samedi 6 mai 2023

TUDOR A CHOISI DE JOUER À 10…

 On attendait ce match avec impatience, il a finalement débouché sur une grosse désillusion.

Tudor avait choisi de titulariser Malinovskyi. Pour le reste il il n’y avait pas de surprise. Les deux équipes ont mutuellement essayé d’imposer leur jeu à l’autre dés les premières minute et l’OM a semblé s’asseoir dans cette rencontre un peu mieux que son adversaire. Cela se passait tellement bien que Damso se prenait un peu les pieds dans le tapis devant Sanchez lequel allait au contact lui piquer le ballon, (le lensois s’écroulait) et le chilien marquait (8e). Mais…


L’arbitre qui avait accordé le but était appelé par la VAR et jugeait que le contact pouvait être de nature à provoquer une faute et l’annulait. J’avais personnellement choisi d’entrée d’attendre le ralenti avant de fêter vraiment ce but et je pense qu’à partir du moment où la VAR l’avait appelé, Turpin ne pouvait pas ne pas annuler ce but en raison de deux contacts en haut et en bas. Si le chilien avait au moins levé les bras, ça passait. Mais il a posé le droit sur l’épaule du défenseur.


Par la suite, Clauss avait mal négocié une situation sur son côté droit ne pouvant mieux faire que de toucher le petit filet gauche de Samba.


Mails il y eut aussi deux frappes aux 20 mètres de Seko Fofana sans qu’un olympien ne sorte sur lui. Il trouvait le poteau sur la première mais c’était la lucarne sur la seconde. À 1-0 pour les lensois cela devenait difficile et on restait sur ce score malgré une belle frappe de Vérétout sur laquelle Samba se déployait magnifiquement.


Au cours de cette première mi-temps, l’ensemble des olympiens s’étaient battus à l’exception du fantôme Malinovskyi dont on se demande pourquoi Tudor le laissa aussi longtemps sur le terrain.


Sanchez blessé sortait pour Vitinha et c’était le seul changement à la mi-temps.

La deuxième période fût pour les lensois. L’absence de Sanchez pesait sur l’OM, les ballons revenaient plus vite et les hommes de Franck Haise multipliaient les vagues et sur l’une d’elles c’est Openda qui reprenait un centre de la tête après que Balerdi se soit fait bouffer côté droit.


2-0, la messe était dite. Tudor envoyait Payet, Guendouzi, et Kaboré à la… 75e minute… beaucoup trop tard. Il était manifeste que Malinovskyi n’y était pas depuis les premières minutes. L’Ukrainien était à côté de ses pompes.


Et de fait, à la 85e sur une remontée de balle de Guendouzi qui donnait à Rongier, Payet démontrait qu’il a encore la capacité à créer du danger et marquer. Mais c’était trop tard. Il y avait une dernière opportunité avec Tavares à la dernière seconde qui choisissait une frappe qui s’envolait alors que Vérétout était bien placé mais c’était pas évident.


Le match a mal tourné. D’abord avec l’intervention de la VAR… celle-là même qui n’avait pas bronché à Paris sur une main parisienne, car le but avait été initialement accordé par Turpin. Puis il y eut de la désorganisation avec les sorties de Sanchez et Gigot. Il faut déplorer l’énorme erreur de laisser Fofana frapper à une distance où il est mortel. Mais Tudor a une grosse responsabilité en ne réagissant pas aux errements de Malinovskyi. Il a choisi de jouer à 10 pendant 75 minutes. C’est un scandale.


Les lensois nous devancent de 2 points désormais… ça va être très compliqué.

Les lensois méritent leur victoire. On doit être présent dans ces moments. Tant pis pour nous.


Vive le grand Roger Magnusson !


Thierry B. Audibert 


vendredi 5 mai 2023

CE SOIR, NOUS SAURONS !

 Je te connais, peuple de l’OM. Je te devine sans magie.

Hier au soir tu t’es couché et endormi en pensant au match d’aujourd’hui. Dès que tu as ouvert les yeux ce matin, avant même d’aller pisser, ou sur le trajet vers la cuvette, tu t’es demandé comment serait l’OM dans cette rencontre qui l’attend à Lens, et tu t’es gonflé d’espoir que ton équipe frappe un grand coup.


Nous ne pensons qu’à ça depuis dimanche dernier et le moment est venu. Nous le sentons déjà, rempli de tension, de poudre, d’adrénaline et nous sommes pressés d’en finir. On est prêts ! L’OM aussi, je crois.


Toute la France du football aura d’ailleurs les yeux rivés sur la pelouse du stade Bollaert pour savoir enfin quelle est la meilleure des deux équipes. Pour l’anecdote, il se trouve que j’ai parmi mes bons amis un supporter du PSG. Et oui… Attention, un vrai, un ancien qui était là bien avant les qataris, et qui du reste n’est pas très fier et très heureux de ce qu’il se passe dans son club, et il me disait cette semaine qu’il regarderait ce Lens-OM avec beaucoup d’attention pour la certitude de voir un vrai beau match de ballon entre deux équipes proches l’une de l’autre.


Ce sera un match capital mais son impact ne sera pas définitif, que l’Olympique de Marseille l’emporte ou non. Vainqueur ou vaincu, chaque club aura la possibilité de revenir sur l’autre, même si une avance de 4 points pour l’OM à l’issue de la rencontre donnerait des indications fortes sur la suite.


Le Racing Club de Lens jouera devant son public. Cette équipe a des certitudes sur le plan collectif et compte en son sein des individualités capables de faire basculer le match. C’est la meilleure attaque à domicile, elle poursuit une progression cohérente, fraîche, sympathique. Il n’y a pas de vedette, si ce n’est Seko Fofana qui s’est révélé là-bas, qui leur a permis de marquer pas mal de buts, et Openda lequel carbure en ce moment.


Mais l’OM arrivera dans le Nord avec d’autres certitudes et de hautes ambitions. Meilleure équipe à l’extérieur, quelle que soit l’ambiance dans le Stade, avec une authentique star à sa pointe, des internationaux, un coach avec une grosse expérience de joueur qui a également réussi à se faire apprécier de tous. Et l’OM, avec les matchs de Ligue des Champions connait parfaitement la somme de concentration, de détermination, de précision, d’intensité, de sang-froid, de maîtrise technique et d’instinct de tueur qu’il faut déployer pour remporter ce genre de rencontre.


Je ne suis pas en train de dire que notre équipe sortira vainqueur de ce crunch, c’est pas le moment de titiller les dieux du football, mais je pense qu’elle n’a aucune raison d’avoir peur au moment du coup d’envoi. Maintenant, il ne faudra pas prendre de haut nos adversaires du jour en leur laissant le ballon de façon magnanime. Il va falloir les respecter en gagnant le plus de duels possibles, en répondant sans reculer aux défis physiques et techniques.


Il ne devrait pas y avoir de surprise particulière dans la compo de Tudor. Je vois Guendouzi faire son retour derrière Sanchez. Il y a une petite incertitude côté piston : Tavares ou Kaboré ? Je dirais Tavares pour son entrée en 2e mi-temps contre Auxerre. M’Bemba ou Balerdi… autre variante possible, Ünder pourrait jouer piston droit et libérer une place pour Malinovskyi. Mais je fais toute confiance à Tudor pour aligner les plus en forme et ceux qui affichent la plus belle détermination.


Ce soir, nous saurons…nous saurons laquelle des deux équipes mérite de finir deuxième, ou mieux… mais faisons un rêve après l’autre… je pars néanmoins avec un à-priori positif… pour ce soir. Le titre… ça dépendra surtout du Qatar.


Vive le grand Roger Magnusson !


Thierry B. Audibert

dimanche 30 avril 2023

L’OM S’EST FAIT PEUR…

 C’est l’histoire d’une rencontre dont le scénario au fur et à mesure qu’il s’écrit te fait craindre qu’eIle va mal se terminer, que tu en sortiras une nouvelle fois frustré de points.

Il n’y a pas de match facile et le mot logique est un mot que le football se fait toujours un malin plaisir de contredire. Ce sport ne se joue pas sur le papier ou à la PlayStation. Il est pratiqué sur un rectangle vert de plus de 6000 mètres carrés par des hommes qui ont beau faire partie de son élite et qui n’en sont pas moins imparfaits comme tous leurs semblables. Et puis, il y a les jours avec et les jours sans. Mais au vu de la 1re mi-temps totalement à sens unique, surtout les vingt premières minutes de cet OM-Auxerre, peut-on implorer vraiment un manque de réussite ? J’ai envie de répondre non. Les olympiens auront eu beau envoyer des vagues sur l’arrière défense bourguignonne, c’est bien plus en raison de maladresses techniques guère excusables à ce niveau dans le dernier ou l’avant-dernier geste qu’ils échouèrent. Aucun d’entre eux n’échappant à la critique dans cet exercice. Si la volonté des hommes de Tudor n’était pas à remettre en cause, pas plus que l’élan, la construction, la vitesse, la verticalité, Clauss, Vérétout, Sanchez, Kolasinac, Rongier n’auront jamais été en mesure de mettre l’un de leurs coéquipiers dans les conditions suffisantes, avec la marge nécessaire pour s’offrir une occasion immanquable.

