samedi 9 décembre 2023

SURTOUT PAS DE RELÂCHEMENT !

 Lectrice, lecteur de ce blog qui ne peut intéresser que des personnes attachées au destin de l’Olympique de Marseille, je m’empresse de te saluer avant de te remercier de passer par là, semaine après semaine, sur cet espace où je commente du bout du doigt et sans génie particulier la vie du club. J’ai beau veiller à produire un regard original, pointer des éléments qui n’apparaîtraient pas ailleurs mais je n’y parviens que rarement, je pense plutôt que la seule originalité consiste à ne pas écrire de conneries, forcer la vision, faire ce que certains se permettent sans vergogne, multiplier les avis d’un l’instant et tant pis si les faits les démentent, il leur suffit de dire le contraire le lendemain et c’est bon. Je dis tout ça avec bien plus d’amusement que d’amertume.


Donc ce soir il faudra se coltiner Lorient chez eux. Cette équipe, on pourrait dire pour la situer qu’elle se trouve entre nos deux derniers adversaires en terme de valeur : derrière Rennes (qui n’a pas su l’emporter face à Lens à domicile), et devant Lyon qui de toute façon pointe derrière tout le monde, peuchkine.


Alors attention, le week-end dernier les bretons sont allés faire le nul à Toulouse avec un but à la dernière minute de… Bamba Dieng. Le jeune sénégalais était entré sur le terrain à la 66e minute de jeu en même temps qu’un autre ex-olympien en la personne de Benjamin Mendy. J’ignore si leur coach les alignera ou pas d’entrée mais attention à cette équipe qui a besoin de points pour se sortir de la zone dangereuse.


Nous jouerons dans ce stade qui nous réussit plutôt généralement, pas très loin du petit port étroit de cette ville de pêche et de folklore avec son fameux festival interceltique. Il ne faut pas arriver en territoire conquis. J’ai noté avec satisfaction que Gattuso avait conscience du risque de relâchement après 3 victoires consécutives, ce qui n’était jamais arrivé cette saison. La mise en garde du coach italien mérite d’être saluée car on a connu des coachs qui se sont relâchés au moment d’aller voir des petits clubs. En fait, Lorient peut toujours tourner au piège si tu fais pas gaffe.


Tu débarques sur la paisible côte bretonne. Les gens sont accueillants, les paysages sont magnifiques, les amateurs de foot se pointent à l’hôtel, les supporters de l’OM du coin te font te sentir presque à la maison mais en même temps tu es loin de l’agitation et de l’immensité marseillaises. Ton niveau de vigilance s’abaisse presque naturellement. Il ne faut pas. C’est simple. Attention au relâchement. Tu concèdes quoi que ce soit à ta motivation contre ce genre de petite équipe euphorisée par la lumière des caméras du dimanche soir, dans un match contre le grand OM… t’es mort.


La grande question du week-end est de savoir si Gattuso maintiendra le 3-5-2 ou non.


Je ne donnerai aucun avis, disposant de trop peu d’éléments pour me prononcer. Seul le coach les tient dans ses mains. J’ai trouvé Lyon bien trop faible dimanche dernier pour affirmer que ce doit être notre système désormais, et il semble que les joueurs soient entrés dans une phase de regain physique leur permettant de tenir tout le match et de mordre dans le ballon. Perdraient-ils ces valeurs ajoutées en revenant au 4-2-3-1 ? Pas sûr ! La paire Aubameyang-Vitinha sera-t-elle reconduite ? La logique voudrait que oui mais notre entraîneur a le droit de sentir les choses autrement.


Ce soir, nous attendons surtout la confirmation d’un déclic olympien. Il faut grappiller des points pour revenir sur ceux qui nous précèdent. Allez, j’arrête là, qu’est-ce que t’en penses ? Ça va, non ?


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

mercredi 6 décembre 2023

L’OM ENFONCE LE FC LYON !

Et nous repartons une nouvelle fois à la maison avec la banane, prêts pour une bonne nuit avec des étoiles dans les yeux.

