samedi 11 mars 2023

SOYONS DES FOUS-CALMES…

Avec l’OM, un vieux supporter ne sait jamais vraiment sur quel pied danser. Les plus jeunes ont des certitudes mais les plus anciens restent calmes.

Tu prends les strasbourgeois qui seront nos adversaires ce soir. Ils n’ont pas gagné chez nous depuis 1997, peuchère. Il y avait eu un but de Duguepeyroux alors que Köpke gardait la cage olympienne. 1997, Vraiment pas de quoi trembler, non ? Certes, en 2021, ils avaient failli faire un coup avec Thierry Laurey sur le banc, mais Benedetto avait lâché son barbecue pour égaliser. Mais là, ils sont en train de lutter pour ne pas revenir dans la terrible zone des relégables. Franchement…

Et puis tu te dis que tu as tout de même été le témoin cette saison de la victoire d’Ajaccio au Stade Vélodrome alors que l’équipe corse occupait la dernière place du championnat. Et puis tu sais très bien que l’OM reste sur trois échecs successifs dans son antre contre Niçois, Qataris et Annéciens. Bien sûr qu’il est permis d’espérer que la série funèbre soit définitivement close mais difficile de s’empêcher de penser « mèfi », juste parce qu’avec l’OM on ne doit jamais jurer de rien, je radote un discours mille fois exprimé, oui, et particulièrement contre un adversaire supposé plus faible, la défaite aux tirs aux buts contre Annecy en est un rappel douloureux.

Les trois points ramenés de Rennes nous ont rassurés même si nous n’avons pas retrouvé l’équipe de Tudor dans toutes ses caractéristiques. Génésio avait demandé à ses joueurs de répondre pied à pied à l’intensité marseillaise, bloquer les lignes de passe et les côtés. Son équipe a même réussi à se procurer plus d’occasions que la nôtre et il a fallu un petit coup de Trafalgar tout à fait légal du trio Veretout-Ünder-Kolasinac pour prendre l’avantage que la défense a su conserver, laissant les rennais à leur triste amertume, eux qui voulaient nous taper pour la 3e fois après Annecy et le Qatar.

Antonetti a l’intention de faire la même chose sans disposer du même effectif. Nous contenir avec l’apport de Sanson, et envoyer Gameiro dans la profondeur. Un Gameiro qui se sait attendu et se donnera plein gaz dans le moindre espace, même s’il n’est guère en réussite ces derniers temps, pourvu que ça dure.

J’observe des débats incroyables dans la communauté olympienne. À en entendre certains, la saison serait terminée. Si tu les écoutais, se contenter de finir deuxième reviendrait à manquer d’ambition, à rater la saison, ce serait l’échec de Longoria, de Tudor, de McCourt. Pourquoi McCourt, petite digression ? Parce que les jobastres de la VenteOM ont détourné leurs folles attentes du Prince Al Waleed Bin Tallal vers Rodolphe Saade patron de la CMA-CGM, décrété ainsi nouveau grand argentier du plus grand club français… avec les saoudiens au soutien souterrain. Tour de magie. Mais oui bien sûr, c’était donc ça, il y avait bien quelque chose, géniale clairvoyance, les fameuses sources lisaient dans le marc de café au lieu de juste ouvrir des containers. Il faudrait donc que McCourt dégage sans délai. Peuchère. Fin de la digression.

Je pense pour ma part que ce serait une belle progression pour le club de finir largement devant le 3e contrairement à la saison dernière où nous avions tremblé jusqu’à la fin du dernier match malgré une large victoire… contre Strasbourg. Non ? Je me contenterai de ce challenge car je n’imagine pas une seconde que le Qatar, même derrière leur traditionnelle élimination pré-printanière, s’écroulerait à ce point que nous pourrions le sauter sur le fil. Ils ont l’impunissable M’Bappé et les arbitres. Comment faire ?

J’attends par contre des olympiens qu’ils remportent tous les matchs qui restent jusqu’à la fin de la saison. Et pourquoi pas ? Avec un match nul au milieu, ou deux, allez. C’est un peu fou de leur demander cette chose mais ils nous doivent bien ça après la si décevante élimination en quart contre une station de ski (dixit Redouane Bougheraba). Ils en sont capables pour peu qu’ils se remettent à vouloir vaincre de toute leur âme.