Et pourtant, ce sont les auxerrois qui ouvrirent la marque sur une première frappe pas plus impressionnante que ça mais formidablement placée, hors d’atteinte d’un Pau Lopez qui n’avait rien eu à faire si ce n’est récupérer quelques ballons en retrait pour faire repartir le jeu de derrière.

0-1 à la mi-temps, on espérait que les choses changent. Tudor envoyait Tavares à la place de Kaboré qui n’avait pas démérité, et Clauss repassait à droite, mais le festival de gâchis de toutes les opportunités se poursuivait, entrecoupé de rares raids auxerrois dans le dos du dispositif défensif olympien.

À la 69e Tudor tentait le tout pour le tout en envoyant Payet à la place de Vitinha et Guendouzi à celle de M’Bemba. Cela changeait tout de suite les choses, Payet enrhumant un auxerrois sur son premier ballon alors que Guendouzi se multipliait côté droit. Les passes semblaient gagner en timing, en précision et la délivrance arrivait enfin coup sur coup aux 75e et 77e. Clauss trouvait Ünder près des six-mètres et le turc frappait fort dans le petit filet, c’était l’égalisation. Puis Sanchez héritait d’un ballon côté droit, il frappait entre les jambes du gardien auxerrois, l’OM prenait enfin le dessus et c’était totalement mérité.

En dehors de leur précipitation, de leurs maladresses dues le plus souvent à une volonté de trop bien faire, il faut unir tous les joueurs sans distinction dans cette victoire si longue à se dessiner, même pour Pau Lopez, auteur d’un magnifique arrêt à la 90e alors qu’il n’avait pas touché un ballon. Et même les remplaçants qui ont permis de faire basculer le match. Victoire aussi pour Tudor qui a parfaitement géré la rencontre, même si la rentrée de Bailly a fait naître quelques inquiétudes.

La pression est maintenant sur les Lensois qui se rendront à Toulouse mardi soir.

Quant aux auxerrois, s’ils jouent les matchs qui restent comme celui d’aujourd’hui ils resteront en ligue 1 et je le leur souhaite. Surtout qu’ils recevront les lensois lors de la dernière journée.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


samedi 29 avril 2023

METTRE LENS SOUS PRESSION

 Après la drôle de victoire marseillaise à Lyon samedi dernier, un adversaire à priori plus modeste se présente au Vélodrome ce soir. Drôle de victoire en repensant aux nombreuses occasions que les olympiens se sont procurés au Groupama Stadium, avant de l’emporter sur un but miraculeux de dernière seconde, quand nous nous préparions à subir une nouvelle frustration avec ce nul qui nous aurait laissé au cul des Lensois.

Auxerre, faut pas rigoler avec ça. Ce club nous a souvent embêtés, certes du temps de sa splendeur désormais lointaine, mais attention quand même. Pourquoi ?


D’abord, parce que coincé quelque temps dans la zone rouge, le club bourguignon s’est un peu sorti la tête de l’eau même si sa situation reste fragile, comptant juste un point de plus que le premier relégable.


Les joueurs de Pélissier sont maintenant dans un mini-championnat à quatre clubs pour éviter la charrette vers la Ligue 2, elle-même composée de quatre équipes cette saison. Trois semblent déjà irrémédiablement condamnés. Les auxerrois ont l’intention

 d’aller prendre des points partout où ce sera possible. Ils n’ont pas perdu depuis 4 matchs, trois victoires d’affilée contre d’autres mal-classés et ils ont concédé le nul à domicile lors de la dernière journée mais c’était contre Lille, un club qui est dans la course à l’Europe. Pour l’AJA, c’est dans deux journées qu’il faudra surtout performer lorsqu’ils se déplaceront à Brest, un adversaire luttant comme eux pour le maintien.


J’insiste sur Auxerre parce qu’il est à craindre, s’ils arrivent à se libérer, à entrer sur la pelouse avec ce relâchement nécessaire pour faire un grand match dans un stade qui sera à guichets fermés, qu’ils nous posent des problèmes. Et il est une chose assez marrante.


Figurez-vous que lors de la dernière journée, ils recevront Lens avec qui nous pourrions encore être dans un mano à mano haletant et qui sait si ce ne sont pas les bourguignons qui nous permettraient de finir à la seconde place sur le fil ?


Mais bien entendu que si nos joueurs évoluent à ce niveau d’engagement collectif qu’ils semblent avoir retrouvé depuis deux matchs, il ne devrait pas y avoir photo. Cela dépendra d’eux, que l’entraineur adverse ait ou non repéré notre jeu. Je pense que lorsque les joueurs sont en forme physique et technique, le système Tudor fonctionne très bien quelle que soit l’adversité.


Nous nous interrogeons encore ce matin sur les joueurs qu’alignera le coach croate au coup d’envoi. Tavares s’est-il refait une santé physique et psychologique ? Ses derniers entraînements ont-ils été assez convaincants pour reprendre sa place à gauche, ou bien son sort est-il définitivement réglé ? M’Bemba reviendra-t-il dans l’équipe pour y amener sa force ? Et dans ce cas, qui de Balerdi, Gigot ou Kolasinac en ferait les frais ? Verra-t-on Vitinha devant avec Sanchez derrière lui ? Guendouzi, pour le cas où Sanchez serait devant, sera-t-il préféré à Malinovskyi ?


J’ai lu comme vous que Guendouzi trouvait le temps long sur le banc et je le comprends tout à fait. Je suis très peiné de ne le voir évoluer qu’à la marge alors qu’il a occupé un poste inhabituel pour lui lors de la plupart des rencontres. Je trouve dommage de se passer de ce leader mental, surtout que son coéquipier ukrainien s’est rarement montré convaincant. Mais je fais confiance au coach qui a clairement déclaré il y a quelque temps que joueraient ceux qui montrent le plus de choses à l’entraînement.


C’est la dernière ligne droite. Le moment de tout donner pour ne pas avoir de regrets. Il s’agit de s’imposer ce soir pour bien mettre les lensois sous pression, lesquels ne joueront que mardi contre Toulouse, une équipe qui sera euphorique puisqu’elle a brillamment remporté la Coupe de France. À moins qu’elle ne soit à la ramasse. Nous verrons bien. Mais commençons par gagner ce soir, et si possible soigner la différence de buts.


Vive le grand Roger Magnusson !


Thierry B. Audibert

dimanche 23 avril 2023

IL Y A UN DIEU !

 Ce sera un billet à chaud réduit. Comme je l’ai dit sur Twitter, j’ai regardé ce match sur mon tél en attendant ma femme aux urgences de l’hôpital Nord, tout en échangeant avec elle par texto.

La compo ménageait deux surprises, Balerdi faisait sa rentrée au détriment de M’Bemba, et Malinovskyi préféré à Guendouzi. Mais qu’est-ce qu’il se passe pour que ces deux joueurs de caractère, de vrais soldats qui sont des leaders mentaux, restent sur la touche quand leur présence est une évidence.

Balerdi a d’ailleurs donné le sentiment de n’être pas à la hauteur sur le départ mais il s’est plutôt bien repris par la suite.

L’OM a fait une entame petit bras, pas à la hauteur de la vaillance que nous attendions de lui voir afficher. Peut-être en raison de l’intensité et du pressing lyonnais pendant le 1er quart d’heure, sans doute trop élevé pour tenir tout le match. Les olympiens parvenaient d’ailleurs à desserrer l’étau mais sans jamais se rendre maître du match. Cela ne les empêchait pas d’inscrire un but sur un contre, Sanchez butant sur Lopes mais le ballon sur Ünder qui mettait au fond juste avant la mi-temps. Le turc de l’OM éteignait alors le stade lyonnais mais aussi le tandem de commentateurs d’Amazon Prime.

S’il y a des regrets à avoir pour ce match, c’est surtout sur la deuxième mi-temps qu’il faut les porter. Les opportunités olympiennes sur des actions de Clauss (deux fois), Ünder, Sanchez, Vérétout, Malinovskyi, certaines plus que des opportunités qui permirent à Lopes de se mettre certes brillamment en évidence mais souvent par le manque de réalisme et de sang-froid des attaquants marseillais.tous les contres ont été dramatiquement foirées.

