, Harit tente le centre, le ballon est contré mais le ballon revient vers le but, un défenseur espagnol s’affole et commet un opportun CSC.

OM 2 - Villareal 0

34e N’Diaye qui a du feu dans les jambes prend le ballon va vers le but, arme pied droit… sa frappe est mise en corner.

38e Sur un corner on a peur que M’Bemba n’ait contré un ballon de la main mais il a mis la tête en opposition. Le contre va à 2000 avec Sarr très en jambe qui part en profondeur, il est fauché dans la surface. L’arbitre ne donne pas pénalty tout de suite, c’est la VAR qui signale. Après visionnage il l’accorde. Aubameyang transforme. OM 3 - Villareal 0

À la mi-temps Marcelino fait 3 changements. Son équipe semble vouloir prendre les choses en main mais derrière M’Bemba et Balerdi ferment tout depuis le début du match. Mais c’est à la 53e qu’à la suite d’un nouveau beau mouvement, N’Diaye face au but met à côté alors qu’il était idéalement placé.

59e Harit attend le bon moment pour lancer Aubameyang côté gauche entre deux défenseurs, le buteur olympien semble centrer, on croit tous que c’est foiré mais il trouve le petit filet opposé. Au vu du ralenti au stade il est manifeste qu’il a parfaitement réussi ce qu’il voulait faire. OM 4 - Villareal 0

On vient juste de reprendre que Moreno, sans doute humilié par la tournure des évènements se rend coupable d’une grosse faute sur Sarr. Carton rouge. 

72e Gros cafouillage sur le but de Reina. Les espagnols arrivent à se dégager.

80e Alors que ça tourne autour de la surface espagnole, le ballon arrive sur Merlin qui tente la frappe. au-dessus.

Comment détacher un joueur, des joueurs, de la performance collective produite ce soir. On est heureux d’avoir retrouvé le N’Diaye que nous attendions en début de saison, le Sarr que nous avions connu ailleurs, un Balerdi impérial mais indissociable de son partenaire M’Bemba. Et rendez-vous compte, Pau Lopez n’a rien eu à faire. Et pourtant il y avait de la qualité en face, mais l’OM en voulait plus et surtout aura montré plus de puissance et de tranchant.

L’OM a mis ce soir 4 taquets dans la bouche de Marcelino qui regrettera longtemps ses propos malgré ses dénégations.

Attention à la remontada au retour. On est qu’à la mi-temps. Oui, je sais je déconne… quoi que.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

mercredi 6 mars 2024

CE PARFUM SPÉCIAL…

 C’est un jour spécial !

Quand tu es supporter de l’OM et que tu es au matin d’un jour de Coupe d’Europe, l’odeur n’est pas la même.


Ce soir, l’OM nous donnera des informations très précieuses sur la consistance des progrès affichés au cours de ses trois derniers matchs depuis l’arrivée du nouveau coach. En faisant un résultat positif, le groupe entrouvrirait une sérieuse porte vers une belle fin de saison qui mobiliserait tous les joueurs.


Villareal est un test d’un autre calibre que les 3 derniers clubs rencontrés. Pour autant, nous voulons croire qu’il s’agit d’une équipe à notre portée, pour peu que nous confirmions notre niveau. Le groupe s’élargit avec le retour progressif des blessés. Vérétout et Kondogbia qui ont été volontairement préservés par exemple auront un rôle important à jouer ce soir au milieu du terrain. Ils ne seront pas les seuls, certes, car tous les autres joueurs, quels que soient leur poste, devront se mettre à 120% de leurs possibilités s’ils veulent se donner des chances de passer ce tour. Oui, c’est possible.


Gasset, après avoir rafraîchi les têtes, replacé un certain nombre de principes de jeu a sûrement remonté ses exigences d’un cran. Il y encore de beaux axes de progression et il le sait car nous avons la chance d’avoir un coach très solide, un fin technicien capable de passer des messages et de mettre une architecture de jeu complexe en place.


Ce n’est pas tant l’utilisation du 4-3-3 qu’il fallait reprocher à Gattuso, c’est que son application par les joueurs le figeait dans une animation engoncée, lisible et laborieuse. Il faut s’attendre à éprouver quelques difficultés chez les tacticiens pour lire le dispositif mis en place par Gasset car en fonction de la zone où se trouvera le ballon, selon que nous l’ayons ou pas, il y aura des modulations passionnantes à suivre.


Le football, c’est le mouvement, des appels, des compensations, des décalages, des propositions au porteur du ballon et l’envie d’aller de l’avant ensemble dans un système compris par tous. Encore faut-il les joueurs capables d’interpréter la partition technique de la meilleure manière. C’est sur ce point-là qu’il faut se montrer curieux de ce match.


Nous allons jauger vraiment la qualité de l’effectif. Nous avons trop entendu les plus démoralisés d’entre nous signaler que les joueurs n’étaient tout simplement pas au niveau, que le recrutement estival avait été foiré. Ceux-là ne se sont pas encore tout à fait tus. Ils attendent que la concurrence s’élève.


Il faudra se montrer d’autant plus fort qu’en face ça joue bien au ballon. Ça te laisse la maîtrise du jeu, ça sait résister derrière, et il y a ce qu’il faut au milieu pour aller très vite te planter au moment opportun où tu t’es déséquilibré. Villareal est une équipe intelligente dont il faudra se méfier.


 Bref, rendez-vous ce soir au Vélodrome pour porter l’OM vers les quarts. Les espagnols sont bons, ils ont remporté l’Europa League, mais on craint dégun.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert