jeudi 29 novembre 2018

SOIRÉE SAUCISSES !!!

Aïoooli collègues supporters qui avez partagé cette soirée absurde,
Je n’étais pas dans l’attente de ce match, je m’en étais ouvert sur Twitter, et j’ai trouvé totalement incroyable qu’il se trouve encore 500 supporters pour effectuer ce déplacement lointain... fallait vraiment aimer les saucisses... de Francfort.
La première absurdité est d’avoir refoulé nos supporters à la frontière. Qu’a-t-il pris aux allemands pour chier sur la longueur du voyage et une fois saisis les éléments qui les dérangeaient, ne pas laisser ces courageux poursuivre leur chemin ? Nous attendons une forte réaction du club car nous n’acceptons pas que des supporters aguerris aux déplacements soient littéralement traités comme des clochards. Ce qui leur est arrivé est un scandale et cela en serait un autre si le président ne montait pas au créneau.
Quant au match... d’abord, je l’ai vu par morceaux, très peu de diffusions sur périscope ce soir, et je n’en attendais rien. Nous avons assisté à une faillite collective face à l’intensité allemande qui s’est exercée d’entrée de jeu avec leur ouverture du score. L’OM a essayé de réagir de manière fort velléitaire, mais le deuxième, l’un des csc les plus comiques de toute l’histoire du club, a confirmé que ce serait une soirée-gag. On parle pas du nouveau csc, Bouna Sarr cette fois, en deuxième mi-temps, et de cette balle dont ni Rolando ni Pelé ne peuvent se saisir alors qu’elle est à leur portée.
Alors on va pas tourner autour du pot. Ce n’est pas tellement parce que nous étions d’ores et déjà éliminés que je m’en fous, c’est parce qu’il n’a jamais été question de jouer cette compétition cette saison. Bien entendu qu’on nous a dit que des équipes compétitives seraient alignés, mais les joueurs ont parfaitement compris que l’objectif assigné par l’actionnaire était le podium, Garcia également. Nous étions passés par un trou de souris la saison dernière dans un groupe en bois. C’était impossible cette année.
On va sûrement vouloir mettre la responsabilité sur Rudi Garcia, et je ne serai pas des pourfendeurs du coach de l’OM, parce qu’il n’était pas sur le terrain et ne peut être considéré comme l’auteur des saucisses que nous avons vues ce soir. Par contre, pour moi c’est clair, si l’objectif podium n’est pas atteint, l’ex-coach de la Roma devra partir, et je l’invite à hausser le niveau de jeu de son équipe dans les semaines à venir pour que les choses ne finissent par mal tourner.
On oubliera vite le point unique pris à ce jour dans ce groupe d’Europa League face à Limassol si le podium est au bout du parcours. Il faudra convenir aussi que nous avons accumulé les saucisses depuis le début de la compétition. On commence à huis-clos contre Francfort, on marque d’entrée par Ocampos, puis plus rien, et deux buts casquettes contre nous (la passe dans l’axe de Radonjic). Puis ce but de la Lazio alors qu’on est pas trop mal dans le match, avec Mandanda qui se fait griller. Pareil au retour avec Caleta-Car. L’égalisation de Limassol alors qu’on a le match en main chez eux... franchement, c’était toujours très bizarre et je continue de penser qu’à plein potentiel et avec une véritable volonté, la Lazio et Francfort étaient à notre portée.
Allez, j’ai pas envie de tenir des discours catastrophistes ce soir, parce que c’est franchement une soirée à oublier... et qu’on l’oubliera... sauf ceux qui se sont fait lamentablement refoulés et nous espérons tous que le club fera un geste pour eux.
Bref soirée saucisses.

Vive le grand Roger Magnusson !

dimanche 25 novembre 2018

THAUVIN EN SOMME !!!