On se demandait encore pourquoi Tudor attendait la 82e pour lancer Vitinha à la place de l’inutile et fantomatique Malinovskyi…

Les joueurs olympiens laissaient le ballon aux lyonnais qui envoyaient des vagues qui butaient toujours à la limite sur la défense mais nous nous ne pouvions que nous attendre à en prendre un qui finit par arriver avec Lacazette.

On s’acheminait vers un match nul qui nous frustrait quand à la dernière seconde, le ballon allait sur Kabore côté droit, lequel centrait, le ballon était finalement envoyé dans le but lyonnais pour une victoire qu’on osait plus espérer. Preuve qu’il y a un dieu et qu’il intervient quand sa justice n’est pas respectée.

C’est une victoire méritée, oui. On a vu un très bon Kolasinac, Kabore doit être encouragé, Vérétout s’est défoncé, Sanchez s’est arraché. L’OM reprend la 2e place comme je l’annonçais dans mon billet d’avant-match mais je n’ai pas vu le match que j’attendais mais compte-tenu du résultat, je ne me plaindrai pas.

Voilà. Je suis toujours sur un banc des urgences de l’hôpital Nord, j’ai le cul cassé mais je veux rendre hommage au personnel qui est adorable et qui mérite d’être aimé du gouvernement et des gens de pouvoir.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert 

samedi 22 avril 2023

MAIS QUÉ MALÉDICTION ?

 Nous aurons ce soir un match comme on les aime. De l’incertitude, de l’enjeu, bref, du piment. Ce genre de rencontre qui concerne ceux qui jouent quelque chose, que tu ne disputes plus quand tu es dans le ventre mou du championnat. C’est super, ne nous plaignons pas.

Hier au soir, les lensois ont voulu nous adresser un message. Nos joueurs l’ont sûrement relevé, c’est maintenant à eux de prendre la situation en main sans le moindre doute. Et c’est pas le FC Lyon qui va nous embêter. Pas cette fois, c’est fini !

Je fais le ronflant parce que j’ai pas envie de m’imaginer une seconde dans une position de fragilité, d’appréhension, de peur. Même devant les bons résultats lyonnais depuis quelque temps, je n’ai pas envie d’envisager que si l’OM devait lâcher, ce serait à Lyon. Il n’en est pas question.

Cela fait un moment que j’écris que si les marseillais ont perdu une bonne partie de leurs vertus pendant quelque temps, surtout à domicile, c’est parce qu’il leur fallait du temps pour se conditionner pleinement en vue des échéances de la dernière ligne droite. Lyon est l’une de ces échéances. Le week-end prochain ce sera la réception d’Auxerre (attention, ils sont pas mal depuis février), et le suivant verra la véritable finale pour la 2e place.

Ces trois matchs qui arrivent sont des incontournables. Interdit d’y afficher la moindre faiblesse, il faut prendre tous les points.

L’OM a commencé à nous rassurer dimanche dernier contre Troyes. Oui, ce n’était que l’avant-dernier du championnat, une équipe faible malgré une certaine combativité, mais je ne suis pas sûr que nous les aurions battus facilement quelques jours auparavant.

La lutte constante des olympiens pour conquérir le ballon, l’avalanche d’occasions, il y avait du mieux. Le sentiment que cette reconfiguration que j’annonçais semblait s’opérer.

Nous voulons ce soir un OM impliqué de la première à la dernière minute. Pas celui de la saison dernière avec une mi-temps de haute volée avec trop d’occasions gâchées et une deuxième période catastrophique qui nous avait fait perdre le match. L’équipe de cette saison doit montrer plus de caractère que celle qui l’a précédée.

Cette idée selon laquelle le FC Lyon serait notre bête noire quand il s’agit de jouer le podium m’est insupportable. Il n’y a pas de malédiction. Qué malédiction ? Il faut les éteindre, démontrer plus d’envie, de conviction, de qualité, et ça passera.

C’est encore une fois les hommes forts de cette équipe : Pau Lopez, Rongier-Vérétout, Sanchez, qui devront assumer leur rôle de leader et je suis sûr que la réussite sera pour nous. Une intuition. J’assume ce propos… Ce soir, l’OM reprendra cette deuxième place.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


dimanche 16 avril 2023

L’OM REPREND SA DEUXIÈME PLACE

 Il avait fait une belle journée sur une Marseille endeuillée qui pense encore à ses morts du quartier Chave-Camas-Eugène Pierre. Le football serait l’occasion de se changer les idées dans ce moment difficile doublé d’une crise politique dans le pays.