Allez, soyons fous ! Fous, mais calmes… des fous-calmes. Ça existe ? On va dire que oui.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert


mercredi 8 mars 2023

Avant de revenir au football…


 Bonjour, entrez sans vous gêner, vous pouvez garder vos chaussures, c’est un lieu provisoire. C’est petit mais il y a de la place pour tout le monde, vraiment merci d’être venu, ça fait plaisir, je peux pas vous offrir grand chose, j’ai pas eu le temps de faire les courses. Je suis un modeste BSSF désormais. Blogueur Sans Site Fixe.

C’est bon ? Tout le monde est installé ? Alors j’y vais.


Certains l’ont noté parce que je l’ai annoncé sur Twitter. J’ai décidé de sortir du FC Marseille sur le site duquel je déposais mes chroniques et où j’avais carte blanche. La séparation ne se fait pas sans douleur mais il en est ainsi tout le temps dans les ruptures et encore plus quand tout le monde s’aime bien, ce qui est le cas.


Je ne sais plus depuis combien de temps le FC Marseille publie mes billets, chose qui m’a valu d’être invité à ses émissions. Compte-tenu du nombre d’émissions hebdomadaires, pas énormément non plus.


Écrire un billet ne me pose pas trop de problème. Je le fais facilement la plupart du temps sans doute parce que je me livre à cet exercice depuis bientôt 13 ans. J’ai démarré tout seul dans un coin sur un petit blog et puis je suis allé ensuite sur de gros sites où on m’a repéré (Le Phocéen en premier). Tout mon plaisir est dans l’écriture et la publication mais j’aime aussi comme tout le monde que des gens me lisent et se sentent en proximité avec ce que je propose.


Quand je dis qu’écrire un billet ne me coûte rien, ce n’est pas tout à fait juste. Derrière, il y a des étapes pour la publication, des process techniques, de la relecture pendant laquelle les coquilles se dérobent, se planquent de manière inexplicable. Vous pouvez publier à 23h30, vous endormir avec le sentiment du devoir accompli, et vous réveiller une heure plus tard quand c’est pas au milieu de la nuit parce qu’une faute d’accord vient vous hanter, ou parce que vous avez oublié de dire ceci ou cela. Vous voulez que ce soit le mieux possible, fluide pour le lecteur. 


Un billet, c’est du temps, de la concentration, de l’attention, de l’amour. 


Je fais ça gratuitement. Et je vous parle pas de la galère d’écrire pendant les matchs et de sortir le binz peu après le coup de sifflet final.


J’ai conscience quand je publie que la chose écrite trouve de moins en moins de lecteurs. La vidéo a pris le dessus et je refuse encore de mettre ma ganache sur des débriefs, chose à mes yeux très narcissique. Sans doute ai-je tort mais c’est comme ça. Je vais par contre volontiers sur les émissions parce qu’il y a quelque chose à partager. On y approche collectivement de la vérité.


Trouvant à la fin de l’été que beaucoup de temps s’écoulait entre deux invitations, j’ai émis le souhait de passer dans une émission ou l’autre du FC Marseille au moins une fois par mois. Je n’aime pas demander, je respecte et me plie en principe aux contraintes du responsable, je suis toujours près à lui trouver les meilleures excuses mais il me semblait qu’il était légitime qu’on m’accorde ce principe d’un passage mensuel au regard de mes contributions, ce qui ne pouvait que les renforcer, surtout que dans le même temps, d’autres que ne dénigrerai pas mais qui ne valent pas mieux que moi étaient vus plus souvent. On ne s’est pas opposé à ma demande, on l’a trouvé parfaitement recevable et on m’a promis que ce serait dorénavant mis en place avec un calendrier. Or patatras…


Je constate avec tristesse qu’on a encore laissé passer deux mois avant de m’inviter quand d’autres ont doublé, triplé, quadruplé leur passage. Je ne vais pas aller me plaindre à la direction. Hors de question de lever le petit doigt pour me rappeler à qui décide qu’on m’a oublié. Je n’ai jamais léché le cul de personne pour obtenir quelque chose.


On est pas mariés, il n’y a pas de contrat, on ne m’apprécie pas plus que ça (on m’assure que ce n’est pas la vérité mais c’est ma perception) bè ciao ! Il en est des chroniqueurs comme des ministres, soit ils démissionnent, soit ils ferment leur gueule. J’ai choisi !


Ce n’est donc pas une question d’argent. Ce n’est pas non plus une question de ligne éditoriale, je ne m’en occupe pas et je connais les contraintes financières qui obligent parfois à aller vers la facilité.

Beaucoup de critiques sur ce plan à l’égard du site se sont manifestées sous mon tweet d’hier. Elles étaient dans l’air, ce n’est pas le tweet qui les a suscitées.


Le FC Marseille mérite d’être suivi parce que c’est un bon média marseillais au ton décontracté. Parce qu’il évoluera favorablement s’il sait se remettre en question. Et par-dessus tout parce que des garçons comme Nicolas Filhol, Mourad Aerts, et Rayane Benmokrane (la voix) sont des perles, des pépites, en tant que professionnels et en tant qu’hommes. Ils sont l’honneur de ce site, ils m’ont toujours accueilli avec le sourire et une sincère amitié. Leur présence mérite toute votre attention. Je n’ai pas eu de conflit avec Jean-Charles De Bono. On m’assure que Benjamin Courmes, pris par d’autres problèmes n’avait rien contre moi, soit… Mais le constat est là, on m’appelle à l’arrache toutes les St Glinglin, je ne veux plus me prendre la tête avec ça, ni la prendre à qui que ce soit d’autre. 


Certains penseront que je suis excessif, que je fais un caca nerveux pour pas grand chose, d’autres comprendront. Il n’est plus temps de se poser la question de savoir qui a raison, qui a tort. Le ressort chez moi était cassé après que j’ai alerté une première fois. On tourne la page et la vie est formidable. 

 

Vous savez tout, place au football et à l’OM désormais. Demain, plus personne ne pensera à tout ça. J’ignore combien de temps je vais rester ici et souhaite sincèrement une longue vie au FC Marseille.


Vive le grand Roger Magnusson !


Thierry B. Audibert


mercredi 5 décembre 2018

ENCORE UN COUP DE JAUNE !!!

Aïoooli amoureux transis de l’OM qui voient arriver un hiver de révolte sur Marseille et tout le pays,
Au fait, les marseillais qui ont le gilet jaune, aviez-vous pensé à l’enlever... c’était déconné de regarder ce match avec les couleurs de l’adversaire du soir...
Bref, pas évident de jouer sous cette pluie avec une pelouse qui fuse, les appuis difficiles.
Que pouvait-on dire de cette première mi-temps au cours de laquelle les deux équipes ont montré un bon niveau d’engagement, avec beaucoup d’intensité mais aussi d’imprécisions ? Rudi Garcia en laissant Lopez et Payet sur le banc avait sans doute souhaité mettre de la puissance dans son jeu, ingrédient qui fait défaut à l’OM depuis le début de la saison. Il fallait noter la titularisation de Kamara à gauche qui en dit long sur ce que pense le coach marseillais d’Amavi. Deux têtes de Rolando sur des coups de pied arrêtés de Thauvin, dont une qui passait de peu à côté. Aucune équipe qui ne prenait l’avantage sur l’autre jusqu’à ce que Rolando lance en stratège de grande vista Ocampos sur l’aile gauche, l’argentin débordait et centrait en retrait pour Sanson qui ajustait Dupe pour donner l’avantage à ses partenaires. Avantage de courte durée puisque sur un centre très bien ajusté venant de la droite, Rami qui avait oublié Sala dans son dos ne pouvait intervenir, l’avant-centre nantais catapultait la balle au fond.
Les nantais s’engrainaient un peu derrière mais on ne redoutait rien de méchant même si leur volonté de nous agresser, de nous harceler et de jamais lâcher était évidente.
Dieu merci, nous bénéficiions d’un pénalty suite à une main involontaire sur une tête de Germain qui voulait prolonger un centre. Thauvin le transformait sous la barre mais on a failli avoir peur. Alors que nous pensions regagner le vestiaire tranquille pour la mi-temps, Sala seul au milieu de trois marseillais parvenait à contrôler et à s’arracher pour donner derrière lui, Touré aux vingt mètres mettait la frappe parfaite malgré les tentatives d’interception de Rolando et Kamara. 2-2, tout était encore à refaire, mais s’imposait alors dans nos esprits la terrible question, avions-nous assisté à la bonne ou à la mauvaise mi-temps marseillaise ?
On se disait malheureusement que nous avions vu la bonne, puisque nous ne parvenions pas à nous créer une occasion jusqu’à ce que Sarr se fasse prendre dans l’engagement par son vis-à-vis, celui-ci centrait et trouvait son partenaire dans le dos de Kamara au deuxième poteau, Mandanda n’y était pas, j’ai l’impression qu’il aurait pu faire quelque chose sur cette action en anticipant le centre. 3-2 pour les nantais, nous savions que le temps allait vite défiler.
Sarr se voyait sortir par Garcia, Amavi le remplaçait pour reprendre son poste de latéral gauche alors que Kamara glissait à droite. Payet prenait aussi la place d’Ocampos. Sur un corner, Gustavo mettait la balle sur le poteau, et plus tard une action chaude mais confuse sur le but nantais était sanctionnée d’un hors-jeu. Mitroglou remplaçait Germain. Nous avions du mal à y croire, les nantais n’avaient pas envie de lâcher le morceau maintenant qu’ils l’avaient dans la bouche, et malgré un long temps de jeu supplémentaire, les hommes de coach Vahid maintenaient leur avantage, un Halilodzic qui avait pris cette équipe alors qu’elle était en mauvais état et qui a su en très peu de temps lui redonner une âme, une chose qui nous manque désormais même si les joueurs semblent faire ce qu’ils peuvent. Kamara était même à deux doigts d’un csc.
On y arrive plus. Même quand on arrive à mener au score sans nous montrer supérieur dans le jeu. Toutes les fautes de préparation de cette saison sont en train de se payer alors que nous sommes dans le money-time de fin d’année, ce moment où il faut prendre la bonne position avant de basculer dans la deuxième partie de saison. Il y a d’abord un sentiment d’euphorie de tout le club après les émotions de la dernière saison qui semble avoir dispensé tous ces messieurs, je dis bien tous, McCourt, Eyraud, Garcia, et les joueurs, de revenir avec toute la concentration que la nouvelle demandait pour être confirmée et améliorée. Cette équipe n’a pas été renforcée comme elle aurait dû l’être. Je ne peux pas m’empêcher de penser quand j’observe le comportement d’Eyraud avec les supporters, qu’il y a dans le fonctionnement du club de petites mesquineries qui cassent les couilles aux joueurs. Je ne suis pas sûr que ces derniers apprécient la volonté du président de gérer le club comme une entreprise. Les joueurs sont sérieux mais ne s’amusent pas. Ils ne prennent pas de plaisir dans ce qu’ils font. Tout le monde doit se remettre en cause, mais j’ai l’impression de commencer à me répéter depuis un moment. Gustavo, le meilleur sur le terrain ce soir sera suspendu à St Étienne, les choses vont devenir très compliquées, il est évident qu’elles ont totalement échappé à Garcia et que celui-ci n’est plus très loin de la fin. La seule question qui se pose aujourd’hui est de savoir qui mettre à la place, et c’est la seule chose qui peut le sauver pour l’instant, mais jusqu’à quand, car ce n’est pas avec les propos comiques qu’il tient en conf’ de presse qu’on peut entretenir le moindre espoir.
On a pris un bon coup de jaune, et on est mal.

Vive le grand Roger Magnusson !!!

dimanche 2 décembre 2018

VITE, UN VRAI 9 !!!