Aïoooli marseillais sombre et pluvieux,
Nous étions ce soir au bout d’une nouvelle et interminable trêve internationale, et c’est dans le froid nordiste que les olympiens reprenaient ce championnat de Ligue 1. Nous reprenions sans un grand enthousiasme, nous les supporters, encore sous le coup de ce match laborieux contre Dijon, malgré la victoire, mais le nul de Montpellier et la défaite lilloise à Nice nous mettaient l’eau à la bouche.
On enregistrait la blessure de Strootman à l’échauffement et c’est Sanson qui prenait sa place dans un 3-4-3, mélangé à du 3-3-3-1, du 4-3-3, du 4-2-3-1, ça bouge tout le temps, il est difficile de suivre les évolutions de l’OM, d’autant plus pour moi qui ait suivi ce match en enchaînant les périscopes, j’avais eu la flemme de me rendre dans un bistrot et j’avais fait le choix de rester à la maison.
Il y eut d’abord une guerre de position, de conquête de terrain, très disputée dans les premières minutes du match, mais il fallut une erreur chiante de Mandanda sur un centre puissant et vicieux après un ballon mal renvoyé, pour que les amiénois ouvrent le score. Mauvais scénario et on aimait l’appel au calme de Rolando titularisé dès son retour dans l’équipe à la surprise de beaucoup d’entre nous. Les premières opportunités (deux) de frappes étaient pour Thauvin, pas cadrées, une tête du même Florian étaient sorties, puis c’était Ocampos en excellente position qui reprenait malheureusement du tibia un bon centre. Et puis, Thauvin réussissait enfin une bonne frappe, sa spéciale, et il nous remettait dans le match. Rien à dire sur les minutes qui suivirent où les pertes de balle ne cessèrent de se succéder, Ocampos avait tenté encore un retourné mais si un jour il en réussit un je mets mets mes couilles en photo de profil sur Twitter, mais on revenait de loin et nous pestions tous contre Mandanda à la mi-temps.
Nous avons mis un bon bout de temps à prendre ensuite l’avantage. N’Jié devenait totalement invisible et Garcia envoyait à sa place Valère Germain qui se signalait tout de suite par une tête premier poteau sur la transversale sur un corner tiré par Payet, puis après un bon contrôle il frappait spontanément sur le gardien. C’est sur un nouveau coup de pied arrêté que nous allions prendre enfin l’avantage sur un sublime coup-franc de Thauvin, que Payet lui avait laissé tirer, mais on se demandera encore longtemps pourquoi Dimitri ne laisse pas son partenaire aux portes d’un triplé tirer un penalty obtenu par lui-même. Dieu merci, cela n’eut pas de conséquences, la défense marseillaise tenait le coup face à des amiénois qui n’étaient pas des foudres de guerre, il faut le noter, et le troisième but en contre était l’œuvre d’un Florian Thauvin en état de grâce, un but qui nous mettait à l’abri et nous plaçait au pied du podium. Mandanda s’était enfin montré décisif en deuxième mi-temps sur une belle frappe aux vingt mètres, mais aussi sur une tête sous la barre qu’il avait sortie, même si son auteur était finalement hors-jeu.
Au final, il faut féliciter les garçons qui ont fait le job. Au milieu, Sanson et Lopez ont bien tenu la baraque et je me plais à le souligner, même s’ils n’avaient pas une grande équipe en face connue pour sa qualité dans ce secteur de jeu. L’OM a encore penché du côté droit où la touche technique était relevée avec Thauvin, Payet, Lopez, Sarr, et c’était un régal parfois même si ce n’était pas toujours productif, mais il faut également citer le nouveau match très solide de Lucas Ocampos. Payet a fait son match, Sakaï aussi, et la charnière reconstituée des vieux grognards Rami-Rolando, rassurante ce soir... mais c’était pas le Barça en face encore une fois.
C’était la soirée de la rédemption. Thauvin qui s’est fait fracasser cette semaine pour ses éloges  sur M’Bappé, se verra rétabli dans l’opinion, Mandanda s’est repris en deuxième, Germain s’est peut-être un peu remis en confiance, et à ce sujet je veux ici traiter de gros cons ceux qui l’insultent régulièrement depuis quelque temps, vedettes des réseaux ou pas vedettes, Rolando est revenu... bon allez, 3 points, c’est bon, et encore bravo à Thauvin en somme... en Somme... allez, je vais me coucher j’ai sommeil.