L’affirmation de Tudor en conférence de presse selon laquelle il n’a pas d’équipe-type ouvrait la possibilité de surprises dans la compo. Elles venaient par la titularisation de Vitinha devant, soutenu par Sanchez et Ünder, et celle de Kabore à droite alors que Clauss glissait à gauche. Exit donc Tavares, Guendouzi, Malinovskyi et… Balerdi..


Un départ rapide


Il ne fallait pas arriver en retard. L’OM est parti en fanfare avec le ballon qui se promène dans la surface troyenne, Sanchez cherche l’ouverture mais Vitinha récupère le cuir et met tout ce qu’il a dans la chaussure pour le catapulter dans le but. Le Stade explose, ravi de cette ouverture rapide du score et que ce soit cette recrue très critiquée qui s’en charge. Sur le coup, j’en voulais au portugais qui ne m’avait pas laissé finir mon sandwich. Compliqué de fêter un but la bouche pleine.

Vitinha aura par la suite deux occases dont une dont on se demande comment il ne la met pas au fond.


Autour de la 8e les troyens tentent de s’approcher des cages de Lopez et se procurent une demi-opportunité, attention de ne pas commencer à se faire peur.


17e Sanchez tente une volée pied droit qui passe au-dessus. Dans les trente secondes qui suivent c’est Ünder qui mène un raid mais tarde à la glisser sur sa gauche et la perd. C’est le même qui tente sa spéciale enroulé pied gauche mais ça passe à côté… une spéciale qu’il ne réussit pas souvent non plus.


23e Clauss enroule pied droit et le gardien est obligé de la sortir de la lucarne.

34e Clauss descend le long de la ligne et centre pied gauche, il trouve Ünder qui frappe, le ballon est dévié en corner.


Ünder avant la mi-temps


40e c’est enfin le 2e but marseillais après un nombre important d’occases loupées et une possession impressionnante, Cengiz Ünder angle fermé côté droit parvient à brosser pied gauche pour trouver le petit filer opposé.


2-0 à la mi-temps, on s’autorisait à envisager la suite des évènements avec sérénité même si on avait en tête le retour de Strasbourg de 2-0 à 2-2 il n’y a pas si longtemps.

Nous avons vu une équipe plus dynamique et plus cohérente que sur les dernières prestations. Il était visible que les joueurs avaient envie de sortir de leurs turpitudes à travers lesquelles nous commencions à ne plus les reconnaître. C’était de bon augure pour la 2e mi-temps et peut-être pour les matchs à venir mais on s’interdisait de s’emballer.


On ressent dès la reprise une véritable volonté olympienne de maintenir la pression pour vite mettre le 3e mais Vitinha perd encore une occasion d’aggraver la marque (48e)…


Le 3e par Vitinha


Il va falloir attendre la 64e pour voir un ballon marseillais rebondir sur le poteau droit des cages troyennes, il revient sur Vitinha qui marque en renard des surfaces.


75e Bailly remplace Kolasinac, Malinovskyi rentre à la place de Sanchez.


80e Payet remplace Ünder.


Il ne se passait plus grand chose par la suite digne d’être particulièrement signalé, et pourtant les troyens réduisaient le score alors que j’écrivais la fin de ce billet.


Les joueurs de Tudor auront essayé de mettre du rythme dans cette rencontre même si on aurait pu exiger d’eux qu’ils sortent sur un score plus écrasant à la hauteur de leur domination et de leurs nombreuses tentatives. Il y eut encore bien trop de maladresses dans le dernier et l’avant-dernier geste. On en a relevé beaucoup aussi dans la construction, le ballon étant trop souvent rendu l’adversaire, mais les olympiens firent toujours les efforts nécessaires pour le récupérer. Je ne souhaite mettre personne particulièrement en avant, mais Vitinha avec ses deux buts mérite les encouragements. Il fût tonique et remuant. Il semble encore timide, en dedans, c’est un joueur qu’il faut laisser venir, je pense que Tudor a fait le bon choix en ne se dépêchant pas trop de l’installer en haut de l’attaque.


L’OM reprend la 2e place avec un point de plus que les lensois et un léger meilleur goal-average. La prochaine journée sera sanglante avec Lens qui recevra Monaco et l’OM qui se rendra chez le FC Lyon.


On pense très fort avec tristesse aux destins brisés de la rue de Tivoli…


Vive le grand Roger Magnusson !


Thierry B. Audibert