dimanche 16 avril 2023

L’OM REPREND SA DEUXIÈME PLACE

 Il avait fait une belle journée sur une Marseille endeuillée qui pense encore à ses morts du quartier Chave-Camas-Eugène Pierre. Le football serait l’occasion de se changer les idées dans ce moment difficile doublé d’une crise politique dans le pays.

L’affirmation de Tudor en conférence de presse selon laquelle il n’a pas d’équipe-type ouvrait la possibilité de surprises dans la compo. Elles venaient par la titularisation de Vitinha devant, soutenu par Sanchez et Ünder, et celle de Kabore à droite alors que Clauss glissait à gauche. Exit donc Tavares, Guendouzi, Malinovskyi et… Balerdi..


Un départ rapide


Il ne fallait pas arriver en retard. L’OM est parti en fanfare avec le ballon qui se promène dans la surface troyenne, Sanchez cherche l’ouverture mais Vitinha récupère le cuir et met tout ce qu’il a dans la chaussure pour le catapulter dans le but. Le Stade explose, ravi de cette ouverture rapide du score et que ce soit cette recrue très critiquée qui s’en charge. Sur le coup, j’en voulais au portugais qui ne m’avait pas laissé finir mon sandwich. Compliqué de fêter un but la bouche pleine.

Vitinha aura par la suite deux occases dont une dont on se demande comment il ne la met pas au fond.


Autour de la 8e les troyens tentent de s’approcher des cages de Lopez et se procurent une demi-opportunité, attention de ne pas commencer à se faire peur.


17e Sanchez tente une volée pied droit qui passe au-dessus. Dans les trente secondes qui suivent c’est Ünder qui mène un raid mais tarde à la glisser sur sa gauche et la perd. C’est le même qui tente sa spéciale enroulé pied gauche mais ça passe à côté… une spéciale qu’il ne réussit pas souvent non plus.


23e Clauss enroule pied droit et le gardien est obligé de la sortir de la lucarne.

34e Clauss descend le long de la ligne et centre pied gauche, il trouve Ünder qui frappe, le ballon est dévié en corner.


Ünder avant la mi-temps


40e c’est enfin le 2e but marseillais après un nombre important d’occases loupées et une possession impressionnante, Cengiz Ünder angle fermé côté droit parvient à brosser pied gauche pour trouver le petit filer opposé.


2-0 à la mi-temps, on s’autorisait à envisager la suite des évènements avec sérénité même si on avait en tête le retour de Strasbourg de 2-0 à 2-2 il n’y a pas si longtemps.

Nous avons vu une équipe plus dynamique et plus cohérente que sur les dernières prestations. Il était visible que les joueurs avaient envie de sortir de leurs turpitudes à travers lesquelles nous commencions à ne plus les reconnaître. C’était de bon augure pour la 2e mi-temps et peut-être pour les matchs à venir mais on s’interdisait de s’emballer.


On ressent dès la reprise une véritable volonté olympienne de maintenir la pression pour vite mettre le 3e mais Vitinha perd encore une occasion d’aggraver la marque (48e)…


Le 3e par Vitinha


Il va falloir attendre la 64e pour voir un ballon marseillais rebondir sur le poteau droit des cages troyennes, il revient sur Vitinha qui marque en renard des surfaces.


75e Bailly remplace Kolasinac, Malinovskyi rentre à la place de Sanchez.


80e Payet remplace Ünder.


Il ne se passait plus grand chose par la suite digne d’être particulièrement signalé, et pourtant les troyens réduisaient le score alors que j’écrivais la fin de ce billet.


Les joueurs de Tudor auront essayé de mettre du rythme dans cette rencontre même si on aurait pu exiger d’eux qu’ils sortent sur un score plus écrasant à la hauteur de leur domination et de leurs nombreuses tentatives. Il y eut encore bien trop de maladresses dans le dernier et l’avant-dernier geste. On en a relevé beaucoup aussi dans la construction, le ballon étant trop souvent rendu l’adversaire, mais les olympiens firent toujours les efforts nécessaires pour le récupérer. Je ne souhaite mettre personne particulièrement en avant, mais Vitinha avec ses deux buts mérite les encouragements. Il fût tonique et remuant. Il semble encore timide, en dedans, c’est un joueur qu’il faut laisser venir, je pense que Tudor a fait le bon choix en ne se dépêchant pas trop de l’installer en haut de l’attaque.


L’OM reprend la 2e place avec un point de plus que les lensois et un léger meilleur goal-average. La prochaine journée sera sanglante avec Lens qui recevra Monaco et l’OM qui se rendra chez le FC Lyon.


On pense très fort avec tristesse aux destins brisés de la rue de Tivoli…


Vive le grand Roger Magnusson !


Thierry B. Audibert


samedi 15 avril 2023

TOUT RENVERSER !!!

 Les amis, ce sera court. Pas envie de m’étaler encore une fois sur les incertitudes que fait planer l’OM à chaque rencontre désormais. C’est là, on le sait ! Cette équipe peut se rétamer contre des baltringues et nous laisser retourner à la maison la queue entre les jambes.

Nous sommes à fond derrière nos joueurs mais nous scruterons fébrilement encore plus leur comportement dans l’espoir d’y déceler des améliorations dans la construction des attaques comme dans leur finition. Clauss et Tavares vont-ils retrouver de l’efficacité ? À condition qu’ils soient alignés… Tudor a bien dit en conférence de presse qu’il n’avait pas d’équipe-type et même qu’il pouvait changer de système. Il conviendra donc d’être prudent en projetant le onze qui débutera, dans lequel le retour annoncé de M’Bemba me rassure.

Évidemment, Troyes avant-dernier du classement de Ligue 1 ne peut nous effrayer même si on se souvient qu’Ajaccio, dernier (il l’est toujours du reste), est bel et bien venu nous battre chez nous, et que Strasbourg qui devance juste notre adversaire du jour, a su revenir de 0-2 à 2-2 sur cette même pelouse. Et Annecy… comment oublier Annecy…

Le football, l’OM, sont des choses importantes, certes. Si ce n’était pas le cas, cela ne ferait pas près de 13 ans que j’écris sur ces sujets sans y être obligé et encore mieux, sans être payé. Mais je dois vous confier qu’en raison d’évènements professionnels qui me troublent profondément, et au regard du contexte politique exceptionnel que nous connaissons, où s’exerce sans vergogne le pouvoir d’un seul contre tous et que le mot dictature n’a plus le caractère excessif qu’on pouvait lui prêter il y a quelques mois, le foot passe un peu au second plan pour ma part.

Le peuple va devoir se soulever maintenant s’il ne veut pas subir un resserrement de plus en plus intense sur sa gorge du système piloté par une petite bande de multimilliardaires qui possèdent tout. Je forme le vœu que le Vélodrome saura exprimer la colère du peuple à la première occasion.

Mais bon, l’essentiel est que nous soyons ensemble ce soir pour renverser ce signe indien qui nous voit accumuler les déceptions dans notre temple cette année. Tout renverser… tout ! Et reprendre la deuxième place suite à la défaite de Lens chez les qataris.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


samedi 8 avril 2023

POUR CONTINUER D’ESPÉRER…

 Cette fois, ça rigole plus !

Non contents de nous avoir pris la 2e place à la faveur de la différence de buts lors de la dernière journée, voici que les lensois en battant Strasbourg vendredi soir nous devancent désormais de 3 points. 

Les olympiens qui avaient possédé une avance intéressante ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes d’avoir musardé en route de manière incompréhensible.

Savez-vous ce qui serait drôle et constituerait un paradoxe supplémentaire ? Ce serait de perdre le match de ce soir à Lorient après une impressionnante série de victoires à l’extérieur, contre la dernière équipe que nous avons battue au Vélodrome en Ligue 1. Nous sommes capables de tout.

Le match d’aujourd’hui sera un nouveau moment de vérité. La victoire est bien entendu impérative si nous voulons continuer à rêver alors que nous avons encore du consistant au menu dans les matchs qui viennent.

Je faisais part dans un billet précédant de mon optimisme mesuré pour l’atteinte de la 2e place. Nous avons beau être 3e ce matin, nous aurons toujours notre destin entre les pieds si nous franchissons l’obstacle lorientais comme la logique devrait le permettre. Mais chacun sait que football et logique ne font pas bon ménage, OM et logique jouent depuis longtemps aussi à Je t’aime, moi non plus. Il faudra à un moment donné battre les lensois chez eux dans une sorte de petite finale, ce qui ne serait pas arrivé si les joueurs de Tudor avaient su conserver leur avance, leur joker devant eux.

Les olympiens sont-ils toujours en possession de cette force et de cette détermination collective exemplaires qui ont fait l’admiration de tous avant qu’elles ne se dissolvent pour ne réapparaître que par bribes insuffisantes ? Avec l’OM, tout est possible et c’est insupportable, nos joueurs n’ont pas conscience des contrariétés qu’ils nous font vivre alors que nous plaçons tellement d’espoirs en eux.

Balerdi va peut-être faire sa rentrée au sein de l’arrière-garde, tout comme M’Bemba. Après le demi-échec de Vitinha au vélodrome contre Montpellier, Sanchez devrait retrouver sa position en pointe, reste à savoir si le coach croate sanctionnera ou non la médiocre performance de Malinovskyi lors de sa dernière sortie, auquel cas nous retrouverions Guendouzi et Ünder au soutien du Chilien, ce qui permettrait d’aligner le duo Vérétout-Rongier à la bascule défense-attaque. Autant dire que nous aurions alors tous les éléments de base de l’équipe-type, mais il ne faut jamais préjuger des idées d’un coach qui prépare un match toute la semaine, voit les joueurs à l’entraînement, et dispose de toutes les données physiologiques issues des appareils dont les joueurs ne se séparent jamais.

Ce soir, avant d’aller au lit, nous serons fixés sur les possibilités olympiennes de jouer un rôle intéressant dans ce sprint de fin de saison. Trois points de retard et un moins bon goal average mettraient l’équipe montée par Pablo Longoria sous une pression qu’il serait ensuite difficile de renverser. Gagner pour continuer d’espérer.

Bon match à toutes et tous.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert 


mardi 4 avril 2023

OM : OPTIMISME MESURÉ…

  Ceux qui me connaissent savent que je n’aime guère ce genre d’avis tranché que s’imposent les consultants sur un talk alors que la vérité d’une situation apparait toujours plus complexe. 

Mais n’hésitons pas à le dire, nous ne comprenons plus rien à l’OM.

Le comportement de l’équipe est tellement paradoxal, déstabilisant, inconfortable, qu’après avoir maronné, bisqué, roumégué, hurlé, tu as juste envie de rigoler.

Le plus fou, c’est que je ne parle pas que des supporters, on peut inclure le coach, les joueurs, le président et même le pauvre McCourt. Lui encore plus peuchère.

Plus personne ne comprend rien à l’OM. Et moi non plus ça va de soi.

Le pire, c’est qu’il y en a qui au regard des performances qataries se prennent à rêver de titre. Mais je ris aussi devant ceux qui nous voient déjà retrouver cette fameuse place du con que nous avons connue avec Bielsa… juste au pied du podium. Je rigole parce qu’on en sait rien. Et cela fait un moment que ça dure. Quelques coups en haut, quelques coups en bas, jamais quand on s’y attend, ou si peu. J’ai pas envie de me lancer dans des paris, faites-le si vous voulez.


Où se trouve l’explication de cette situation ?


Le physique ? On a loué le préparateur physique, difficile de penser que le mec se soit planté dans ses dosages, qu’il n’ait pas réussi à maintenir les capacités du groupe à courir jusqu’à la fin de la saison pour entretenir l’intensité dont Tudor a besoin pour que son jeu produise des résultats. Mais ce serait quoi alors ?


Une disparité de formes en raison des blessures alternées des uns et des autres ? Clauss, sans doute un peu trop mis en accusation à la sortie du match contre Montpellier, a été blessé à un moment. Gigot aussi, mais au contraire il carbure pas mal. Cela dit, la prestation olympienne vendredi soir était uniformément moyenne, donc le déséquilibre de la condition physique des uns et des autres ne peut être toute l’explication.

Certains auraient-ils déjà la tête ailleurs ? Le mercato aurait-il commencé, les premières tractations, des sommes qui circulent, des agents plus présents et pas forcément respectueux de l’avenir de l’OM ?


Les joueurs ressentiraient-ils cette fameuse fatigue mentale qu’avaient mis en avant leurs prédécesseurs sous ce maillot du temps de Bielsa ? Cette fatigue mentale qui nous avait tant énervé.


Longoria serait-il moins présent, laissant une impression d’ensemble qu’il serait moins mobilisé sur le projet OM ? Des fissures dans la belle homogénéité de club que nous avons connue jusqu’à la coupe du monde se sont-elles manifestées ? Est-ce Tudor qui laisserait traîner l’impression qu’il ne sera peut-être plus là en 2023-2024 ?