Vive le grand Roger Magnusson !

dimanche 11 novembre 2018

LE BIG ADIL !!!

OM-DIJON 2-0

Aïoooli,
Fin de semaine triste à Marseille. Et c’est malheureusement pas le match qui pouvait nous remonter le moral à la mi-temps malgré le but de Rami dans les arrêts de jeu, d’une belle tête croisée au premier poteau à la Skoblar. Pamela était contente, nous aussi, mais bon.
Il y avait eu auparavant une magnifique et poignante minute de silence en hommage aux victimes de la rue d’Aubagne, en plus de toutes les banderoles déployées par les groupes de supporters.
Entre les deux, il y a eu un Olympique de Marseille qui a essayé de produire du jeu face à une équipe dijonnaise emmerdante. C’est d’ailleurs elle qui se procurait la première occasion sur une frappe plus de vingt mètres sur laquelle Mandanda se montrait vigilant.
Les deux plus belles occasions furent pour Mitroglou qui les foira lamentablement alors « qu’il n’y avait qu’à mettre » comme on dit à Marseille. Outre le jeu peu inspiré des marseillais dont on continue à se désespérer de le voir si lent, si peu puissant, l’enseignement principal de cette première période se constituait du divorce consommé à mon avis entre le public marseillais et l’avant-centre grec que Garcia décidait de sanctionner en le sortant au repos. C’était normal. On a pas le droit à ce niveau de se montrer si maladroit quand on a sa place à gagner depuis trop longtemps. On pardonne à quelqu’un qui arrive, pas à celui qui a eu du temps pour s’adapter et qui ne l’a pas saisie. Et dieu sait si j’ai défendu Mitroglou. Mais là ce n’est clairement plus possible, il doit partir, il n’a plus rien à faire sous le maillot blanc. À ne pas oublier une belle frappe d’Ocampos encore très combatif, qui s’était mis tout seul en bonne position pour tirer du pied droit. Et puis 3-5-2, 4-1-4-1, 4-3-3, 4-2-3-1, on a l’impression qu’il n’y a aucun système qui fonctionne et donne satisfaction.
Le match reprenait sur le même rythme, ou du moins sans rythme, ce je ne sais quoi qu’il manque aux joueurs pour être percutants, tranchants, imposer leur puissance. C’est même Dijon qui par deux fois jouait mal le coup sur deux situations intéressantes pour eux, ça passait fort heureusement au-dessus et à côté. Mieux, à la 70e sur un corner, Mandanda était tout heureux de récupérer le ballon alors le défenseur central dijonnais avait pris l’avantage de la tête. Les bourguignons comprenaient d’ailleurs qu’ils avaient un coup faire en se montrant encore plus entreprenants. À la 77e nous étions surpris de voir entrer Kamara, c’est Thauvin qui sortait, pour s’installer au milieu alors que Gustavo restait derrière.
On se demandait si les marseillais seraient en mesure d’aggraver le score quand sur un centre repoussé sur Ocampos qui tentait un retourné que prolongeait Adil Rami, les hommes de Garcia se mettaient à l’abri d’un retour dijonnais. L’OM prenait logiquement le gain du match et des trois points mais celui qui repartait rassuré du stade vélodrome ce soir force mon admiration. Les joueurs ont fait le job mais c’est toujours insuffisant. Si Rami, attentif derrière et auteur d’un doublé est à ressortir, c’est le Big Adil (lui qui aime les jeux télévisés), l’homme du match aux yeux de tous sera Lucas Ocampos, auteur d’un match solide, grand combattant, absolument énorme. C’est vrai que ce joueur n’est pas ma came, je préfèrerais avoir quelqu’un de plus virevoltant et tranchant, mais il faut le saluer bien bas cet argentin atypique, si différent de ce qu’il était lorsqu’il débuta à River.
Voilà, on se replace, mais c’est pas gagné, vraiment. À suivre.

Vive le grand Roger Magnusson !

jeudi 8 novembre 2018

ON ATTEND UNE RÉVOLTE OLYMPIENNE !!!

Aïoooli,
44e minute, comme le symbole parfait de qu’on ne peut plus hésiter à qualifier de recrutement raté, Caleta-Car s’élève au duel aérien et se voit battu par Parolo son adversaire direct qui arrive lancé, avec plus de volonté, d’envie, de malice aussi pour placer la balle au ras du poteau droit, au fond des filets de Pelé titularisé ce soir à la place de Mandanda.
Il n’avait pourtant pas eu grand chose à faire le gardien marseillais jusque-là. L’OM s’était présenté dans une composition qui comportait deux modifications importantes avec les titularisations de Lopez et N’Jié qu’on ne voyait plus beaucoup depuis quelque temps, mais aussi du défenseur croate particulièrement coupable sur le premier but laziale. Un joueur recruté pour sa taille et ses qualités dans les airs, lequel avait jusqu’à cette minute fatale, plutôt bien tiré son épingle du jeu. Pas très facile de comprendre la disposition des joueurs marseillais pendant cette première période, mais il semblait que Garcia avait opté pour un 4-1-4-1 mélangé à du 3-5-2 qui mit un peu de temps à se mettre en place mais qui ne donnait guère de possibilité non plus de créer du danger sur la cage romaine. Car les italiens jouèrent surtout pour nous contrôler pendant une bonne demi-heure avant de se mettre à sortir plus volontiers dans le dernier quart d’heure, séquence au bout de laquelle il marquait ce but qui leur donnait l’avantage juste avant la pause. Il y avait eu une belle occasion pour Sakaï au début du match et puis plus grand chose. Rien d’illogique à être mené.
Après la reprise, les marseillais ne donnaient guère l’impression de vouloir monter le rythme d’un cran, de se montrer plus incisif, et c’est plutôt tranquilou-tranquilette, que les italiens doublaient la mise, petite balle entre les jambes de Rami à destination de Correa et bim, 2-0.
Le but de Thauvin sur une offrande de Sanson qui avait intercepté un ballon ne nous donnait aucune illusion, même si Strootman mettait tout ce qu’il avait dans une frappe sur un ballon renvoyé par la défense laziale, mais ça passait de peu à côté.
Nous n’avons plus montré grand chose par la suite, bien au contraire, c’est Pelé qui dut s’interposer trois fois en allant très vite au sol, sur une reprise de la tête, une frappe aux vingt mètres et une frappe mal croisée de Corréa.
Au bout du compte, nous ne pouvons certainement pas être rassurés par la prestation marseillaise ce soir. Il devient agaçant de voir cette équipe à la mentalité de petits garçons appliqués, qui n’affichent aucun caractère, jamais capables d’imposer leur puissance, de forcer le destin. C’est effroyable mais ces joueurs n’ont plus aucune confiance individuelle ou collective. Nous avons certes vu un peu plus de liant ce soir, Lopez n’y est pas vraiment étranger, mais ça ne peut pas suffire. Il n’y a pas de déception ni de surprise à sortir de cette compétition dont nous avions atteint glorieusement la finale la saison dernière. Le fait de nous y maintenir jusqu’au bout ne pourra servir d’excuse à un nouvel échec au pied du podium à la fin de la saison, mais il nous faudra un autre état d’esprit pour recoller aux lillois, lyonnais et montpelliérains.
Cette équipe est encore malade. Elle ne s’est pas rassurée ce soir et ce qui me chagrine le plus est que la Lazio de Rome était largement prenable sur les deux rencontres ne serait-ce qu’avec le même investissement que l’an dernier.
Dans ce contexte difficile du drame de Noailles qui pèse depuis lundi sur chaque marseillais, une victoire ce soir, et l’espoir qu’elle aurait généré nous aurait fait beaucoup de bien. Il doit être écrit quelque part qu’en cette fin d’année 2018 nous devions souffrir. Nous attendons maintenant une révolte olympienne.

Vive le grand Roger Magnusson !

dimanche 4 novembre 2018

CLAIREMENT, C’EST LA CRISE !!!

Aïoooli, peuple révolté par le traitement famélique accordé par les médias parisiens soi-disant nationaux au sujet du Football Leaks.
C’était un match délicat qui arrivait après deux défaites cuisantes en Europa League et en championnat, opposant les hommes de Garcia à un concurrent direct pour le podium, et celui qui aurait dit que l’OM allait s’imposer facilement contre la solide équipe du marseillais Der Zakarian serait passé pour un doux rêveur.
Mais si Montpellier a fait le match que leur entraîneur avait prévu, en nous laissant le ballon et en nous le reprenant à leur 25-30 mètres, parce que c’est une zone dans laquelle nous sommes trop peu performants depuis quelque temps, on ne peut pas dire en revanche que nos joueurs aient fait la preuve de beaucoup d’autorité jusqu’à la demi-heure de jeu. Il y a bien eu cette occasion d’ouvrir le score pour Germain dont la tête était trop décroisée, puis il y eut ce centre de Sanson que Payet en excellente position topait. Il y eut ce dernier quart d’heure où l’OM joua plus haut et se montra en mesure de mettre sa patte sur le match, mais l’arbitre siffla la mi-temps. On pouvait penser que nous avions tout de même fait une première période médiocre, indigne d’une équipe qui prétend au podium, qui devait monter d’un cran à la suite d’une saison précédente qui avait laissé des satisfactions.
Mais que dire de la deuxième mi-temps ? Naufrage, bérezina, crash, faillite.
Sarr qui ne vient pas fermer sur un centre qui lobe Rami. Puis c’est Amavi. Puis Laborde nous crucifie.
Auparavant, Garcia a eu beau sortir Sanson pour Ocampos, Germain pour N’Jié, rien n’y a fait.
Notre défense est l’une des pires du championnat et nous a encore montré ses carences, criantes, et l’attaque toutes ses insuffisances. Thauvin avant sa blessure a été l’arbre qui cachait la forêt, qui a aligné quelques buts sans être dans une grande forme. Depuis c’est le désert, l’inanité. Nous n’avons plus aucune puissance au milieu. Nous ne sommes plus sur les deuxième ballons, offensifs et défensifs. Nous ne percutons pas. Nous perdons les duels. Nous sommes lents et poussifs dans la progression du ballon mais en plus nous sommes prévisibles. Les joueurs donnent clairement l’impression de ne pas être à 150% dans le match. L’engagement est décousu. Il n’y a plus de liant, plus aucune force collective, plus aucune âme. Et le pire encore, c’est que même à 3-0, on a rien vu, il n’y avait plus aucun répondant.
Alors on pourra toujours dire que le match aurait été différent si Payet ou Germain mettent leur occase en première mi-temps, mais nous en avions déjà montré si peu. Il n’y a donc aucune excuse. Tout le monde est responsable. Du propriétaire aux joueurs, en passant par le président et le coach. On a mégoté pour renforcer significativement cette équipe dans les domaines qui le réclamaient (latéral gauche, avant-centre) et nous ne parvenons plus à fournir tous les efforts nécessaires pour s’imposer.
Alors oui. Ce soir nous sommes en crise, cela ne fait aucun doute, et nous risquons d’y être pour un bon moment. Cette saison ne s’enclenche pas, les saisons passent et nous continuons de nous montrer incapables de battre une équipe qui nous devance.
C’est la crise parce qu’il n’y a pas de solution. Que les prises de conscience ne se font toujours pas et que joueurs et staff doivent se réunir très vite et se dire vraiment les choses.
Je me tourne tout de suite vers Mc Court et Eyraud... messieurs, vous êtes les premiers responsables de cette situation. Quand à Garcia, là où je me montrais conciliant avec lui la saison dernière quand les choses allaient mal, je lui reconnais une grande responsabilité dans ce qu’il se passe pour ne pas avoir tranché assez nettement sur ses options de jeu. Qui avec Strootman et Gustavo ? Qui pour jouer avant-centre et comment organiser le jeu pour lui ? 
On va avoir du mal à repartir !
Bravo Montpellier, y a rien à dire.
Vive le grand Roger Magnusson !



mercredi 31 octobre 2018

EYRAUD ENCULE LE FOOTBALL !!! (Un billet dribblé par Thierry B Audibert)



Aïoooli tout le monde, ça va, pas trop froid ?
Attention, la nuit qui tombe plus tôt, les premiers frimas, si tu fais pas gaffe tu plonges, tu prends un coup dans la cafetière, un français sur dix a touché la dépression en 2017. Mais nous les supporters de l’OM, soumis aux aléas de notre équipe adorée, ne risquons pas le coup de déprime, même derrière une défaite à la manque contre le Qatar St Germain. Pourquoi ? Parce qu’on rigole beaucoup avec notre président. On croyait avoir à la barre un type sérieux, un killer, un winner, un reptile au sang froid qui prépare ses coups et attend son heure pour choper sa proie, mais on se rend compte qu’à la place nous avons un comique. Il nous a fait mourir de rire dimanche soir en nous expliquant que les joueurs marseillais avaient fait jeu égal avec un petit QSG, puis on a découvert sa vision du futur au cours de je ne sais quel colloque où on lui a demandé de ramener sa fraise. Eyraud parle de ménisques en titane, de modification des règles pour prétendument accroître le spectacle. Cela me rappelle presque un texte de mon ami Henri-Fréderic Blanc (je parle de lui non pas parce que c’est mon ami mais parce que je l’admire beaucoup, c’est un génie) paru dans un livre sorti il y a peu dans lequel on a demandé à des écrivains marseillais d’imaginer ce que sera Marseille en l’an 3013. Dans l’histoire de Blanc on suit les aventures de Fifi Gandolfi, un truand quinquagénaire un peu sur le retour qui, en essayant de fuir la police, se retrouve de manière fortuite dans un petit vaisseau extra-terrestre banalisé qui va l’emmener en 3013. Je ne vous conterai pas la description terrible de ce qu’est devenu la ville dans son récit, vous n’avez qu’à le lire bande de feignasses qui passez votre temps sur twitter, mais Fifi avec son tempérament marseillais va s’adapter à ce futur lointain même s’il va vite aussi s’emmerder, au point qu’à la fin il organise un incroyable match de foot intergalactique, dans lequel le clone de Skoblar fait remporter la rencontre à Marseille, d’où le titre de son histoire : 3013, Marseille encule l’Univers.
À la vérité, JHE comme on l’appelle à Marseille, peut bien avoir toute l’imagination du monde et délivrer son message où bon lui semble. Ce qui nous frappe à deux jours de distance est ce rapport entre sa déformation de la réalité au sortir du match de dimanche soir, et cette vision du futur traduisant une volonté de tordre cette même réalité à ses désirs fantasmatiques. Au-delà du fait qu’il est logique de penser que le travail d’un président est surtout de veiller à la performance et d’y obliger staff et joueurs, tout en renforçant l’équipe de manière plus que substantielle aux mercatos, on s’étonne qu’un président d’un club de football imagine ne serait-ce que quelques secondes, qu’un but marqué en dehors de la surface puisse compter double ou autre couillonnade de ce genre. Il faudrait lui rappeler qu’auparavant la victoire ne rapportait que deux points et que passer à trois n’a pas changé la face du monde, et que le point de bonus pour une victoire par plus de deux buts d’écart ne s’est pas avéré non plus très convaincant. En fait, on se demande si, à l’exemple de la fantastique nouvelle d’Henri-Frédéric Blanc, notre JHE adoré n’a pas été lâché en 2018 par des extra-terrestres en provenance du passé, et s’il n’est pas dans ses intentions d’enculer le football.
Il va nous falloir l’observer de plus près, en espérant peut-être qu’on le ramène, comme Fifi à la fin de la nouvelle de Blanc vers le temps qui est le sien.

Vive le grand Roger Magnusson !

Marseille, an 3013. Éditions Gaussen, 15€

dimanche 28 octobre 2018

INOFFENSIFS !!! (Un billet dribblé par Thierry B Audibert)

Aïoooli sur tout le monde sauf sur les qataris et l’autre enculé d’arbitre de ce match,
J’ecris ce billet sans conviction mais je choisis de le faire quand même parce que ça me ferait chier de m’épargner l’exercice. Non pas que je sois marqué par la défaite à laquelle j’étais préparé, même si j’espérais un peu, comme nous tous, mais parce que j’ai vu des limites chez nous qui m’inquiètent.
Alors oui, on ne reprochera pas ce soir aux olympiens un manque d’engagement. Mais il faut aussi lucidement observer que nous n’avons pas rencontré non plus un grand QSG, et partant de ce constat, regretter que nous n’ayons pas su nous créer la moindre occasion franche en dehors d’un coup-franc de Payet détourné par Areola, un petit cafouillage au bout duquel Rami a tenté un ciseau, contré... je cherche et je ne vous rien d’autre mais j’avais décidé de ne prendre aucune note. En face, Neymar et Di Maria, pourtant auteurs d’un match très moyen mais c’est leur problème, auront quand même fait passer deux ou trois frissons..
Je n’ai pas pas pris de notes parce que j’étais avec des potes en bas du virage sud, côté Vieille Garde et que je voulais rester dans l’ambiance du match.
J’aurais été frappé pendant cette rencontre de notre absence de prise de risque dans les 25 derniers mètres. Notre progression vers les cages qataries manqua le plus souvent de verticalité, et une fois arrivés à leur abord, nous nous sommes livrés à un jeu anodin sur toute la largeur, façon handball, par un vrai manque d’initiative, certains me diront de talent et je pourrais le comprendre. Si l’équipe est à féliciter pour son travail de replacement et de récupération, on ne peut donner de prime à personne pour le nécessaire travail de percussion et de centre sans lequel une équipe ne peut marquer de but. Donc, Marquinhos s’est régalé au centre de la défense qatarie, repoussant sans cesse toutes les tentatives de centre. Évidemment, il est difficile de marquer sans neuf, puisque nous avons appris finalement ce soir que nous n’en avions pas, car on peut s’en passer paraît-il. Vous me direz, Paris n’en avait pas non plus mais ils trouvèrent l’ouverture grâce à la vitesse de course de M’Bappé qui a si bien servi Deschamps à la CDM.
Les choses n’étaient pas déjà faciles face à un tel adversaire, mais il fallait que l’arbitre s’en mêle. Les cartons jaunes ont plu sur nos joueurs, mais pas sur les parisiens coupables parfois de tacles par derrière à peine sanctionnés d’un coup-franc, et que dire de ce qui aurait pu être l’égalisation avec cette intervention incompréhensible de l’autre enculé en jaune. Alors bien entendu, je ne mettrai pas cette nouvelle défaite sur le compte de l’arbitrage. La faute, il faut la mettre sur des dirigeants qui n’ont pas été capables de renforcer l’équipe. En premier Mc Court et Eyraud qui ont chipoté pour un neuf qui constituait une priorité pour tous. Il faut la mettre aussi sur les joueurs qui ne se sont pas assez mobilisés depuis le début de saison et qui ont laissé bien trop de points en route, déjà, avec lesquels nous pourrions mieux relativiser la défaite de ce soir.
Nous ne nous sommes pas renforcés. Nous avons globalement moins d’envie, nous allons sortir sans gloire de l’Europa League, nous avons affaire à des équipes comme Lille ou Montpellier qui vont se mêler en plus de Lyon à la lutte pour le podium, et rendons-nous à l’évidence ces équipes ont peut-être moins d’états d’âmes et d’incertitudes que nous. Je commence à envisager que cela ne sera pas si facile de finir au moins troisième en se montrant aussi irréguliers et anodins, je pourrais rajouter, passifs parfois et que je ne vois pas comment les choses pourraient s’améliorer au mercato hivernal. Gageons que si par malheur nous nous retrouvions encore à la place du con, certains auront les oreilles qui chaufferont.
Côté joueurs, j’ai beaucoup aimé Sarr. Gustavo, Strootman pas mal. Sanson perd un ballon bêtement qui aura eu de lourdes conséquences. Mandanda a retardé l’échéance.
La semaine va être pénible.

Vive le grand Roger Magnusson.