Aïoooli peuple marseillais méprisé des dirigeants, que ce soient Macron et son acolyte barbu, ou bien Gaudin qui a du sang dans les dossiers, ou Eyraud le petit père fouettard à lunettes qui pratique des tarifs discriminatoires...
Il fallait enchaîner par une victoire pour se rapprocher encore du podium. Large si possible. Mais un jeu trop lent où tout le monde multiplie les touches de balle, manquant trop de variétés, un manque récurent de puissance auront contrarié toute notre volonté d’aller vers l’objectif.
Ce sont des rémois solides qui se sont présentés en vert australien sur la pelouse du Vélodrome dans ce début de soirée dominical. Reims en vert et les arbitres en rouge, les winners habituellement orange étaient en jaune, il était légitime de perdre un peu ses repères.
On retrouvait le 4-2-3-1 de l’année dernière, avec les mêmes joueurs qui avaient porté haut les couleurs (toujours bleues et blanches) l’an dernier.
De la volonté de bien faire dans les premières minutes avec un ballon qui re vient dans les pieds d’Ocampos, mais pas suffisamment pour qu’il puisse l’exploiter, pas de cul (il en a rarement dans ce genre de cas). Et puis les rémois ont remonté leur bloc quand nous le baissions. Pas d’occasions pour eux mais les olympiens auraient eu tort de les laisser faire. Vers la 16e, on voyait une belle tête de Rami au premier poteau sur un corner de Payet mais le petit Mendy intervenait.
Il s’interposait un peu plus tard sur un coup-franç de Payet. Ça travaillait plutôt bien au milieu avec Gustavo-Lopez (ce dernier touchant encore beaucoup de ballons, Payet jouait son rôle de chef d’orchestre. Le côté droit avec Thauvin et Sarr se montrait actif et de l’autre côté, Ocampos avait couvert à la mi-temps beaucoup de terrain. Derrière Rami-Rolando veillaient au grain bien protégés par les milieux. Germain mettait deux fois le bout du nez à la fenêtre sur des têtes, détournées, il se montrait même un peu trop altruiste par deux fois, échouant dans la dernière transmission.
Le jeu reprenait tranquille en deuxième mi-temps, les olympiens ne parvenant jamais à changer de rythme, pourtant il fallait marquer pour desserrer l’étreinte. La nécessité de changement se faisait sentir et Garcia choisissait d’envoyer Mitroglou à la place de Germain qui n’en touchait plus une, et Sanson à la place de Lopez. La sortie de ce dernier enlevait quoiqu’on dise une partie du liant technique au jeu olympien. On allait vers des tentatives de coup de boutoir, la 80e minute arrivait vite. On se faisait une grosse frayeur avec Mandanda lorsqu’un rémois se trouvait en bonne position pour une frappe du gauche enroulée qui passait de peu à côté.
Strootman remplaçait Ocampos... à la 87e... on va pas chercher à comprendre... et pourquoi pas N´Jié ??? Mais nous n’étions plus en mesure de nous procurer la moindre occasion et c’était lamentable. Nous ne profitons pas des faux-pas de ceux qui nous précèdent alors qu’il y avait le pain et le couteau. Mandanda, lent à la relance, n’a pratiquement rien eu à faire. C’est bel et bien le travail de Garcia sur lequel il convient désormais de s’interroger. Le jeu manque beaucoup trop de variété, de puissance, de création, de véritable engagement. Cette équipe a perdu sa force collective. « Mouille le maillot ou casse-toi » a chanté le virage sud quand les joueurs sont venus vers eux à la fin du match. Cet OM qui n’a pas été renforcé comme il aurait dû l’être par la faute d’un manque manifeste de volonté d’investir est particulièrement malade, inoffensif, plat, fade, et c’est tout le monde qui est responsable. Eyraud peut essayer de faire le nouveau proxo de Marseille, le barbot de luxe avec ses tarifs discriminatoires en forme de racket ciblé, si ça tourne mal, il va se retrouver dans la merde et ce ne sont pas les petits de Twitter qui pourront le sauver. On aurait dû repartir avec la banane, au lieu de ça, c’est avec les glandes qu’on repart à la maison.
Garcia, bouge-toi !!! Eyraud, un vrai 9... vite.

Vive le grand Roger Magnusson !!!

jeudi 29 novembre 2018

SOIRÉE SAUCISSES !!!

Aïoooli collègues supporters qui avez partagé cette soirée absurde,
Je n’étais pas dans l’attente de ce match, je m’en étais ouvert sur Twitter, et j’ai trouvé totalement incroyable qu’il se trouve encore 500 supporters pour effectuer ce déplacement lointain... fallait vraiment aimer les saucisses... de Francfort.
La première absurdité est d’avoir refoulé nos supporters à la frontière. Qu’a-t-il pris aux allemands pour chier sur la longueur du voyage et une fois saisis les éléments qui les dérangeaient, ne pas laisser ces courageux poursuivre leur chemin ? Nous attendons une forte réaction du club car nous n’acceptons pas que des supporters aguerris aux déplacements soient littéralement traités comme des clochards. Ce qui leur est arrivé est un scandale et cela en serait un autre si le président ne montait pas au créneau.
Quant au match... d’abord, je l’ai vu par morceaux, très peu de diffusions sur périscope ce soir, et je n’en attendais rien. Nous avons assisté à une faillite collective face à l’intensité allemande qui s’est exercée d’entrée de jeu avec leur ouverture du score. L’OM a essayé de réagir de manière fort velléitaire, mais le deuxième, l’un des csc les plus comiques de toute l’histoire du club, a confirmé que ce serait une soirée-gag. On parle pas du nouveau csc, Bouna Sarr cette fois, en deuxième mi-temps, et de cette balle dont ni Rolando ni Pelé ne peuvent se saisir alors qu’elle est à leur portée.
Alors on va pas tourner autour du pot. Ce n’est pas tellement parce que nous étions d’ores et déjà éliminés que je m’en fous, c’est parce qu’il n’a jamais été question de jouer cette compétition cette saison. Bien entendu qu’on nous a dit que des équipes compétitives seraient alignés, mais les joueurs ont parfaitement compris que l’objectif assigné par l’actionnaire était le podium, Garcia également. Nous étions passés par un trou de souris la saison dernière dans un groupe en bois. C’était impossible cette année.
On va sûrement vouloir mettre la responsabilité sur Rudi Garcia, et je ne serai pas des pourfendeurs du coach de l’OM, parce qu’il n’était pas sur le terrain et ne peut être considéré comme l’auteur des saucisses que nous avons vues ce soir. Par contre, pour moi c’est clair, si l’objectif podium n’est pas atteint, l’ex-coach de la Roma devra partir, et je l’invite à hausser le niveau de jeu de son équipe dans les semaines à venir pour que les choses ne finissent par mal tourner.
On oubliera vite le point unique pris à ce jour dans ce groupe d’Europa League face à Limassol si le podium est au bout du parcours. Il faudra convenir aussi que nous avons accumulé les saucisses depuis le début de la compétition. On commence à huis-clos contre Francfort, on marque d’entrée par Ocampos, puis plus rien, et deux buts casquettes contre nous (la passe dans l’axe de Radonjic). Puis ce but de la Lazio alors qu’on est pas trop mal dans le match, avec Mandanda qui se fait griller. Pareil au retour avec Caleta-Car. L’égalisation de Limassol alors qu’on a le match en main chez eux... franchement, c’était toujours très bizarre et je continue de penser qu’à plein potentiel et avec une véritable volonté, la Lazio et Francfort étaient à notre portée.
Allez, j’ai pas envie de tenir des discours catastrophistes ce soir, parce que c’est franchement une soirée à oublier... et qu’on l’oubliera... sauf ceux qui se sont fait lamentablement refoulés et nous espérons tous que le club fera un geste pour eux.
Bref soirée saucisses.

Vive le grand Roger Magnusson !

dimanche 25 novembre 2018

THAUVIN EN SOMME !!!

Aïoooli marseillais sombre et pluvieux,
Nous étions ce soir au bout d’une nouvelle et interminable trêve internationale, et c’est dans le froid nordiste que les olympiens reprenaient ce championnat de Ligue 1. Nous reprenions sans un grand enthousiasme, nous les supporters, encore sous le coup de ce match laborieux contre Dijon, malgré la victoire, mais le nul de Montpellier et la défaite lilloise à Nice nous mettaient l’eau à la bouche.
On enregistrait la blessure de Strootman à l’échauffement et c’est Sanson qui prenait sa place dans un 3-4-3, mélangé à du 3-3-3-1, du 4-3-3, du 4-2-3-1, ça bouge tout le temps, il est difficile de suivre les évolutions de l’OM, d’autant plus pour moi qui ait suivi ce match en enchaînant les périscopes, j’avais eu la flemme de me rendre dans un bistrot et j’avais fait le choix de rester à la maison.
Il y eut d’abord une guerre de position, de conquête de terrain, très disputée dans les premières minutes du match, mais il fallut une erreur chiante de Mandanda sur un centre puissant et vicieux après un ballon mal renvoyé, pour que les amiénois ouvrent le score. Mauvais scénario et on aimait l’appel au calme de Rolando titularisé dès son retour dans l’équipe à la surprise de beaucoup d’entre nous. Les premières opportunités (deux) de frappes étaient pour Thauvin, pas cadrées, une tête du même Florian étaient sorties, puis c’était Ocampos en excellente position qui reprenait malheureusement du tibia un bon centre. Et puis, Thauvin réussissait enfin une bonne frappe, sa spéciale, et il nous remettait dans le match. Rien à dire sur les minutes qui suivirent où les pertes de balle ne cessèrent de se succéder, Ocampos avait tenté encore un retourné mais si un jour il en réussit un je mets mets mes couilles en photo de profil sur Twitter, mais on revenait de loin et nous pestions tous contre Mandanda à la mi-temps.
Nous avons mis un bon bout de temps à prendre ensuite l’avantage. N’Jié devenait totalement invisible et Garcia envoyait à sa place Valère Germain qui se signalait tout de suite par une tête premier poteau sur la transversale sur un corner tiré par Payet, puis après un bon contrôle il frappait spontanément sur le gardien. C’est sur un nouveau coup de pied arrêté que nous allions prendre enfin l’avantage sur un sublime coup-franc de Thauvin, que Payet lui avait laissé tirer, mais on se demandera encore longtemps pourquoi Dimitri ne laisse pas son partenaire aux portes d’un triplé tirer un penalty obtenu par lui-même. Dieu merci, cela n’eut pas de conséquences, la défense marseillaise tenait le coup face à des amiénois qui n’étaient pas des foudres de guerre, il faut le noter, et le troisième but en contre était l’œuvre d’un Florian Thauvin en état de grâce, un but qui nous mettait à l’abri et nous plaçait au pied du podium. Mandanda s’était enfin montré décisif en deuxième mi-temps sur une belle frappe aux vingt mètres, mais aussi sur une tête sous la barre qu’il avait sortie, même si son auteur était finalement hors-jeu.
Au final, il faut féliciter les garçons qui ont fait le job. Au milieu, Sanson et Lopez ont bien tenu la baraque et je me plais à le souligner, même s’ils n’avaient pas une grande équipe en face connue pour sa qualité dans ce secteur de jeu. L’OM a encore penché du côté droit où la touche technique était relevée avec Thauvin, Payet, Lopez, Sarr, et c’était un régal parfois même si ce n’était pas toujours productif, mais il faut également citer le nouveau match très solide de Lucas Ocampos. Payet a fait son match, Sakaï aussi, et la charnière reconstituée des vieux grognards Rami-Rolando, rassurante ce soir... mais c’était pas le Barça en face encore une fois.
C’était la soirée de la rédemption. Thauvin qui s’est fait fracasser cette semaine pour ses éloges  sur M’Bappé, se verra rétabli dans l’opinion, Mandanda s’est repris en deuxième, Germain s’est peut-être un peu remis en confiance, et à ce sujet je veux ici traiter de gros cons ceux qui l’insultent régulièrement depuis quelque temps, vedettes des réseaux ou pas vedettes, Rolando est revenu... bon allez, 3 points, c’est bon, et encore bravo à Thauvin en somme... en Somme... allez, je vais me coucher j’ai sommeil.

Vive le grand Roger Magnusson !

dimanche 11 novembre 2018

LE BIG ADIL !!!

OM-DIJON 2-0

Aïoooli,
Fin de semaine triste à Marseille. Et c’est malheureusement pas le match qui pouvait nous remonter le moral à la mi-temps malgré le but de Rami dans les arrêts de jeu, d’une belle tête croisée au premier poteau à la Skoblar. Pamela était contente, nous aussi, mais bon.
Il y avait eu auparavant une magnifique et poignante minute de silence en hommage aux victimes de la rue d’Aubagne, en plus de toutes les banderoles déployées par les groupes de supporters.
Entre les deux, il y a eu un Olympique de Marseille qui a essayé de produire du jeu face à une équipe dijonnaise emmerdante. C’est d’ailleurs elle qui se procurait la première occasion sur une frappe plus de vingt mètres sur laquelle Mandanda se montrait vigilant.
Les deux plus belles occasions furent pour Mitroglou qui les foira lamentablement alors « qu’il n’y avait qu’à mettre » comme on dit à Marseille. Outre le jeu peu inspiré des marseillais dont on continue à se désespérer de le voir si lent, si peu puissant, l’enseignement principal de cette première période se constituait du divorce consommé à mon avis entre le public marseillais et l’avant-centre grec que Garcia décidait de sanctionner en le sortant au repos. C’était normal. On a pas le droit à ce niveau de se montrer si maladroit quand on a sa place à gagner depuis trop longtemps. On pardonne à quelqu’un qui arrive, pas à celui qui a eu du temps pour s’adapter et qui ne l’a pas saisie. Et dieu sait si j’ai défendu Mitroglou. Mais là ce n’est clairement plus possible, il doit partir, il n’a plus rien à faire sous le maillot blanc. À ne pas oublier une belle frappe d’Ocampos encore très combatif, qui s’était mis tout seul en bonne position pour tirer du pied droit. Et puis 3-5-2, 4-1-4-1, 4-3-3, 4-2-3-1, on a l’impression qu’il n’y a aucun système qui fonctionne et donne satisfaction.
Le match reprenait sur le même rythme, ou du moins sans rythme, ce je ne sais quoi qu’il manque aux joueurs pour être percutants, tranchants, imposer leur puissance. C’est même Dijon qui par deux fois jouait mal le coup sur deux situations intéressantes pour eux, ça passait fort heureusement au-dessus et à côté. Mieux, à la 70e sur un corner, Mandanda était tout heureux de récupérer le ballon alors le défenseur central dijonnais avait pris l’avantage de la tête. Les bourguignons comprenaient d’ailleurs qu’ils avaient un coup faire en se montrant encore plus entreprenants. À la 77e nous étions surpris de voir entrer Kamara, c’est Thauvin qui sortait, pour s’installer au milieu alors que Gustavo restait derrière.
On se demandait si les marseillais seraient en mesure d’aggraver le score quand sur un centre repoussé sur Ocampos qui tentait un retourné que prolongeait Adil Rami, les hommes de Garcia se mettaient à l’abri d’un retour dijonnais. L’OM prenait logiquement le gain du match et des trois points mais celui qui repartait rassuré du stade vélodrome ce soir force mon admiration. Les joueurs ont fait le job mais c’est toujours insuffisant. Si Rami, attentif derrière et auteur d’un doublé est à ressortir, c’est le Big Adil (lui qui aime les jeux télévisés), l’homme du match aux yeux de tous sera Lucas Ocampos, auteur d’un match solide, grand combattant, absolument énorme. C’est vrai que ce joueur n’est pas ma came, je préfèrerais avoir quelqu’un de plus virevoltant et tranchant, mais il faut le saluer bien bas cet argentin atypique, si différent de ce qu’il était lorsqu’il débuta à River.
Voilà, on se replace, mais c’est pas gagné, vraiment. À suivre.

Vive le grand Roger Magnusson !