Le stade n’était pas plein en raison d’une tarification trop lourde pour un match en semaine opposant le 9e au dernier du championnat. Cela n’a pas empêché les supporters de se montrer d’entrée bien plus chauds que dimanche contre Rennes, la volonté d’enfoncer un club lyonnais aux abois était trop forte.


S’il a fallu attendre la 6e minute pour voir une première grosse frappe de Vérétout servi en retrait, juste au-dessus, ce fût ensuite un régal de retrouver une équipe marseillaise avec des morts de faim qui voulaient manger tous les ballons, ne laissant même pas les miettes à leurs adversaires.


La première mi-temps fût de loin la meilleure réalisée par l’OM depuis le début de la saison et laissa supporters du stade où personne ne sentait le froid, et du canapé sur un petit nuage.

Deux buts sanctionnèrent la domination olympienne suite à deux déboulés d’Aubameyang côté gauche, le premier pour Vitinha, le second pour Murillo (21e) et (25e).


Les lyonnais qui portaient un de ces maillots que personne n’oserait mettre même dans une soirée déguisée, n’exerçaient pas de pressing, ne contentant d’attendre les Olympiens en position médiane. Leurs contre-attaques (ils prirent beaucoup de seconds ballons aux marseillais, et c’est dommage), n’allaient jamais très loin, Pau Lopez bien couvert par ses défenseurs n’avait finalement pas grand chose à faire, contrairement à son vis-à-vis portugais qui dut s’employer sur une reprise de Vérétout sur une remise d’Aubameyang que tout le stade voyait déjà au fond (35e).

OM 3 - Lyon 0.


À la reprise, un frisson parcourait le Vélodrome quand Nuamah s’infiltrait impunément dans la surface manquant de très peu réduire le score. Mais le chef d’œuvre du match intervenait à la 55e quand Vitinha allait disputer un ballon en pointe, bousculé, il parvenait à se relever et s’arracher pour récupérer le ballon, et centrer en retrait pour Aubameyang qui profitait d’un léger rebond pour expédier une mine dans les cages de Lopes pris à contrepied.


On croyait au 4e but par Vitinha à la 67e mais il était refusé pour une main pas évidente de Gigot à la lutte pour la conquête du ballon.


Difficile de dire face à la faiblesse lyonnaise, le plus mauvais Lyon de ces 20 dernières années, ce qui peut expliquer un tel changement dans le comportement des joueurs de Gattuso entre les ambitions lyonnaises perdues et le 3-5-2 organisé par le coach italien que certains réclamaient à corps et à cris. 


Il faut ce soir néanmoins unir l’équipe sous ce compliment que nous n’aurons jamais eu l’occasion de lui adresser cette saison : celui que l’on doit à son envie, sa volonté sans faille de faire vivre le ballon, de mettre de la conviction dans tous ses gestes. Personne ne s’est planqué, c’est une victoire collective, avec de la maîtrise, des gestes justes, bref, de la moëlle… enfin.


Ce soir, et c’est une bonne surprise, les marseillais ont enfoncé les lyonnais, leur mettant sans pitié la tête sous l’eau en espérant qu’ils se nèguent. Nouveau cleansheet. Nous voilà à 7 points de la 3e place monégasque. On peut espérer un déclic après ce match-référence que nous attendions tous



Vive le grand Roger Magnusson

Thierry B. Audibert

mardi 5 décembre 2023

OM, ENCORE 3 POINTS STP !

 Bonjour supportrice, supporter, amateurs de lecture olympienne qui aiment aller un peu plus loin que la lecture de tweets lapidaires et souvent agressifs. Bienvenue une fois encore dans l’océan calme du rythme lent et profond de la pensée qui se déroule comme un tapis doux et moelleux.


Cette saison, on ne peut pas dire qu’on attend les matchs de l’OM avec gourmandise. Je le constate à mon envie moins intense d’écrire avant une rencontre. Ça commence à un peu plus prendre le goût sucré-salé de la routine, voilà qui ne me plait guère.


Est-ce que je vieillis et que mon enthousiasme naturel se tasse ? Ou bien est-ce le niveau de l’équipe qui ne m’incline pas à l’attente fébrile qui était encore la mienne la saison dernière. Je ne suis pas le seul dans cette situation. Cette saison, on est juste en train de la subir plutôt que de la savourer.


Ce soir se jouera enfin le fameux OM-FC Lyon qui fit l’objet d’un report après ce douloureux événement des bus lyonnais caillassés, particulièrement celui des joueurs et la blessure subie par leur entraîneur de l’époque (ça va vite le football).


C’est quand même fou que je me dise que je suis loin de penser que nous allons remporter ce match. C’était déjà le cas avant celui qui fût reporté mais là c’est pire. Ils seront plus frais que nous, ils ont un entraîneur transitoire, ou pas… qui semble apprécié par les joueurs, ils ont besoin de points et disons-le, je n’arrive pas à penser qu’ils sont si mauvais que cela, en témoigne leur rencontre à Lens le week-end dernier.


Il nous manque du monde. Outre Rongier qui en a pour longtemps et que je cite pour ne pas l’oublier, N’Diaye sera suspendu, Corréa est blessé mais on s’en fout un peu, Kondogbia est incertain. Mais nous récupérons enfin Pape Gueye, lequel n’a pas joué en compétition depuis fort longtemps, ce qui pose question par rapport à une titularisation d’entrée si jamais Kondogbia qui s’impose progressivement en patron de l’équipe est obligé de renoncer.


On veut toujours que l’OM gagne mais là plus que jamais. D’abord parce que ce serait un plaisir supplémentaire de laisser le FC Lyon dans la merde où ses performances sportives l’ont mis, mais aussi parce que nous avons besoin d’une 3e victoire consécutive après Ajax et Rennes, ce qui ne nous est jamais arrivé depuis le début de cet exercice 2023-2024.


Dans quel état seront les troupes qui ont joué dimanche soir. Les joueurs sauront-ils se faire mal pour arracher le gain des trois points avec les dents ? C’est ce que nous sommes curieux de voir.


Devant, ça déroule et il n’est plus possible de laisser encore filer ce petit monde si nous voulons entretenir encore un peu l’espoir de les radaguer en 2e partie de saison.


C’est tout ce que j’avais à dire. On ne sait pas qui sera placé sur le côté gauche, Gattuso a fait des cachoteries en conf’, mais ce sera au moins la surprise.


Alors, tu vas me dire, Thierry tu es bien gentil mais tout ce que tu viens d’écrire on le savait. Et je te dirais que tu as raison, mais l’OM sans doute par ce qu’il dégage cette année ne m’inspire rien d’autre. Et puis c’est l’hiver, Noël qui n’est pas si agréable que ça parce que ça te fait penser encore plus à ceux qui ne sont plus là (les anciens comme moi sommes plus victimes de ce syndrome). Et puis l’actualité est démoralisante. Voilà…


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

dimanche 3 décembre 2023

UN OM MÉDIOCRE PREND 3 POINTS

 Allez, nous allons passer une bonne nuit.

C’est tellement con un supporter que même quand tu sais que ton équipe ne tourne pas, qu’il lui manque cette capacité à se faire respecter et craindre par l’adversaire, tu vas quand même au stade en espérant que cette fois ça va le faire… et que dalle, parfois.


La 1re mi-temps a été à sens unique mais ce sont les rennais qui obtinrent les meilleures stats, aussi bien dans la possession, le nombre de passes réussies, les centres, les corners (aucun pour l’OM, 4 pour le Stade Rennais). Et pourtant ce sont les Olympiens qui étaient devant au score au moment où l’arbitre renvoyait les deux équipes aux vestiaires.


L’OM avait ouvert la marque suite à un pénalty obtenu par N’Diaye après un échange avec Harit, le petit Sénégalais se voyait touché dans la surface, certes légèrement mais de façon suffisante à se voir déséquilibré. Encore chaud suite à ses 2 réussites ici-même contre l’Ajax, Aubameyang ne laissait aucune chance à Mandanda furieux de se faire prendre. (8e) OM 1 - Rennes 0


Malheureusement, il fallut attendre la 20e minute ensuite pour voir l’OM dans la surface adverse et comme je le laissais supposer en évoquant les statistiques, les hommes de Gattuso, incapables d’aligner 3 passes, passèrent leur temps dans leurs trente mètres, les rennais heureusement maladroits les pressant très haut.


La deuxième mi-temps semblait repartir sur les mêmes bases mais elle devint un peu plus folle à partir de la 61e quand un rennais se faisait expulser directement après un coup sur Kondogbia. Quelques secondes plus tard, Ounahi se souvenait enfin de comment il s’appelle, prenant le ballon à 50 mètres du but de Mandanda, il se lançait dans un raid ondoyant plein de conviction avant d’expédier un bolide sous la transversale du gardien rennais. OM 2 - Rennes 0


Las, Iliman N’Diaye se lançant à son tour dans un raid pour ne pas être en reste, poussait un peu trop son ballon et commettait une semelle considérée comme dangereuse par l’arbitre qui expulsait le petit attaquant. On respirait, à 10 contre 10 c’était peut-être mieux pour nous compte-tenu de notre incapacité à gérer la supériorité numérique.


78e Harit inscrit un but à la suite d’un beau mouvement mais l’arbitre annule suite à l’intervention de la VAR.


S’ensuivront une ou deux situations chaudes sur le but de Lopez mais sans conséquences. Les rennais ont baissé de pied à partir de la fin de la 1re mi-temps. Il y eut beaucoup de déchets techniques mais il ne faut pas perdre de vue que les deux équipes ont joué en Coupe d’Europe il y a 3 jours.


C’était pas beau mais ça passe. On est mauvais comme on a rarement vu une équipe olympienne l’être mais on prend 3 points dans ce presque marasme qui est le nôtre en championnat. On va pas se plaindre. Ça valait le coup de braver le froid. Vivement la trêve hivernale pour qu’il se passe quelque chose, des retouches adroites, une vraie préparation foncière… quelque chose, merde.

 

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

samedi 2 décembre 2023

OH L’OM, REDRESSE LA BARRE, VITE !

 Cher.e.s ami.e.s supporters.trices, on y retourne dès ce soir.

Après cette victoire-qualification en Europa League contre une équipe d’Ajax emmerdante mais à notre portée, retour vers cette situation pour l’instant plus caca que cata qui est la nôtre en championnat et dont il faut s’inquiéter.


Celle-ci est d’autant plus préoccupante que nous recevrons le Stade Rennais qui vient de changer d’entraîneur en récupérant Julien Stephan, lequel semble avoir déjà fait du bien à son ex-nouveau club. Un Rennes plutôt mal parti lui aussi dans cet exercice 2023-2024 mais qui se trouve juste un point devant nous (nous avons certes un match en retard) alors qu’il est à chaque début de saison annoncé dans le top 5.


Verra-t-on sur la pelouse du Vélodrome des effets bénéfiques et euphorisants de la victoire à l’arrache de jeudi soir contre Ajax ? Nous ne pouvons que nous le souhaiter alors qu’on devrait se peler les appareils reproducteurs sur les gradins d’un stade qui, fort heureusement, nous protège un peu mieux des météos cruelles que ses versions précédentes.


On a perdu Correa, et c’est bien embêtant (si tu rigoles tu as raison, c’est fait exprès), sans doute que Gattuso nous mettra N’Diaye à gauche, à moins qu’il ne tente autre chose, nous verrons bien. Je ne me prends plus la tête avec les choix potentiels de l’entraîneur. Alerte toutefois sur Veretout dont La Provence nous apprend ce matin dans l’article de Jean-Claude Leblois qu’il n’a pas pris part à la séance collective hier.


Cette équipe olympienne ne nous surprend plus dans sa médiocrité. Je sais que je suis dur mais comme vous tous j’en ai marre de la voir sans idée directrice forte, cette désagréable sensation qu’elle attaque au petit bonheur la chance et qu’elle peut se faire trouer par la première action tranchante du camp d’en face.