L’étrange comportement de l’équipe olympienne a sûrement des origines mutifactorielles. Peut-être est-ce tout simplement normal avec le football et un effectif qui n’est pas non plus particulièrement étoffé en nombre. Un coup de barre au moment d’un sprint qui sera long avec des rencontres importantes et même capitales à négocier. Lens a eu le sien et semble reparti en pleine bourre mais rien ne dit qu’ils ne recoinceront pas une fois encore.


Il va falloir bien sûr cravacher, se remettre vite la tête complètement à l’endroit, et nous ne devons pas oublier que nous avons trouvé ce groupe sain et volontaire. Je ne peux pas imaginer qu’ils n’adhèrent plus au projet de jeu du coach. Je ne crois pas qu’ils soient en train de lâcher. Mon intuition est qu’ils sont en train de se mobiliser, qu’ils regroupent leur force. Ils ont compris qu’il leur est interdit de gérer, cela se retourne systématiquement contre eux. Ils sont juste en train de mesurer l’obstacle des derniers matchs pour préparer leur effort avant de le libérer.


Alors, attention… je n’ignore pas qu’une équipe peut sombrer du jour au lendemain, qu’elle peut vite paniquer et perdre sa lucidité devant un enchaînement négatif. Nous ne sommes pas à l’abri d’un naufrage. Mais je n’y crois guère. Mon esprit penche vers un optimisme mesuré sans surinvestir dans la peur ou la fanfaronnade. Je doute comme nous tous, mais j’y crois, c’est tout ce que je voulais dire, mais peut-être que je dois avant tout me méfier de mon esprit de supporter qui pense toujours que c’est son équipe qui à la fin l’emportera.


Vive le grand Roger Magnusson !


Thierry B. Audibert

vendredi 31 mars 2023

ENCORE UNE SOIRÉE EN BOIS !!!


Cela aurait pu être une belle soirée… mais non… La compo était intéressante avec la tentative de faire jouer Sanchez derrière Vitinha… mais non.

Les olympiens ont particulièrement mal engagé les débats. Disons-le tout net, ils se sont fait bouger par une équipe de Montpellier agressive, tonique et remuante. Ce que les joueurs de Tudor proposaient en face apparaissait plutôt fade, insipide, lent, et peu inspiré. Aucune occasion en première mi-temps alors que les joueurs de Der Zakarian ont eu au moins trois situations chaudes. Ils ont même mené dès la 12e minute de jeu, Khazri avait remonté le terrain laissant sur place Guendouzi, il trouvait un relais que Gigot n’avait pas la bonne idée de laisser en position de hors-jeu en avançant d’un pas, le relais envoyait une flèche qui trompait l’inattendu Blanco (Pau Lopez était paraît-il malade).


Vers la 31e, les olympiens promènent le ballon autour de la surface, à l’intérieur aussi, aucun ne parvient à se mettre en position de tir, ou quand il y a tentative, elle est repoussée. Les marseillais n’arrivent pas à se trouver, à se coordonner, ils sont imprécis, à contretemps.


Il va falloir attendre la 41e pour un nouveau tournant du match. Action confuse dans la surface de Montpellier sur un centre à la réception duquel Sanchez ne peut reprendre il s’écroule, il y a eu quelque chose mais c’est pas clair. La VAR intervient et l’arbitre désigne le point de pénalty. Guendouzi se charge brillamment de la transformation, envoyant le ballon dans le seul endroit au ras du poteau, petit filet, où le gardien ne peut aller le chercher.


1-1 à la mi-temps, on pouvait espérer voir les olympiens hausser de manière sérieuse leur niveau de jeu par plus de vitesse de précision, presser plus haut ces joueurs de Montpellier pour mettre le feu dans leur camp. Ce ne fut pas le cas.


Disons-le très nettement nous n’avons jamais revu cette équipe pleine d’allant qui nous a souvent enchantés cette saison, qui nous rendait si fiers. Nous avons eu l’impression de retrouver ces années incertaines où ça ne tenait qu’à un exploit de Thauvin qui ne survenait pas toujours. L’équipe a perdu son football, ses idées directrices, sa sûreté technique, sa force.

Nous avons même failli voir les joueurs de Der Zakarian reprendre l’avantage par Khazri qui bouffait la feuille en manquant inexplicablement les cages à la réception d’un centre (65e).


À la 58e Vitinha était sorti, remplacé par Ünder. M’Bemba était entré à la place de Guendouzi.


66e Sanchez arrive devant Lecomte, il le crochète mais ne parvient pas à redresser le ballon.


À la 75e le stade se réveillait avec l’entrée de Payet à la place de Malinovskyi. Était-ce un aveu d’impuissance ? Une prise de conscience selon laquelle lui seul pouvait retrouver la clé ? Le joueur comme le coach avait tout à gagner. Quatre minutes plus tard, c’est Germain qui entrait pour les héraultais sous les huées terribles du public. On se mettait inconsciemment à craindre qu’il nous mette un coup de poignard sur la fin.

L’issue devenait de moins en moins incertaine. L’OM continuait de bafouiller son football alors que les montpelliérains défendaient ardemment le point du nul et donnaient sérieusement l’impression qu’ils allaient l’obtenir.

Notre équipe est malade. Dans ces conditions, la deuxième place va devenir difficile à conserver. Nous n’aurons pas toujours de la réussite à l’extérieur pour rattraper les conneries faites à domicile.

Nous avons vécu une nouvelle soirée décevante et nous regagnons nos domiciles la mine triste dans le vent et le froid. Nous avons le droit de commencer à afficher un pessimisme modéré… ce que nous nous interdisions jusqu’à présent.

Vitinha est intéressant en profondeur mais ça ne peut pas marcher du jour au lendemain. Encore un match à oublier, ça commence à faire beaucoup.


Vive le grand Roger Magnusson !


Thierry B. Audibert

jeudi 30 mars 2023

PROFITONS BIEN DE CES MOMENTS !

 Souvent je reprends le chemin du stade avec un vrai manque derrière une trêve internationale. Pas cette fois. Ça te fait ça aussi ?

Il y a eu tellement d’évènements incroyables ces derniers jours dans la vie politique de notre pays, tellement de faits choquants avec la violence de cet état policier qui nous a sauté à la figure, que l’OM est un peu passé au second plan.


Montpellier fera face ce soir aux olympiens dans un stade Vélodrome qui sera une nouvelle fois plein comme un œuf (certes à l’exception des Ultras, suspendus pour des raisons absurdes encore une fois). Le problème de la motivation supplémentaire qu’offre aux adversaires le fait de jouer dans une telle ambiance a été évoquée par Tudor cette semaine.


Le coach croate pense comme nous que nos adversaires haussent aussi leur niveau de jeu et de vigilance lorsqu’ils rentrent sur notre pelouse. Nous devons nous méfier de toutes les équipes, surtout après cette défaite aux tirs aux buts, ne le perdons pas de vue, contre Annecy.


Nous devrons d’autant plus nous méfier que Montpellier se comporte plutôt bien depuis que Der Zakarian a fait un retour à sa tête, et que ce dernier prend toujours un malin plaisir à pousser ses joueurs pour nous emmerder.


Si l’OM joue au niveau qu’on lui a vu atteindre cette saison, il ne devrait pas y avoir de problème. Oui mais voilà, dans quel état allons-nous retrouver l’équipe après cette trêve qui a permis à certains de jouer avec leurs sélections. Et ceux qui sont restés pour travailler à Marseille, auront-ils pu recharger les accus ? Car on avait trouvé sur les derniers matchs que le collectif n’avait plus vraiment le même élan. Ce n’est pas du reste la courte victoire olympienne obtenue à Reims, club qui était sur une très bonne dynamique, qui nous fera oublier qu’il a fallu un Pau Lopez des grands soirs pour revenir avec les trois points.


Ce qu’on a envie de demander à nos joueurs pour aujourd’hui, c’est qu’ils nous permettent de passer un bon week-end. Qu’ils se débrouillent pour que nous ne rentrions pas dans nos pénates avec l’amertume d’une nouvelle soirée gâchée au Vélodrome. Il ne faudrait pas que ça devienne une habitude. Je crois que c’est une question de volonté. Ils ont la capacité de dominer leur performance physique et technique, de marquer aux moments les plus opportuns et de veiller à ce que l’adversaire ne nous refasse pas le coup de Strasbourg. Si on mène, l’adversaire ne doit pas revenir.


Ne me demandez pas le score que j’entrevois ce soir. Je ne sais plus quoi penser ou projeter sur cette équipe. Tu me diras que ça rend la vie moins fade.


Il y a des choses qui peuvent nous tracasser. D’abord, on a les boules pour Ounahi qui avait fait une belle entrée à Reims et qui s’est blessé à un doigt de pied avec le Maroc. Cela nous prive d’une carte. D’autre part, il y a les incertitudes qui commencent à planer au sujet de Vitinha, lequel n’a toujours pas réussi à nous convaincre, mais Tudor ne lui a guère donné de temps de jeu par ailleurs. Le coach se prive-t-il du joueur parce qu’il le trouve mauvais ou bien le pense-t-il pas assez prêt pour la Ligue 1 ? Cela nous embêterait beaucoup que Pablo se soit trompé sur lui. Surtout qu’il y avait de la monnaie en jeu.


Mais ce qui commence à nous gêner le plus, c’est quand on entend parler d’un intérêt de la Juve, non seulement pour le coach Tudor, l’un de ses meilleurs anciens joueurs, mais aussi pour le duo présidentiel Longoria-Ribalta. On a envie de crier aux italiens de nous laisser un peu tomber et de chercher des solutions ailleurs.


Tous ces éléments finalement nous inclinent à penser que notre situation actuelle reste fragile et que nous devons profiter de ce que nous avons, du duo présidentiel, des joueurs et de Tudor. Pour le cas où cela ne durerait pas. Oui, profitons bien… en espérant que nous finirons cette saison en restant à la 2e place, avec un gros écart sur le 3e… et si possible un écart minime avec le Qatar. Voilà qui nous donnerait le sentiment d’avoir progressé.


Bon match à toutes et tous.


Vive le grand Roger Magnusson


Thierry B. Audibert   

dimanche 19 mars 2023

L’OM REMPORTE CE MATCH DE BOX TO BOX

 C’était un match très important avant une trêve internationale qui pourrait permettre aux joueurs de se régénérer. Les lensois et les monégasques avaient pris 3 points, il était impératif de gagner.

La composition était celle attendue avec Rongier redescendu derrière et Guendouzi retrouvant un poste plus conforme à ses compétences. C’était en tout cas celle que j’envisageais dans mon billet d’avant-match.

La rencontre est partie très vite sur un rythme élevé avec un box to box permanent dans lequel les olympiens ont tout de suite montré leur volonté de faire un grand match. Malheureusement, s’ils se procuraient deux ou trois intéressantes opportunités, nous pêchions encore une fois dans la finition.

C’était d’autant plus dommage que les rémois sur leur première véritable attaque ouvrait la marque par l’inévitable Balogun (12e). Heureusement, les marseillais n’eurent pas le temps de nourrir des remords. Il y avait une faute dans l’axe avec un jaune orangé. Sanchez se chargeait de la sanction d’un maître coup-franc sous la lucarne, poteau rentrant, imparable (16e).

À 1-1 On se disait qu’il allait falloir devenir plus concentré sur la prochaine occasion et nous n’avions pas longtemps à attendre pour voir Pau Lopez sur un long dégagement faire une véritable ouverture pour Sanchez qui profitait d’une erreur de jugement de son défenseur, le chilien prenait la balle et glissait le ballon au ras du poteau droit de Diouf. (28e) 1-2, c’était le score à la mi-temps et ce serait le score final avec une 2e mi-temps jouée à fond par les deux équipes.

Il fallait de la réussite, nous en avons eue avec deux poteaux pour les rémois. Il fallait un grand Pau Lopez, il a été ce soir décisif. Il fallait un peu de maladresse côté rémois, elle était là. Et puis il fallait que les hommes de devant soient à la hauteur de l’enjeu et Sanchez a pris les choses en main. Il a fait énormément d’efforts comme à son habitude, réalisant un match plein.

Sur un match aussi énorme, je n’ai pas envie de ressortir quelqu’un mais on est obligés de mettre en avant Gigot mais Verétout, Rongier, Guendouzi, Ünder, M’Bemba ont été costauds. On pourra reprocher à Tavares quelques mauvais choix mais dans l’engagement, il était là.

On pourrait déplorer de nombreuses pertes de balles au milieu mais le rythme était infernal.

On aimerait maintenant des victoires au Vélodrome pour décoller vraiment par rapport aux lensois auxquels nous faisons très mal. On reprend notre place sur le podium et c’est essentiel.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert