Aïoooli, peuple révolté par le traitement famélique accordé par les médias parisiens soi-disant nationaux au sujet du Football Leaks.
C’était un match délicat qui arrivait après deux défaites cuisantes en Europa League et en championnat, opposant les hommes de Garcia à un concurrent direct pour le podium, et celui qui aurait dit que l’OM allait s’imposer facilement contre la solide équipe du marseillais Der Zakarian serait passé pour un doux rêveur.
Mais si Montpellier a fait le match que leur entraîneur avait prévu, en nous laissant le ballon et en nous le reprenant à leur 25-30 mètres, parce que c’est une zone dans laquelle nous sommes trop peu performants depuis quelque temps, on ne peut pas dire en revanche que nos joueurs aient fait la preuve de beaucoup d’autorité jusqu’à la demi-heure de jeu. Il y a bien eu cette occasion d’ouvrir le score pour Germain dont la tête était trop décroisée, puis il y eut ce centre de Sanson que Payet en excellente position topait. Il y eut ce dernier quart d’heure où l’OM joua plus haut et se montra en mesure de mettre sa patte sur le match, mais l’arbitre siffla la mi-temps. On pouvait penser que nous avions tout de même fait une première période médiocre, indigne d’une équipe qui prétend au podium, qui devait monter d’un cran à la suite d’une saison précédente qui avait laissé des satisfactions.
Mais que dire de la deuxième mi-temps ? Naufrage, bérezina, crash, faillite.
Sarr qui ne vient pas fermer sur un centre qui lobe Rami. Puis c’est Amavi. Puis Laborde nous crucifie.
Auparavant, Garcia a eu beau sortir Sanson pour Ocampos, Germain pour N’Jié, rien n’y a fait.
Notre défense est l’une des pires du championnat et nous a encore montré ses carences, criantes, et l’attaque toutes ses insuffisances. Thauvin avant sa blessure a été l’arbre qui cachait la forêt, qui a aligné quelques buts sans être dans une grande forme. Depuis c’est le désert, l’inanité. Nous n’avons plus aucune puissance au milieu. Nous ne sommes plus sur les deuxième ballons, offensifs et défensifs. Nous ne percutons pas. Nous perdons les duels. Nous sommes lents et poussifs dans la progression du ballon mais en plus nous sommes prévisibles. Les joueurs donnent clairement l’impression de ne pas être à 150% dans le match. L’engagement est décousu. Il n’y a plus de liant, plus aucune force collective, plus aucune âme. Et le pire encore, c’est que même à 3-0, on a rien vu, il n’y avait plus aucun répondant.
Alors on pourra toujours dire que le match aurait été différent si Payet ou Germain mettent leur occase en première mi-temps, mais nous en avions déjà montré si peu. Il n’y a donc aucune excuse. Tout le monde est responsable. Du propriétaire aux joueurs, en passant par le président et le coach. On a mégoté pour renforcer significativement cette équipe dans les domaines qui le réclamaient (latéral gauche, avant-centre) et nous ne parvenons plus à fournir tous les efforts nécessaires pour s’imposer.
Alors oui. Ce soir nous sommes en crise, cela ne fait aucun doute, et nous risquons d’y être pour un bon moment. Cette saison ne s’enclenche pas, les saisons passent et nous continuons de nous montrer incapables de battre une équipe qui nous devance.
C’est la crise parce qu’il n’y a pas de solution. Que les prises de conscience ne se font toujours pas et que joueurs et staff doivent se réunir très vite et se dire vraiment les choses.
Je me tourne tout de suite vers Mc Court et Eyraud... messieurs, vous êtes les premiers responsables de cette situation. Quand à Garcia, là où je me montrais conciliant avec lui la saison dernière quand les choses allaient mal, je lui reconnais une grande responsabilité dans ce qu’il se passe pour ne pas avoir tranché assez nettement sur ses options de jeu. Qui avec Strootman et Gustavo ? Qui pour jouer avant-centre et comment organiser le jeu pour lui ?
On va avoir du mal à repartir !
Bravo Montpellier, y a rien à dire.
Vive le grand Roger Magnusson !