Il est évident que si nous sommes incapables rapidement de retourner la situation en faisant une série de 3 ou 4 victoires d’affilée, alors la saison sera longue en attendant une élimination en Europa League et d’hypothétiques matchs de Coupe de France, si encore nous avions la bonne idée de passer le 1er tour.


Ce que nous avons vu de notre équipe jeudi soir n’est en aucune manière susceptible de nous rassurer, de nous permettre d’envisager remonter vers nos ambitions initiales.

 

Les joueurs ne manquent pourtant pas de volonté. Ils ne sont pas dénués de talent, mais une chose proche de la peur commence à se faire sentir dans certaines prises de balles, certaines courses, il y a des micro retards dans les décisions, des appels mous, des touches en trop qui ralentissent (sans Correa ça ira mieux de ce côté-là).

Il est temps que l’OM se débarrasse de ses complexes, de cette culpabilité qu’il traîne (peut-être… j’imagine bêtement qu’ils portent une certaine conscience professionnelle) de leur élimination prématurée en Ligue des Champions.


Le football se joue en partie avec la tête. C’est aux joueurs de remettre la leur à l’endroit. Ils ont joué jeudi mais leurs adversaires aussi.


Il y a de bonnes nouvelles : Sarr et Aubameyang sont peut-être en regain de forme, et si Harit pouvait sortir une partie digne des grands soirs, on pourrait espérer. À condition que ça tienne derrière et que Pau Lopez soit encore décisif. Nous ne sommes malheureusement sûrs de rien avec cette équipe… enfin… si… on va encore souffrir. J’écris cela bien entendu en souhaitant de tout mon cœur que les joueurs me donnent tort. Qu’ils redressent la barre, maintenant !


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


jeudi 30 novembre 2023

ON REVIENT DE LOIN !

 Les matchs se suivent et se ressemblent par l’amertume qu’ils dégagent par leur contenu et leurs résultats même si ce soir l’affaire s’est bien terminée dans le temps réglementaire alors qu’on se résolvait à rentrer encore une fois la tête basse à la maison.

Si les supporters olympiens se sont rendus de bonne humeur au stade ce soir, parce que c’est dans leur nature, on ne notait pas la même ferveur, la même exubérance que d’habitude. Jeudi soir oblige, beaucoup arrivèrent au dernier moment au point que si les rangs semblaient clairesemés à quelques minutes du coup d’envoi, ils finirent par se garnir.


Malheureusement, si le stade était prêt à se faire soulever, on ne peut guère compter sur l’OM de cette saison pour nous envoyer au paradis.

Trois fois les Olympiens prirent logiquement l’avantage au score, trois fois ils se firent rejoindre suite à des placements hasardeux d’une défense aux abois.


Pourtant, après avoir inscrit leur 3e but suite à un superbe retourné d’Aubameyang sur un centre d’Harit, les Phocéens se retrouvaient en supériorité numérique, et malgré cela ils se firent rejoindre à nouveau.


Il y avait du mieux ce soir dans la volonté mais les carences moultes fois constatées dans les matchs précédents se sont retrouvées. Je ne les énoncerai pas.


Cette sensation étrange que cette équipe construit son animation offensive au petit bonheur la chance sans savoir elle-même où elle va. Quelques fulgurances mais trop peu et souvent inabouties.

Quant à la défense, elle a failli porter ce soir le poids d’une nouvelle contreperformance contre une équipe moyenne largement à la portée de nos joueurs, mais il y eut ce petit miracle comme contre Athènes, de cette faute de main du gardien de but l’obligeant à commettre une faute. L’arbitre sifflait penalty, Aubameyang le transformait, signant un hat-trick par la même occasion.


Tout est bien qui finit bien. Je voudrais ressortir Pau Lopez qui fit deux arrêts importants même s’il ne sort pas assez vite sur Brobbey pour le premier but hollandais (9e). Aubameyang est l’autre grand homme du match. Pour les autres, à l’exception de Corréa encore insuffisant, on accordera une note moyenne d’ensemble. Sarr est sur le chemin du retour.


On revient de loin néanmoins, car laisser le ballon comme on l’a fait encore une fois contre une équipe réduite à dix, c’est impardonnable. Le stade chante mais nos problèmes sont très loin d’être réglés.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


mercredi 29 novembre 2023

COMBLER LA DENT ABSENTE ?

 Mes amitiés, supporter, supportrice qui passe régulièrement sur ce blog

De quoi souffre l’OM ? C’était encore la grande question cette semaine après le très insuffisant match nul des Olympiens à Strasbourg, une équipe qui paraissait encore une fois largement à leur portée. Il va de soi que chacun y est allé de la sienne.


On a parlé d’erreurs de recrutement avec des recrues qui peinent à se mettre à la hauteur des espoirs qu’elles ont toutes suscités à leur signature. On a soulevé le problème du changement de jeu de Tudor à Marcelino qui aurait perturbé la machine. On reproche maintenant à Gattuso de ne pas faire évoluer son système vers un un 3-5-2 qui serait une panacée pour certains. Le coach italien évoque non sans raison des faiblesses foncières qui empêcheraient les joueurs de se livrer pendant 90 minutes. On cible aussi des faiblesses mentales, un manque de leader, d’aboyeur et ce sont les impitoyables guerriers que furent Bernard Pardo et Marcel Dib qui sont venus sur La Provence cette semaine confirmer ce que nous pouvions déjà constater tous seuls.


Il me semble que chaque joueur de cette équipe pourrait être très satisfaisant dans un collectif qui tourne bien.


Nous le savons, une équipe de football tient son équilibre et sa pleine expression à partir de notions très fragiles, infra-humaines oserais-je dire, tant nous sommes les un.e.s et les autres toujours à la recherche du meilleur pour le nôtre afin d’exprimer nos pleins potentiels. C’est encore plus difficile pour une équipe et c’est tout le sel, l’intérêt du football, ce mystère, cette chose impalpable de la part mentale inconsciente dans la production de la performance.


Nos difficultés pourraient être ailleurs, aussi… après tout.


Avez-vous déjà fait cette expérience très connue en kinésiologie ? Alors attention, je ne vous vends pas ici cette discipline que je ne maîtrise pas et à laquelle je ne fais jamais appel, je vois un ostéopathe régulièrement et ça s’arrête là, ce dont je vous parle est une chose plutôt répandue. Une chiropractrice que je voyais à une époque me demande un jour s’il me manquait une dent. Je lui réponds par l’affirmative, dans le fond, côté gauche. Elle me demande de tendre le bras, pose le sien sous mon poignet et me demande de l’abaisser. Impossible. Elle prend un bout de gaze et le place à l’endroit de la dent absente, je retends le bras, et là aucun problème à le baisser malgré qu’elle exerce une force contraire pour m’en empêcher. Les sportifs de haut niveau vont régulièrement voir le dentiste car il se passe dans la bouche des choses fondamentales pour la production de l’énergie. Cela m’entraîne la réflexion suivante.


En loupant la marche pour la qualif’ en Ligue des Champions, ce qui au-delà de la déception sportive a entraîné de grosses conséquences financières en terme de salaires et primes pour les joueurs, et pour l’équilibre budgétaire, est-ce que les joueurs n’ont pas fait perdre une dent au club ? On apprenait hier que la masse salariale va passer sous le contrôle de la DNCG, ce qui n’est pas catastrophique, mais pas anodin non plus.


Les joueurs sont-ils seulement payés en temps et en heure ?


Est-ce qu’ainsi, les joueurs, le board, le staff, ne vivent pas avec un manque qui aujourd’hui, et depuis le départ de la saison altère nettement la qualité de leurs productions.


Peut-être que s’il manque une dent, qu’il faut s’empresser de repérer où et de combler le vide par quelque moyen que ce soit, au risque d’en perdre d’autres avant la trêve hivernale, ce qui serait encore plus difficile à rattraper.


Sinon ce soir, on ira se cailler devant OM-Ajax… sans trop d’espoir que cela s’améliore vite.


Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert